€CALYPSE NEWS

samedi 5 septembre 2015

Luxembourg: climat tendu entre les ministres des affaires étrangères de l'UE.

G050915

15:20 -
"Le climat était tendu par des polémiques persistantes entre les pays, encore alimentées par les derniers événements, à la rencontre de Luxembourg des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, une rencontre qui était « informelle », c’est-à-dire sans prise de décision. Elle devait surtout tenter, si possible, de rapprocher les points de vue alors que la crise migratoire n’en est, pour certains, qu’à ses débuts" rapporte Le Monde.

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Migrants : « Aucun pays ne peut avoir l’illusion qu’il n’est pas concerné »

Par Par Jean-Pierre Stroobants (Luxembourg, Envoyé spécial) pour Le Monde, le 5 Septembre 2015 
Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 5 Septembre 2015

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Réunis à Luxembourg samedi 5 septembre au matin, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne devaient aborder la question cruciale de l’accueil des réfugiés et « ce n’a pas été facile » a indiqué, au cours d’une conférence de presse, la haute représentante Federica Mogherini. « La discussion a été difficile mais je garde espoir et, en tout cas, aucun pays ne peut avoir l’illusion qu’il n’est pas concerné », a-t-elle ajouté.
 Le climat était tendu par des polémiques persistantes entre les pays
Le climat était tendu par des polémiques persistantes entre les pays, encore alimentées par les derniers événements. Dont l’arrivée, en Autriche et en Allemagne, de milliers de réfugiés venus de Hongrie et la réaffirmation, la veille, par les pays du « groupe de Visegrad » (République tchèque, Pologne, Hongrie, Slovaquie) de leur opposition à l’idée de « quotas » obligatoires afin d’assurer une juste répartition des demandeurs d’asile entre les Vingt-Huit.
ne pas envenimer la polémique 
« Je m’attendais à pire », a commenté le ministre luxembourgeois, Jean Asselborn, qui présidait la réunion. Les deux responsables voulaient visiblement, malgré la fermeté du communiqué publié la veille à Prague, ne pas envenimer la polémique alors que se profilent des échéances cruciales en vue d’une répartition solidaire des centaines de milliers de réfugiés entrés en Europe.
  les pays de l’Est avaient bénéficié de la solidarité des autres Européens
M. Asselborn a toutefois rappelé que les pays de l’Est avaient, dans un passé récent, bénéficié de la solidarité des autres Européens. Et il a mis en avant l’exemple britannique : après un refus entêté d’accueillir d’autres réfugiés syriens, le premier ministre, David Cameron, a décidé d’ouvrir les portes de son pays à des milliers d’entre eux.
  Budapest continue d’accuser l’Allemagne
La situation chaotique en Hongrie et les mesures restrictives adoptées par le gouvernement de Viktor Orban, sous couvert d’une obligation de contrôle d’une frontière extérieure de l’Union, étaient d’autres sujets de préoccupation. Budapest continue, en tout cas, d’accuser l’Allemagne, qui aurait, selon lui, fait preuve d’irresponsabilité en indiquant qu’elle était prête à de nouveaux contingents de réfugiés. M. Asselborn qui, la veille, avait dit sa « honte » face à la politique menée par le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a préféré ne pas renouveler ses critiques.
 la crise migratoire n’en est, pour certains, qu’à ses débuts 
La rencontre de Luxembourg était « informelle », c’est-à-dire sans prise de décision. Elle devait surtout tenter, si possible, de rapprocher les points de vue alors que la crise migratoire n’en est, pour certains, qu’à ses débuts et que les Européens devraient retrouver un semblant de cohérence avant des débats sur la réforme et l’unification du droit d’asile, l’éventuelle révision des accords de Dublin sur l’examen des demandes, ou la fixation d’un mécanisme permanent pour la répartition des demandeurs d’asile.
Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, doit présenter ses propositions mercredi 9 septembre à Strasbourg. Les ministres de l’intérieur se réunissent le 14 à Bruxelles. Et les chefs d’Etat et de gouvernement n’échapperont pas à un sommet sur cette question, à la mi-octobre au plus tard. L’Autriche et des députés européens réclament même une réunion d’urgence avant cette date.

Avant la réunion de ce week-end, les ministres français, allemand et italien des affaires étrangères ont écrit à Mme Mogherini, pour réclamer une action vigoureuse face à cette crise « sans précédent », cette « épreuve historique », écrivent Laurent Fabius, Frank-Walter Steinmeier et Paolo Gentiloni.
Une « répartition équitable »

Dans leur lettre, lue par Le Monde, les ministres soulignent la nécessité d’une « approche globale » qui doit démarrer par une aide de large ampleur, bien au-delà des moyens actuellement mis en œuvre, pour la Syrie, la Libye, le Sahel, la corne de l’Afrique et les Balkans. Un programme incluant une série de volets – l’aide humanitaire, l’éducation, le contrôle des frontières, la reconstruction d’un Etat de droit, la négociation d’accords de réadmission et la fixation de canaux d’immigration légale, etc. Il convient, par ailleurs, de redéfinir « de manière ambitieuse » les politiques d’asile et de retour, plaident les ministres.

« Il convient de protéger les personnes en demande de protection, quel que soit le pays par lequel elles entrent dans l’Union », souligne la lettre, ce qui équivaut à demander une révision des accords de Dublin. Il faut unifier les critères d’octroi du droit d’asile, qui divergent fortement d’un Etat à l’autre. Enfin, une « répartition équitable » des demandes d’asile doit être promue, ce qui est bien le cœur de la discussion depuis des mois. Les trois ministres plaident encore pour la création d’un système intégré de contrôle des frontières extérieures.

De manière plus prosaïque, Sebastian Kurz, le ministre autrichien, a invité, samedi matin, tous ses collègues à se pencher au plus vite sur « le bazar » qu’est, selon lui, la question migratoire en Europe. Samedi, on n’avait pas le sentiment que toutes les délégations avaient l’intention d’approfondir cette question même si, selon Mme Mogherini, « nous ne vivons pas une situation d’urgence mais une crise durable ».

Les ministres ont cependant trouvé un accord minimal sur cinq priorités : offrir une meilleure protection aux personnes dans le besoin, mieux contrôler les frontières en respectant le droit, lutter contre les trafiquants, renforcer le dialogue avec les pays d’origine et de transit, lutter contre les causes des migrations.

« L’Europe fonctionne par fermentation, chacun en arrivera à prendre sa part de responsabilité » assure, et se rassure, M. Asselborn.
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