lundi, janvier 30, 2012

2012 : président Sarkozy courage ? Chiche !

20:40 - Je me rends à la DDTM de mon quartier pour un dossier d'archi. En attendant d'être reçu par le fonctionnaire qui doit tamponner mes papiers, je cause avec un autre fonctionnaire qui traîne dans le couloir et nous en arrivons, naturellement, à discuter de la campagne pour l'élection présidentielle française de 2012.

Et que me dit ce fonctionnaire ? Qu'il n'accepte pas les propositions socialistes de valider les mariages homosexuels et le vote des étrangers. Très bien. Comme quoi, tous les fonctionnaires ne sont pas hollandistes. Mais ce n'est pas tout.

Pour ce fonctionnaire, dont je ne fais, ici, que rapporter les propos, si Sarkozy veut faire preuve de courage, eh bien, il n'a qu'à proposer à Le Pen un poste de premier ministre puisque de toute façon, d'après ce fonctionnaire, tout va se jouer au second tour et que, sans les voix du FN, Sarkozy n'a aucune chance.

Je ne rapporte ici que les propos d'un fonctionnaire avec lequel j'ai de bonnes relations professionnelles. N'empêche, vis-à-vis de ce fonctionnaire, je ne suis qu'un petit client qui vient régulièrement se mettre à genoux aux pieds de la toute puissance de la fonction publique. Si ce fonctionnaire ose me parler en ces termes, c'est qu'il sait que dans son bureau, tout au moins, tout le monde est de son avis.

Qu'en conclure ? L'avis des fonctionnaires m'est d'une très grande importance car en France, c'est cet avis qui prime. Donc, si j'ai bien compris le sentiment de ce fonctionnaire de base et néanmoins essentiel au fonctionnement de notre administration (fonctionnement au sujet duquel je me suis déjà mainte fois prononcé dans le sens qu'ils ne servent non seulement à rien mais qu'ils sont nuisibles à notre épanouissement), si Sarkozy veut faire preuve de courage, il faut qu'il passe un accord électoral avec Le Pen.

A tout bien réfléchir, je suis d'accord avec ce fonctionnaire. Si Sarkozy veut faire preuve d'un certain courage politique, qu'il passe un accord électoral avec le FN.

Ceci étant dit, je maintien que le vrai courage politique, aujourd'hui, serait d'attaquer en justice les acteurs financiers et politiques qui nous ont plongés dans cette crise en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes, c'est à dire qui nous ont fourguer de la fausse monnaie pour nos crédits et nous demandent, maintenant, de rembourser avec du vrai argent, c'est à dire l'argent qui est le produit de notre travail.