18:00 - Il y a des choses qu'il ne m'est pas possible d'accepter de la part des médias MSM. Ainsi, aujourd'hui, nous pouvons constater une euphorie boursière dont on (les médias MSM) nous dit qu'elle est le résultat de l'intervention des banques centrales (sous-entendu, les banques centrales européennes sans que l'on sache exactement de quelles banques centrales il s'agit... on nous dit qu'il s'agit des banques centrales du G7...) qui auraient racheté de la dette dite souveraine. La question à se poser est de savoir pourquoi ces mystérieuses banques centrales (jusqu'à présent on ne parlait que la BCE) ont attendu aujourd'hui pour intervenir ?
La réalité est la suivante : ces mystérieuses banques centrales sont intervenues aujourd'hui parce qu'elles ont enfin trouvé des dollars (2) à emprunter à la BNS (1) (Banque Nationale Suisse). Et pourquoi à la BNS ? Tout simplement parce que plus personne, à commencer par la FED, ne veut prêter des dollars aux banques centrales européennes par peur de ne pas être rembourser avant l'effondrement du Système. J'ignore pourquoi la BNS a ouvert, aujourd'hui, son robinet à dollars... mais le fait est là. C'est donc, en réalité, la BNS qui a sauvé, pour quelques heures, les banques centrales européennes.
Tout cela n'est donc que du bluff (6), une ultime bouffée d'oxygène avant la noyade. Cette histoire veut tout simplement dire que nos banques centrales sont tellement pourries qu'elles sont incapables de trouver les dollars dont elles ont besoin pour faire leur business (7). A partir de là, faut-il être un devin ou un prophète (5) pour prévoir l'effondrement imminent de notre système financier ? Les faits - au-delà des commentaires mensongers des médias MSM - montrent que cet effondrement est déjà là, sous nos yeux. C'est pourquoi je peux annoncer que, du jour au lendemain, et probablement avant la fin de l'année ou juste à la rentrée 2012 (4), nous allons nous retrouver sans argent parce que tout le système bancaire va fermer, c'est à dire que les guichets des banques vont fermer.Sans guichets, vous faites comment pour survivre ?
Certes, il y a des tonnes de problèmes dans le monde mais ces problèmes ne sont rien à comparer de celui de la fermeture de nos guichets bancaires car là, nous allons nous retrouver, en moins de trois jours, à l'âge de pierre. Etes-vous prêts à défendre votre peau à coup de massue ? Je ne le crois pas. Eh bien, tirez-en vous-mêmes la conclusion : que ferez-vous lorsque vous serez confrontés à des bandes de sauvages qui auront toutes libertés pour agir selon leurs intérêts et surtout leurs pulsions alors que vous êtes désarmés et qu'aucun service de sécurité ne viendra vous secourir parce que les gens constituant ces forces de sécurité seront eux-mêmes victimes de la fermeture des guichets et constitueront eux-mêmes des bandes de sauvages ?
J'insiste : la principale conséquence de la crise financière sera une crise bancaire c'est à dire la fermeture des guichets. Sans guichets, nous sommes (presque) tous morts... en moins de trois jours. Et sachez aussi ceci : vos pires ennemis seront vos plus proches ! Ce sont vos plus proches qui commenceront par vous arnaquer puis vous trucider parce que ce sont vos plus proches qui savent le mieux ce qu'ils peuvent vous extorquer et ce sont vos plus proches contre lesquels vous hésiterez le plus à vous défendre.
La fermeture des guichets bancaires peut être décidée du jour au lendemain. De mon point de vue, l'effondrement de notre système bancaire va se traduire concrètement par cette fermeture des guichets bancaires. Pour que cette fermeture survienne, il faut naturellement un concours de circonstances exceptionnelles or, je pense que ce concours de circonstances exceptionnelles à toutes les chances de survenir brutalement car il y a trop longtemps que nos autorités bidouillent le Système pour gagner du temps. Par exemple, il suffirait d'un bug informatique bancaire pour que cela arrive comme cela arrive déjà si souvent avec telle ou telle banque. Il suffirait que, pour une raison ou une autre, moins de 10% de la population décide de retirer son argent des banques pour que tout le Système explose. Est-ce impensable ?
Le Système bancaire tiendra tant que les gens n'iront pas retirer leur argent en dépôt c'est à dire tant que les banques ne seront pas obligées de reconnaitre qu'elles n'ont plus d'argent en réserve ce qui est pourtant le cas comme vient de le démontrer ce qui s'est passé aujourd'hui avec les réserves en dollars : si la BNS n'avait pas ouvert le robinet des dollars, le Système se serait écroulé aujourd'hui même. Ce n'est que partie remise.
Pendant ce temps-là, Sarko et Merkel continuent leur petit jeu. Sarko veut la planche à billet (8), Merkel veut la rigueur (3). Faux débat. Ni la planche à billet ni la rigueur ne nous sortira de la crise. Pour sortir de la crise, il faut trois choses : un moratoire sur toutes les dettes, de la croissance à deux chiffres et la remise en question du Système financier actuel. Autant dire que cela est impossible volontairement. Il faudra que l'Histoire s'en mêle et quand l'Histoire se mêle des affaires des hommes, le sang gicle sur les murs...
Notes.
(1) " Merci les petits Suisses !"... Les 300 millions de barbares ignares disent un grand merci aux 7,7 millions de petits Suisses qui leur proposent généreusement de leur fournir des dollars (US$) pour que leurs banques ne tombent pas en défaut de paiement en cette devise, cliquer ici pour lire le document en français.... (ndlr : je fais un effort pour citer mes sources... même si je sais que ça ne sert à rien).
(2) " Crise : les banques centrales du G7 s'unissent "... En clair, l'action concertée des banques centrales du G7 est surtout destinée à éviter une paralysie du marché interbancaire en dollars...
(3) " Crise de l'euro : Merkozy, c'est fini "... Les positions des deux dirigeants sont irréconciliables. Il faudra bien pourtant trouver une solution avant le prochain sommet...
(4) " La zone euro passera-t-elle Noël? "... Jacques Attali posait ainsi la question de l'éclatement de la zone euro dans 20 minutes. Mais il n'est pas le seul à envisager la catastrophe. L'Expansion.com examine les raisons d'être pessimiste... ou au contraire optimiste...
(5) " Paul Jorion le « prophète » contre les sceptiques de France Culture "... Les auditeurs de la matinale de France Culture ont eu droit, ce mercredi, à un moment de radio réussi, un échange musclé sur un sujet majeur. D'un côté, Paul Jorion, l'anthropologue, économiste et blogueur, l'« homme-qui-avait-prédit-la-crise » ; de l'autre, Brice Couturier, chroniqueur maison, sceptique et goguenard conformiste devant l'éternel...
(6) " € délires et réalités "... Contrairement à ce qui est triomphalement annoncé par tous les journaleux et bonimenteurs, l’action concertée des grandes banques centrales n’a rien résolu comme le montre l’évolution des rendements des bons des Trésors de l’€URSS qui sont restés très hauts, surtout en Grèce : 32 % pour le 10 ans en fin de séance européenne et… 313 % pour le 1 an !!!...
(7) " Trois raisons de s'inquiéter de l'action des banques centrales "... Cette décision surprise témoigne des graves difficultés qu'éprouvent les banques européennes à se refinancer...
(8) " La BCE a lâché du lest, pas Angela Merkel"... Dans le bras de fer qui oppose l'Allemagne au reste de l'eurozone, la chancelière ne veut rien savoir...
En fait il n’y a pas 99% d’indignés, mais 98% de résignés et 1% d’indignés. « We are the other 1% ».
mercredi, novembre 30, 2011
mardi, novembre 29, 2011
19:00 - D'après la météo, nous profitons des derniers jours encore relativement cléments pour la saison de cette funeste année 2011. Nous serons en hiver dans un vingtaine de jours, le 21 décembre précisément. Que serons-nous devenus ce jour-là ?
Au rythme où va la crise, il me semble bien difficile de le savoir. Aurons-nous de l'électricité dans nos foyers ? Aurons-nous encore une monnaie pour aller faire nos achats ? Je n'en suis pas certain. Sans parler d'éventuelles catastrophes naturelles et/ou nucléaires, voire d'une vraie troisième guerre mondiale.
Suite à un commentaire récent d'un de mes honorables lecteurs, je confirme que j'ai décidé de ne plus sourcer mes posts. Non seulement parce que c'est beaucoup trop de travail mais aussi parce que cela ne sert plus à rien puisque ces sources ne sont que des rumeurs aussitôt démenties.
Ce qui me motive davantage est de prendre du recul et d'observer l'évolution globale de la situation. Il y a quelques mois, nous en étions à la question de la Grèce. Qui en parle encore aujourd'hui ? Puis, ce fut l'Italie dont on a parlé pendant quelques jours. Maintenant, c'est l'ensemble de la zone euro qui est attaqué.
Nos responsables politiques n'ont aucune réponse à la crise. Alors, pourquoi s'intéresser à telle ou telle déclaration ? C'est devenu inutile. L'heure de l'effondrement de notre civilisation a sonné. Cet effondrement ne s'analyse pas, il s'observe, tout simplement.
Vous ne voyez pas comment notre civilisation s'effondre sous nos yeux ? Quels types de commentaires y a-t-il à faire ? Tout s'écroule, un point c'est tout. Que la France perde son triple AAA dans quinze jours ou dans un mois, qu'est-ce que ça change ? Que le FMI injecte 400 ou 600 milliards de dollars pour sauver l'Italie, vous pensez que ça va changer quelque chose ? Que la BCE rachète ou pas de la dette souveraine, vous croyez que ça va sauver l'Euro ? Que Merkozy décide de créer une Europe à deux vitesses, vous pensez que les marchés vont s'en contenter ?
Les marchés nous ont prêté des milliers de milliards de dollars et d'euros. Les marchés savent que notre Système s'effondre. Ils veulent donc récupérer leur mise avant qu'il ne soit trop tard. C'est stupide, c'est du suicide, mais c'est comme ça. Les marchés ne font pas de politique. Ils font du business.
Quant aux politiques, ils jouent leurs petites musiques jusqu'au bout. Que voulez-vous qu'ils fassent d'autre ? Pendant ce temps-là, ceux qui ont les moyens s'évacuent corps et biens comme ils peuvent et surtout le plus discrètement possible.
Et puis, il y a tout ceux qui ne peuvent rien faire et qui n'ont de toute façon pas grand chose à sauver et se contentent donc de survivre comme ils peuvent jusqu'à la dernière minute. C'est la prévision de cette dernière minute qui présente encore, à mes yeux, un relatif intérêt.
Au rythme où va la crise, il me semble bien difficile de le savoir. Aurons-nous de l'électricité dans nos foyers ? Aurons-nous encore une monnaie pour aller faire nos achats ? Je n'en suis pas certain. Sans parler d'éventuelles catastrophes naturelles et/ou nucléaires, voire d'une vraie troisième guerre mondiale.
Suite à un commentaire récent d'un de mes honorables lecteurs, je confirme que j'ai décidé de ne plus sourcer mes posts. Non seulement parce que c'est beaucoup trop de travail mais aussi parce que cela ne sert plus à rien puisque ces sources ne sont que des rumeurs aussitôt démenties.
Ce qui me motive davantage est de prendre du recul et d'observer l'évolution globale de la situation. Il y a quelques mois, nous en étions à la question de la Grèce. Qui en parle encore aujourd'hui ? Puis, ce fut l'Italie dont on a parlé pendant quelques jours. Maintenant, c'est l'ensemble de la zone euro qui est attaqué.
Nos responsables politiques n'ont aucune réponse à la crise. Alors, pourquoi s'intéresser à telle ou telle déclaration ? C'est devenu inutile. L'heure de l'effondrement de notre civilisation a sonné. Cet effondrement ne s'analyse pas, il s'observe, tout simplement.
Vous ne voyez pas comment notre civilisation s'effondre sous nos yeux ? Quels types de commentaires y a-t-il à faire ? Tout s'écroule, un point c'est tout. Que la France perde son triple AAA dans quinze jours ou dans un mois, qu'est-ce que ça change ? Que le FMI injecte 400 ou 600 milliards de dollars pour sauver l'Italie, vous pensez que ça va changer quelque chose ? Que la BCE rachète ou pas de la dette souveraine, vous croyez que ça va sauver l'Euro ? Que Merkozy décide de créer une Europe à deux vitesses, vous pensez que les marchés vont s'en contenter ?
Les marchés nous ont prêté des milliers de milliards de dollars et d'euros. Les marchés savent que notre Système s'effondre. Ils veulent donc récupérer leur mise avant qu'il ne soit trop tard. C'est stupide, c'est du suicide, mais c'est comme ça. Les marchés ne font pas de politique. Ils font du business.
Quant aux politiques, ils jouent leurs petites musiques jusqu'au bout. Que voulez-vous qu'ils fassent d'autre ? Pendant ce temps-là, ceux qui ont les moyens s'évacuent corps et biens comme ils peuvent et surtout le plus discrètement possible.
Et puis, il y a tout ceux qui ne peuvent rien faire et qui n'ont de toute façon pas grand chose à sauver et se contentent donc de survivre comme ils peuvent jusqu'à la dernière minute. C'est la prévision de cette dernière minute qui présente encore, à mes yeux, un relatif intérêt.
lundi, novembre 28, 2011
19:30 - Etes-vous prêts à manger de l'herbe, des racines et des feuilles d'arbre ? Au début des années 80, j'ai été envoyé au Mozambique pour une mission humanitaire consistant à concevoir et réaliser des hôpitaux pour les handicapés de la guerre civile. Une fois débarqué dans le pays, j'ai pris un taxi pour rejoindre mon lieu de résidence. J'ai traversé des zones interminables de bidonvilles qui été totalement propres de détritus et autre poubelles. Sur le moment, je n'ai pas compris. C'est seulement quelques jours plus tard que je me suis rendu compte que ces bidonvilles étaient parfaitement propres tout simplement parce que les habitants n'avaient rien à jeter. Se nourrissant exclusivement d'herbes, de racines et de feuilles d'arbres, il n'y avait aucun déchet.
