mardi 15 septembre 2015

Allemagne: Berlin favorable à des sanctions contre les pays quotaphobiques

E150915

10:30 -
"Nous devons parler de moyens de pression or les pays qui refusent la répartition par quotas « sont souvent des pays qui reçoivent beaucoup de fonds structurels européens et je trouve juste qu’ils reçoivent moins de moyens financiers de la part de l’Europe" a déclaré M. de Maizière, cité par Le Monde.

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Réfugiés : Berlin prêt à faire pression sur les pays opposés aux quotas 

Le Monde avec AFP, le 15 Septembre 2015 

Titre et inter-titre E Gaillot pour €calypse News, le 15 Septembre 2015 
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Au lendemain de l’échec d’une réunion européenne, Thomas de Maizière, le ministre de l’intérieur allemand, estime qu’il faudrait envisager des pressions sur les pays opposés aux quotas de répartition de réfugiés.
Nous devons parler de moyens de pression  
« Nous devons parler de moyens de pression », a déclaré M. de Maizière à la chaîne publique allemande ZDF, mardi 15 septembre, regrettant le « manque de solidarité d’une minorité ».
 Les pays qui refusent les quotas reçoivent beaucoup de fonds structurels
Les pays qui refusent la répartition par quotas « sont souvent des pays qui reçoivent beaucoup de fonds structurels » européens, a-t-il constaté.
 Je trouve juste qu’ils reçoivent moins de moyens financiers
« Je trouve aussi juste (...) qu’ils reçoivent moins de moyens » financiers de la part de l’Europe, a poursuivi M. de Maizière, disant approuver la proposition formulée en ce sens par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.


L’Allemagne, qui s’attend désormais à recevoir 800 000 à un million de demandeurs d’asile, selon les sources, a réintroduit dimanche des contrôles à ses frontières, suspendant de facto l’accord de libre circulation européen. « Nous ne voulons pas que [ces contrôles] soient une solution durable, mais ils ne sont pas non plus passagers », a prévenu M. de Maizière.

Lundi soir, les vingt-huit Etats membres de l’UE, réunis en urgence à Bruxelles, ne sont pas parvenus à un accord sur la répartition contraignante de 120 000 réfugiés.

Selon le ministre de l’intérieur français, Bernard Cazeneuve, « un certain nombre de pays ne veulent pas adhérer à ce processus de solidarité », parmi lesquels la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie.
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