dimanche 27 décembre 2015

Corse: incidents à Ajaccio, une bonne affaire pour F Hollande vs 2017

A271215
00:05 - "Selon la préfecture, quelques heures avant ces incidents [l'attaque contre des pompiers et des policiers puis le saccage d'un lieu de prière musulman le 25 Décembre, ndlr], les forces de l'ordre et les services municipaux avaient procédé à l'enlèvement préventif de «400 palettes de bois, une tonne de pneumatiques et un engin incendiaire», qui auraient pu servir à alimenter des incendies lors de la nuit de Noël" rappelle Le Figaro citant l'AFP qui rapporte également qu'aujourd'hui, "le préfet de Corse, Christophe Marmand, a annoncé sur BFMTV qu'il allait prendre un arrêté d'interdiction de manifester dans la cité (d'Ajaccio)" alors que la Corse, comme tout le territoire français est déjà sous le régime de l'état d'urgence qui interdit toute manifestation. 


Il faut bien que l'Etat fasse croire à la population apeurée (celle qui écoute sans doute BFMTV) qu'il fait (ou aller faire?) quelque chose même si cette chose - interdire toute manifestation - n'a pas lieu d'être faite puisqu'elle est déjà appliquée via l'état d'urgence décidé par le gouvernement suite aux attaques du 13 Novembre et prolongé depuis pour plusieurs mois. 

Mais peu importe l'utilité réelle de telle ou telle mesure annoncée puisque l'objectif recherché du gouvernement n'est rien d'autre que les élections de 2017, donc une droitisation maximale de sa communication - des annonces de mesures sécuritaires et un déploiement d'uniformes le plus visiblement possible sur le terrain - pour mordre sur l'électorat centriste, voire d'une partie de la droite classique dite de gouvernement qui ne sait plus trop bien ce qui la distingue du dit gouvernement et, à défaut de reprendre les slogans du FN, reste muette ou stupide. 

Tout de même, 400 palettes et une tonne de pneumatiques, ça ne se déplace pas tout seul ou par une poignée de bras cassés. Et les autorités nous disent qu'elles ne savent pas qui a déchargé ces matériaux mais que l'intention des coupables mystérieux était de mettre le feu à la ville.

La réalité, nous la connaissons aujourd'hui: utiliser ce prétexte pour afficher aux yeux du public la détermination du gouvernement à lutter contre le terrorisme corse à défaut de lutter contre le terrorisme islamiste - il faut dire les choses telles qu'elles sont - en vue de gagner les élections de 2017. 

Et le pire - mais finalement parfaitement attendu -, c'est que les nationalistes fraichement élus à la tête de la Corse semblent n'y voir que du feu et s'abstiennent de dénoncer toute cette manipulation, ou le font très sinon trop discrètement. De quoi ont-ils peur? 

Condamner l'agression contre les pompiers et les policiers ainsi que le saccage du lieu de prière musulman revient à jouer le jeu de la classe politique parisienne puisqu'en somme, tout le monde est d'accord, tout le monde condamne, et tout le monde approuve la décision d'interdire les manifestations. 

Circulez, y'a rien à voir et surtout pas la grosse ficelle politicienne de toute cette histoire qui se révèle une bonne affaire pour F Hollande malheureusement et encore une fois, nationalistes ou pas, sur le dos des Corses par la très mauvaise image qui est donnée par les médias de l'ambiance insulaire "nauséabonde", selon le terme politiquement correcte du bien penser qui s'impose encore une fois à tous.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Ajaccio : la situation se tend à nouveau, le préfet interdit les manifestations

Par William Plummer et Mathilde Siraud pour Le Figaro, le 26 Décembre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 26 Décembre 2015


