vendredi 4 septembre 2015

France: pour un référendum d'initiative populaire au sujet du «rétablissement des frontières nationales».

C040915

09:00 -
" Dépossédée de la maîtrise de son destin par des traités illégitimes, la France a perdu toute prise sur ses frontières. C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui une pétition pour un projet de référendum d'initiative populaire afin de rétablir les frontières nationales" rapporte Le Figaro citant Dupont-Aignan.

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Nicolas Dupont-Aignan : pourquoi il faut un référendum sur Schengen

Par Nicolas Dupont-Aignan pour Le Figaro, le 4 Septembre 2015

Inter-titre E Gaillot pour €calypse News, le 4 Septembre 2015


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Pour Nicolas Dupont-Aignan, la France a perdu toute prise sur ses frontières. Face à la crise migratoire en Europe, il lance un projet de référendum d'initiative populaire afin de rétablir les frontières nationales.

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Nicolas Dupont-Aignan est président de Debout la France (DLF), maire d'Yerres (Essonne) depuis 1995 et député depuis 1997. Il a été candidat à l'élection présidentielle de 2012. Il a lancé une pétition que l'on peut signer en ligne avec son parti: celle-ci a pour objectif l'organisation d'un référendum d'initiative populaire au sujet du «rétablissement des frontières nationales».
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Il faut aujourd'hui toute l'audace républicaine d'un Régis Debray pour avancer pareille vérité. En effet, l'idéologie dominante des quarante dernières années a fait de «l'homme nomade» son objectif anthropologique ultime.
  laxisme endémique de nos gouvernants à l'égard de l'immigration illégale
La libre-circulation des capitaux, des marchandises et des personnes constitue l'horizon indépassable auquel tous les aspects de l'action politique se trouvent subordonnés. Il existe en notre époque plusieurs moyens de démanteler les ultimes protections entravant la réalisation prométhéenne du village mondial. Certains sont assumés ; c'est le cas de l'intégration européenne telle qu'elle se poursuit depuis l'Acte unique. D'autres s'avèrent nettement plus sournois ; il en va ainsi du laxisme endémique de nos gouvernants à l'égard de l'immigration illégale.
 plusieurs centaines de milliers d'étrangers qui se maintiennent en France au mépris de nos lois
La très médiatique crise des «migrants», qui frappe la France et ses voisins depuis quelques mois, ne constitue que la partie émergée de l'iceberg: ce sont bien plusieurs centaines de milliers d'étrangers qui se maintiennent en France au mépris de nos lois. L'estimation de leur nombre exact est évidemment chose délicate: elle varie entre 200 000 et 500 000 selon les diverses sources officielles (du Ministère de l'Intérieur au Bureau International du Travail).
 un certain patronat toujours en recherche d'une main d'oeuvre docile et peu onéreuse
Notre pays est par ailleurs l'un des plus touchés par la détention de faux papiers. Chacun connaît les intérêts qui sous-tendent cette situation, notamment ceux d'un certain patronat toujours en recherche d'une main d'oeuvre docile et peu onéreuse - que la gauche sans-frontiériste lui offre sur un plateau, enrobée de considérations pseudo-humanitaires.
  la politique d'asile est devenue la principale source d'arrivée d'immigrants clandestins en France
Les filières de l'immigration clandestine sont diverses. Mais, parmi celles-ci, la législation sur l'asile occupe désormais une place prépondérante. La Cour des comptes a révélé dans un rapport publié au début du printemps que « la politique d'asile est devenue la principale source d'arrivée d'immigrants clandestins en France».
 L'obligation de quitter le territoire français reste lettre morte
Outre le coût faramineux de cette situation, évalué par la Cour à 990 millions d'euros pour les dépenses effectuées en faveur des demandeurs et à 1 milliard pour les déboutés, la majorité de ces derniers (auxquels le statut de réfugié a donc été formellement refusé) «demeure en situation irrégulière en France». L'obligation de quitter le territoire français reste lettre morte: seul 1% des déboutés est effectivement éloigné. La main de la loi ne se contente plus de trembler. Elle est carrément amputée.
  le gouvernement a fait le choix d'une fuite en avant
