lundi, janvier 23, 2012

2012 : Hollande (contre la finance), combien de divisions ?

21:00 - Puisque les médias en parlent, je profite de l'occasion pour remettre en ligne mon projet de village solaire à hydrogène. Naturellement, aucun candidat à la présidentielle de 2012 n'y fait allusion et pour cause : ce projet remet complètement en cause les intérêts d'EDF et d'Aréva, c'est à dire les intérêts de l'oligarchie financière qui nous gouverne. Pourtant, cette technologie nous permettrait d'être 100% autonome du point de vue électricité pour la maison, du carburant pour la voiture et de l'eau potable. A vous de vous faire votre opinion et de voter, éventuellement, pour un candidat qui vous prend pour un con...



18:00 -
Hollande n'a jamais fait allusion au cas de la Grèce. Les négociations actuellement en cours pour sauver la Grèce sont pourtant au coeur de la crise. En effet, soit c'est la politique suicidaire actuellement imposée par le monde financier à la Grèce qui gagne, soit c'est une politique non-suicidaire impulsée par l'Europe (et financée par l'Allemagne) qui prend le dessus.

Autant dire que Hollande a botté en touche. Ce type n'a aucun courage, aucune stratégie, aucun plan pour nous sortir de la crise. Déclarer la guerre au monde financier sans commencer par s'engager sur le cas de la Grèce est une trahison. Ses partisans sont-ils capables de s'en rendre compte ? Certainement pas, pas plus, d'ailleurs, que la majorité des électeurs qui, en votant hollande ou Sarkozy, ne se rende pas compte qu'ils se condamnent eux-mêmes.

Pour sortir réellement de la crise, il faudrait que les peuples européens prennent conscience de la dictature financière dont ils sont victimes à cause de la complicité de nos responsables politiques, droite et gauche confondues. Cette dictature financière profite de l'absence d'un réel pouvoir démocratique européen capable de remettre à sa place cette nouvelle oligarchie. Cette remise en cause ne se produira malheureusement pas.

J'ai la sensation que nos candidats dits "éligibles" ne sont pas la solution mais le problème. En effet, si nous votons pour Sarko ou Hollande, nous nous retrouverons avec toujours les mêmes questions à savoir, de choisir entre telles ou telles mauvaises solutions qui ne règleront de toute façon jamais le problème. Je ne parle pas des autres candidats puisqu'ils ne sont pas dans la course.





14:00
- Hollande a promis au peuple de gauche qui ne demande qu'à y croire (2) qu'il ferait la guerre au monde de la finance. Il a même précisé qu'il déclarerait cette guerre dès son entrée à l'Elysée ce qui n'est certainement pas la meilleure tactique pour gagner au moins la première bataille, au contraire.


J'en conclue donc que le candidat socialiste vient, en fait, de confirmer son allégeance au monde de la finance car ses promesses sont totalement hors de sa portée : même avec les meilleures intentions du monde, le locataire de l'Elysée tout seul ne peut rien faire contre ce monde-là si cette guerre n'est pas menée au minimum par toute la zone euro.

Selon les premières analyses des médias (1), les propositions de Hollande diffèrent très peu des actions déjà entreprises par Sarkozy. La différence entre ces deux candidats ne portera donc pas sur la question essentielle du jour dont dépend tout le reste : comment sortir de la crise ?

Aucun candidat "de gouvernement" (c'est à dire éligible) n'a de réponse pour nous sortir de là. Notre sort dépend plus que jamais d'un rapport de forces qui nous échappent puisque le seul président qui pourrait, peut-être, avoir suffisamment de divisions pour faire la guerre au monde de la finance ne peut être qu'un président européen.

C'est pourquoi je réserve mon vote au candidat qui me convaincra de sa volonté d'imposer à nos partenaires européens l'obligation d'instaurer une vraie présidence européenne (3). Comme ce type de projet n'est pas dans l'air du temps et qu'il faut bien que les candidats se démarquent d'une manière ou d'une autre, attendons-nous à ce que Sarko entraine la France dans une nouvelle guerre... à la libyenne.

Notes.

(1) " Hollande et la finance : des mesures moins radicales que le slogan "... Comme François Mitterrand et sa tirade sur l'argent, François Hollande a trouvé une formule qui reste dans les esprits et ancre sa campagne à gauche. Pourtant, à y regarder de plus près, les propositions évoquées dimanche 22 janvier par le candidat pour combattre cet adversaire désigné ne sont pas des plus radicales. Voire ont été, pour certaines, portées par l'actuelle majorité et par Nicolas Sarkozy, ...

(2) "
Rassurés, les militants PS sont prêts à en découdre "... Parfois désarçonnés par les couacs des premiers mois de campagne de François Hollande, les sympathisants socialistes ont été galvanisés par sa prestation dimanche.

(3) "
François Hollande met l’accent sur la croissance et la réindustrialisation "... M. Hollande a d'abord affirmé la nécessité d'un soutien de la croissance au niveau européen, via notamment "la coordination des politiques économiques, des projets industriels, la relance de grands travaux dans le domaine de l'énergie"... (ndlr : ce qui ne peut s'envisager sans une vraie présidence européenne)