Voilà ce qui nous attends. Certes, du point de vue écologiste, c'est génial mais je ne suis pas convaincu que nos concitoyens apprécient ce genre de situation. C'est pourtant vers ce genre de situation que nous entraine la crise financière européenne.
Qu'on me comprenne bien : la situation financière de l'Europe est telle que d'ici quelques semaines, voire avant, nous allons subir une crise bancaire qui va se traduire par la fermeture des guichets bancaires : plus moyen de tirer de l'argent liquide aux distributeurs de billets de banques, plus de salaires, plus moyen de payer les factures par chèques ou par virements, etc... Autrement dit, nous allons nous retrouver, du jour au lendemain, sans argent.
Il ne faudra pas plus de trois jours pour que notre pays plonge dans la pire sauvagerie. Des hordes de sauvages à la recherche de nourriture n'hésiteront devant rien pour survivre. Voilà ce qui nous attend... grâce à la trahison de nos responsables politiques qui, pour des raisons électoralistes conformes à nos régimes démocratiques, nous ont plongés dans une dette que nous sommes maintenant incapables de rembourser.
Il est inutile et stupide d'espérer sortir de la crise financière par de quelconques manipulations ou traficotages. Les jeux sont faits. La question n'est pas de savoir si mais quand... nous allons plonger dans l'âge de pierre. L'avenir qui nous est réservé est tellement horrible que je suis incapable de vous en donner une image car cet avenir est humainement inconcevable sauf à dire que cela ressemblera, en pire, aux camps de la mort nazis mais à l'échelle planétaire.
Certes, je conçois que cela ne soit pas crédible et pourtant, il suffirait que les banques ferment leurs guichets pour que nous plongions en quelques jours dans ce type d'enfer. Toute l'actualité montre qu'en Europe pour commencer, les banques vont être obligées de fermer leurs guichets car elles vont toutes être en faillite. A chacun, ensuite, d'imaginer les conséquences d'une telle situation. Imaginez que, du jour au lendemain, vous ne puissiez plus retirer du liquide aux distributeurs de billets de banque. Imaginez que du jour au lendemain, vous ne puissiez plus payer vos achats via votre carte bancaire, ni toucher votre salaire, ni votre pension de retraite, etc...
Ce qu'on appelle une crise bancaire n'est rien d'autre que cela : du jour au lendemain, nous nous retrouvons sans argent. Ce que j'essaye de faire passer sur ce blog, ce ne sont pas des analyses économiques complexes auxquels personnes ne peut rien comprendre mais la traduction concrète des effets de cette crise financière. La faillite de notre système bancaire dont on nous parle quotidiennement signifie la fermeture des guichets de nos banques. Pas besoin d'une troisième guerre mondiale, même nucléaire, pour nous plonger en quelques jours à l'âge de pierre. C'est ce que presque personne ne semble pouvoir concevoir...
Imaginez... Vous vous levez un matin pour emmener vos gosses à l'école et vous prévoyez d'aller faire vos courses avant de rentrer chez vous. Vous garez votre voiture sur le parking, vous glissez votre pièce de un euro pour décrocher un cadi et vous rentrer dans votre centre commercial habituel. Il est environ 9h30. En rentrant dans le magasin, vous constatez qu'il y a déjà beaucoup de monde aux caisses mais vous n'y faites pas plus attention que ça et vous entrez avec votre cadi dans la grande surface. Vous faites le plein et vous vous dirigez vers les caisses. Vous constatez que les files sont anormalement longues vue l'heure qu'il est. Avec patience, vous choisissez la file qui vous semble la plus courte. Au bout d'un quart d'heure, vous constatez que rien n'avance. Ceux qui sont devant vous commence à râler. Les caissières expliquent patiemment qu'elles ne peuvent pas se faire payer par cartes bancaires ni par chèque mais qu'elles n'acceptent que le liquide. Vous sortez votre porte-monnaie pour estimer si vous pouvez payer en liquide car vous n'avez encore rien compris à ce qui se passe : la grande surface n'accepte plus les paiements par carte-bancaires ni par chèques. Vous constatez que vous n'avez pas assez de liquide dans votre porte-monnaie pour payer votre cadi. Que faites-vous ? Vous découvrez alors que plusieurs cadis plein à craquer trainent déjà autour des caisses, abandonnés par les clients qui vous précèdent. Vous commencez à vous interroger : que se passe-t-il ? Trop tard. Vous êtes pris au piège. Vous ne pouvez plus passer à la caisse avec votre cadi car vous n'avez pas assez de liquide pour payer. Vous faites comme tout le monde : vous abandonnez votre cadi devant la caisse et vous sortez pour reprendre votre voiture et rentrer chez vous.
L'heure à tournée. Vous devez déjà repartir avec votre voiture pour aller chercher vos gosses à l'école pour le déjeuner. Vous ramenez tout le monde à la maison et vous préparez un repas à base de pattes et de fromage. Très bien. Vous ramenez vos gosses à l'école pour l'après midi et vous retournez à la grande surface. En arrivant sur le parking, vous constatez qu'il y a beaucoup de monde à l'entrée du magasin, des gens qui ne sont à priori pas contents. Vous prenez tout de même un cadi et vous vous dirigez vers l'entrée. Là, impossible de rentrée car un cordon de CRS bloque l'entrée. Sans chercher à comprendre, vous laisser votre cadi sur place et vous décidez de vous rendre à une autre grande surface. Arrivé à l'entrée du parking, vous constatez que l'entrée du parking est bloquée par des chaines. Vous ne pouvez même pas vous garer dans le parking. A ce moment-là, vous commencez vraiment à vous affoler. Vous téléphonez à votre mari (en général, ce sont les femmes qui font les courses) et vous lui expliquez la situation. Pas de chance, votre mari n'est pas joignable. Vous décidez de vous rendre à une boutique en ville car vous devez absolument acheter à manger pour faire diner vos gosses. Pas de chance, les accès au centre ville sont bloqués par les flics. C'est à peine si vous pouvez faire demi-tour. A ce moment-là, vous vous rendez-compte que vous n'avez presque plus d'essence dans le réservoir de votre voiture. Vous vous rendez aussitôt à votre station service habituelle. Mais arrivée à la station vous constatez qu'elle est fermée. Là, vous commencez vraiment à vous affoler. C'est déjà l'heure d'aller chercher vos gosses à la sortie de l'école. Vous arrivez à les récupérer et vous rentrez chez vous. Vos gosses vous disent alors qu'il n'y a pas d'école le lendemain, ni après demain, ni jusqu'à nouvel ordre. Ainsi, vous vous retrouvez chez vous, avec vos gosses, sans provision, sans essence, et sans comprendre ce qu'il vous arrive.
Voilà comment les Français vont découvrir la réalité de la crise de l'Euro... car il ne faut pas compter sur les médias MSM (médias mainstream) pour les informer correctement de la gravité et des conséquences de cette crise. Vers les 20 H, Monsieur rentre de son bureau. Monsieur est particulièrement fâché car il n'a pas pu acheter son paquet de cigarette avant de prendre son TER régional. Engueulade. Vous préparez un plat de spaghetti pour tout le monde avec une mauvaise sauce tomate italienne. Les gosses ne sont pas contents. Le mari n'est pas content. Vous n'êtes pas contente. Et alors ?
Le lendemain matin, les gosses ne vont pas à l'école et le mari ne va pas à son bureau. Vous vous retrouvez tous à la maison. Que faire ? Vous écoutez la radio pour apprendre que, suite à la crise bancaire, tous les guichets sont fermés et que toutes les opérations bancaires sont suspendues pour un temps indéterminé. Vous écoutez le ministre des finance, notre fameux Baroin, déclarer qu'il ne faut pas s'affoler et que les choses vont rentrer dans l'ordre dans la journée car une réunion au sommet entre Sarko et Merkel est prévue dans l'après midi pour débloquer la situation.
Vous occupez vos gosses comme vous pouvez pendant que votre mari fait semblant de téléphoner à son bureau et à ses clients pour essayer de savoir ce qu'il se passe. En vain. Toutes les communications téléphoniques et l'internet sont coupées. Impossibles de savoir ce qu'il se passe. Vous écoutez la radio et la télévision. Les responsables politiques défilent à l'antenne pour tenter de rassurer le peuple français sans pour autant annoncer un retour à la normal. Donc, vous êtes là, privées de téléphone et d'internet, donc sans contact avec vos relations habituelles. Que faire ? Vous n'avez même plus assez d'essence pour aller chez vos amis les plus proches. Dans l'après midi, votre mari pète les plombs. C'est normal, les mecs sont plus fragiles que les gonzesses. Et nous ne sommes qu'au premier jour de la crise. Qu'est-ce que cela va être dans deux ou trois jours ?
Eh bien c'est facile à deviner : au bout de deux ou trois jours de cette crise, vous n'aurez plus d'électricité, donc plus d'eau, plus de chauffage, plus de chiotte, plus de lumière, plus de télévision, plus de téléphone, plus d'internet, donc plus rien. Qu'allez-vous faire ? Vous décidez à contre coeur d'aller rendre visite à vos voisins, que vous ne supportez pourtant pas mais... Vos voisins sont dans la même situation que vous : ils n'ont plus rien, et eux ont en plus des chiens et recevaient de la famille. C'est le bordel complet. Vous rentrez en vitesse chez vous.
Sur le chemin du retour, sur les 50 mètres qui vous séparent de votre voisin de résidence le plus proche, vous croisez une bande de jeunes qui vous menace. Vous essayez de vous échapper en empruntant une allée piétonne mais vous êtes poursuivie. Vous débouchez sur une route nationale et vous alertez une voiture de police qui passe là par hasard. La voiture ne s'arrête pas. Vous décidez alors de vous planquer dans un champ pour essayer d'échapper à un groupe de sauvages qui vous poursuit. Vous tombez dans un fossé rempli d'eau. Vous attendez. Après quelques minutes, vous remontez sur la route pour rejoindre votre maison. Vous découvrez alors qu'elle a été complètement vidée et qu'il n'y a plus personne, ni gosses, ni mari, ni chien, ni rien. Que faites-vous ?
Voilà ce qui nous attend. Un seul média vous prévient-il de ce que vous allez subir dans les jours qui viennent ? Non. Jusqu'à la dernière minute, vos médias vont vous abreuver de rumeurs sans vous expliquer réellement ce qu'il se passe. Pourtant, même à partir de ces rumeurs, il n'est pas difficile de comprendre que nous sommes à la veille d'un plongeon dans l'âge de pierre, si ce n'est pire. Imaginez seulement votre situation le jour où les guichets bancaires seront fermés ? Or, cela peut arriver du jour au lendemain...
Voilà ce qui nous attends. Certes, du point de vue écologiste, c'est génial mais je ne suis pas convaincu que nos concitoyens apprécient ce genre de situation. C'est pourtant vers ce genre de situation que nous entraine la crise financière européenne.
Qu'on me comprenne bien : la situation financière de l'Europe est telle que d'ici quelques semaines, voire avant, nous allons subir une crise bancaire qui va se traduire par la fermeture des guichets bancaires : plus moyen de tirer de l'argent liquide aux distributeurs de billets de banques, plus de salaires, plus moyen de payer les factures par chèques ou par virements, etc... Autrement dit, nous allons nous retrouver, du jour au lendemain, sans argent.
Il ne faudra pas plus de trois jours pour que notre pays plonge dans la pire sauvagerie. Des hordes de sauvages à la recherche de nourriture n'hésiteront devant rien pour survivre. Voilà ce qui nous attend... grâce à la trahison de nos responsables politiques qui, pour des raisons électoralistes conformes à nos régimes démocratiques, nous ont plongés dans une dette que nous sommes maintenant incapables de rembourser.
Il est inutile et stupide d'espérer sortir de la crise financière par de quelconques manipulations ou traficotages. Les jeux sont faits. La question n'est pas de savoir si mais quand... nous allons plonger dans l'âge de pierre. L'avenir qui nous est réservé est tellement horrible que je suis incapable de vous en donner une image car cet avenir est humainement inconcevable sauf à dire que cela ressemblera, en pire, aux camps de la mort nazis mais à l'échelle planétaire.
Certes, je conçois que cela ne soit pas crédible et pourtant, il suffirait que les banques ferment leurs guichets pour que nous plongions en quelques jours dans ce type d'enfer. Toute l'actualité montre qu'en Europe pour commencer, les banques vont être obligées de fermer leurs guichets car elles vont toutes être en faillite. A chacun, ensuite, d'imaginer les conséquences d'une telle situation. Imaginez que, du jour au lendemain, vous ne puissiez plus retirer du liquide aux distributeurs de billets de banque. Imaginez que du jour au lendemain, vous ne puissiez plus payer vos achats via votre carte bancaire, ni toucher votre salaire, ni votre pension de retraite, etc...
Ce qu'on appelle une crise bancaire n'est rien d'autre que cela : du jour au lendemain, nous nous retrouvons sans argent. Ce que j'essaye de faire passer sur ce blog, ce ne sont pas des analyses économiques complexes auxquels personnes ne peut rien comprendre mais la traduction concrète des effets de cette crise financière. La faillite de notre système bancaire dont on nous parle quotidiennement signifie la fermeture des guichets de nos banques. Pas besoin d'une troisième guerre mondiale, même nucléaire, pour nous plonger en quelques jours à l'âge de pierre. C'est ce que presque personne ne semble pouvoir concevoir...