Face à cette situation scandaleuse, porteuse d'une injustice flagrante pour les Français - n'étant plus en mesure de décider qui se maintient sur leur sol - comme pour les étrangers qui s'appliquent à respecter nos règles, le gouvernement a fait le choix d'une fuite en avant. Les récentes images de Bernard Cazeneuve saluant tout sourire des immigrés illégaux relèvent de la folie pure: voici donc l'homme chargé de faire respecter l'ordre public en train de féliciter ceux qui sont rentrés sans permission sur le territoire national! Il faut dire que la loi du 31 décembre 2012 a supprimé le délit de séjour illégal... au moment où les entrées de clandestins en Europe commençaient à grimper en flèche.
  la solution miracle: il suffirait de répartir les migrants dans nos campagnes
A la mi-juin, 11 000 nouvelles places d'hébergement ont été annoncées pour ces hôtes non-désirés, alors que notre pays compterait actuellement plus de 110 000 sans-abri. Pour diluer le problème, certains responsables du PS comme des «Républicains» pensent avoir trouvé la solution miracle: il suffirait de répartir les migrants dans nos campagnes. Jean-Pierre Raffarin croit même y percevoir le remède à la désertification rurale... Les édifiants travaux de Christophe Guilluy permettent de comprendre que pareille mesure relèverait d'une déclaration de guerre envers la «France périphérique», dans un contexte d'insécurité culturelle exacerbée.
 Il serait chimérique d'escompter contrôler les flux migratoires dans notre époque mondialisée
On entend résonner les habituelles sirènes du renoncement. Il serait chimérique d'escompter contrôler les flux migratoires dans notre époque mondialisée. Autant accueillir sans distinction tous ceux qui se présentent à nos portes. Circulez: l'Etat, c'est dépassé.
 L'exemple australien vient opposer un démenti flagrant à cette rhétorique
L'exemple australien vient opposer un démenti flagrant à cette rhétorique de faiblesse. Depuis l'arrivée au pouvoir de Tony Abbott en 2013, plus aucune embarcation de migrants sans visa n'est admise dans les eaux territoriales de cette nation insulaire ; ceux qui s'y aventurent malgré tout sont ramenés dans leur port de départ, aucune exception n'étant admise. Des campagnes de dissuasion publicitaire sont parallèlement menées dans leurs pays d'origine, avec un slogan sans équivoque: «No Way». Les demandeurs d'asile, quant à eux, ne sont pas admis en Australie durant le traitement de leur dossier, mais retenus dans des centres officiels répartis entre les archipels voisins.
Sachant qu'ils ne seront pas reçus à destination, les candidats au départ ne prennent plus le risque d'une traversée périlleuse
Les thuriféraires subventionnés de «l'ouverture» crieront sans doute à l'insensibilité la plus flagrante. Une fois encore, ils joueront du terrible souvenir des cadavres de Lampedusa pour accabler leurs contradicteurs d'une moraline ressassée. Or, la fermeté australienne parvient à concilier l'efficacité politique avec la préservation des vies humaines. Sachant qu'ils ne seront pas reçus à destination, les candidats au départ ne prennent plus le risque d'une traversée périlleuse - ruinant par ailleurs la sordide cohorte des «passeurs» dont notre politique inconsciente continue de faire la fortune au sud de la Méditerranée. Plus aucune disparition de «migrant» en mer n'a été constatée depuis les débuts de l'opération voici deux ans, tranchant radicalement avec les 1 200 morts dénombrés sur les six années précédentes. Dans le même temps, le flux des demandes d'asile a été tari de 25%.
Dépossédée de la maîtrise de son destin par des traités illégitimes, la France a perdu toute prise sur ses frontières
Le nom du programme australien est symptomatique: Sovereign Borders. Car il s'agit bien d'une question de souveraineté fondamentale. Dépossédée de la maîtrise de son destin par des traités illégitimes, la France a perdu toute prise sur ses frontières.
  un projet de référendum d'initiative populaire afin de rétablir les frontières nationales
C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui un projet de référendum d'initiative populaire afin de rétablir les frontières nationales. Le nom de notre pétition est symbolique: Stop Schengen. Car une politique à la mode australienne serait certainement condamnée par les juridictions supranationales qui nous étouffent. Il importe d'en tirer toutes les conséquences en sortant de l'espace Schengen. Dans une période de très forte inquiétude économique et identitaire, l'Etat doit jouer pleinement son rôle protecteur. Il en est capable: là où il y a une volonté, il y a un chemin.
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