16:50 - L'euro n'est pas mort. Ce n'est pas un scoop. Chacun peut le constater. L'euro se porte même très bien. Surtout depuis la dégradation de la note de plusieurs pays de la zone euro par S&P. La BCE a beaucoup de cash en stock. Les taux obligataires sont en chute libre. Même la Grèce évitera le défaut. La crise financière, quelle crise ?
S'il y a une crise, elle n'est pas financière. Les banques, les marchés et le monde de la finance en général se portent très bien. Alors, quand on parle de crise, de quoi parle-t-on ? Du déficit de notre balance commerciale, du chômage, de notre manque de compétitivité, du pouvoir d'achat, de notre dette, de nos déficits, etc. que l'on combat par des plans d'austérités qui font les affaires du monde de la finance.
En somme, la crise, c'est ce qui permet au monde de la finance de réussir. Quelque part, c'est logique. La crise, c'est ce qui permet aux financiers (et ceux qui les servent) de détourner les richesses à leurs profits au nom de l'austérité. Autrement dit, la crise, c'est le détournement de la richesse au profit d'une nouvelle oligarchie qui prétend gouverner le monde.
La crise ne serait donc rien d'autre qu'un changement de paradigme (un changement d'oligarchie). Rien de nouveau sous le soleil. Cette nouvelle oligarchie devra bien, un jour ou l'autre, assumer ses responsabilités, c'est à dire assumer le politique. Sans nous en rendre compte, ce qu'on appelle la crise est une révolution.
Historiquement parlant, une révolution est une substitution d'un pouvoir par un autre. Pas de problème sauf que nous, les peuples, devons mettre nos logiciels à jour et revoir d'urgence notre système politique et remplacer la démocratie par un autre type de régime qu'il reste à concevoir si nous voulons récupérer d'une façon civilisée la part de richesse qui nous revient.
Pour les Etats, le problème n'est pas celui de la dette qui devrait finir par être absorbée par l'inflation. Nous avons connu des guerres mondiales au siècle dernier qui nous ont coûté autrement plus cher que notre mode de vie soit-disant au dessus de nos moyens de ces dernières trente ou quarante années. Le problème n'est donc pas celui de la dette.
Le vrai problème est celui de l'austérité qui nous est imposée au nom de la réduction de la dette. Là est la véritable arnaque pour ne pas dire la folie suicidaire de notre époque. La dette est un problème seulement à cause des taux d'intérêts. C'est là-dessus qu'il faut se battre. C'est la dessus qu'un nouveau régime politique doit être fondé. Un régime qui établirait des règles limitant par la loi (donc par le vote) le montant de ces taux.
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