Imaginez... Vous vous levez un matin pour emmener vos gosses à l'école et vous prévoyez d'aller faire vos courses avant de rentrer chez vous. Vous garez votre voiture sur le parking, vous glissez votre pièce de un euro pour décrocher un cadi et vous rentrer dans votre centre commercial habituel. Il est environ 9h30. En rentrant dans le magasin, vous constatez qu'il y a déjà beaucoup de monde aux caisses mais vous n'y faites pas plus attention que ça et vous entrez avec votre cadi dans la grande surface. Vous faites le plein et vous vous dirigez vers les caisses. Vous constatez que les files sont anormalement longues vue l'heure qu'il est. Avec patience, vous choisissez la file qui vous semble la plus courte. Au bout d'un quart d'heure, vous constatez que rien n'avance. Ceux qui sont devant vous commence à râler. Les caissières expliquent patiemment qu'elles ne peuvent pas se faire payer par cartes bancaires ni par chèque mais qu'elles n'acceptent que le liquide. Vous sortez votre porte-monnaie pour estimer si vous pouvez payer en liquide car vous n'avez encore rien compris à ce qui se passe : la grande surface n'accepte plus les paiements par carte-bancaires ni par chèques. Vous constatez que vous n'avez pas assez de liquide dans votre porte-monnaie pour payer votre cadi. Que faites-vous ? Vous découvrez alors que plusieurs cadis plein à craquer trainent déjà autour des caisses, abandonnés par les clients qui vous précèdent. Vous commencez à vous interroger : que se passe-t-il ? Trop tard. Vous êtes pris au piège. Vous ne pouvez plus passer à la caisse avec votre cadi car vous n'avez pas assez de liquide pour payer. Vous faites comme tout le monde : vous abandonnez votre cadi devant la caisse et vous sortez pour reprendre votre voiture et rentrer chez vous.
L'heure à tournée. Vous devez déjà repartir avec votre voiture pour aller chercher vos gosses à l'école pour le déjeuner. Vous ramenez tout le monde à la maison et vous préparez un repas à base de pattes et de fromage. Très bien. Vous ramenez vos gosses à l'école pour l'après midi et vous retournez à la grande surface. En arrivant sur le parking, vous constatez qu'il y a beaucoup de monde à l'entrée du magasin, des gens qui ne sont à priori pas contents. Vous prenez tout de même un cadi et vous vous dirigez vers l'entrée. Là, impossible de rentrée car un cordon de CRS bloque l'entrée. Sans chercher à comprendre, vous laisser votre cadi sur place et vous décidez de vous rendre à une autre grande surface. Arrivé à l'entrée du parking, vous constatez que l'entrée du parking est bloquée par des chaines. Vous ne pouvez même pas vous garer dans le parking. A ce moment-là, vous commencez vraiment à vous affoler. Vous téléphonez à votre mari (en général, ce sont les femmes qui font les courses) et vous lui expliquez la situation. Pas de chance, votre mari n'est pas joignable. Vous décidez de vous rendre à une boutique en ville car vous devez absolument acheter à manger pour faire diner vos gosses. Pas de chance, les accès au centre ville sont bloqués par les flics. C'est à peine si vous pouvez faire demi-tour. A ce moment-là, vous vous rendez-compte que vous n'avez presque plus d'essence dans le réservoir de votre voiture. Vous vous rendez aussitôt à votre station service habituelle. Mais arrivée à la station vous constatez qu'elle est fermée. Là, vous commencez vraiment à vous affoler. C'est déjà l'heure d'aller chercher vos gosses à la sortie de l'école. Vous arrivez à les récupérer et vous rentrez chez vous. Vos gosses vous disent alors qu'il n'y a pas d'école le lendemain, ni après demain, ni jusqu'à nouvel ordre. Ainsi, vous vous retrouvez chez vous, avec vos gosses, sans provision, sans essence, et sans comprendre ce qu'il vous arrive.
Voilà comment les Français vont découvrir la réalité de la crise de l'Euro... car il ne faut pas compter sur les médias MSM (médias mainstream) pour les informer correctement de la gravité et des conséquences de cette crise. Vers les 20 H, Monsieur rentre de son bureau. Monsieur est particulièrement fâché car il n'a pas pu acheter son paquet de cigarette avant de prendre son TER régional. Engueulade. Vous préparez un plat de spaghetti pour tout le monde avec une mauvaise sauce tomate italienne. Les gosses ne sont pas contents. Le mari n'est pas content. Vous n'êtes pas contente. Et alors ?
Le lendemain matin, les gosses ne vont pas à l'école et le mari ne va pas à son bureau. Vous vous retrouvez tous à la maison. Que faire ? Vous écoutez la radio pour apprendre que, suite à la crise bancaire, tous les guichets sont fermés et que toutes les opérations bancaires sont suspendues pour un temps indéterminé. Vous écoutez le ministre des finance, notre fameux Baroin, déclarer qu'il ne faut pas s'affoler et que les choses vont rentrer dans l'ordre dans la journée car une réunion au sommet entre Sarko et Merkel est prévue dans l'après midi pour débloquer la situation.
Vous occupez vos gosses comme vous pouvez pendant que votre mari fait semblant de téléphoner à son bureau et à ses clients pour essayer de savoir ce qu'il se passe. En vain. Toutes les communications téléphoniques et l'internet sont coupées. Impossibles de savoir ce qu'il se passe. Vous écoutez la radio et la télévision. Les responsables politiques défilent à l'antenne pour tenter de rassurer le peuple français sans pour autant annoncer un retour à la normal. Donc, vous êtes là, privées de téléphone et d'internet, donc sans contact avec vos relations habituelles. Que faire ? Vous n'avez même plus assez d'essence pour aller chez vos amis les plus proches. Dans l'après midi, votre mari pète les plombs. C'est normal, les mecs sont plus fragiles que les gonzesses. Et nous ne sommes qu'au premier jour de la crise. Qu'est-ce que cela va être dans deux ou trois jours ?
Eh bien c'est facile à deviner : au bout de deux ou trois jours de cette crise, vous n'aurez plus d'électricité, donc plus d'eau, plus de chauffage, plus de chiotte, plus de lumière, plus de télévision, plus de téléphone, plus d'internet, donc plus rien. Qu'allez-vous faire ? Vous décidez à contre coeur d'aller rendre visite à vos voisins, que vous ne supportez pourtant pas mais... Vos voisins sont dans la même situation que vous : ils n'ont plus rien, et eux ont en plus des chiens et recevaient de la famille. C'est le bordel complet. Vous rentrez en vitesse chez vous.
Sur le chemin du retour, sur les 50 mètres qui vous séparent de votre voisin de résidence le plus proche, vous croisez une bande de jeunes qui vous menace. Vous essayez de vous échapper en empruntant une allée piétonne mais vous êtes poursuivie. Vous débouchez sur une route nationale et vous alertez une voiture de police qui passe là par hasard. La voiture ne s'arrête pas. Vous décidez alors de vous planquer dans un champ pour essayer d'échapper à un groupe de sauvages qui vous poursuit. Vous tombez dans un fossé rempli d'eau. Vous attendez. Après quelques minutes, vous remontez sur la route pour rejoindre votre maison. Vous découvrez alors qu'elle a été complètement vidée et qu'il n'y a plus personne, ni gosses, ni mari, ni chien, ni rien. Que faites-vous ?
Voilà ce qui nous attend. Un seul média vous prévient-il de ce que vous allez subir dans les jours qui viennent ? Non. Jusqu'à la dernière minute, vos médias vont vous abreuver de rumeurs sans vous expliquer réellement ce qu'il se passe. Pourtant, même à partir de ces rumeurs, il n'est pas difficile de comprendre que nous sommes à la veille d'un plongeon dans l'âge de pierre, si ce n'est pire. Imaginez seulement votre situation le jour où les guichets bancaires seront fermés ? Or, cela peut arriver du jour au lendemain...
vendredi, novembre 25, 2011
18:30 - En 1945, l'Allemagne était détruite mais la guerre était terminée. Aujourd'hui, l'Europe est virtuellement détruite mais la guerre, la vraie, celle qui fait saigner les corps et les âmes, n'a pas encore commencé. En faillite généralisée, les pays européens n'existent que par leur force d'inertie, celle qui fait qu'un bâtiment tient encore debout quelques temps même s'il n'est plus entretenu. Pour ceux qui ont des yeux pour voir, l'Europe est morte car non seulement elle croule sous des pyramides de dettes dont on ignore le montant, mais - et c'est le pire -, elle n'a aucun modèle de croissance pour relancer son économie. En effet, c'est bien beau de chercher à bidouiller les comptes, à espérer faire tourner la planche à billets via la BCE, etc. Mais à quoi cela servira-t-il si, au-delà de ces mesures techniques, nous n'avons pas un horizon viable même s'il est lointain ? Sur quoi pourrions-nous, aujourd'hui, fonder une nouvelle croissance ? En développant quoi que les pays émergés ne pourraient aussitôt faire pour dix ou cent fois moins cher que nous ? Quels types d'inventions technologiques pourraient, demain, nous faire à nouveau rêver, rêver suffisamment fort pour nous inciter à nous sacrifier au nom des générations à venir ? On nous parle souvent des nouvelles technologies mais nous savons, aujourd'hui, que ces nouvelles technologies ne font que le bonheur des émergés. On nous parle également du développement durable mais ce développement est comme le bio, beaucoup trop cher. On parle aussi des énergies alternatives (solaire, éolien, etc) mais les budgets recherche et développements sont actuellement détournés par les lobbies du pétrole et du nucléaire pour que ces recherches ne débouchent sur rien et il nous faudrait, de toutes façons au moins une génération pour que ces énergies alternatives puissent être industrialisées. Que nous reste-t-il, là, ici et maintenant ? RIEN car ce n'est certainement pas en transformant nos usines abandonnées en centres culturels que nous produiront une quelconque richesse sonnante et trébuchante d'autant plus que ces centres culturels contribuent à tous sauf à faire prendre conscience aux gens de la réalité de la situation, à savoir que nous n'avons pas de futur et à leur expliquer pourquoi. Leur expliquer, par exemple, que depuis quarante ans, depuis en gros 1968, nos responsables politiques nous ont endetté en nous faisant croire que tout était possible, surtout l'impossible, grâce au crédit. Ces responsables politiques continuent d'ailleurs de nous faire croire la même chose aujourd'hui car en réclamant à la BCE de racheter les dettes souveraines, cela revient à nous faire croire que nous pouvons continuer de vivre à crédit. Les taux d'intérêts fixés par les marchés explosent ? Pas de problème, la BCE sera toujours là pour payer. Pendant ce temps-là, nos industriels délocalisent à tout va au nom de la compétitivité. Ils font ce qu'ils pensent devoir faire et l'Histoire nous a appris que la proportion des gens assez courageux pour entrer en résistance est inférieure à 5%. Encore serait-il intéressant d'avoir une idée sur ces mystérieux 5% qui, aujourd'hui, pourraient être entrés en résistance ? Pendant la seconde guerre mondiale, il y avait deux camps; il y avait donc une alternative mais aujourd'hui, avons-nous une alternative, une vraie ? Prenons le cas des mouvements de contestation tels que Occupy ou les Indignés : que nous proposent-ils ? Rien. C'est une chose que de condamner le Système, c'est autre chose que d'en proposer un autre. La seule alternative qu'on nous propose sous forme de menace, c'est un retour à la bougie et au Moyen âge autrement dit l'extermination de 90 à 95 % des gens car avec ce genre de perspective, on en arrive rapidement à la guerre de tous contre tous. J'ai personnellement expérimenté le retour au Moyen âge et je puis vous assurer qu'à la première rage de dents, on retrouve vite le chemin du dentiste moderne intégré au Système capable de vous soulager de la douleur en quelques minutes. Je rentre à l'instant de faire mes courses et c'est cette sortie qui m'a poussé à écrire ces lignes car, honnêtement, quand je vois dans quel état est notre peuple, quand je vois comment se comportent les gosses au milieu des rayons des saloperies pour Noël qui nous viennent des émergés (mais pas que...) et l'attitude stupide des parents, je me dis que, ma foi, ce peuple mérite le destin tragique qui lui pend en nez et dont je serai moi-même victime. Certains prophètes (comme Attali) prédise la fin de l'euro avant Noël, d'autres pensent que ce sera juste pour après Noël, lorsque les gens auront dépensé tout leur argent, et moi je pense que la fin de l'euro pourrait être décidée pour entre Noël et le 1er janvier pendant que les gens sont encore en vacances.J'ai pourtant prévu de me rendre sur le continent exactement à ce moment-là et cette fois-ci, je ne renoncerai pas à mon voyage quitte à me retrouver bloquer sur le continent. Tant pis, ce sera le destin qui décidera et si je ne peux pas retourner sur mon île, se sont des amis qui s'occuperont de mes bestioles et du reste jusqu'à mon retour. J'ai déjà renoncé une fois à quitter la Corse pour un voyage sur le continent. C'était en juillet, j'étais convaincu que c'était la fin de l'euro et je ne voulais pas me retrouver coincé sur une aire d'autoroute... Cette fois-ci, je ne renoncerai pas, sauf s'il n'y a plus de bateau pour quitter la Corse. Si cela arrivait, ce serait un mauvais moment à passer, le temps de trouver un refuge quelque part mais, d'un autre côté, ce serait un immense soulagement : ouf, on y est... dans le mur. Maintenant, à chacun de se démerder, et ça, ça me plairait infiniment plus que la situation actuelle où je suis obligé de supporter les mensonges et les dénis de réalité des uns et des autres sans rien pouvoir dire ou faire. Il y a trop de gens, dans ce pays, qui comptent sur les autres sans en être conscients d'ailleurs parce qu'ils estiment qu'a partir du moment où ils ont un contrat de travail, ils doivent être payés car c'est leur droit. Ces gens-là, ils sont des millions chez nous, n'ont aucune conscience de leurs responsabilités et il est parfaitement inutile d'essayer de le leur faire prendre conscience. Par exemple, les retraités estiment qu'ils ont droit à leur retraite car ils ont travaillé pour ça. En réalité, la plupart de ces retraités n'ont pas travaillé pour ça, ils ont pointé au boulot, c'est tout, sans s'interroger si le travail qu'il fournissait produisait effectivement la richesse permettant de payer leur retraite. Aujourd'hui, il est difficile de contester cette analyse puisque la crise met en évidence le fait que depuis au moins quarante ans, ces gens qui travaillent sans réfléchir n'ont été payés que grâce au recours démesuré au crédit. C'est ce crédit qui à maintenu depuis plus d'une génération l'illusion que les marchés se chargent, depuis quelques années de dissiper. Alors ces gens s'énervent contre les marchés, contre les agences de notation, contre l'Allemagne qui refuse de faire tourner la planche à billets, etc. Bientôt, ces gens ne vont plus s'énerver puisqu'ils vont disparaître. Certains qui me lisent se reconnaîtront... Je n'ai pas besoin de faire un dessin. A ceux-là, je leur dis qu'il disparaitront avant moi car ils dépendent du Système qui est en voie d'effondrement et ils sont incapables de survivre sans ce Système. C'est seulement une question de patience et même s'ils parviennent à me mettre en faillite avant l'écroulement de leur Système, je trouverai toujours une solution pour m'en sortir car j'ai toujours vécu ainsi. Je parle un peu de moi car je sais que beaucoup de gens sont dans ma situation et réfléchissent comme moi. A ceux-là, je dis de ne pas désespérer car quelles que soient les circonstances futures, il y aura toujours une solution pour s'en sortir pour ceux qui ont conservé l'instinct de survie. La crise ne fait que faire le ménage et mettre les pendules à l'heure en éliminant, à terme, ceux qui ont perdu cet instinct. Si ce n'était pas le cas, il y a longtemps que l'humanité aurait disparu de la planète car notre humanité a traversé des époques infiniment pires que la nôtre et nous sommes pourtant toujours là. Les solutions alternatives à notre Système actuel en voie d'effondrement existent, c'est seulement que les intérêts en place font tout pour les bloquer au nom de leurs propres intérêts. Cette politique est suicidaire pour eux et, malheureusement, pour un très grande partie d'entre nous. Nous devons être convaincu que le progrès n'est pas en cause. Ce qui est en cause, c'est une forme de coup d'état financier (1913 aux USA et 1973 en France) qui oblige les Etats à se financer auprès de banques privés qui, après nous avoir bien gavé de dettes grâce à la connivence de nos responsables politiques (Américan dream, mai 68, etc.), nous servent maintenant la facture des intérêts de cette dette. Ces gens-là devraient être capturés, jugés et condamnés. Je crois que je peux même être encore plus précis : jusque dans les années 70, cette dette était provoquée par des guerres mondiales que la propagande nous obligeait à mener. A partir des années 70, et en particulier depuis la chute du Mur de Berlin, ils nous ont plongé dans la société de consommation : impossible de résister à la publicité et aux films d'Hollywood. Pour exister, nous avons du consommer sinon nous n'existions pas socialement. La publicité n'est rien d'autre qu'un piège comme le furent les guerres du XX ième siècle. Un piège au profit des intérêts financiers qui nous ont prêter tout l'argent nécessaire pour faire les guerres puis pour consommer. Aujourd'hui, ces intérêts financiers nous demandent de rembourser. Le droit les y autorise sauf que ce droit, c'est eux qui nous l'ont imposé via la complicité de nos responsables politiques et, il faut bien le dire, le travail de propagande de nos journalistes payés par ces mêmes intérêts financiers, ce que j'appelle dans le cadre ma théorie PointZéro sur la révolution postmoderne, l'arme postindustrielle de communication. Le dernier coup d'état financier en date est celui de l'euro, une monnaie commune dont le but aura été de droguer la plupart de nos pays européens au crédit facile alors que ces pays n'étaient pas assez murs pour contrôler leur politique budgétaire. Et encore, je m'empresse de dire que c'est l'ensemble des pays européens, y compris l'Allemagne, qui est tombé dans ce piège financier du crédit à outrance que je qualifierais de crédit pornographique dans le sens du "tout, tout de suite". Tout sans efforts, tout sans préliminaires, tout sans risques, tout sans engagements, tout sans contraintes, tout sans responsabilité vis-à-vis de l'avenir, etc. Au nom des droits de l'homme, n'importe qui doit pouvoir s'offrir absolument tout quasiment gratuitement grâce au crédit. Ce rêve est terminé. Maintenant, il faut passer à la caisse. Tant mieux ! Cela va remettre les choses un peu en ordre.
