€CALYPSE NEWS

jeudi 8 octobre 2015

UE/OTAN: les tirs de "Kalibr" en ont étonné plus d'un et laissent les Occidentaux presque sans voix

P081015

21:40 -
"Les tirs de missiles dernier cri Kalibr, à 1500 km de distance et sans avertissement, en ont étonné plus d'un et laissent les Occidentaux presque sans voix. Mais le véritable aveu d'impréparation de l'OTAN est qu'il devient «de plus en plus difficile de discerner qui conseille, qui entraîne et qui se bat» dans les guerres «hybrides» téléguidées par le Kremlin" reconnaît le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, cité par Le Figaro.

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Syrie : l'ampleur de l'offensive russe inquiète les Occidentaux

Par Jean-Jacques Mevel pour Le Figaro, le 8 Octobre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 8 Octobre 2015


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L'Otan dénonce l'«escalade» militaire de Moscou dans la région. Mais les États-Unis et leurs alliés peinent à trouver une réponse appropriée.
 Les bombardements russes laissent les Occidentaux presque sans voix
Les bombardements russes et le retour à l'offensive des troupes de Bachar el-Assad laissent les Occidentaux presque sans voix. L'Otan, qui n'est pas directement impliquée en Syrie, dénonce «une escalade militaire inquiétante». Mais ni les Américains ni les Européens n'ont avancé d'autre réplique que des assurances verbales données à l'allié turc et un engagement renouvelé en faveur d'un hypothétique règlement politique en Syrie.
  la spectaculaire attaque lancée depuis la mer Caspienne
Au lendemain de la spectaculaire attaque lancée depuis la mer Caspienne par une volée de missiles de croisière russes Kalibr, la nouvelle donne sur le théâtre syrien a dominé le rendez-vous régulier des 28 ministres de la Défense de l'Alliance atlantique. L'armée de Damas, longtemps réduite à la défensive, reprend l'initiative vers le Nord-Ouest. Le Kremlin ne cache plus son soutien militaire direct à un régime que l'Occident cherche à abattre depuis 2011.
 Moscou aurait dépêché des troupes combattantes sur le sol syrien
À Bruxelles, c'est Ashton Carter, le secrétaire américain à la Défense, qui a déchiré le dernier doute sur la réalité de l'engagement russe. «Je m'attends à ce que, dans les prochains jours, la Russie commence à subir des pertes» humaines, avance-t-il. En clair, Moscou aurait également dépêché des troupes combattantes sur le sol syrien.
 l'Otan s'inquiète du renforcement naval russe en Méditerranée
La réaction de l'Alliance reste pourtant modeste. Les capitales de l'Otan, visiblement, s'inquiètent peut-être autant du renforcement naval russe en Méditerranée que de la mèche supplémentaire qui s'allume dans la poudrière du Proche-Orient.
Mais en public, le secrétaire général Jens Stoltenberg s'est contenté de regretter que les bombardements décidés à Moscou «soutiennent le régime» de Damas et ciblent les rebelles soutenus par l'Ouest, autant que Daech, le véritable adversaire.
«Ce n'est pas une contribution constructive à une solution pacifique et durable», dit-il. L'espoir ne serait donc pas tout à fait perdu de rallier la Russie à la perspective d'une Syrie sans Assad.
L'engagement de Poutine aux côtés d'el-Assad enterre tout espoir occidental de coordination
À huis clos, le ton est à la fois plus réaliste et plus grave. L'engagement de Vladimir Poutine aux côtés de Bachar el-Assad est une désillusion de plus. Il enterre tout espoir occidental de coordination des bombardements contre l'État islamique, attente entretenue jusqu'à ces derniers jours.
 Les Russes nous font savoir qu'ils s'y considèrent désormais chez eux
Les violations répétées de la frontière turque par la chasse russe sont également décryptées comme une mise en garde menaçante: le Kremlin ne veut pas entendre parler de la «zone de sécurité» qu'Ankara, Washington et Paris envisagent d'instaurer au nord de la Syrie. «Les Russes nous font savoir qu'ils s'y considèrent désormais chez eux», lâche un diplomate.
l'armée turque a parfaitement les moyens de se défendre seule 
Concrètement, la seule réplique envisagée pour l'heure concerne non pas la Syrie, mais les mesures de «ré-assurance» qui pourraient être prodiguées à son voisin du nord. «L'Otan est capable et prête à défendre tous ses alliés, y compris la Turquie, contre tout type de menaces», affirme le patron de l'Alliance. Il n'exclut pas des déploiements de troupes. Mais il ajoute que l'armée turque, deuxième de l'Otan par le nombre, a parfaitement les moyens de se défendre seule.
Ankara demande comme un gage le maintien au-delà de 2015 des batteries de missiles Patriot déployées par les États-Unis et par l'Allemagne qui, elle-même, prévoit de les désactiver la semaine prochaine. Ce ne sont pas des armes antiaérienne mais antimissiles, et leur valeur est avant tout politique. Si les tensions persistaient avec la Russie, d'autres options pourraient s'offrir: l'engagement d'avions de l'Otan dans la surveillance du ciel turc (comme elle le fait déjà dans les États baltes) ou, signal plus fort, l'envoie de batteries antiaériennes appropriées. Mais ce n'est visiblement pas à l'ordre du jour.
Les tirs de Kalibr sans avertissement en ont étonné plus d'un 
Un autre défi de taille est l'effet de surprise que Moscou vient une fois de plus d'infliger à l'alliance militaire, dix-huit mois après le coup de théâtre qu'a constitué l'annexion - d'abord déguisée - de la Crimée. Les tirs de missiles dernier cri Kalibr, à 1500 km de distance et sans avertissement, en ont étonné plus d'un.
  aveu d'impréparation (face) aux guerres «hybrides» téléguidées par le Kremlin
Mais le véritable aveu d'impréparation est venu du côté britannique. Depuis la crise ukrainienne, il devient «de plus en plus difficile de discerner qui conseille, qui entraîne et qui se bat» dans les guerres «hybrides» téléguidées par le Kremlin, reconnaît le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon. Ce sera le sujet imposé du prochain rendez-vous de l'Otan en décembre.
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