dimanche 22 novembre 2015

Allemagne: putsch anti-Merkel, "ça va prendre un peu de temps"

C221115

10:50 -
"Celui que certains voient comme un putschiste potentiel contre Angela Merkel a soutenu explicitement la politique suivie par Angela Merkel à l'égard des réfugiés, répétant, comme elle, "wir schaffen das" (on y arrivera). Se contentant de préciser "ça va prendre un peu de temps". Une formule qui s'applique parfaitement à la succession d'Angela Merkel..." rapporte Le Monde.

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Au pouvoir depuis dix ans, Merkel contestée mais pas menacée

Par Frédéric Lemaître pour Le Monde, le 21 Novembre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 22 Novembre 2015


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C'est le 22 novembre 2005 qu'Angela Merkel a été élue chancelière, deux mois après la -courte-victoire de l'Union CDU/CSU sur le SPD de Gerhard Schröder. A l'époque, rares étaient ceux qui pensaient qu'elle parviendrait à s'imposer. Même au sein de la CDU, cette fille de pasteur d'Allemagne de l'est était contestée -et méprisée- par une bonne partie des ténors du parti.
 Merkel considérée comme "sans alternative" en Allemagne
Pourtant, dix ans après, force est de constater que celle-ci a su s'imposer au point d'être considérée comme "sans alternative" en Allemagne. En août, certains leaders sociaux-démocrates se demandaient même s'il était bien utile de se présenter contre elle en 2017. Ne valait-il pas mieux attendre 2021 ? (Rappelons qu'en Allemagne, il n'y a pas de limite au cumul temporel des mandats).
La crise des réfugiés n'a pas changé la donne
La crise des réfugiés a-t-elle changé la donne ? Ceux qui le pensent risquent d'être déçus. Certes Angela Merkel est désormais critiquée et une partie de son électorat désapprouve ouvertement le fait qu'elle ne veuille pas fixer une limite au nombre de réfugiés que l'Allemagne peut accueillir. Mais de là à croire qu'Angela Merkel est menacée, il y a un pas qu'il serait bien imprudent de franchir.
60% pensent qu'aucun autre responsable politique ne gèrerait mieux la situation actuelle 
Les données publiées ce jeudi par l'institut d'études Allensbach dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung le montrent. Certes l'écart entre la CDU et le SPD dans les intentions de vote se réduit mais il reste supérieur à 11 points (37,5% des électeurs voteraient le week-end prochain pour la CDU/CSU contre 26% pour le SPD). Rappelons qu'en 2005, à peine un point séparait les deux partis.

Certes 42% des électeurs ne sont pas satisfaits de la politique d'Angela Merkel alors qu'ils n'étaient que 32% dans ce cas en juillet. Mais 60% pensent qu'aucun autre responsable politique ne gèrerait mieux la situation actuelle qu'elle. Sur les 40% restants, 21% ne donnent aucun nom. Quant aux 19% qui ont un autre nom en tête, 6% nomment Horst Seehofer, président de la CSU bavaroise, 2% seulement Sigmar Gabriel, président du parti social-démocrate et 1% Wolfgang Schäuble, le ministre des finances.
  "ça va prendre un peu de temps"
Vendredi, celui que certains voient comme un putschiste potentiel contre Angela Merkel a d'ailleurs douché les espoirs de ses éventuels partisans. En déplacement dans son fief, le Baden-Wurtemberg, il a soutenu explicitement la politique suivie par Angela Merkel à l'égard des réfugiés, répétant, comme elle, "wir schaffen das" (on y arrivera). Se contentant de préciser "ça va prendre un peu de temps". Une formule qui s'applique parfaitement à la succession d'Angela Merkel...
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