mercredi 18 novembre 2015

France: le pivot pro-russe de Paris crispe certains médias subventionnés

I181115

18:20 - Le quotidien Le Monde ne digère pas le retournement (apparent) pro-russe de François Hollande...


~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Le tournant russe de François Hollande
Edito du Monde, le 18 Novembre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 18 Novembre 2015


_________***_________

Editorial du « Monde » Quelle rapidité ! A peine le président François Hollande avait-il annoncé, lundi 16 novembre devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, son intention de former une coalition internationale contre l’Etat islamique (EI) – impliquant par là un rapprochement avec Moscou –, que la Russie, à son tour, changeait de pied pour s’inscrire dans cette nouvelle configuration.
Moscou a commencé par reconnaître officiellement ce que tout le monde savait, mais que le président Poutine refusait de dire à ses propres concitoyens : l’avion de ligne russe qui avait explosé en vol au-dessus de l’Egypte le 31 octobre, provoquant la mort des 224 personnes à bord, a bien été la cible d’un attentat. Cet attentat avait été revendiqué par l’EI. Désormais, Moscou, comme Paris, peut arguer de la légitime défense pour agir militairement contre l’EI en Syrie. [sauf que Moscou n'a pas encore accusé l'EI d'une part, et n'a pas attendu cet attentat pour agir militairement en Syrie et en conformité avec le droit international, ce qui n'est pas le cas de la France ou des USA, ndlr]

Puis, le chef du Kremlin a donné l’instruction aux forces armées russes de se coordonner « en tant qu’alliées » avec les forces françaises sur le théâtre de guerre syrien.[Sauf que c'est l'inverse qui se passe, c'est aux forces française de se coordonner avec les Russes qui occupent et contrôlent le terrain, ndlr]
Enfin, loin du Moyen-Orient mais sur un sujet crucial pour les relations russo-occidentales, la Russie a offert de restructurer, sous conditions, la dette de 3 milliards de dollars de l’Ukraine, dont elle exigeait jusqu’ici le remboursement le 6 décembre [Sauf que Moscou vient de décréter un embargo alimentaire avec l'Ukraine, ndlr]


Cet été, déjà, la Russie a pris tout le monde de court et s’est imposée comme un acteur incontournable dans la crise syrienne. Le président Hollande, qui avait refusé de livrer les deux navires de guerre Mistral vendus par Nicolas Sarkozy à la Russie, se méfiait des desseins russes au Moyen-Orient, tout comme les Etats-Unis. Mais les attentats du 13 novembre ont changé la donne. Coopérer avec la Russie contre l’Etat islamique, plutôt que de rivaliser, offre à la France de meilleures chances de combattre efficacement cet ennemi maintenant clairement identifié comme la priorité : M. Hollande s’est rendu à la raison et aux arguments de ceux qui plaidaient pour ce tournant – et pas seulement parmi les idolâtres français de M. Poutine.

Ce réalisme est justifié. Il ne doit pas, cependant, faire la part belle à l’angélisme. Si la Russie a subitement intensifié, mardi, ses frappes contre l’EI, cela ne fait pas oublier que 80 % des bombardements russes ont, depuis septembre, selon le Pentagone, visé les forces rebelles modérées de l’opposition à Bachar Al-Assad [Sauf que pour que Bachar al-Assad puisse déployer toutes ses forces, il convient de l'aider en préalable à les libérer... des rebelles, ndlr]

La raison profonde pour laquelle la Russie est intervenue en Syrie est le désir de Vladimir Poutine d’imposer le retour de son pays dans le jeu des grandes puissances, un rôle qu’il a savouré lundi au sommet du G20 d’Antalya. Il voulait aussi empêcher l’effondrement de la Syrie, afin d’y préserver les intérêts russes [Les intérêts russes sont d'éliminer les terroristes en Syrie avant qu'ils ne rentrent en Russie, ndlr]

Tous ses récents discours le montrent : M. Poutine reste un dirigeant figé dans une logique de confrontation avec un Occident qu’il accuse d’avoir trompé la Russie à la fin de la guerre froide [des accusations largement documentées, y compris par le quotidien Le Monde, ndlr]

Le sort du président syrien, qui a tant divisé Russes et Occidentaux, sera au menu des discussions au sein de cette « grande coalition », si elle prend forme. On découvrira que les Russes ne tiennent pas plus que cela à ce dirigeant qu’ils considèrent comme un vassal, et qui peut être interchangeable. Mais il appartient aux Occidentaux, dans le donnant-donnant qui va s’engager avec Moscou, de ne pas sacrifier en contrepartie du soutien russe contre l’EI les principes qui les unissent et qui ont fondé leur soutien à l’Ukraine [Ces principes sont la démocratie, c'est donc aux Syriens de décider, en bons démocrates, du sort d'Assad et pas aux Occidentaux, ndlr]
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Macron président ? L’heure de la Résistance a sonné.

La victoire de Macron au premier tour de l’élection présidentielle française de ce 23 avril 2017 a du même coup désigné le futur locata...