lundi 19 octobre 2015

Suisse: le parti anti-immigration et anti-UE atteint un niveau jamais vu pour un parti en Suisse

I191015

17:30 -
"Avec 29,4% dans un scrutin proportionnel, le parti anti-immigration et anti-Union européenne signe son meilleur score et atteint un niveau jamais vu pour un parti en Suisse" rapporte l'AFP.

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En Suisse, la crise des réfugiés offre un score record aux populistes

Par Blandine Le Cain pour Le Figaro avec AFP, le 19 Octobre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 19 Octobre 2015


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Le provocant UDC, parti de la droite nationale suisse, a misé sur la peur des citoyens face aux afflux de migrants en Europe pour mener sa campagne jusqu'à une victoire attendue.
  première place aux législatives
Son score historique, le plus haut jamais atteint par un parti, lui permet de confirmer sa première place aux législatives, comme lors des précédents scrutins.
  victoire sans appel
Une «démonstration de force», titre Le Temps. «Un dimanche qui fait pencher la balance à droite», résume La Tribune de Genève. «Le raz-de-marée de l'UDC brouille les cartes», estime La Liberté. À l'image de ces trois quotidiens suisses, la quasi-totalité de la presse helvétique souligne, lundi, la victoire sans appel du parti populiste UDC aux législatives. Attendue, elle n'en est pas moins marquante.
 un niveau jamais vu pour un parti en Suisse
Avec 29,4% dans un scrutin proportionnel, le parti anti-immigration et anti-Union européenne signe son meilleur score et atteint un niveau jamais vu pour un parti en Suisse.
l'UDC a conforté  sa place en tête
L'enjeu du scrutin de dimanche n'était pas tant la question du vainqueur, mais l'étendue de sa victoire. L'Union démocratique du centre, déjà premier parti au Conseil national (l'équivalent suisse de l'Assemblée nationale) depuis 2003, a conforté sa place en tête.
La formation obtient 65 sièges sur 200 et signe son recors historique en score et en élus: en 2007, le parti avait totalisé 28,9 % des voix et 62 sièges. Un décalage entre le résultat et le nombre de sièges attribué existe en raison du système permettant de rayer des noms sur les listes et des alliances locales.
le PS perd 3 sièges
Dans ce virage à droite, le Parti socialiste, deuxième formation du pays, perd 3 sièges avec 43 élus et l'autre parti de droite, le Parti des libéraux radicaux (PLR) obtient 3 élus de plus avec 33 représentants. Le résultat coûte surtout cher aux écologistes. Les deux principales formations perdent 9 sièges au total.
Une campagne sur le thème des réfugiés

Contrairement à ce que laisse penser son nom, l'UDC (en allemand SVP pour Parti du peuple suisse) constitue le parti le plus à droite de ceux au pouvoir en Suisse, dont certains mots d'ordre sont proches de ceux de l'extrême-droite française.
 un discours très ferme à l'égard des migrants
Avec, en premier lieu, un discours très ferme à l'égard des migrants. Une posture décisive dans ce scrutin selon beaucoup de commentateurs suisses, sur fond de crise des réfugiés en Europe. Le parti, dont le slogan était «Rester libres», a profité d'une inquiétude forte des Suisses sur le sujet des réfugiés. Il constitue la «première priorité» pour la moitié d'entre eux (48%) selon un sondage de l'institut gfs.bern.

L'UDC a également misé sur des figures nouvelles et une campagne utilisant dérision et sketches, comme le rappelle Le Temps. La méthode lui a valu des critiques de ses concurrents mais semble avoir permis d'attirer une majorité des électeurs, dont plus d'un sur deux ne s'est pas déplacé (48% d'abstention, un taux similaire à celui de 2011). La campagne a été particulièrement critiquée pour sa morosité et le peu d'enthousiasme qu'elle a suscité au sein des citoyens suisses.

Habitué aux visuels provocants, le parti a une nouvelle fois été critiqué après la diffusion d'une caricature de djihadiste portant un brassard européen, avec en fond le drapeau étoilé de l'UE, qui s'apprête à décapiter une jeune blonde bâillonnée vêtue d'un drapeau suisse. La scène s'accompagne du slogan: «Gardez la tête sur les épaules, votez pour la liste UDC».

Au fil des campagnes, l'UDC a fait de ce genre de mots d'ordre provocants une marque de fabrique. Le parti est à l'origine du référendum organisé en 2009 contre la construction de minarets, qui avait entraîné des remous bien au-delà de la Suisse et notamment en France. Les affiches diffusées à l'époque par le parti avaient été dénoncées et avaient même donné lieu à une action en justice, avant d'être copiées l'année suivante par le FN en France. Plus récemment, en février 2014, la formation populiste a surpris avec le succès de son référendum contre «l'immigration de masse», pour imposer des quotas aux ressortissants de l'UE de plus en plus nombreux à venir travailler en Suisse. Là encore, des affiches présentant des pieds envahissant le drapeau suisse ou un requin avalant la carte du pays avaient entouré la campagne.

Le gouvernement suisse (Conseil fédéral) est composé de sept membres élus par l'Assemblée fédérale (chambre haute et chambre basse parlementaires). Dans un but de représentation proportionnelle, une règle tacite fixe l'attribution de ces postes à quatre partis, qui obtenaient chacun deux postes à l'exception de l'UDC. Ce dernier n'est pas majoritaire dans la chambre haute. En 2003, cette tradition a été modifiée pour attribuer deux postes au parti populiste, avant que l'effectif revienne à un seul ministre en 2009. À l'issue du scrutin de dimanche, l'UDC en a demandé un supplémentaire. Le nouveau gouvernement sera élu le 9 décembre par le Parlement. En France, Marine Le Pen a salué cette victoire. «Partout en Europe les peuples disent non à la submersion migratoire», a affirmé la présidente du Front national.
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