mercredi 28 octobre 2015

France: crise agricole, plus que son caractère cancérogène, c'est les prix toujours bas de la viande qui inquiètent les éleveurs

G281015

12:10 - "Plus que le rapport de l'OMS sur le caractère cancérogène de la viande rouge, c'est les prix toujours bas de leurs produits qui inquiètent les éleveurs" rapporte Le Figaro.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Les éleveurs menacent de lancer des nouvelles opérations coup de poing

Hayat Gazzane pour Le Figaro, le 28 Octobre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 28 Octobre 2015

____________***_________

Les éleveurs sont sortis déçus d'une nouvelle réunion hier avec Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, sur le prix de la viande. Ils dénoncent le manque d'engagement des industriels, Bigard en tête.
 Plus que le caractère cancérogène de la viande rouge, c'est les prix toujours bas qui inquiètent les éleveurs
Plus que le rapport de l'OMS sur le caractère cancérogène de la viande rouge, c'est les prix toujours bas de leurs produits qui inquiètent les éleveurs. Réunis autour du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll hier, ils ont dénoncé le non-respect par certains acteurs de la filière de l'accord du 17 juin dernier visant à augmenter le prix de la viande et menacé les industriels de nouvelles opérations coup de poing.
  ne pas augmenter les prix d'achat dans le but d'augmenter leur marge
Les éleveurs accusent ces derniers de ne pas vouloir augmenter les prix d'achat de la viande dans le but d'augmenter leur marge. L'un d'entre eux est particulièrement pointé du doigt: Bigard. Le groupe, qui contrôle environ 40% du marché de la viande bovine, n'a d'ailleurs pas participé à la table-ronde d'hier. Plus scandaleux selon les éleveurs, son patron, Jean-Paul Bigard, a réclamé et obtenu un entretien en tête à tête avec le ministre de l'Agriculture.
«C'est un comportement indigne, il est dans le mépris le plus complet vis à vis des éleveurs, des autres industriels et de la filière en général», a vivement réagi Jean-Pierre Fleury, représentant des éleveurs, ce mercredi sur RTL.
Le groupe Bigard, comme la coopérative Cooperl, rejette l'accord de juin
Le groupe Bigard, comme la coopérative Cooperl, rejette l'accord de juin qui prévoit d'augmenter le prix d'achat de la carcasse bovine à 4,50 euros/kilo et le prix du kilo de porc à 1,40 euro. Pour manifester leur désaccord, ces deux acteurs majeurs de la filière se sont d'ailleurs retirés en août du marché du porc breton. Depuis, les prix ont chuté. Le kilo de porc se vend actuellement entre 1,21 et 1,25 euro, selon les professionnels. Faute de cotation - le marché du porc étant suspendu depuis le 5 octobre - «il y a autant de prix que d'abattoirs», déplore un acteur de la filière porcine. De son côté, la carcasse de bœuf s'écoule à environ 3,65 euros, loin des 4,50 euros promis aux éleveurs il y a quatre mois.
  Bigard «veut la guerre, il va l'avoir»
Face à ce constat, les éleveurs ont menacé de s'en prendre directement à Bigard qu'ils jugent responsable de cette situation. Ils appellent au boycott des produits de la marque et envisagent des actions fortes dans les rayons des supermarchés, comme le retrait des barquettes de viande Bigard et Charal. Bigard «veut la guerre, il va l'avoir», a prévenu ce matin le porte-parole des éleveurs.
Ce matin sur RTL, Stéphane Le Foll a tenté de calmer le jeu. «Il faut toujours faire attention à tout ça parce que cela peut avoir des conséquences en terme de dérapage», a-t-il prévenu. Le ministre a promis aux éleveurs de rappeler à Bigard les règles du jeu:
  l'intérêt d'une grande entreprise ne peut se confondre avec celui de la filière
«il estime qu'il peut négocier seul. Je vais lui rappeler que l'intérêt d'une grande entreprise ne peut se confondre avec celui de la filière. On ne peut pas inverser la logique».
  «travailler sur la contractualisation»
Le ministre de l'Agriculture a de nouveau appelé les acteurs de la filière à la responsabilité. «La solution c'est de faire en sorte qu'on maintienne un certain niveau de prix et qu'on change les règles de fonctionnement de la filière. Il faut qu'on se réorganise, c'est pour ça qu'il y a des tables rondes», a-t-il indiqué, confirmant ses souhaits de «travailler sur la contractualisation» et d'«essayer d'organiser la vente avec des objectifs qualitatifs». Mais «je ne vais pas y arriver en quelques semaines. J'ai besoin de temps et de négociation», a-t-il prévenu.

Les chiffres annoncés cet été par Stéphane Le Foll se confirment: ce sont bien 25.000 éleveurs qui se trouvent dans une situation financière délicate dont 300 en procédure de liquidation, de sauvegarde ou de redressement judiciaire. Le décompte a été établi par les cellules d'urgence mises en place dans les préfectures. Ces cellules, regroupant l'État, les banques et la Médiation du crédit, étudient au cas par cas les dossiers des exploitations pour restructurer leurs prêts.

En septembre dernier, le gouvernement avait annoncé un plan de soutien comprenant notamment 100 millions d'euros d'allègement des charges. «L'argent est là et commence à être distribué», a assuré ce matin Stéphane Le Foll. Les éleveurs ayant déposé leur dossier avant le 30 septembre toucheront leurs aides avant la fin de l'année, a promis le ministre.

La Mutualité sociale agricole (MSA) a de son côté annoncé avoir reçu en 2014 un millier d'appels au numéro d'écoute pour les agriculteurs en détresse, et près d'une centaine par mois au premier semestre 2015. «L'essentiel des agriculteurs qui ont appelé sont des éleveurs», a précisé Pascal Cormery, président de la MSA.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Trump va-t-il dans le sens de l’Histoire ?

Le monde n’a-t-il jamais été aussi proche d’une catastrophe nucléaire planétaire ? La cause en serait le délire total des élites de Was...