Pour revenir à la crise de l'euro, cela fait maintenant plus d'un an et demi, depuis l'attaque de la Grèce, que nos responsables politiques tentent de sauver le monde, l'effondrement de l'euro entrainant avec lui celui du monde, nous affirment-ils. Et pourtant, la crise ne fait qu'empirer. De sommets en sommets, de G8 en G20, rien n'y fait. Depuis deux jours, même l'Allemagne est attaquée, cette Allemagne qui refuse obstinément d'autoriser la BCE à faire tourner la planche à billets car cela mettrait probablement en évidence la faillite de l'Allemagne elle-même dont les comptes ne sont apparemment pas aussi bons qu'on nous le dit puisqu'ils seraient pires que ceux de la Grèce. L'Allemagne est l'argument de dernier recours pour nos responsables politiques. Si l'Allemagne tombe, c'est tout le Système qui s'effondre. C'est pourquoi on nous présente une Allemagne vertueuse qui doit nous servir de modèle. Naturellement, l'Allemagne est comme tous les pays européens. Elle fait partie du Système et est victime, autant que tous les autres pays européens, de l'arnaque financière mondiale que j'ai décrite précédemment. Combien de temps l'Allemagne tiendra-t-elle dans son déni de réalité ?
Je n'ai pas terminé. Nous sommes dans un pays, la France, qui a perdu les pédales. Ce n'est pas une raison pour désespérer car la France s'est remise d'épreuves, dans son Histoire, beaucoup plus graves. Je n'ai pas les solutions à la crise, d'ailleurs, je pense que personne, aujourd'hui, n'a les solutions. Et alors ? Nous devons avancer, même si nous nous trompons. Nous trouverons toujours la solution pour nous en sortir, en plus ou moins mauvais état, certes, mais ce n'est pas ça qui compte. Ce qui compte, c'est que notre pays traverse cette crise et finisse par s'en sortir. Ce qu'il fera... malgré la trahison de nos politiques, malgré la trahison de nos journalistes, malgré la trahison de nos financiers et de nos grands industriels qui cherchent à l'étranger via la délocalisation leur survie. Tout cela ne veut rien dire car la France, c'est avant tout son peuple, sa terre et ses paysages qui sont irremplaçables. Certes, notre Sarko national nous prend pour des andouilles avec ses menaces de retour à la bougie et au Moyen âge, des menaces qui n'ont pour but que de sauver les intérêts financiers de l'Etat, via Aréva, alors qu'un majorité de Français a bien compris qu'Aréva ne défendait que ses intérêts financiers et non pas l'intérêt des Français. La filière nucléaire française est une impasse parce que le nucléaire, dans le contexte général de notre société qui fonctionne de plus en plus selon la logique des intérêts financiers, n'est plus une filière industrielle. Les Français ont compris qu'en défendant Aréva et la filière nucléaire française, Sarko ne défend que des intérêts financiers immédiats au détriment de notre avenir car que faire de nos déchets nucléaires, que ferons-nous lorsque l'une de nos centrales nucléaires explosera ? Les Français ont compris que la filière nucléaire française était liée à l'arme de dissuasion nucléaire, une arme de dissuasion périmée puisque notre survie ne dépend plus de notre arme nucléaire mais de notre capacité à inventer un avenir pour les générations futures aussi bien françaises que mondiales. Aujourd'hui, la France n'est pas capable de proposer un avenir viable à l'humanité parce qu'elle est dirigée par des imbéciles qui ne voient pas plus loin que leurs échéances électorales. Or, ce qu'il se passe dans les pays arabes comme ce qu'il se passe dans un nombre grandissant de pays européens montrent que nos responsables politiques sont destinés à dégager. Nous n'en sommes pas encore là mais le mois de mai 2012 est encore loin, très loin, de plus en plus loin compte tenu de la contraction du temps. Nous pouvons déjà constater que Hollande est fini car il est incapable de suivre le cours des évènements à la vitesse à laquelle ils se déroulent. Il en sera de même avec Sarko qui va bientôt perdre officiellement son triple AAA. Au train où vont les choses, nous n'arriverons même pas aux élections de mai 2012 avec notre euro qui va exploser en cours de route. Comment pourrait-il en être autrement alors que même l'Allemagne est attaquée par les marchés sans parler de l'Italie qui est déjà virtuellement en faillite alors que l'Europe n'a toujours aucun dispositif pour la sauver ne serait-ce que temporairement, tous les dispositifs défendus par Sarko n'ayant pour effet que de repousser de quelques mois, voire quelques semaines, l'issue fatale ? Les marchés ne sont pas fous. Ce que voient les marchés, c'est que l'Europe n'a aucune croissance en vue. Or sans croissance - je veux dire sans croissance à deux chiffres -, il n'y a pas d'issue à la crise car il n'y a aucun moyen de payer les dettes avec une croissance inférieure à deux chiffres. Tel est le problème auquel nos responsables politiques n'ont aucune réponse. Pour obtenir une croissance à deux chiffres, nous devons renoncer au développement dit durable, nous devons fermer nos frontières à l'échelle de l'Europe, nous devons nous réarmer pour chasser les émergés de nos ex-colonies que nous devons reprendre en notre possession, nous devons rétablir les droits régaliens des nations et emprisonner les banksters qui nous rackettent, nous devons occuper militairement les paradis fiscaux, etc. Ne pas entreprendre ce type de politique, c'est nous suicider. C'est accepter de nous soumettre aux droits de l'homme qui ne sont que des illusions dans la mesure où le progrès est notre privilège qu'il n'est pas raisonnable d'accepter de partager avec l'ensemble de la planète. Notre civilisation est la meilleure à condition qu'elle soit réservée à ceux qui en sont les inventeurs et les promoteurs. Si tous les Chinois possèdent deux voitures, nous sommes tous foutus or qu'est-ce que les Chinois ont fait pour inventer et développer le principe de la voiture moderne ? Idem pour tout ce qui constitue le progrès. Les Chinois et autres émergés ne font que profiter de notre débilité et de la cupidité de nos plus grosses sociétés industrielles qui sont devenus des sociétés financières et n'agissent qu'en fonction de l'intérêt de leurs actionnaires sans prendre en considération l'intérêt de notre propre civilisation à l'origine de ce fameux progrès auquel nous ne sommes de toute façon pas prêts à renoncer. C'est pourquoi nos responsables politiques qui ne prennent pas en considération cet aspect des choses conduisent nos peuple à la guerre totale car nos peuples n'accepteront pas de retourner au Moyen âge au nom des intérêts de la finance internationale. Et là, ce n'est pas une question d'idéologie mais de vie concrète que nous ne sommes ni disposés ni capables d'assumer. Nos responsables politiques ont quelques semaines pour comprendre tout ça car au-delà de ce délai, ce sont les marchés mondiaux qui vont trancher dans le vif. Ces marchés se trompent mais ils ne peuvent pas agir autrement. Ils se trompent car ils vont provoquer la guerre civile en Europe et ils vont finalement tout perdre. Malheureusement, ces marchés sont incapables de comprendre cela parce qu'ils ne comprennent que leurs intérêts à très court terme. Ces marchés financiers sont animés par des gens psychologiquement défaillants qui n'ont aucune notion de l'Histoire. Ces gens qui animent les marchés sont exclusivement branchés sur leurs écrans et réagissent quasiment instantanément à la moindre rumeur. Ces gens n'ont aucun recul. Ils sont le nez sur leur guidon (leur calculette sous la main pour connaître leur gain sur chaque opération) et n'ont aucune conscience de la situation en générale. Ce n'est pas leur problème. Mais c'est le nôtre. Et nous ne faisons rien. Pourtant, ces quelques milliers de traders mettent la vie de centaines de millions de gens en péril pour gagner quelques dizaines de milliers de dollars. Voilà la réalité de notre monde. 1% de l'humanité met en péril la survie de 99% de l'humanité ! Nos (ir)responsables politiques ne cessent de nous dire que l'Europe s'est toujours construites forcées par des crises. En d'en tirer une raison pour poursuivre leur projet européen de malheur alors que cela démontre exactement le contraire à savoir que les peuples européens n'ont jamais voulu de cette Europe-là. D'ailleurs, chaque fois qu'on a demandé à un peuple d'Europe son avis par référendum, il a répondu non. Cela prouve que nos responsables politiques ne dépendent pas de l'avis démocratique des peuples européens mais des intérêts financiers dont leur survie dépend.
Pour revenir à la crise de l'euro, cela fait maintenant plus d'un an et demi, depuis l'attaque de la Grèce, que nos responsables politiques tentent de sauver le monde, l'effondrement de l'euro entrainant avec lui celui du monde, nous affirment-ils. Et pourtant, la crise ne fait qu'empirer. De sommets en sommets, de G8 en G20, rien n'y fait. Depuis deux jours, même l'Allemagne est attaquée, cette Allemagne qui refuse obstinément d'autoriser la BCE à faire tourner la planche à billets car cela mettrait probablement en évidence la faillite de l'Allemagne elle-même dont les comptes ne sont apparemment pas aussi bons qu'on nous le dit puisqu'ils seraient pires que ceux de la Grèce. L'Allemagne est l'argument de dernier recours pour nos responsables politiques. Si l'Allemagne tombe, c'est tout le Système qui s'effondre. C'est pourquoi on nous présente une Allemagne vertueuse qui doit nous servir de modèle. Naturellement, l'Allemagne est comme tous les pays européens. Elle fait partie du Système et est victime, autant que tous les autres pays européens, de l'arnaque financière mondiale que j'ai décrite précédemment. Combien de temps l'Allemagne tiendra-t-elle dans son déni de réalité ?
