samedi 3 octobre 2015

France: Format Normandie/loi électorale, une décision cruciale qui oblige Kiev à négocier avec le Donbass

l031015

18:30 -
"Nous avons voulu que des élections (locales, ndlr) puissent se tenir selon la loi électorale ukrainienne, dans le cadre d'un groupe de travail. Il s'agit d'une décision cruciale car elle oblige Kiev à, d'une part, négocier avec le Donbass, d'autre part, révoquer de la Rada suprême (parlement ukrainien) le dossier de la réforme constitutionnelle et le réviser" rapporte Sputnik citant la déclaration commune de Hollande et Merkel à l'issue de la réunion Format Normandie de Paris.

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Voir Paris et partir: les conclusions de la rencontre "Normandie"

Sputnik, le 3 Octobre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 3 Octobre 2015


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Les dirigeants français, allemand, russe et ukrainien réunis ce vendredi à l'Elysée pour un sommet au "format Normandie", ont discuté de l'application des accords de Minsk visant à rétablir la paix en Ukraine et ont déterminé les étapes restantes, mais ont aussi parlé de la crise syrienne qui semble avoir bousculé la situation.
  la rencontre a mené à des actions concrètes
La troisième rencontre au format "Normandie" à Paris se distingue sur bien des points des deux précédentes. Ayant eu lieu à Paris, c'est le président français François Hollande qui l'a accueillie. Si les négociations de février ont battu tous les records de durée, 16 heures, et qu'elles ont abouti aux accords de Minsk II, celles-ci n'ont duré que 4 heures 50 minutes, M. Hollande l'ayant garanti dès le début: "nous n'allons pas y passer la nuit". Pourtant, la rencontre a mené à des actions concrètes.
  Poutine ayant rapidement quitté le sommet sans dire un mot aux journalistes
Le président russe Vladimir Poutine ayant rapidement quitté le sommet sans dire un mot aux journalistes, c'est le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov qui a présenté le bilan de la rencontre quadripartite.
  le retrait des armes légères ne s'est pas fait attendre
Cependant, des déclarations inattendues se sont fait entendre lors d'une déclaration commune avec la chancelière allemande Angela Merkel à la fin du sommet. Cette fois-ci, la rencontre a engendré des actions réelles, le retrait des armes légères ne s'est pas fait attendre.
"Sur la sécurité, nous avons voulu nous assurer que le retrait des armes légères qui avait été approuvé par un accord pourrait commencer dès demain matin à minuit (samedi 3 octobre). Et que pour les armes lourdes, il puisse y avoir un processus comparable", a déclaré François Hollande lors du briefing.
prolonger les accords de Minsk jusqu'en 2016
Le chef de l'Etat français a également fait comprendre que les parties avaient atteint un consensus sur la question principale de l'ordre du jour – prolonger les accords de Minsk jusqu'en 2016, car leurs réalisation prendrait du temps.


Une autre question importante concernait les élections en Ukraine.
une loi électorale sera votée et discutée dans le cadre de ce groupe de travail
"Nous avons voulu que des élections (locales, ndlr) puissent se tenir selon la loi électorale ukrainienne, dans le cadre d'un groupe de travail. Donc, les élections qui étaient prévues le 18 octobre ne pourront pas se tenir (…) une loi électorale sera votée et discutée dans le cadre de ce groupe de travail. Une fois voté, un délai de 90 jours s'ouvrira pour l'organisation des élections", a précisé François Hollande.
une décision cruciale car elle oblige Kiev à négocier avec le Donbass
Il s'agit d'une décision cruciale car elle oblige Kiev à négocier avec le Donbass, que l'Ukraine n'a pas voulu, jusqu'à présent, considérer comme une des parties aux négociations.
  les conditions nécessaires pour que les élections puissent avoir lieu
Angela Merkel a ajouté que "le président russe s'est engagé à ce que, au sein du groupe de travail politique tripartite, les conditions nécessaires soient mises en place, à très court terme, pour que les élections puissent avoir lieu comme cela avait été prévu à Minsk en application du droit ukrainien".
  Kiev devra révoquer le dossier de la réforme constitutionnelle et le réviser
Cela veut dire que Kiev devra révoquer de la Rada suprême (parlement ukrainien) le dossier de la réforme constitutionnelle et le réviser, ce qui n'est pas facile, compte tenu de la situation politique actuelle en Ukraine. Ce serait d'ailleurs pour cette raison que la question de reporter la date limite de réalisation des accords de Minsk a été placée au cœur des négociations.
 Il y a un espoir qui est fondé
"Je ne peux pas dire que tout revers est exclu mais dans l'ensemble c'est quelque chose de positif (…) Il y a un espoir qui est fondé et, d'après ce que j'ai entendu aujourd'hui, je peux dire que les deux parties (Ukraine et Russie) ont bien discuté l'une avec l'autre. Cette conférence a été importante parce que nous avons travaillé de façon très intense sur chacun des points en suspens", a conclu Mme Merkel.
Le dialogue dans le format "Normandie" va continuer, a annoncé Dmitri Peskov. Il y aura des rencontres des ministres des Affaires étrangères des quatre pays en novembre ainsi que des contacts des conseillers pour les affaires étrangères des présidents, souvent quotidiennes, a-t-il expliqué.
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