€CALYPSE NEWS

mercredi 11 novembre 2015

Allemagne: guerre migratoire, tentative de putsch de Maizière contre Merkel

M111115

21:30 -
"D'après la presse allemande mercredi, la Chancellerie n'était pas au courant de la décision prise par le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière de plafonner les entrées et d'imposer la ligne des «durs» de la CDU/CSU au gouvernement Merkel. C'est la parole, voire l'autorité, de la chancelière qui est jeu" rapporte Le Figaro.

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L'Allemagne peut à nouveau renvoyer ses réfugiés

Par Jean-Jacques Mevel pour Le Figaro, le 11 Novembre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 11 Novembre 2015


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Réunis à La Valette, les Vingt-Huit cherchent toujours des solutions à la crise migratoire. 
  un nouveau quiproquo à Berlin
L'Allemagne garde-t-elle encore sa porte ouverte, ou l'a-t-elle déjà refermée? Angela Merkel a dû répondre dès hier aux interrogations inquiètes de ses pairs européens, après un nouveau quiproquo à Berlin sur la validité de sa promesse de laisser entrer dans le pays tous les réfugiés syriens.
  C'est la parole, voire l'autorité, de la chancelière qui est jeu
La question, imposée au premier dîner du sommet UE-Afrique à La Valette, en dit long sur l'ambiguïté de l'Allemagne, submergée par 750.000 nouveaux arrivants cette année. C'est la parole, voire l'autorité, de la chancelière qui est jeu.
 le début d'un scénario catastrophe
Mais, pour ses voisins et partenaires de l'UE, ce peut être aussi le début d'un scénario catastrophe: si la République fédérale fermait sa porte aux réfugiés qui se bousculent chez elle, l'effet domino des fermetures de frontières s'enchaînerait jusqu'en Grèce, point de départ de la «route des Balkans». 
«Autant parler de la fin de l'Europe de Schengen», soupire un responsable européen.
la promesse d'Angela Merkel est rompue
Tout est parti d'une annonce du ministère de l'Intérieur à Berlin, dans la nuit de mardi à mercredi. Un porte-parole fait savoir que l'Allemagne réapplique depuis le 21 octobre la règle européenne dite «de Dublin», en clair la possibilité de renvoyer tout réfugié vers le pays de sa première entrée dans l'UE. Autrement dit, un demandeur d'asile syrien n'a plus la certitude de pouvoir gagner l'Allemagne et la promesse d'Angela Merkel est rompue.
 imposer la ligne des «durs» de la CDU/CSU au gouvernement Merkel
Ce n'est pas la première fois que le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière tente de plafonner les entrées et d'imposer la ligne des «durs» de la CDU/CSU au gouvernement Merkel. Vendredi, il avait annoncé des restrictions à l'accueil des Syriens, avec un visa limité à un an et un arrêt du regroupement familial. Mais sans passer à l'acte, ni contredire formellement les mots de la chancelière.
le ministre aurait pris la décision de sa propre autorité
Cinq jours plus tard, il franchit le Rubicon: le fait est présenté comme accompli, il contredit les termes posés en août, le ministre aurait pris la décision de sa propre autorité.
  la Chancellerie n'était pas au courant
D'après la presse allemande mercredi, la Chancellerie n'était pas au courant. Double langage à Berlin? Nouveau déchirement entre barons de la coalition? Ou ballon d'essai? Angela Merkel, d'ordinaire plus tranchante sur les sujets qui fâchent, s'est bien gardée de répondre en arrivant sur la spectaculaire colline du Fort Sant' Elmo.
Le ministère n'a pas précisé quand et comment il pourrait commencer à refouler des demandeurs d'asile 
La portée exacte du «décret» de Maizière est difficile à apprécier. Le ministère n'a pas précisé quand et comment il pourrait commencer à refouler des demandeurs d'asile vers l'Autriche, à destination de la Hongrie, de la Croatie et de la Slovénie. La Grèce, point d'atterrissage de la quasi-totalité des Syriens, n'est pas une option: un arrêt de la Cour de justice de l'UE l'interdit depuis 2011. Seule une poignée de réfugiés auraient été refoulés depuis le 21 octobre.
Effet domino
une concession empoisonnée pour ses partenaires
Le signal, en tout cas, est clair à destination du 6e sommet européen consacré à la crise des réfugiés. L'Allemagne n'en peut plus, et cet aveu est une concession empoisonnée pour ses partenaires. 
  • D'un côté, les dirigeants européens veulent entendre la chancelière revenir explicitement sur ses promesses aux Syriens, paroles qui auraient accéléré un exode exponentiel aux portes de l'Europe. 
  • De l'autre, ils redoutent qu'une fermeture de la frontière allemande ne provoque un gigantesque débordement, de l'Autriche jusqu'à la Grèce, avec des frontières qui se ferment en série comme les écoutilles d'un navire en perdition.
L'Europe et l'espace de Schengen n'en sont pas si loin. La Suède, qui recueille plus de réfugiés que l'Allemagne en regard de sa population, a déjà tiré le signal du trop-plein et demandé aux autres de partager. Et quelques heures avant le rendez-vous de La Valette, c'est un second voisin de l'Autriche, la Slovénie, qui posait des barbelés à sa frontière, comme la Hongrie dès l'été. Pour le sommet des Vingt-Huit qui suivra aujourd'hui, l'ordre du jour est imposé.
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