Je n'ai pas terminé. Nous sommes dans un pays, la France, qui a perdu les pédales. Ce n'est pas une raison pour désespérer car la France s'est remise d'épreuves, dans son Histoire, beaucoup plus graves. Je n'ai pas les solutions à la crise, d'ailleurs, je pense que personne, aujourd'hui, n'a les solutions. Et alors ? Nous devons avancer, même si nous nous trompons. Nous trouverons toujours la solution pour nous en sortir, en plus ou moins mauvais état, certes, mais ce n'est pas ça qui compte. Ce qui compte, c'est que notre pays traverse cette crise et finisse par s'en sortir. Ce qu'il fera... malgré la trahison de nos politiques, malgré la trahison de nos journalistes, malgré la trahison de nos financiers et de nos grands industriels qui cherchent à l'étranger via la délocalisation leur survie. Tout cela ne veut rien dire car la France, c'est avant tout son peuple, sa terre et ses paysages qui sont irremplaçables. Certes, notre Sarko national nous prend pour des andouilles avec ses menaces de retour à la bougie et au Moyen âge, des menaces qui n'ont pour but que de sauver les intérêts financiers de l'Etat, via Aréva, alors qu'un majorité de Français a bien compris qu'Aréva ne défendait que ses intérêts financiers et non pas l'intérêt des Français. La filière nucléaire française est une impasse parce que le nucléaire, dans le contexte général de notre société qui fonctionne de plus en plus selon la logique des intérêts financiers, n'est plus une filière industrielle. Les Français ont compris qu'en défendant Aréva et la filière nucléaire française, Sarko ne défend que des intérêts financiers immédiats au détriment de notre avenir car que faire de nos déchets nucléaires, que ferons-nous lorsque l'une de nos centrales nucléaires explosera ? Les Français ont compris que la filière nucléaire française était liée à l'arme de dissuasion nucléaire, une arme de dissuasion périmée puisque notre survie ne dépend plus de notre arme nucléaire mais de notre capacité à inventer un avenir pour les générations futures aussi bien françaises que mondiales. Aujourd'hui, la France n'est pas capable de proposer un avenir viable à l'humanité parce qu'elle est dirigée par des imbéciles qui ne voient pas plus loin que leurs échéances électorales. Or, ce qu'il se passe dans les pays arabes comme ce qu'il se passe dans un nombre grandissant de pays européens montrent que nos responsables politiques sont destinés à dégager. Nous n'en sommes pas encore là mais le mois de mai 2012 est encore loin, très loin, de plus en plus loin compte tenu de la contraction du temps. Nous pouvons déjà constater que Hollande est fini car il est incapable de suivre le cours des évènements à la vitesse à laquelle ils se déroulent. Il en sera de même avec Sarko qui va bientôt perdre officiellement son triple AAA. Au train où vont les choses, nous n'arriverons même pas aux élections de mai 2012 avec notre euro qui va exploser en cours de route. Comment pourrait-il en être autrement alors que même l'Allemagne est attaquée par les marchés sans parler de l'Italie qui est déjà virtuellement en faillite alors que l'Europe n'a toujours aucun dispositif pour la sauver ne serait-ce que temporairement, tous les dispositifs défendus par Sarko n'ayant pour effet que de repousser de quelques mois, voire quelques semaines, l'issue fatale ? Les marchés ne sont pas fous. Ce que voient les marchés, c'est que l'Europe n'a aucune croissance en vue. Or sans croissance - je veux dire sans croissance à deux chiffres -, il n'y a pas d'issue à la crise car il n'y a aucun moyen de payer les dettes avec une croissance inférieure à deux chiffres. Tel est le problème auquel nos responsables politiques n'ont aucune réponse. Pour obtenir une croissance à deux chiffres, nous devons renoncer au développement dit durable, nous devons fermer nos frontières à l'échelle de l'Europe, nous devons nous réarmer pour chasser les émergés de nos ex-colonies que nous devons reprendre en notre possession, nous devons rétablir les droits régaliens des nations et emprisonner les banksters qui nous rackettent, nous devons occuper militairement les paradis fiscaux, etc. Ne pas entreprendre ce type de politique, c'est nous suicider. C'est accepter de nous soumettre aux droits de l'homme qui ne sont que des illusions dans la mesure où le progrès est notre privilège qu'il n'est pas raisonnable d'accepter de partager avec l'ensemble de la planète. Notre civilisation est la meilleure à condition qu'elle soit réservée à ceux qui en sont les inventeurs et les promoteurs. Si tous les Chinois possèdent deux voitures, nous sommes tous foutus or qu'est-ce que les Chinois ont fait pour inventer et développer le principe de la voiture moderne ? Idem pour tout ce qui constitue le progrès. Les Chinois et autres émergés ne font que profiter de notre débilité et de la cupidité de nos plus grosses sociétés industrielles qui sont devenus des sociétés financières et n'agissent qu'en fonction de l'intérêt de leurs actionnaires sans prendre en considération l'intérêt de notre propre civilisation à l'origine de ce fameux progrès auquel nous ne sommes de toute façon pas prêts à renoncer. C'est pourquoi nos responsables politiques qui ne prennent pas en considération cet aspect des choses conduisent nos peuple à la guerre totale car nos peuples n'accepteront pas de retourner au Moyen âge au nom des intérêts de la finance internationale. Et là, ce n'est pas une question d'idéologie mais de vie concrète que nous ne sommes ni disposés ni capables d'assumer. Nos responsables politiques ont quelques semaines pour comprendre tout ça car au-delà de ce délai, ce sont les marchés mondiaux qui vont trancher dans le vif. Ces marchés se trompent mais ils ne peuvent pas agir autrement. Ils se trompent car ils vont provoquer la guerre civile en Europe et ils vont finalement tout perdre. Malheureusement, ces marchés sont incapables de comprendre cela parce qu'ils ne comprennent que leurs intérêts à très court terme. Ces marchés financiers sont animés par des gens psychologiquement défaillants qui n'ont aucune notion de l'Histoire. Ces gens qui animent les marchés sont exclusivement branchés sur leurs écrans et réagissent quasiment instantanément à la moindre rumeur. Ces gens n'ont aucun recul. Ils sont le nez sur leur guidon (leur calculette sous la main pour connaître leur gain sur chaque opération) et n'ont aucune conscience de la situation en générale. Ce n'est pas leur problème. Mais c'est le nôtre. Et nous ne faisons rien. Pourtant, ces quelques milliers de traders mettent la vie de centaines de millions de gens en péril pour gagner quelques dizaines de milliers de dollars. Voilà la réalité de notre monde. 1% de l'humanité met en péril la survie de 99% de l'humanité ! Nos (ir)responsables politiques ne cessent de nous dire que l'Europe s'est toujours construites forcées par des crises. En d'en tirer une raison pour poursuivre leur projet européen de malheur alors que cela démontre exactement le contraire à savoir que les peuples européens n'ont jamais voulu de cette Europe-là. D'ailleurs, chaque fois qu'on a demandé à un peuple d'Europe son avis par référendum, il a répondu non. Cela prouve que nos responsables politiques ne dépendent pas de l'avis démocratique des peuples européens mais des intérêts financiers dont leur survie dépend.
mardi, novembre 22, 2011
18:10 - On ne peut par reprocher à notre Sarko national de manquer d'énergie sauf que cette énergie débordante ne sert à rien (1). Cette énergie ne sert à rien car aussi bien lui que l'ensemble de notre classe politique française n'ont rien vu venir (6) et n'ont logiquement pas la réponse à la seule question qui vaille aujourd'hui : qu'elle croissance pour demain (2) ? Sans trancher la question de savoir s'il faut rembourser la dette ou la restructurer (c'est à dire l'éliminer), tant que nous n'aurons pas une idée claire sur le type de croissance nécessaire pour un monde de demain viable à l'échelle de la planète, tout le reste revient à discuter du sexe des anges, et Dieu sait que ce débat est absurde. Faut-il que la BCE fasse tourner la planche à billets ? Non-sens. Faut-il créer des euro-bonds (5) ? Non-sens. Faut-il plus d'Europe ? Non-sens. Faut-il de nouveaux plans d'austérité ? Non-sens. Faut-il compter sur FESF ou le MES qui doit lui succéder ? Non-sens (3). Faut-il modifier les traités ? Non-sens (4) Etc.
Toutes ces formules ne font que gagner un peu de temps sans résoudre le fond du problème de notre civilisation : quel monde pour demain ? A cette question, personne n'est capable d'apporter le début du commencement de la moindre réponse. C'est donc l'Histoire qui s'en chargera, à sa manière c'est à dire sans prendre de gants pour qui que ce soit. Et quand l'Histoire se mêle de nos vies, c'est en général très sanglant...
Notes.
(1) " M. Sarkozy jugé énergique mais impuissant face à la crise "...
(2) " L'UMP veut proposer un "nouveau modèle de croissance"... L'UMP veut enterrer définitivement la semaine de travail de 35 heures, financer une partie de la protection sociale par une fiscalité "anti-délocalisation" et créer un "FBI" contre la fraude aux prestations sociales... (ndlr : ces mesures ne sont que des rafistolages du système actuel de croissance et ne définissent en rien un modèle de croissance viable pour demain qui ne peut se fonder que sur un autre mode de vie et d'autres valeurs de civilisation)
(3)
- les peuples
@ux sources d'Olivier Delamarche, prophète de... par asi
(4) " Sarkozy et Merkel vont proposer une réforme des traités européens"... La France et l'Allemagne présenteront prochainement des propositions sur une réforme des traités européens, a déclaré mardi Nicolas Sarkozy. Ils 'agit de permettre une plus grande intégration des politiques budgétaires de la zone euro, a-t-il expliqué...
(5) " La Commission européenne veut faire fléchir Berlin sur les euro-obligations "... La Commission de Bruxelles et ses partenaires européens s'emploient activement à convaincre l'Allemagne de baisser la garde pour adopter de nouveaux remèdes à la crise de la dette, avec l'espoir que des gages suffisants de discipline budgétaires suffiront à l'amadouer...
(6) " L’Edito du 20 Novembre : De la réunification de l’Allemagne à la réunification de l’Europe par Bruno Bertez "...
Toutes ces formules ne font que gagner un peu de temps sans résoudre le fond du problème de notre civilisation : quel monde pour demain ? A cette question, personne n'est capable d'apporter le début du commencement de la moindre réponse. C'est donc l'Histoire qui s'en chargera, à sa manière c'est à dire sans prendre de gants pour qui que ce soit. Et quand l'Histoire se mêle de nos vies, c'est en général très sanglant...
Notes.
(1) " M. Sarkozy jugé énergique mais impuissant face à la crise "...
(2) " L'UMP veut proposer un "nouveau modèle de croissance"... L'UMP veut enterrer définitivement la semaine de travail de 35 heures, financer une partie de la protection sociale par une fiscalité "anti-délocalisation" et créer un "FBI" contre la fraude aux prestations sociales... (ndlr : ces mesures ne sont que des rafistolages du système actuel de croissance et ne définissent en rien un modèle de croissance viable pour demain qui ne peut se fonder que sur un autre mode de vie et d'autres valeurs de civilisation)
(3)
" L’UE tue
- les peuples
- la culture
- la liberté
- la souveraineté
- les familles
@ux sources d'Olivier Delamarche, prophète de... par asi
(4) " Sarkozy et Merkel vont proposer une réforme des traités européens"... La France et l'Allemagne présenteront prochainement des propositions sur une réforme des traités européens, a déclaré mardi Nicolas Sarkozy. Ils 'agit de permettre une plus grande intégration des politiques budgétaires de la zone euro, a-t-il expliqué...
(5) " La Commission européenne veut faire fléchir Berlin sur les euro-obligations "... La Commission de Bruxelles et ses partenaires européens s'emploient activement à convaincre l'Allemagne de baisser la garde pour adopter de nouveaux remèdes à la crise de la dette, avec l'espoir que des gages suffisants de discipline budgétaires suffiront à l'amadouer...
(6) " L’Edito du 20 Novembre : De la réunification de l’Allemagne à la réunification de l’Europe par Bruno Bertez "...
D’abord parmi les responsables qui a prévu les conséquences de ses erreurs passées?
Ensuite quand la crise est arrivée qui a prévu son ampleur, son extension, sa gravité?
Enfin qui s’est trompé sur les remèdes et a claironné »Nous avons sauvé le monde »?...
| | |
dimanche, novembre 20, 2011
16:05 - Tandis que l'Angola pourrait sauver le Portugal (1), la Turquie propose de sauver l'Europe (2) et la Chine de sauver les grands vins de France (3)
14:40 - C'est étrange. Une dette, tout le monde croit savoir ce que c'est mais si cela était si vrai que ça, alors comment en sommes-nous arrivés là ? Comment avons-nous pu accumuler tant de milliers de milliards de dettes sans nous en rendre compte ? La première réaction, naturellement, consiste à accuser, à désigner des coupables, des traitres, des voleurs, etc. Normalement, très vite, on doit se rendre compte que cela ne sert à rien (5) pour résoudre le problème de la dette car lorsqu'on met le nez dans ce business, on découvre très vite un monde mystérieux, complexe et, pour tout dire inconnu parce qu'en réalité, une dette, ce n'est pas du tout ce que l'on croit communément que c'est. On découvre qu'un prix, ce n'est pas davantage le produit d'un rapport entre l'offre et la demande.
On découvre en somme que la monnaie n'existe pas en tant que telle et qu'un billet de 10 euros ne vaut pas vraiment 10 euros (puisqu'il peut très bien être dévalué de 50% de sa valeur faciale comme multiplié par dix ou cent par des effets de levier) et que même s'il est dans notre portefeuille, voire sur notre compte en banque, il n'est pas forcément à nous. Bref, nous découvrons que nous vivons dans un monde qui n'a pas grand chose à voir avec l'image que nous nous en faisons, un monde qui fonctionne selon des valeurs dont nous ignorons tout simplement la vérité (à distinguer de la réalité, c'est à dire ce que nous croyons et en fonction de quoi nous agissons), ce qui nous donne l'impression que nous vivons dans un monde de fous. Or, c'est faux, ce monde n'est pas fou. Cette impression n'est que le produit de notre ignorance sur le monde d'aujourd'hui.
