€CALYPSE NEWS

vendredi 13 novembre 2015

France: guerre migratoire de Calais, les autorités se défaussent sur No Borders

B131115

08:30 -
"Selon le ministère de l'Intérieur, les militants du mouvement No Borders encourageraient la récente rébellion des migrants à l'égard de la police." rapporte Le Figaro.

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Le réseau No Border au centre des tensions dans la «jungle» de Calais

Par Simon Henry pour Le Figaro, le 13 Novembre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 13 Novembre 2015


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Le mouvement est accusé par les autorités d'être l'instigateur des violences entre forces de l'ordre et migrants, qui secouent depuis trois jours la «jungle» de Calais.
 Des personnes irresponsables qui instrumentalisent la misère
«Des personnes irresponsables qui instrumentalisent la misère.» Ces mots sont du ministère de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve pour qualifier le rôle du mouvement No Border (sans frontières) dans les heurts qui ont opposé forces de l'ordre et migrants pendant trois soirées consécutives dans la «jungle» de Calais.
 «résister aux agressions policières»
Né en 2009 à Calais, depuis le démantèlement de la première «jungle» la même année, le mouvement altermondialiste No Border, d'inspiration libertaire, réclame l'abolition des frontières qui «créent de la misère et sèment la mort». On trouve également sur son site, un appel à «résister aux agressions policières» dont peuvent être victimes ceux qui tentent de rejoindre l'Angleterre. A ce jour, on ne dispose que peu d'éléments à propos de cette nébuleuse organisation.
 une dizaine de militants
A priori, No Border ne fait mention d'aucun organigramme et refuse le principe même d'une hiérarchie. Le ministère de l'Intérieur estime prudemment le chiffre d'une dizaine de militants. Mais «à partir du moment où une personne revendique la cause du mouvement, cela suffit pour qu'il puisse s'en réclamer», précise au Figaro.fr Christian Salomé, président de l'Auberge des migrants, une association qui vient en aide sur le terrain aux réfugiés de la «jungle» de Calais.
  des outils pour venir à la rencontre des forces de l'ordre
Depuis quelques jours, le réseau No Border est sous le feu des critiques. Selon le ministère de l'Intérieur, les militants du mouvement encourageraient la récente rébellion des migrants à l'égard de la police. La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, a déploré lors d'une conférence de presse, mardi 10 novembre, «plus d'agressivité de la part des migrants, avec certaines associations comme No Border qui les organisent, qui leur donnent des outils pour venir à la rencontre des forces de l'ordre».
  attiser la haine des migrants
Interrogé à son tour sur France Info,, mercredi 11 novembre, Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, dénonce une influence du mouvement pour attiser la haine des migrants:
«Ces militants profitent du désarroi et de la détresse des migrants, et les poussent à faire n'importe quoi, à l'émeute, à des violences envers les policiers et à essayer, coûte que coûte, d'arrêter des camions sur la rocade pour pouvoir passer en Angleterre». Celui-ci précise que des «des militants de No Border» avaient été «identifiés» sur les lieux.
un bouc émissaire pour trouver une explication à la situation
Du côté des militants, on dénonce une manipulation de la part du gouvernement.
«Je pense qu'ils avaient besoin d'un bouc émissaire pour trouver une explication à la situation. L'Etat ne veut pas reconnaître sa responsabilité», s'insurge Arnaud, au micro d'Europe 1.
Pour lui, il est impossible qu'une poignée de militants parviennent à rallier à leur cause des milliers de personnes, aussi démunies soient-elles.
«On est balaises, à trois pelés et un tondu, réussir à manipuler 6.000 personnes, bravo, belle performance! C'est de la connerie monumentale», ajoute-t-il avec colère.
  rendre compte de la situation
Selon No Border, la présence sur place de militants servirait avant tout à rendre compte de la situation et à apporter une aide logistique aux migrants, comme l'accès à l'eau et à l'éléctricité.

Ces dernières années, le réseau No Border s'est illustré en squattant des bâtiments pour les mettre à disposition des migrants de Calais. En 2014, selon Nord Littoral, un Belge et une Italienne, qui appartenaient à l'époque au mouvement, ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis pour des tags sur des équipements publics à Coulogne (Nord-Pas-de-Calais).
un rapport dénonçant des violations des droits des migrants
En 2011, Rue 89 rapportait que les No Border filmaient systématiquement depuis 2009 les interventions policières, «pour avoir des preuves en cas de bavures mais surtout pour témoigner du harcèlement policier dont sont victimes les migrants et les militants». Une compilation d'images qui ont permis à l'organisation de saisir en 2011, le Défenseur des droits, qui a enquêté sur le sujet et publié, en 2012, un rapport dénonçant des violations des droits des migrants. Début 2015, le Défenseur des droits a de nouveau été saisi pour «plusieurs réclamations relatives à des sujets aussi divers que les difficultés d'accès aux soins ou le comportement des forces de l'ordre».
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Démondialisation au quotidien, arrêter de dépendre d'un système à bout de souffle.

« … Bien, cela n’est pas sûr et n’arriverait pas du jour au lendemain, mais il y a là une grande fragilité du système et peut-être n’est-il...