€CALYPSE NEWS

mardi 1 septembre 2015

France: les migrants fuient un monde en guerre souvent par la faute des interventions occidentales (Le Monde)

I010915

18:10 -
". Une bonne partie de l’afflux de migrants actuels – réfugiés politiques ou économiques – vient de ce que les Américains appellent le Grand Moyen-Orient : de l’Afghanistan aux marches du Maghreb. C’est là un monde en guerre, plongé dans le chaos (souvent par la faute des interventions occidentales de ces dernières années) et qui mettra dix à quinze ans avant de se stabiliser" écrit Le Monde dans son Edito.

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L’Union européenne au défi de l’immigration

Edito du Monde, le 01 Septembre 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 01 Septembre 2015


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L’Allemagne donne l’exemple, et le bon exemple. Face à la poussée migratoire dont l’Europe est le théâtre, Angela Merkel a eu, lundi 31 août, les mots les plus justes. La chancelière a convoqué ce qui est au cœur de l’Union européenne – « les droits civils universels », selon ses mots – pour appeler à un sursaut commun de « solidarité », requis par une situation qui, pour être exceptionnelle, n’en va pas moins être durable.
 un monde en guerre, plongé dans le chaos souvent par la faute des interventions occidentales
Dans l’UE, tout se passe comme si ni les opinions ni nombre de gouvernants n’avaient encore pris la mesure du drame en cours. Une bonne partie de l’afflux de migrants actuels – réfugiés politiques ou économiques – vient de ce que les Américains appellent le Grand Moyen-Orient : de l’Afghanistan aux marches du Maghreb. C’est là un monde en guerre, plongé dans le chaos (souvent par la faute des interventions occidentales de ces dernières années) et qui mettra dix à quinze ans avant de se stabiliser.
  la zone la plus sûre, la plus riche et la plus proche : l’Europe
En attendant, les gens fuient – hommes, femmes, enfants. D’Afghanistan, d’Irak, de Syrie et d’ailleurs encore, ils partent, par milliers, chaque jour. Destination ? D’abord, les voisins les plus proches que sont le Liban, la Jordanie, la Turquie et qui, ensemble, accueillent plus des trois quarts des réfugiés. Ensuite, la zone la plus sûre, la plus riche et la plus proche : l’Europe.
  l’UE destination privilégiée pour d’élémentaires raisons géographiques et matérielles
N’eût-t-elle pas institué la libre circulation (les accords dits de Schengen) entre la plupart de ses membres que l’UE n’en serait pas moins la destination privilégiée de ces migrants. Pour d’élémentaires raisons géographiques et matérielles.
L’UE est maintenant en première ligne
L’UE aurait pu décider un effort massif, exceptionnel, d’aide aux réfugiés du Liban, de Jordanie ou de Turquie. Elle ne l’a pas fait. Elle est maintenant en première ligne. Elle doit s’organiser face à cette crise majeure et durable.
Schengen ne tiendra pas si l’Europe de l’Est ne prend pas sa part du fardeau
Mme Merkel, dont le pays est le plus généreux dans ce domaine, appelle les plus réticents d’entre ses membres, les nations d’Europe de l’Est, à faire preuve de solidarité. Polonais, Hongrois, Tchèques, Slovaques sont, avec les Allemands, parmi les plus attachés à Schengen. La libre circulation a assuré une partie de leur décollage économique. La chancelière menace : Schengen ne tiendra pas si l’Europe de l’Est ne prend pas sa part du fardeau.
Schengen doit être réformé
Mais Schengen doit être réformé. Les pays-frontières de l’UE que sont la Grèce, l’Italie, la Hongrie, tous débordés, ont moins besoin de leçons de morale que d’une aide conséquente pour créer dans l’urgence des centres d’accueil où opérer une première sélection entre candidats au statut de réfugié et migrant économique (souvent venus des Balkans).
  s’entendre sur une liste de pays dits « sûrs »
A terme, c’est dans les régions dites de départ – Grand Moyen-Orient et Afrique – que l’Europe devra se donner les moyens d’une politique migratoire commune. Cela suppose de s’entendre sur une liste de pays dits « sûrs », dont les ressortissants n’ont pas vocation au statut de réfugié politique ; d’unifier les législations sur le droit d’asile ; d’accepter une clé de répartition des migrants décidée en commun.
La vague migratoire ne s’arrêtera pas de sitôt
Tout cela n’a de sens qu’au niveau européen, dit-on, avec raison, à Berlin et à Paris. La vague migratoire ne s’arrêtera pas de sitôt. Ceux qui prétendent le contraire, et prônent le renfermement national, sont, quelles que soient leurs intentions, des vendeurs de dangereuses illusions. Dans vingt ans, l’UE sera jugée sur la politique d’immigration qu’elle décidera ou non de mettre aujourd’hui en œuvre aujourd’hui.
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