Ce constat est à priori très ennuyeux car nous comprenons que nous sommes désarmés et incapables de trouver une solution pour nous en sortir. Pourtant, si les choses sont compliquées, elles le sont pour tout le monde y compris pour les banquiers et finalement, nous ne sommes peut-être pas si désarmés que ça à condition de faire bouger les lignes du front, la question de la dette n'étant qu'une bataille dans le cadre d'une guerre beaucoup plus large qui porte essentiellement sur la communication, ce que j'appelle dans le cadre de la théorie PointZéro, l'arme postindustrielle de communication. Cette arme consiste, pour le dire vulgairement et en trois mots, à nous faire prendre des vessies pour des lanternes...
Les marchés ne sont pas suicidaires. Ce qu'ils veulent, c'est rester au coeur de la bataille, de leur bataille, car c'est ainsi qu'ils sont gagnants. C'est là leur point faible. Les marchés font tout ce qui est en leur pouvoir pour nous faire croire que sans eux, point de salut. Or, ceci est complètement faux. Les marchés ne font que profiter d'un système qu'ils ont su rendre captif mais ils ont déjà mangé leur pain blanc. Si les Etats s'effondrent, que leur restera-t-il ? Rien puisque ce sont les Etats qui leur servent de relais de transmission entre la dette qu'ils ont su nous imposer et l'argent - c'est à dire notre argent - qu'ils espèrent nous prendre au nom du remboursement de cette dette. Le problème est, comme je l'ai dit plus haut, que cette dette n'est pas vraiment une dette et que notre argent n'est pas vraiment notre argent. C'est parce que les marchés nous font croire que la dette est réellement quelque chose que nous devons rembourser avec l'argent dont nous croyons être le vrai propriétaire. Or, tout cela est faux. C'est à dire que tout cela pourrait se discuter et sans doute être remis en question parce que, encore une fois, nous vivons dans un monde où tout est compliqué et où les valeurs sont plus que fluctuantes.
Je suis certains que si un groupe motivé de juristes se penchait sur la question de la dette, il pourrait assez rapidement démontrer qu'au moins une grande partie de cette dette n'est pas vraiment une dette. En sommes, je suis convaincu que le problème de la dette et l'obligation de son remboursement ne tiennent que par une falsification de langage. A mon avis, la réalité est que 90 à 95% de ce qu'on nous présente comme de la dette n'est rien d'autre qu'une bulle mais une bulle qui permet à des intérêts financiers et politiques de nous faire peur pour que nous acceptions de payer bien au-delà de ce que nous devrions accepter de le faire.
Comme il y a fort peu de chance que cette bulle de la dette soit dénoncée comme telle, il faut donc plutôt s'attendre à un écroulement de la zone euro par assèchement des crédits. Lorsque la plupart des Etats de la zone ne pourront plus faire face à leurs dépenses car la BCE ne leur viendra pas en aide, l'Allemagne se trouvera en position de force pour imposer son fédéralisme c'est à dire occuper l'ensemble de la Zone comme une colonie ce que Merkel appelle une meilleure intégration européenne.
Il me semble qu'il n'est alors pas compliqué d'imaginer les conséquences à savoir une troisième guerre mondiale dont l'Europe sera, encore une fois, le détonateur (4). Que fera le reste du monde ? De quel côté seront l'Angleterre, les USA, la Chine, le Japon, etc ?
Notes.
(1) " Le Portugal sauvé par l'Angola, son ancienne colonie? "... Le Portugal, qui fait face à une cure d'austérité sans précédent, appelle l'Angola à l'aide. Cette ancienne colonie au potentiel économique exceptionnel a déjà multiplié par 70 en 7 ans ses investissements dans le pays...
(2) " La Turquie pourrait doper la croissance européenne, selon son président"... La crise de la dette dans la zone euro n'a pas entamé la volonté de la Turquie d'intégrer l'Union européenne, dont Ankara pourrait devenir le "moteur de croissance", estime le président turc Abdullah Gül dans une interview publiée dimanche...
(3) " Chine : un fonds d'investissement se spécialise dans le vin français "... Premier fonds d'investissement chinois spécialisé dans le vin, Dinghong veut profiter de l'engouement des millionaires de la deuxième économie mondiale pour les grands crus français afin de leur proposer un placement conjuguant rentabilité et goût pour le bordeaux ou le bourgogne....
(4) " Le cinquième suicide européen "... Si l'Allemagne persiste à refuser le rachat par la BCE des obligations d'Etat, elle sera responsable, une fois de plus, d'un nouveau suicide du continent le plus avancé de la planète...
(5) " Un "gouvernement Goldman Sachs" en Europe ? Une question imbécile !"... Mario Monti, Mario Draghi et Franz Achleitner sont tous trois issus de la banque Goldman Sachs. Leur désignation à la tête du gouvernement italien, de la Banque centrale européenne et du Fonds européen de stabilité financière est-elle pour autant un scandale ?...
14:40 - C'est étrange. Une dette, tout le monde croit savoir ce que c'est mais si cela était si vrai que ça, alors comment en sommes-nous arrivés là ? Comment avons-nous pu accumuler tant de milliers de milliards de dettes sans nous en rendre compte ? La première réaction, naturellement, consiste à accuser, à désigner des coupables, des traitres, des voleurs, etc. Normalement, très vite, on doit se rendre compte que cela ne sert à rien (5) pour résoudre le problème de la dette car lorsqu'on met le nez dans ce business, on découvre très vite un monde mystérieux, complexe et, pour tout dire inconnu parce qu'en réalité, une dette, ce n'est pas du tout ce que l'on croit communément que c'est. On découvre qu'un prix, ce n'est pas davantage le produit d'un rapport entre l'offre et la demande.
On découvre en somme que la monnaie n'existe pas en tant que telle et qu'un billet de 10 euros ne vaut pas vraiment 10 euros (puisqu'il peut très bien être dévalué de 50% de sa valeur faciale comme multiplié par dix ou cent par des effets de levier) et que même s'il est dans notre portefeuille, voire sur notre compte en banque, il n'est pas forcément à nous. Bref, nous découvrons que nous vivons dans un monde qui n'a pas grand chose à voir avec l'image que nous nous en faisons, un monde qui fonctionne selon des valeurs dont nous ignorons tout simplement la vérité (à distinguer de la réalité, c'est à dire ce que nous croyons et en fonction de quoi nous agissons), ce qui nous donne l'impression que nous vivons dans un monde de fous. Or, c'est faux, ce monde n'est pas fou. Cette impression n'est que le produit de notre ignorance sur le monde d'aujourd'hui.
Ce constat est à priori très ennuyeux car nous comprenons que nous sommes désarmés et incapables de trouver une solution pour nous en sortir. Pourtant, si les choses sont compliquées, elles le sont pour tout le monde y compris pour les banquiers et finalement, nous ne sommes peut-être pas si désarmés que ça à condition de faire bouger les lignes du front, la question de la dette n'étant qu'une bataille dans le cadre d'une guerre beaucoup plus large qui porte essentiellement sur la communication, ce que j'appelle dans le cadre de la théorie PointZéro, l'arme postindustrielle de communication. Cette arme consiste, pour le dire vulgairement et en trois mots, à nous faire prendre des vessies pour des lanternes...
Les marchés ne sont pas suicidaires. Ce qu'ils veulent, c'est rester au coeur de la bataille, de leur bataille, car c'est ainsi qu'ils sont gagnants. C'est là leur point faible. Les marchés font tout ce qui est en leur pouvoir pour nous faire croire que sans eux, point de salut. Or, ceci est complètement faux. Les marchés ne font que profiter d'un système qu'ils ont su rendre captif mais ils ont déjà mangé leur pain blanc. Si les Etats s'effondrent, que leur restera-t-il ? Rien puisque ce sont les Etats qui leur servent de relais de transmission entre la dette qu'ils ont su nous imposer et l'argent - c'est à dire notre argent - qu'ils espèrent nous prendre au nom du remboursement de cette dette. Le problème est, comme je l'ai dit plus haut, que cette dette n'est pas vraiment une dette et que notre argent n'est pas vraiment notre argent. C'est parce que les marchés nous font croire que la dette est réellement quelque chose que nous devons rembourser avec l'argent dont nous croyons être le vrai propriétaire. Or, tout cela est faux. C'est à dire que tout cela pourrait se discuter et sans doute être remis en question parce que, encore une fois, nous vivons dans un monde où tout est compliqué et où les valeurs sont plus que fluctuantes.
Je suis certains que si un groupe motivé de juristes se penchait sur la question de la dette, il pourrait assez rapidement démontrer qu'au moins une grande partie de cette dette n'est pas vraiment une dette. En sommes, je suis convaincu que le problème de la dette et l'obligation de son remboursement ne tiennent que par une falsification de langage. A mon avis, la réalité est que 90 à 95% de ce qu'on nous présente comme de la dette n'est rien d'autre qu'une bulle mais une bulle qui permet à des intérêts financiers et politiques de nous faire peur pour que nous acceptions de payer bien au-delà de ce que nous devrions accepter de le faire.
Comme il y a fort peu de chance que cette bulle de la dette soit dénoncée comme telle, il faut donc plutôt s'attendre à un écroulement de la zone euro par assèchement des crédits. Lorsque la plupart des Etats de la zone ne pourront plus faire face à leurs dépenses car la BCE ne leur viendra pas en aide, l'Allemagne se trouvera en position de force pour imposer son fédéralisme c'est à dire occuper l'ensemble de la Zone comme une colonie ce que Merkel appelle une meilleure intégration européenne.
Il me semble qu'il n'est alors pas compliqué d'imaginer les conséquences à savoir une troisième guerre mondiale dont l'Europe sera, encore une fois, le détonateur (4). Que fera le reste du monde ? De quel côté seront l'Angleterre, les USA, la Chine, le Japon, etc ?
Notes.
(1) " Le Portugal sauvé par l'Angola, son ancienne colonie? "... Le Portugal, qui fait face à une cure d'austérité sans précédent, appelle l'Angola à l'aide. Cette ancienne colonie au potentiel économique exceptionnel a déjà multiplié par 70 en 7 ans ses investissements dans le pays...
(2) " La Turquie pourrait doper la croissance européenne, selon son président"... La crise de la dette dans la zone euro n'a pas entamé la volonté de la Turquie d'intégrer l'Union européenne, dont Ankara pourrait devenir le "moteur de croissance", estime le président turc Abdullah Gül dans une interview publiée dimanche...
(3) " Chine : un fonds d'investissement se spécialise dans le vin français "... Premier fonds d'investissement chinois spécialisé dans le vin, Dinghong veut profiter de l'engouement des millionaires de la deuxième économie mondiale pour les grands crus français afin de leur proposer un placement conjuguant rentabilité et goût pour le bordeaux ou le bourgogne....
(4) " Le cinquième suicide européen "... Si l'Allemagne persiste à refuser le rachat par la BCE des obligations d'Etat, elle sera responsable, une fois de plus, d'un nouveau suicide du continent le plus avancé de la planète...
(5) " Un "gouvernement Goldman Sachs" en Europe ? Une question imbécile !"... Mario Monti, Mario Draghi et Franz Achleitner sont tous trois issus de la banque Goldman Sachs. Leur désignation à la tête du gouvernement italien, de la Banque centrale européenne et du Fonds européen de stabilité financière est-elle pour autant un scandale ?...
samedi, novembre 19, 2011
19:00 - Tous les médias autorisés en ligne relayent la dépêche autorisée AFP sur l'accord sur les désaccords entre les écolos et le PS (10). Nous voici donc dans un monde où des partis politiques se mettent d'accords sur leurs désaccords ? Mais qu'est-ce que cela veut dire sinon que nous sommes dans un monde de foutraques.
17:00 - Tandis que les Etats de la Zone passent les uns après les autres sous la coupe de juntes civiles (2) (7), on entend dire que l'Allemagne aurait truqué ses comptes (3). De là à penser que c'est parce que l'Allemagne est en réalité en faillite que Merkel ne veut rien savoir au sujet de la BCE (4) (8) car cela dévoilerait la situation catastrophique du pays ?
13:45 - Quand je lis ça (1), j'ai tout de même l'impression que nos économistes se foutent de nous. Il s'agit de la Grèce. On nous dit :
1 - Que la dette publique de la Grèce sera ramenée à 145 % du PIB en 2012.
2 - Que le déficit budgétaire ressortirait à 6,8 % l'année prochaine.
Bon, jusque là, c'est du Chinois.
Mais il reste un troisième point qui précise que les recettes de l'Etat seront de 54 milliards d'euros tandis que les dépenses passeront à 100 milliards d'euros en 2012. Là, ce n'est plus du Chinois et ça veut dire que l'Etat grec va continuer de dépenser deux fois plus que ce qu'il rentre. Et cela ne date pas d'hier...
Il y a tout de même des politiques qui sont responsables de cette situation. Remarquez bien que la France, si on prend la peine de se pencher sur les chiffres, ne fait pas mieux. Pour en arriver là, il a bien fallu que des politiques votent depuis des années des budgets systématiquement déficitaires. Que pour financer ces déficits, il a bien fallu emprunter beaucoup d'argent avec des taux d'intérêts dont on savait qu'ils n'étaient pas fixés par décret mais selon la loi du marché. Et aujourd'hui, on nous demande de voter encore une fois pour ceux qui nous ont conduit là alors que s'ils avaient un minimum de respect, sinon pour nous, au moins pour eux, ils devraient raser les murs ? Tous ces responsables mériteraient le même traitement que DSK...
Notre civilisation dite développée n'est qu'une bulle. Tous les progrès que nous avons cru faire au moins depuis un demi siècle ne sont que des bulles technologiques gonflées au crédit virtuel. Tout ce système n'est que bluff (6), illusions (9) et mirages (5). Que le système du crédit s'écroule, et c'est toute notre civilisation qui disparaît en quelques jours : vivre au quotidien avec cette pensée là dans la tête, ce n'est psychologiquement pas confortable surtout quand il faut quand même se lever le matin pour assurer les fins de mois. Il y a des jours où la tentation est forte de rester au lit, ne pas répondre au téléphone, ne pas relever le courrier dans la boîte aux lettres... bref, tirer le rideau. Et pourtant, il faut quand même sortir les dossiers pour faire avancer les projets... des projets évidemment financés à crédit, donc des projets qui nous condamnent à disparaître du jour au lendemain.
