€CALYPSE NEWS

mercredi 18 novembre 2015

France: raid à St Denis, le maire redoute une nouvelle mauvaise publicité pour la ville

F181115

10:50 -
"L’important c’est qu’il n’y ait aucune victime civile », explique Didier Paillard, le maire PCF, qui redoute une nouvelle mauvaise publicité pour la ville" rapporte Le Monde.

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Attentats du 13 novembre : Saint-Denis se réveille dans « une ambiance de guerre » 

Par Sylvia Zappi pour Le Monde, le 18 Novembre 2015 

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 18 Novembre 2015 
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Le jour s’est levé sur Saint-Denis sous le bruit des pales d’hélicoptères. Depuis 4 h 10 du matin, une intervention antiterroriste est en cours suite aux attentats de vendredi à Paris et Saint-Denis. Deux suspects sont morts dans l’assaut du RAID. Cinq policiers ont été légèrement blessés.
une ambiance d’état de siège dans cette banlieue de Seine-Saint-Denis
Le centre-ville est entièrement bouclé par les forces de l’ordre. Des camions aux couleurs camouflage, des soldats armés qui hurlent « arrête toi ! recule ! » aux voitures qui tentent de passer, des barrages policiers à tous les carrefours… Il flotte comme une ambiance d’état de siège dans cette banlieue de Seine-Saint-Denis.
  Ça fait peur
La grande place du 8 mai 1945 est occupée par des escadrons de police et cernée de ruban de sécurité blanc et rouge. L’esplanade est déserte depuis que la petite fête foraine traditionnelle de fin d’année a plié bagage samedi. « On se dirait dans une ambiance de guerre depuis ce matin avec les hélicos et l’armée. Ça fait peur », commente un vieux monsieur.
 Les rues sont vides et les habitants calfeutrés chez eux.
Un peu partout, dans les petites rues loin du centre, on croise des habitants marchant vite, tête baissée, tentant de se rendre qui au métro, qui au RER ou de trouver un bus. En vain. Les stations de métro sont fermées, tout comme la gare RER de Saint-Denis. Les tramways et les bus sont stoppés. Aucune voiture ne passe. Autour de l’hypercentre, une armada de véhicules de la sécurité civile est garée tout autour de l’îlot Basilique. Tous les rideaux des commerces sont baissés. Les rues sont vides et les habitants calfeutrés chez eux.
Des hélicoptères sont arrivés et ont allumé leurs projecteurs
Samira Ouardi a été réveillée par de « grosses explosions » peu après quatre heures du matin: 
« On entendait des rafales de tirs automatiques et des tirs isolés. Ça a duré un quart d’heure - ving minutes. On voyait de notre fenêtre comme des explosions de lumières aussi. Des hélicoptères sont arrivés et ont allumé leurs projecteurs sur les toits comme s’ils pourchassaient quelqu’un. J’ai éteint les lumières et rassuré les enfants », explique cette sociologue qui habite tout près de l’hôtel de ville.
L’assaut avait été effectivement donné à deux pas de là, à l’angle de la rue du Corbillon et de la rue de la République, dans l’hypercentre. Deux rues où cohabitent petits immeubles en brique coquets et habitat délabré en plein périmètre de réhabilitation. Deux rues aussi où sévit depuis des années un trafic de stupéfiants. C’est dans un de ces appartements que le présumé terroriste et ses complices s’étaient retranchés.
Les familles des immeubles autour avait été évacuées et abritées dans la mairie
Les familles des immeubles autour avait été évacuées et abritées dans la mairie. Toutes les écoles du grand centre sont restées fermées sur consigne de la préfecture. Les autres établissements de la ville ont tenté d’ouvrir mais il y a peu d’élèves à accueillir. De nombreux enseignants n’ont pu rejoindre leur école. Le syndicat FO des communaux a appelé les agents de la ville à exercer leur droit de retrait. Dans cette ambiance tendue et silencieuse où seules retentissent les sirènes, les seules informations sont diffusées par la Ville sur son site, son compte Facebook et Twitter.
« J’ai été averti par un coup de téléphone des quatre serveuses de l’Events [un des cafés visés par les bombes de vendredi soir] qui dorment depuis ce week-end dans le même appartement cité Gabriel Péri. Elles hurlaient de terreur en disant qu’il y avait un nouvel attentat. J’ai voulu aller les voir pour les rassurer et c’est en chemin que j’ai appris la nouvelle de l’intervention par la DDSP », explique Stéphane Peu, maire adjoint à l’urbanisme.
le maire PCF redoute une nouvelle mauvaise publicité pour la ville
« On a donné la consigne de surtout rester chez soi. On tentera ensuite de comprendre comment ces personnes poursuivies ont pu se réfugier à Saint-Denis. L’important c’est qu’il n’y ait aucune victime civile », explique Didier Paillard, le maire PCF, qui redoute une nouvelle mauvaise publicité pour la ville. Sur la grande place de l’hôtel de ville, des dizaines de caméras de télévision françaises et étrangères sont tournées vers la cible de l’intervention.

Mais à 500 mètres, à part le mur de policiers rien n’est visible ni perceptible. Et les journalistes sont condamnés à n’écouter que les bruits des sirènes qui continuent de tourner dans la ville. 
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