15:00 - Comme nous le constatons, les débats entre les candidats réels ou supposés à l'élection présidentielle de 2012 portent surtout sur la réduction du déficit. Les candidats de gauche proposent d'augmenter les impôts et les taxes (avec Hollande, nous allons battre le record mondial des prélèvements obligatoires), les candidats de droite proposent de réduire les dépenses tout en augmentant certains impôts (1) (Sarkozy n'a pas encore dévoilé son plan).
Ce qu'ils ne nous disent pas, tous ces candidats, c'est l'origine de ce déficit. C'est pourtant là que réside toute leur manipulation. Cette manipulation a pour but de nous faire rembourser une dette virtuelle qui n'existe pourtant pas. Pour faire passer la pilule, ils nous disent que nous avons vécu au dessus de nos moyens.
Pourtant, d'où vient tout cet argent que les marchés privés nous ont prêté ? De rien. Cet argent est une création ex-nihilo. Les banques peuvent prêter plus de dix fois l'argent qu'elles ont réellement dans leur coffre et qui correspond, en gros, à nos dépôts. L'argent que les banques nous prêtent n'est qu'une écriture comptable, autrement dit, une fausse-monnaie.
Le manipulation est là : nous devons rembourser avec du vrai argent (celui que nous gagnons en travaillant) la fausse monnaie que nous a prêté le marché. Nous devons donc payer ce qui n'est rien d'autre qu'une bulle financière, une montagne d'argent qui n'est qu'un jeu d'écriture comptable mais n'existe en réalité pas.
Nos candidats ne débattent donc que de la manière de rembourser cette fausse monnaie sans jamais remettre en question ce système financier qui permet au marché de mettre en circulation toute cette fausse monnaie qui est la vraie cause de nos déficits, donc de notre dette.
Si le système financier n'avait pas eu la possibilité de fabriquer cette fausse monnaie, nous n'aurions jamais pu vivre au dessus de nos moyens et nous ne serions pas confrontés à la crise d'aujourd'hui.
C'est pourquoi je ne peux pas voter pour un quelconque candidat à cette élection présidentielle de 2012 car aucun d'entre eux ne remet ce système financier en cause. Taxer les transactions financières, limiter les bonus, etc. ne sont que des mesures marginales et électoralistes qui n'empêcheront en rien les marchés de continuer de nous vendre leur fausse monnaie.
Notes.
(1) " Vers une TVA à 21,2% (presse)"... Nicolas Sarkozy annoncera demain une hausse de 1,6 point de la TVA pour alléger les charges sociales et maintiendra le taux actuel de la CSG, écrit Le Monde aujourd'hui sur son site internet...
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