Le côté positif de cette situation est qu'avec la chute de notre civilisation, notre Terre pourrait retrouver une certaine santé et recommencer à respirer normalement.
Notes.
(1) " Grèce : le budget 2012 sera difficile à réaliser " ... Au total, les recettes de l'Etat devraient augmenter d'environ 3 milliards d'euros, à 54,4 milliards. Côté dépenses publiques, la baisse reste de mise : -5,2 milliards d'euros par rapport à 2011, à 100 milliards d'euros...
(2) " La crise fait-elle reculer la démocratie ?"... "Des juntes civiles" pour remplacer des gouvernements démocratiques. La caricature est excessive et britannique. C'est malgré tout une conséquence indirecte de la crise....
(3) " Et si l'Allemagne n'était pas si exemplaire..."... Sans cette astuce le déficit allemand en 2009 n'aurait pas été de 3,2 % mais de 5,1 %, calcule Natixis. Un niveau comparable à celui de la France...
(4) " La crise s'étend, Berlin s'obstine à refuser un rôle accru pour la BCE "... L'Allemagne s'est obstinée vendredi dans son refus d'impliquer d'avantage la Banque centrale européenne (BCE) pour résoudre la crise de l'euro qui s'étend dangereusement, malgré des appels de Londres et Tokyo à prendre des mesures fortes...
(5) " Des folies en Espagne "... Dans cette ville d'à peine 72 000 habitants, à 200 km au sud de Madrid, a été construite en 2008 l'une des plus grandes pistes d'Europe, d'une longueur de 4 200 mètres, où pourrait même atterrir l'Airbus A 380, l'avion commercial le plus grand au monde. On a même construit une passerelle pour relier le terminal aux voies à grande vitesse qui passent à moins d'un kilomètre de là. L'aventure a coûté 500 millions d'euros et, trois ans plus tard, l'échec est évident : la passerelle est restée suspendue en l'air comme une métaphore de rêves brisés. Il n'y a pas de vols commerciaux. Et les 80 employés, qui restent dans les locaux après plus de cent licenciements, préfèrent ne pas parler à la presse, pour qu'on ne remarque pas qu'ils sont toujours là. Moins ils feront de bruit, mieux cela sera, ainsi nous oublierons que ce mégaprojet continue à perdre de l'argent. Des dizaines de travailleurs vont et viennent chaque jour sur un site où atterrit uniquement, de temps en temps, l'avion de tourisme d'un cheikh arabe qui vient chasser le week-end...
(6) " Mille milliards de dollars : la dette des étudiants américains explose "... L'économie américaine est à nouveau minée par un problème de dette. Cette fois-ci, ce sont les étudiants qui sont directement visés, avec une dette globale de mille milliards de dollars en 2010. C'est le chiffre que donne la réserve fédérale new-yorkaise pour la dette issue des prêts bancaires des universitaires : un record...
(7) " Un automne noir pour les Européens : Coups d'état des pouvoirs financiers "... Les programmes d’austérité devront être appliqués rigoureusement grâce aux coups d'État perpétrés pour asservir les peuples. Ces programmes les priveront de leurs droits fondamentaux à des services publics de qualité et aussi contribueront à la détérioration de leur régime de vie...
(8) " BCE : en défaut de paiement en $ !"... En effet, au 16 novembre, elle a dû emprunter un total de 2,248 milliards de dollars à la Fed car elle n’a plus de dollars dans ses réserves,..
(9) " Espagne : après l'austérité de gauche, l'austérité de droite "... Car l'Espagne est droguée au béton. Quand les prix montaient, le bâtiment était tout à la fois un bureau de placement pour les jeunes, une caisse d'épargne pour la classe moyenne, un casino pour les flambeurs, une rente pour les banquiers, un eldorado pour les promoteurs, une caisse noire pour les politiciens ripoux. En 2006, au sommet de la bulle, dans un climat d'ébriété entretenu par les banques qui prêtaient à tout-va, le BTP représentait plus de 15% du PIB national ! A l'époque, l'Espagne construisait autant d'appartements que l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France réunis. Quand les chantiers s'arrêtent et que les prix s'effondrent, le système se referme comme un piège. Epargnants ruinés, familles expulsées qui doivent continuer à payer des crédits pour des logements dont elles ont été dépossédées, banques gorgées d'"actifs toxiques", faillites en cascade...
(10) " EE-LV dit largement oui au PS "... Ces deux désaccords sont inscrits dans le document global de 30 pages, désormais validé par les deux partis....
17:00 - Tandis que les Etats de la Zone passent les uns après les autres sous la coupe de juntes civiles (2) (7), on entend dire que l'Allemagne aurait truqué ses comptes (3). De là à penser que c'est parce que l'Allemagne est en réalité en faillite que Merkel ne veut rien savoir au sujet de la BCE (4) (8) car cela dévoilerait la situation catastrophique du pays ?
13:45 - Quand je lis ça (1), j'ai tout de même l'impression que nos économistes se foutent de nous. Il s'agit de la Grèce. On nous dit :
1 - Que la dette publique de la Grèce sera ramenée à 145 % du PIB en 2012.
2 - Que le déficit budgétaire ressortirait à 6,8 % l'année prochaine.
Bon, jusque là, c'est du Chinois.
Mais il reste un troisième point qui précise que les recettes de l'Etat seront de 54 milliards d'euros tandis que les dépenses passeront à 100 milliards d'euros en 2012. Là, ce n'est plus du Chinois et ça veut dire que l'Etat grec va continuer de dépenser deux fois plus que ce qu'il rentre. Et cela ne date pas d'hier...
Il y a tout de même des politiques qui sont responsables de cette situation. Remarquez bien que la France, si on prend la peine de se pencher sur les chiffres, ne fait pas mieux. Pour en arriver là, il a bien fallu que des politiques votent depuis des années des budgets systématiquement déficitaires. Que pour financer ces déficits, il a bien fallu emprunter beaucoup d'argent avec des taux d'intérêts dont on savait qu'ils n'étaient pas fixés par décret mais selon la loi du marché. Et aujourd'hui, on nous demande de voter encore une fois pour ceux qui nous ont conduit là alors que s'ils avaient un minimum de respect, sinon pour nous, au moins pour eux, ils devraient raser les murs ? Tous ces responsables mériteraient le même traitement que DSK...
Notre civilisation dite développée n'est qu'une bulle. Tous les progrès que nous avons cru faire au moins depuis un demi siècle ne sont que des bulles technologiques gonflées au crédit virtuel. Tout ce système n'est que bluff (6), illusions (9) et mirages (5). Que le système du crédit s'écroule, et c'est toute notre civilisation qui disparaît en quelques jours : vivre au quotidien avec cette pensée là dans la tête, ce n'est psychologiquement pas confortable surtout quand il faut quand même se lever le matin pour assurer les fins de mois. Il y a des jours où la tentation est forte de rester au lit, ne pas répondre au téléphone, ne pas relever le courrier dans la boîte aux lettres... bref, tirer le rideau. Et pourtant, il faut quand même sortir les dossiers pour faire avancer les projets... des projets évidemment financés à crédit, donc des projets qui nous condamnent à disparaître du jour au lendemain.
Le côté positif de cette situation est qu'avec la chute de notre civilisation, notre Terre pourrait retrouver une certaine santé et recommencer à respirer normalement.
Notes.
(1) " Grèce : le budget 2012 sera difficile à réaliser " ... Au total, les recettes de l'Etat devraient augmenter d'environ 3 milliards d'euros, à 54,4 milliards. Côté dépenses publiques, la baisse reste de mise : -5,2 milliards d'euros par rapport à 2011, à 100 milliards d'euros...
(2) " La crise fait-elle reculer la démocratie ?"... "Des juntes civiles" pour remplacer des gouvernements démocratiques. La caricature est excessive et britannique. C'est malgré tout une conséquence indirecte de la crise....
(3) " Et si l'Allemagne n'était pas si exemplaire..."... Sans cette astuce le déficit allemand en 2009 n'aurait pas été de 3,2 % mais de 5,1 %, calcule Natixis. Un niveau comparable à celui de la France...
(4) " La crise s'étend, Berlin s'obstine à refuser un rôle accru pour la BCE "... L'Allemagne s'est obstinée vendredi dans son refus d'impliquer d'avantage la Banque centrale européenne (BCE) pour résoudre la crise de l'euro qui s'étend dangereusement, malgré des appels de Londres et Tokyo à prendre des mesures fortes...
(5) " Des folies en Espagne "... Dans cette ville d'à peine 72 000 habitants, à 200 km au sud de Madrid, a été construite en 2008 l'une des plus grandes pistes d'Europe, d'une longueur de 4 200 mètres, où pourrait même atterrir l'Airbus A 380, l'avion commercial le plus grand au monde. On a même construit une passerelle pour relier le terminal aux voies à grande vitesse qui passent à moins d'un kilomètre de là. L'aventure a coûté 500 millions d'euros et, trois ans plus tard, l'échec est évident : la passerelle est restée suspendue en l'air comme une métaphore de rêves brisés. Il n'y a pas de vols commerciaux. Et les 80 employés, qui restent dans les locaux après plus de cent licenciements, préfèrent ne pas parler à la presse, pour qu'on ne remarque pas qu'ils sont toujours là. Moins ils feront de bruit, mieux cela sera, ainsi nous oublierons que ce mégaprojet continue à perdre de l'argent. Des dizaines de travailleurs vont et viennent chaque jour sur un site où atterrit uniquement, de temps en temps, l'avion de tourisme d'un cheikh arabe qui vient chasser le week-end...
(6) " Mille milliards de dollars : la dette des étudiants américains explose "... L'économie américaine est à nouveau minée par un problème de dette. Cette fois-ci, ce sont les étudiants qui sont directement visés, avec une dette globale de mille milliards de dollars en 2010. C'est le chiffre que donne la réserve fédérale new-yorkaise pour la dette issue des prêts bancaires des universitaires : un record...
(7) " Un automne noir pour les Européens : Coups d'état des pouvoirs financiers "... Les programmes d’austérité devront être appliqués rigoureusement grâce aux coups d'État perpétrés pour asservir les peuples. Ces programmes les priveront de leurs droits fondamentaux à des services publics de qualité et aussi contribueront à la détérioration de leur régime de vie...
(8) " BCE : en défaut de paiement en $ !"... En effet, au 16 novembre, elle a dû emprunter un total de 2,248 milliards de dollars à la Fed car elle n’a plus de dollars dans ses réserves,..
(9) " Espagne : après l'austérité de gauche, l'austérité de droite "... Car l'Espagne est droguée au béton. Quand les prix montaient, le bâtiment était tout à la fois un bureau de placement pour les jeunes, une caisse d'épargne pour la classe moyenne, un casino pour les flambeurs, une rente pour les banquiers, un eldorado pour les promoteurs, une caisse noire pour les politiciens ripoux. En 2006, au sommet de la bulle, dans un climat d'ébriété entretenu par les banques qui prêtaient à tout-va, le BTP représentait plus de 15% du PIB national ! A l'époque, l'Espagne construisait autant d'appartements que l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France réunis. Quand les chantiers s'arrêtent et que les prix s'effondrent, le système se referme comme un piège. Epargnants ruinés, familles expulsées qui doivent continuer à payer des crédits pour des logements dont elles ont été dépossédées, banques gorgées d'"actifs toxiques", faillites en cascade...
(10) " EE-LV dit largement oui au PS "... Ces deux désaccords sont inscrits dans le document global de 30 pages, désormais validé par les deux partis....
vendredi, novembre 18, 2011
22:20 - Une chose qu'Occupy a gagné, c'est de montrer que les journées de grève organisées par les syndicat (16) ne servent à rien. Si les syndicats veulent obtenir un quelconque résultat, ils doivent organiser des grèves "illimitées", c'est à dire jusqu'à l'obtention de leurs revendications. En effet, qu'est-ce que le pouvoir a à faire avec une journée de grève ? Le rôle des syndicats se limitent donc à faire croire aux salariés qu'en faisant une journée de grève, ils vont obtenir je ne sais quoi. En réalité, les salariés n'obtiendront rien car ce n'est pas avec une journée de grève qu'ils menaceront les intérêts des politiques, donc des banquiers.
21:25 - Concernant le mouvement Occupy, mon sentiment est que ce mouvement est appelé à disparaître pour être remplacé par autre chose qu'il m'est difficile d'imaginer aujourd'hui. Occupy, tel qu'il fonctionne aujourd'hui, ne peut pas tenir l'hiver car il n'est pas réellement soutenu par la population US. Cette absence de soutien vient du fait que les objectifs d'Occupy sont flous et que ce mouvement est de plus en plus soupçonné d'être un leurre, c'est à dire une forme post-moderne de syndicalisme au service des intérêts politiques, donc financiers, du système. Un vrai mouvement contre la dictature de la finance et des politiques qui en sont les serviteurs doit obtenir le soutien de 90 à 95% de la population sinon, il n'a aucune chance.
21:05 - L'Allemagne décroche à son tour de la Suisse (15) ce qui signifie que l'Allemagne est destinée à couler, comme les autres pays de la Zone.
19:50 - L'Europe est une "dictature molle" (14). Un dictateur mou, c'est ça :
Vidéo vue ICI
19:15 - Berlin se met toute l'Europe (et pas seulement la Zone) sur le dos. La politique de Berlin est suicidaire (13). Historiquement, c'est son habitude. Il est cependant regrettable que Berlin ne tire jamais les leçons de son Histoire (15). Berlin finira pas s'incliner même si elle a raison sur le fond. Le hic, c'est que dans notre monde moderne, ce n'est pas Berlin qui écrit l'Histoire, mais les banquiers... pour notre malheur à tous. En effet, autoriser la BCE à racheter en masse la dette souveraine - ce à quoi s'oppose à juste titre Berlin - c'est légaliser cette dette alors qu'au fond, cette dette est parfaitement illégale dans le sens du Traité de Versailles qui propulsa Hitler au pouvoir. Plus qu'illégale, nous devrions dire illégitime dans la mesure ou des lois, des plans d'austérité excessifs démocratiquement votés mais qui conduisent à l'extermination des peuples, ne peuvent être qu'illégitimes.
