jeudi 17 septembre 2015

UE: dans les camps turcs, jordaniens et libanais, des centaines de milliers d'enfants sont dans l'urgence

M170915

20:30 - "C’est en partie parce que les camps de réfugiés syriens dans les pays « tiers » de l’Union, Turquie, Jordanie, Liban, voient les aides financières diminuer que leurs occupants prennent la route vers l’Europe. Or, pour l’instant, au-delà des discours incantatoires, l’argent se fait attendre et les camps où s’entassent plus de 4 millions de Syriens et des centaines de milliers d'enfants sont dans l'urgence
" rapporte Le Monde.
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Entre Européens, la crise des migrants est aussi une question de gros sous

Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) pour Le Monde, le 17 Septembre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 17 Septembre 2015


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La crise des migrants, c’est une question de quotas, de relocalisation de demandeurs d’asile dans l’Union européenne, de contrôle des frontières, mais c’est aussi, même si la question est moins présente dans les médias, une affaire de gros sous.
 les camps en Turquie, Jordanie, Liban, voient les aides financières diminuer
Car c’est en partie parce que les camps de réfugiés syriens dans les pays « tiers » de l’Union, Turquie, Jordanie, Liban, voient les aides financières diminuer que leurs occupants prennent la route vers l’Europe.
pour l’instant, au-delà des discours incantatoires, l’argent se fait attendre
Or, pour l’instant, au-delà des discours incantatoires, l’argent se fait attendre. « Il nous faut maintenant passer des paroles aux actes », a réclamé Federica Mogherini, la haute représentante pour la politique extérieure et la sécurité de l’Union européenne, mardi 15 septembre.
  l’urgence financière des camps où s’entassent plus de 4 millions de Syriens
Martin Schulz, le président du Parlement européen, a fait de son côté parvenir jeudi 17 septembre, au premier ministre du Luxembourg, Xavier Bettel, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union, une lettre, dont Le Monde a eu connaissance, soulignant l’urgence financière à laquelle font face les camps où s’entassent plus de 4 millions de Syriens.
  des centaines de milliers d’enfants en manque de soins et d’éducation dans les camps
M. Schulz déplore que le fonds spécial Syrie (« UE Trust Fund » ou « Madad Trust Fund » ), créé en décembre 2014 par la Commission européenne et l’Italie, soit encore en partie vide. Il avait pour objet d’apporter un soutien aux pays tiers pour un meilleur accueil, notamment des centaines de milliers d’enfants en manque de soins et d’éducation dans les camps. Ce fonds devait être abondé à hauteur de 4 milliards d’euros. Mais pour l’heure, il ne compte qu’un peu moins de 50 millions d’euros, dont 41 millions d’euros proviennent du budget de l’Union européenne, 5 millions de Berlin et 3 millions de Rome...
une aide de 6 000 euros par personne prise en charge, au bas mot
Principalement les Etats membres. Le budget européen, un peu moins de 150 milliards d’euros par an, est en effet très contraint. Son enveloppe globale a été prédéfinie pour la période 2014-2020. Chaque année, il est négocié pour l’année suivante. On est actuellement en pleine négociation sur le budget 2016, mais les fonds déjà alloués aux migrations devraient être en partie absorbés par les coûts que devrait engendrer le plan de la Commission destiné à relocaliser cent soixante mille demandeurs d’asile dans toute l’Union (avec une aide de 6 000 euros par personne prise en charge, au bas mot, soit pas loin de 1 milliard d’euros en tout).

Lors du conseil extraordinaire de lundi 14 septembre, les ministres de la justice et des affaires intérieures se sont engagés de façon très vague à consacrer davantage de moyens aux pays tiers. M. Schulz, Mme Mogherini et Jean-Claude Juncker, le président de la commission, veulent les prendre au mot. Ils espèrent en faire un des points inscrits à l’agenda du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement, qui vient d’être convoqué pour mercredi 23 septembre.

La veille, le 22 septembre, les ministres de l’intérieur tenteront de se mettre d’accord sur la répartition des réfugiés, pour déminer le terrain d’une négociation toujours explosive.
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