__________***___________

Le calme aura été de courte durée. Après le saccage d'une salle de prière, vendredi, des manifestants ont investi à nouveau un quartier sensible, criant «On est chez nous» ou «Arabes dehors». Le préfet de Corse Christophe Mirmand prend un arrêté d'interdiction de manifester.
une image désastreuse de la Corse
Le rassemblement prévu à 15 heures aux abords du quartier des Jardins de l'Empereur, à Ajaccio, a débuté dans le calme ce samedi 26 décembre, mais a rapidement tourné à l'émeute. En début de soirée, le préfet de Corse, Christophe Marmand, a demandé aux manifestants de cesser leur mouvement, «qui donne une image désastreuse de la Corse».
un arrêté d'interdiction de manifester dans la cité
Ces derniers se sont dit satisfaits des engagements du représentant de l'Etat, qui a annoncé que «des policiers seraient présents dans tous les quartiers», ont-ils dit à l'AFP. Sur BFMTV, il a annoncé qu'il allait prendre un arrêté d'interdiction de manifester dans la cité.
300 manifestants ont forcé le barrage des policiers
Plus tôt, plus de 300 manifestants ont forcé le barrage des policiers pour accéder au quartier où une salle de prière musulmane avait été saccagée vendredi soir.
 Deux explosions auraient été entendues
Deux explosions auraient été entendues, d'après les journalistes et un important dispositif comportant des gendarmes et des CRS a été mis en place aux pieds des immeubles pour empêcher les manifestants de passer.
Un dispositif conséquent de gendarmes mobiles et CRS a été déployé dans le quartier
Un dispositif conséquent de gendarmes mobiles et CRS a été déployé dans le quartier, a constaté une correspondante de l'AFP sur place. Les portes vitrées de trois halls d'entrée ont été brisées à coup de pierre par un manifestant, a-t-elle également constaté. Peu avant 17H00, les manifestants ont commencé à progresser en direction de Saint-Jean, un autre quartier d'Ajaccio, situé à une dizaines de minutes de là. Certains scandaient, comme la veille, «Arabes dehors» ou encore «On est chez nous».
 C'est un tout petit groupe de jeunes
«C'est un tout petit groupe de jeunes», a nuancé Mehdi, un habitant des Jardins de l'Empereur, âgé de 35 ans: 
nous voulons tous vivre ensemble, sans problème
«les parents abandonnent, le problème c'est l'éducation», a-t-il estimé: «mais nous, nous voulons tous vivre ensemble, sans problème».
 enlèvement préventif de 400 palettes de bois, une tonne de pneumatiques et un engin incendiaire
Selon la préfecture, quelques heures avant ces incidents, les forces de l'ordre et les services municipaux avaient procédé à l'enlèvement préventif de «400 palettes de bois, une tonne de pneumatiques et un engin incendiaire», qui auraient pu servir à alimenter des incendies lors de la nuit de Noël.

Le calme à Ajaccio aura donc été de courte durée. Vendredi soir, après le rassemblement qui a abouti en fin de journée au saccage d'une salle de prière musulmane, la ville était sous haute surveillance. De nombreux policiers sont restés déployés toute la nuit devant les cinq lieux de culte musulmans de la ville, et dans la cité des Jardins de l'Empereur. «Nuit calme à Ajaccio, très fortement encadrée par des effectifs des forces de l'ordre», a ainsi indiqué dans un sms adressé à l'AFP le sous préfet François Lalanne.

Au lendemain des échauffourées dans un quartier sensible d'Ajaccio où ont été blessés deux pompiers ainsi qu'un policier et le saccage d'une salle de prière à la suite d'un rassemblement en soutien aux trois personnes blessées, l'incompréhension était de mise. «Les services de la police nationale, de la gendarmerie, des pompiers assurent une mission de sécurité générale pour l'ensemble de la population. Il est inacceptable que les pompiers et policiers soient l'objet d'agression de la part d'un petit groupe qui a tenu une embuscade. Mais l'émotion que peut entraîner cet événement ne doit en aucun cas se traduire par des règlements de compte et des récupérations», a réagi, de son côté, Christophe Mirmand, préfet de Corse, auprès de France Info.

«Ce n'est pas tolérable et ça ne sera pas toléré», a-t-il ajouté. «Un petit groupe de personnes a commis ces agressions aux Jardins de l'Empereur, un tout petit groupe de plusieurs personnes qui seront, je l'espère, rapidement identifiés», a ensuite précisé le préfet de Corse. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, a lui aussi condamné les deux événements en ajoutant que le saccage d'une salle de prière est un «acte inqualifiable sur une terre qui a institué la tolérance religieuse depuis le XVIIIe siècle». Même son de cloche du côté de Manuel Valls qui a parlé de «profanation inacceptable», vendredi soir sur Twitter.

«Aujourd'hui, il y a des tensions dues à des décennies de politique de ghettoïsation ici comme en France. Ces phénomènes sont bien sûr accentués avec les événements récents. Je pense qu'il faut avoir le courage de dire qu'il y a des problèmes politiques et économiques», a déclaré le tout récent président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni. Un avis partagé par le député-maire d'Ajaccio, Laurent Marcangeli, qui sentait «la tension monter» depuis plusieurs mois.

De nombreux livres brûlés

Vendredi en fin de journée, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées dans une cité populaire d'Ajaccio, où, la nuit précédente, deux pompiers et un policier avaient été blessés dans des échauffourées. Scandant pour certaines «Arabi fora (les Arabes dehors, ndlr)!» ou «On est chez nous!», selon une correspondante de l'AFP, elles ont, dans une ambiance tendue et encadrés par des policiers déployés pour tenter de maintenir de calme, essayé d'identifier et de retrouver les auteurs de l'agression de la veille.

En marge de ce rassemblement, une salle de prière musulmane, située à proximité de la cité des Jardins de l'Empereur, a été saccagée par un groupe d'individus, qui ont aussi tenté de mettre le feu -n'y parvenant que partiellement- à de nombreux livres, dont des exemplaires du Coran. «50 livres de prières ont été jetés sur la voie publique (seules quelques feuilles ont été consumées)», avait précisé François Lalanne. Un restaurant kebab a également été endommagé.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a proclamé Jérusalem-Est capitale de la Palestine

« Réunie mercredi pour un sommet extraordinaire à Istanbul, l'Organisation de la coopération islamique (OCI) a proclamé Jérusalem-Est c...