19:05 - Disparition de la Zone euro, de plus en plus de médias autorisés en parlent (12).
18:55 - Les Français semblent prendre conscience que plus d'intégration européenne, c'est plus de larmes et de sang (11). Mais de là à s'indigner en masse, c'est une autre affaire...
18:45 - " "Donner de l'argent aux banques, c'est la bonne solution dans l'immédiat", dit un banquier. "Pour résoudre les problèmes des Etats, avec tous les enjeux politiques, il faudra des années." (10) TOUT EST DIT ! Prêter de l'argent aux banques à 1% pour qu'elles offrent des crédits entre 2 et 25 % !!!!
17:05 - Puisque nous ne pouvons pas dévaluer l'euro, que le temps de modifier les traités ne correspond pas au temps de la crise, dévaluons tout de suite la dette ! (1) Cela reviendra au même mais cela peut se faire en 24 h tandis qu'il nous faut au moins deux ans (9) pour modifier les traités.
Nota : il me semble que c'est en 1913 que les banquiers ont fait un coup d'état financier contre la constitution américaine en imposant la Fed, une société bancaire privée qui s'est arrogé le droit exclusif de prêter de l'argent à l'Etat fédéral US avec des intérêts. En France, c'est la loi Pompidou/Giscard qui, en 1973, fit la même chose. Or, que constatons-nous aujourd'hui ? Que ce sont les intérêts qui nous coulent. Nous en sommes arrivés à cette catastrophe parce que nos élus politiques, qui ne sont que des agents des banques, nous ont imposé de vivre à crédit, donc à accumuler des intérêts que nous ne pouvons plus payer sans parler de rembourser le principal. Nous n'en sommes pas arrivés là par hasard. Qui a voté, depuis des décennies, des budgets déficitaires (2) ? C'est exact, depuis des décennies, nous vivons au-dessus de nos moyens mais cette situation n'est que la volonté de nos élus politiques au service des banques. Dévaluer la dette ne serait que la réponse de la bergère (des peuples) au berger (les banques).
En Italie, Monti n'est qu'une sorte d'huissier nommé à la tête du gouvernement (3) par les banquiers (GS) pour ramasser la mise au profit de ces mêmes banquiers. Et tout ce que trouvent à faire les Italiens, c'est de manifester dans les rues...
En Espagne, la droite promet d'imposer un maximum de sacrifices aux Espagnols pour rembourser les banques (4). Si les Espagnols sont des andouilles, pourquoi les banquiers n'en profiteraient-ils pas ?
Idem pour la Grèce (8)
En France, les médias jouent parfaitement leur rôle de propagandiste au service des agents politiques des banquiers en faisant croire aux Français que le choix est entre l'austérité de droite ou celle de gauche (5). En réalité, tout est pipé dès le départ car la vraie alternative consisterait à virer définitivement aussi bien la droite que la gauche et à supprimer purement et simplement la dette puis qu'au départ, cette dette nous a été imposée par Pompidou et Giscard à partir de 1973. Comment les Français pourraient-ils soupçonner le piège puis qu'ils ignorent tout de l'Histoire ?
Il ne suffit pas désigner la banque Goldman Sachs (6) (7) pour expliquer le piège. Encore faudrait-il que nos médias expliquent pourquoi ce sont des banques privées qui prêtent de l'argent aux Etats et non pas les Banques centrales nationales ? Autrement dit, pourquoi les Etats ont abandonné le pouvoir régalien de battre monnaie ?
Notes.
(1) " L’Edito du 17 Novembre 2011 : L’histoire de l’EURO accélère , après la dévaluation des bonds,celle des monnaies ? par Bruno Bertez"... Le mal est trop profond, les divergences trop ancrées au sein des différentes sociétés. La nécessité de réalignement monétaire externe finira par s’imposer. Et le précurseur de ce réalignement externe, nous disons que c’est, d’un côté, la dévaluation des bonds des PIIGS et, de l’autre, la réévaluation des Bunds allemands.
(2) " L'Espagne paye des années de gabegie publique "... Après les projets pharaoniques, c'est désormais l'heure des comptes. ... (ndlr : le pire, c'est que les Espagnols s'apprêtent à remettre au pouvoir ceux-là même qui les ont trompé depuis des décennies !!!)
(3) " ITALIE. Le gouvernement Monti obtient la confiance du Parlement"... "Nous durerons peu, pas une minute de plus que la confiance que nous accordera le Parlement", a-t-il assuré. (ndlr : juste le temps de voter les lois en faveur des banques pour obliger les Italiens à payer.)
(4) " Pourquoi l'Espagne va virer à droite "... Les Espagnols devraient infliger dimanche un sévère vote sanction aux socialistes, au pouvoir depuis 2004, dont le bilan se résume à une économie menacée de récession et un chômage record. La droite a déjà promis au pays de lourds sacrifices afin de redresser les finances publiques...
(5) " Présidentielle 2012 : le chiffrage des programmes "... « Les Echos », en partenariat avec les experts de l'Institut Montaigne, évaluent le coût des mesures défendues par tous les candidats en lice pour l'élection présidentielle de 2012....
(6) " La pieuvre Goldman Sachs"... La toute-puissante banque américaine Goldman Sachs, surnommée "Government Sachs" à Washington, dispose aussi d'un réseau impressionnant dans les instances dirigeantes européennes...
(7) " Commentaires de crise : la cible Goldman Sachs "... Parmi les turbulences de ces dernières semaines au sein de la zone euro, un point commun dans le jeu des nominations politiques fait partie de nos best of des sujets les plus lus et commentés : "Goldman Sachs, le trait d'union entre Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos"...
(8) " La Grèce veut s'imposer encore plus de rigueur en 2012 "... Le nouveau gouvernement de coalition présente ce vendredi un budget 2012 encore plus austère que prévu. Et ce alors que les objectifs affichés pour 2011 pourraient ne pas être tenus...
(9) " Union budgétaire : l'Allemagne presse le pas "... Le ministre allemand des Finances donne deux ans à l'Europe pour créer les structures d'une politique budgétaire commune...
(10) " L'Europe a besoin d'un "plan B" pour soutenir le crédit "... la BCE continue de prêter massivement des liquidités. Et en la matière, elle peut aller très loin: l'assouplissement progressif de ses règles en matière de garanties acceptées de la part des banques lui permet théoriquement de prêter jusqu'à 14.000 milliards d'euros, soit plus que le PIB total de l'Union....

(11) " Avec la crise, l'envie d'Europe des Français s'effondre "... 57 % des personnes interrogées souhaitent moins d’intégration européenne et plus de politiques économiques propres à chaque Etat. Cette majorité assez nette tend à montrer que le peuple ne se retrouve pas dans les propos et les thèses défendues par nos dirigeants. Pour eux, l’Etat nation est la solution. Ils ne veulent plus être dépendants de ce qui peut se passer en Grèce ou en Italie. Certains remettent même en cause la monnaie commune. Il existe bien sûr des positions intermédiaires : beaucoup, sans dire qu’ils veulent revenir au Franc, condamnent les excès d’une trop forte intégration européenne...
(12) " La zone euro au bord de la dislocation "... En attendant, ce débat sans fin alimente la défiance et rapproche chaque jour un peu plus la zone euro de l'abîme.
(13) " La crise s'étend, Berlin ne veut toujours pas d'un rôle accru pour la BCE "... Malgré les pressions internationales, Angela Merkel refuse de voir la Banque Centrale Européenne racheter massivement les dettes des Etats en difficulté. Sur les marchés, la situation empire...
(14) " Dictature molle, type-Salvador Dali "...
(15)
Vidéo vue ICI
(15) " € décrochage / franc suisse "... l’ersatz de deutsche mark que représente le rendement du Bund a décroché logiquement par rapport à son homologue helvète depuis le début des grandes turbulences en €URSS qui ont commencé début juin 2011,..
(16) " Journée nationale contre la rigueur 13/12"... Cinq organisations intersyndicales appellent à une journée d'action avec des rassemblements le 13 décembre pour dénoncer le nouveau plan de rigueur du gouvernement. Parallèlement, dix syndicats d'enseignants du second degré prévoient une journée de grève le 15 décembre pour exiger le retrait du projet de décret sur l'évaluation des personnels enseignants que le ministère veut imposer à la rentrée 2012...
jeudi, novembre 17, 2011
21:00 - Occupy Wall Street a gagné la bataille du square Zuccotti (3) (5)
20:45 - Il y a deux façons de sortir du nucléaire :
1 - Attendre une catastrophe.
2 - Avoir le courage politique de prendre la décision.
Manifestement, la seconde solution ne sera par retenue par nos élus. Il nous faudra donc un Fukushima français...
19:05 - Les bluffs des transitions politiques en Grèce et en Italie ont fait long feu (2).
19:00 - Le FMI europe passe sous la coupe d'un (anglo) iranien (1).
18:12 - A New York, les manifestants arrivent à Wall Street Station...
18:10 - Ca bouge aussi en Grèce et à Portland (USA)...
18:05 - Les manifestants marchent (tournent en rond ?) dans les rues de New York...
17:12 - Le tension est brutalement montée d'un cran...
17:11 - La police de New York sort les matraques...
17:10 - La police de New York commence d'embarquer des manifestants... (4)
17:05 - Ca commence de s'exciter à New York... Les manifestants s'en prennent aux barrières disposées par les flics... Il y a de la musique...
16:00 - Occupy Wall Street : ça se passe en direct ici
11:00 - Ces graphiques sont consultables avec leurs commentaires avisés et mis à jour sur le blog de Jean-Pierre Chevalier :

Notes.
(1) " Crise : vers une nouvelle approche du FMI en Europe ?"... La démission prématurée du portugais Antonio Borges, et la nomination au poste de responsable Europe de l'anglo-iranien Reza Moghadam, pourraient préluder à un soutien plus actif du Fonds aux pays de la zone euro en difficulté...
(2) " Les Bourses européennes toujours minées par la crise de la dette "... Le soulagement né de la transition politique en Italie a fait long feu, remplacé par les craintes sur la capacité du pays à se réformer...
(3) " Les anti-Wall Street sèment le désordre dans le coeur financier de New York"... Au milieu du désordre, un policier qui a tenu à rester anonyme, pestait: "Les manifestants ont tout bloqué. C'est ce qui devait se passer quand on les a expulsés du square (Zuccotti): c'était comme de donner un coup de pied dans une fourmilière... On aurait dû les laisser dans le square. Ils voulaient perturber Wall Street, ils ont réussi"....
(4) " Des milliers d'Américains défilent contre Wall Street "... Plusieurs manifestations ont eu lieu jeudi à travers le pays pour célébrer les deux mois du mouvement Occupy Wall Street. Près de 300 personnes ont été arrêtées à New York...
(5) " Des milliers de manifestants à New York : «Cette fois je crois qu'ils nous ont entendus»... Au terme de cette mobilisation inédite, près de 250 personnes ont été arrêtées. Lire le reportage de notre correspondant sur place...
20:45 - Il y a deux façons de sortir du nucléaire :
1 - Attendre une catastrophe.
2 - Avoir le courage politique de prendre la décision.
Manifestement, la seconde solution ne sera par retenue par nos élus. Il nous faudra donc un Fukushima français...
19:05 - Les bluffs des transitions politiques en Grèce et en Italie ont fait long feu (2).
19:00 - Le FMI europe passe sous la coupe d'un (anglo) iranien (1).
18:12 - A New York, les manifestants arrivent à Wall Street Station...
18:10 - Ca bouge aussi en Grèce et à Portland (USA)...
18:05 - Les manifestants marchent (tournent en rond ?) dans les rues de New York...
17:12 - Le tension est brutalement montée d'un cran...
17:11 - La police de New York sort les matraques...
17:10 - La police de New York commence d'embarquer des manifestants... (4)
17:05 - Ca commence de s'exciter à New York... Les manifestants s'en prennent aux barrières disposées par les flics... Il y a de la musique...
16:00 - Occupy Wall Street : ça se passe en direct ici
http://www.ustream.tv/theother99
http://www.livestream.com/globalrevolution
11:00 - Ces graphiques sont consultables avec leurs commentaires avisés et mis à jour sur le blog de Jean-Pierre Chevalier :
Notes.
(1) " Crise : vers une nouvelle approche du FMI en Europe ?"... La démission prématurée du portugais Antonio Borges, et la nomination au poste de responsable Europe de l'anglo-iranien Reza Moghadam, pourraient préluder à un soutien plus actif du Fonds aux pays de la zone euro en difficulté...
(2) " Les Bourses européennes toujours minées par la crise de la dette "... Le soulagement né de la transition politique en Italie a fait long feu, remplacé par les craintes sur la capacité du pays à se réformer...
(3) " Les anti-Wall Street sèment le désordre dans le coeur financier de New York"... Au milieu du désordre, un policier qui a tenu à rester anonyme, pestait: "Les manifestants ont tout bloqué. C'est ce qui devait se passer quand on les a expulsés du square (Zuccotti): c'était comme de donner un coup de pied dans une fourmilière... On aurait dû les laisser dans le square. Ils voulaient perturber Wall Street, ils ont réussi"....
(4) " Des milliers d'Américains défilent contre Wall Street "... Plusieurs manifestations ont eu lieu jeudi à travers le pays pour célébrer les deux mois du mouvement Occupy Wall Street. Près de 300 personnes ont été arrêtées à New York...
(5) " Des milliers de manifestants à New York : «Cette fois je crois qu'ils nous ont entendus»... Au terme de cette mobilisation inédite, près de 250 personnes ont été arrêtées. Lire le reportage de notre correspondant sur place...
Inscription à :
Messages (Atom)