€CALYPSE NEWS

lundi 21 septembre 2015

Croatie: migrants, Zagreb est parvenue à désengorger son territoire

J210915

18:50 -
"En assumant de forcer la main à la Hongrie en raccompagnant les réfugiés de Tovarnik aux portes du pays voisin, la Croatie est parvenue à désengorger son territoire, comme le souhaitait le premier ministre, Zoran Milanovic, qui refusait que le pays ne devienne le « refuge des migrants »" rapporte Le Monde.

~~~~~~~~~~~~~~~~
Face à la crise des migrants, la difficile organisation des secours croates

Par Clément Martel (envoyé spécial en Croatie) pour Le Monde, le 21 Septembre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 21 Septembre 2015


___________***__________ 
« I don’t know. » Le ton est sans appel, et le chauffeur, moustache poivre et sel et lunettes noires, détourne son attention.
 Les chauffeurs, les policiers ou les migrants eux-mêmes, ne savent la destination de ce convoi
Debout devant son bus, il attend avec ses collègues le groupe de cinquante-deux migrants arrivés à Tovarnik, petite bourgade croate posée le long de la frontière avec la Serbie, sans savoir encore où il va les convoyer. Les véhicules ont été affrétés en urgence par le gouvernement croate en réponse à la situation. Les chauffeurs, pas plus que les policiers ou les migrants eux-mêmes, ne savent à cette heure-là la destination de ce convoi.
  les bonnes volontés sont légion dans le pays, mais l’information est rare
Depuis que la Croatie est devenue l’itinéraire bis de la route des migrants, après que la Hongrie a fermé sa frontière avec la Serbie, les bonnes volontés sont légion dans le pays, mais l’information est rare. Porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), Babar Baloch peut en attester.
  Problème : ils ne sont jamais venus, et nul n’a prévenu les organisateurs du camp
A Beli Manastir, après avoir vu débarquer les migrants en nombre dans la nuit de jeudi à vendredi, l’organisation de l’ONU et les autres ONG chargées du camp de cette ville aux confins des frontières croate, serbe et hongroise ont mis les bouchées doubles. Objectif : pouvoir accueillir plusieurs milliers de migrants dès samedi, après que la « première vague » des réfugiés de Beli Manastir a franchi la frontière hongroise. Problème : ils ne sont jamais venus, et nul n’a prévenu les organisateurs du camp.
 alors que la Croix-Rouge se préparait à accueillir quatre ou cinq mille réfugiés ils n’étaient que trente
Même son de cloche à Zagreb, où la Croix-Rouge croate a vu large pour s’assurer de faire face à la crise que rencontre le pays. Dans le sud de la capitale croate, plusieurs immenses hangars ont été investis et équipés de lits, douches, et tout ce qu’il faut pour assurer un maximum de confort aux réfugiés. Mais alors que la Croix-Rouge se préparait à accueillir quatre ou cinq mille réfugiés au cours du week-end, ils n’étaient que trente dimanche matin à avoir dormi sur place.
 un Syrien de 24 ans, explique avoir fui Tovarnik, car « les conditions étaient trop horribles »
Dans la grande majorité, des « échappés » du système, ayant préféré rejoindre la capitale par leurs propres moyens plutôt que d’attendre d’hypothétiques bus. Parmi eux, Ziyad Mardini, un Syrien de 24 ans, explique avoir fui Tovarnik, car « les conditions étaient trop horribles ». Il a préféré payer 500 euros pour faire conduire son petit groupe (six personnes) jusqu’à Zagreb.
  la Croatie est parvenue à désengorger son territoire
En assumant de forcer la main à la Hongrie en raccompagnant les réfugiés de Tovarnik aux portes du pays voisin, la Croatie est parvenue à désengorger son territoire, comme le souhaitait le premier ministre, Zoran Milanovic, qui refusait que le pays ne devienne le « refuge des migrants ».
 sur le terrain, nul ne parvient à avoir de vue d’ensemble de la situation
Mais les décisions politiques ont souvent été prises à l’insu des personnes travaillant sur le terrain. Bénévoles et ONG semblent former une chaîne où chacun des maillons ignore tout des autres. Et sur le terrain, nul ne parvient à avoir de vue d’ensemble de la situation. Chacun pare au plus pressé. Face à l’urgence, la porte-parole de la Croix-Rouge croate, Katarina Zoric, confie ne pas savoir exactement le nombre de camps déployés par son organisation dans le pays.
 « On ne nous dit rien »
Dimanche, le ciel gris et bas crache une fine pluie sur le village de Tovarnik. Difficile de croire qu’il y a deux jours à peine, les migrants tentaient de s’y abriter du soleil par tous les moyens. Ils laissent derrière eux les tentes leur ayant servi d’abris le temps d’une nuit et plusieurs bénévoles quelque peu déroutés pliant bagages. « On nous a dit de ranger, je crois qu’ils vont fermer le camp », témoigne, perplexe, Isabelle Modigall de l’ONG Save the Children, alors que ses camarades démontent la tente qui leur a servi de centre dans le camp. Derrière elle, des bénévoles de plusieurs organisations non gouvernementales s’inquiètent pour les stocks de nourriture qu’ils ont acheminée vers Tovarnik au cours des derniers jours. « On ne nous dit rien », déplore une jeune femme venue de Zagreb prêter main-forte à la cuisine du camp improvisé.
quarante-huit heures de répit aux réfugiés avant qu’ils ne quittent le pays
Où ont été emmenés les migrants de Tovarnik ? La réponse arrivera plus tard dans l’après-midi, se propageant de bénévole en bénévole. Environ 4 000 d’entre eux ont été envoyés dans un camp temporaire à Opatovac, à 15 kilomètres plus au nord, sur les rives du Danube. Selon le ministre de l’intérieur croate, Ranko Ostojic, ce nouveau camp vise à offrir trente-six à quarante-huit heures de répit aux réfugiés avant qu’ils ne quittent le pays.
  manque de réponse rapide de Zagreb
A Tovarnik, dimanche, une trentaine de travailleurs en combinaison étanche travaillaient déjà à effacer les traces laissées par ce soudain afflux de population. Les pieds dans la gadoue et une pince à déchets à la main, Ruza Veselcic Sijakovic, la maire de ce village de 1 500 âmes, explique comment les habitants de Tovarnik et du village voisin se sont retroussé les manches pour « aider face à cette catastrophe humanitaire ». Avouant « prendre les jours les uns après les autres », elle déplore le manque de réponse rapide de Zagreb quand, submergé par les vagues de réfugiés, Tovarnik a appelé à l’aide.
  « la Croatie ne [pouvait] gérer autant de migrants »
Dimanche soir, Zagreb comptabilisait 21 000 entrées sur son territoire en seulement cinq jours et en anticipait d’autres, des réfugiés continuant d’arriver de Grèce en Macédoine, puis en Serbie. En visite au nouveau camp d’Opatovac, le ministre de l’intérieur a expliqué lundi midi qu’il était compliqué de gérer l’arrivée de tant de personnes. S’attendant encore à au moins 2 000 migrants dans la journée à Tovarnik, il a appelé à ce que « le flux s’interrompe », répétant que « la Croatie ne [pouvait] gérer autant de migrants ».
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Brexit, Trump, migrants… le mondialisme est un peu dans la mouise et doit tempérer l’ardeur catalane prématurée

Un risque que les peuples d’Europe se réveillent « La Catalogne est le pays des banques et du politiquement correct. Peu avant les...