mercredi 26 août 2015

Allemagne: crise des réfugiés, Merkel excite l'extrême droite pour assurer son quatrième mandat.

H260815

16:30 -
"Le gouvernement allemand a été très critiqué pour son manque d’empressement à se saisir du dossier. Silencieuse dans un premier temps, la chancellerie semble avoir désormais pris conscience de l’ampleur de la crise et Mme Merkel effectue enfin sa première visite dans un foyer de réfugiés sous les hués de membres de l'extrême droite" rapporte l'AFP.

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Merkel promet qu’il n’y aura « aucune tolérance » pour les actes xénophobes en Allemagne

Le Monde avec AFP, le 26 Août 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 26 Août 2015


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La chancelière allemande avait décidé de se rendre, mercredi 26 août, dans un foyer de réfugiés à Heidenau, dans la Saxe, pour dénoncer la série d’actes xénophobes visant ce lieu d’accueil et d’autres du même type ces derniers jours.
  agressions « abjectes » et « honteuses »

Huée à son arrivée par une centaine de personnes réunies à l’appel de l’extrême droite, Mme Merkel a ensuite pris la parole pour dire qu’il n’y aura « aucune tolérance » en Allemagne pour ceux qui se livrent à des agressions « abjectes » et « honteuses » et « qui remettent en cause la dignité d’autrui ». Le centre de Heidenau, près de la frontière avec la République tchèque, a été incendié au cours du week-end par une foule menée par des néo-nazis.
première visite de Mme Merkel dans un foyer de réfugiés
Il s’agit de la première visite de Mme Merkel dans un foyer de réfugiés depuis que la crise migratoire européenne s’est aggravé. Dans le même temps, le président Joachim Gauck a visité un centre d’accueil à Berlin pour remercier les bénévoles qui y travaillent.
manque d’empressement à se saisir du dossier
Le gouvernement allemand a été très critiqué pour son manque d’empressement à se saisir du dossier, alors que son pays s’attend à recevoir 800 000 demandes d’asile en 2015, soit quatre fois plus que l’an dernier. Un afflux composé en grande partie de personnes fuyant leur pays en guerre, comme la Syrie, l’Afghanistan ou l’Irak.
Ces arrivées massives ont cristallisé la tension dans le pays
Ces arrivées massives ont cristallisé la tension dans le pays. Dans la nuit de mardi à mercredi, des incidents plus ou moins graves ont été recensés dans l’est du pays, notamment à Leipzig. La veille, c’est un gymnase qui devait servir de local d’accueil pour une centaine de réfugiés à partir de septembre, près de Berlin, qui a été totalement détruit par les flammes.
la chancellerie semble avoir désormais pris conscience de l’ampleur de la crise
Silencieuse dans un premier temps, la chancellerie semble avoir désormais pris conscience de l’ampleur de la crise. Berlin a annoncé mardi avoir renoncé à renvoyer les Syriens vers leur pays d’entrée dans l’UE, une mesure discrètement mise en œuvre de longue date. Cette remise en cause des accord dits de Berlin est le « seul cas dont nous avons connaissance parmi les Etats membres », a commenté à Bruxelles la porte-parole de la Commission européenne, Natasha Bertaud, qui s’est félicitée d’un « acte de solidarité européenne ».

Jeudi, l’ensemble des pays de l’espace Schengen concernés doivent se réunir à Vienne. L’Autriche, très touchée par cet afflux migratoire, doit proposer lors du sommet un plan d’action en cinq points. Celui-ci prévoit d’intensifier la lutte contre les réseaux de passeurs, une répartition « plus équitable » des réfugiés entre les pays de l’UE, une coopération sécuritaire renforcée, une aide aux pays d’origine des migrants et une « stratégie d’asile à l’échelle européenne ».

La France et l’Allemagne, tout en demandant une politique européenne commune en matière d’accueil de migrants, ont critiqué l’Italie et la Grèce, leur reprochant de ne pas chercher à identifier les arrivants et permettant à nombre d’entre eux de poursuivre leur route pour déposer ailleurs leur demande d’asile.

Les accords de Dublin obligent en effet les demandeurs d’asile à déposer leur dossier dans le premier pays européen où ils ont été enregistrés. Dans un entretien au quotidien Corriere della Sera, le ministre des affaires étrangères italien, Paolo Gentiloni, a rejeté ces critiques et appelé à revenir sur ces accords. Il estime que « l’Italie fait ce qu’elle doit faire », et décrit son pays comme « un modèle positif au niveau international ». 
« L’Europe a besoin d’aller dans la direction exactement opposée à celle qui consiste à taper sur les pays situés sur sa frontière extérieure. (…) Cela peut sembler ambitieux, mais (…) c’est la seule voie possible. Les migrants arrivent en Europe, pas en Italie, en Grèce, en Allemagne ou en Hongrie. Au train où vont les choses, on risque de remettre Schengen en cause et de revenir aux anciennes frontières. »
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