samedi, mai 21, 2011

Place de la Bastille !

DSK est sorti de sa prison. Très bien ou plutôt, dont acte. Car en vérité, les choses se passent maintenant place de la Puerta del Sol (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9), à Madrid. J'ignore, comme tout le monde, les suites de cette occupation mais j'espère, en mon fort intérieur, qu'il y en aura une et qu'elle se développera par une occupation en bonne et due forme de la place de la Bastille, à Paris. Le gouvernement espagnol va-t-il tirer sur les occupants de la place de la Puerta del Sol ? Cela paraît inconcevable et de deux choses l'une : soit il fait tirer sur les insurgés, soit il laisse les insurgés occuper la place. Dans les deux cas, ce gouvernement est foutu. Nous verrons bien.
Ce qui est très intéressant, dans cette affaire, c'est de supposer ce qu'il se passerait si quelques milliers de jeunes décidaient, comme ça, d'occuper la place de la Bastille, à Paris. Que pourrait faire Nicolas Sarkozy ? Faire intervenir les CRS ? Cela ne pourrait qu'aggraver la situation. Ne rien faire ? Auquel cas, cela finirait un jour ou l'autre par des manifestations monstres à Paris et en Province car les Français en ont vraiment raz-le-bol. Dans tous les cas, le pouvoir est foutu. Cela dépend uniquement de l'occupation de la place de la Bastille. C'est complètement dingue tout de même ? Nous en sommes là : la chute de notre civilisation ne dépend que de l'occupation d'une petite place parisienne par quelques milliers d'insurgés !

Notes.

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En Espagne, la « génération perdue » se révolte contre les politiques et les banquiers", ... Qualifiée de « génération perdue » par le Fonds monétaire international, la jeunesse espagnole montre qu’elle ne s’est pas endormie. Depuis le 15 mai, ils sont des centaines de milliers dans la rue, avec pour mot d’ordre : « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques et des banquiers ». Face aux mesures d’austérité, la révolte gronde.

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La révolte des «ni ni» en Espagne", ... Le cinquième jour de manifestation des «indignés» espagnols a commencé sous la pluie jeudi, malgré une tentative d’interdiction à Madrid, apprend-on de l’agence EFE....

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Les révolutions viennent-elles du Sud ?", ... Depuis dimanche, les partis politiques espagnols sont débordés : une petite plateforme quasiment inconnue, Democracia Real Ya (démocratie réelle maintenant), a réussi à mobiliser des milliers de personnes dans 50 villes en Espagne, à la surprise générale. Avec ce slogan : "Nous ne sommes pas des marionnettes entre les mains des banquiers et des politiciens"...

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Un printemps social né sur Internet gagne l'Espagne", ... Lancé à Madrid le 15 mai, un mouvement de protestation sociale surprend l’Espagne en pleine campagne électorale. Comme dans les pays arabes, la contestation a pris forme sur le Web....

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Espagne : la contestation prend de l'ampleur malgré l'interdiction de manifester", ... Un véritable village autogéré est apparu en moins de cinq jours au cœur de Madrid. La place historique de la Puerta del Sol compte maintenant sur ses propres cantines gratuites, son stand d'information juridique, son infirmerie… Et même depuis peu sur une garderie où l'on réclame des dons de jouets. En tout, 17 points sont listés sur la carte distribuée par les organisateurs, et qui évolue à mesure que les nouveaux mètres de bâche sont tendus pour fournir un peu d'ombre et protéger de la pluie...

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En Espagne, la «génération perdue» reste déterminée", ... Les manifestations désormais illégales se poursuivent ce samedi. Les jeunes protestent contre le chômage de masse et «la corruption des politiciens» alors que les élections locales se tiennent dimanche...

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ESTAMOS PENSANDO…, par François Leclerc", ... « Maintenant, nous sommes illégaux ! » ont scandé les quelques 28.000 madrilènes (selon la police), présents sur la Puerta del Sol et dans les rues avoisinantes vendredi alors que sonnaient les douze coups de minuit, avant de lancer comme annoncé un « cri muet », la bouche barrée d’un scotch...

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En Espagne, le mouvement du 15-mai est "une contestation de fond de la société"", ... Des milliers d'Espagnols continuaient à occuper, samedi 21 mai, les principales places des grandes villes de la péninsule ibérique pour protester contre le chômage et les mesures d'austérité. Ils bravent ainsi une interdiction de manifester avant des élections locales de dimanche qui s'annoncent défavorables aux socialistes au pouvoir. Ils étaient plus de 25 000 vendredi soir à la Puerta del Sol, principale place de Madrid....

(9) "
L’Espagne entre vote et révolte", ... «Je ne suis pas antisystème, c’est le système qui est antimoi», «Vous sauvez les banques, vous volez les pauvres», «Politiques, c’est nous vos chefs, et nous sommes en train de vous virer». Depuis le début de la semaine, la place de la Puerta del Sol, au centre de Madrid, se réveille...

4 commentaires:

Archi2a.fr ( Laetizia BAGGIONI ) a dit…

<< La place de la bastille >> dito-citée et représentative sur ces post's,.. se pourrait-être autrement dit, une révolution préoccupante à l'échelle mondiale ?? hum...hum. !!

Archi2a.fr ( Laetizia BAGGIONI ) a dit…

L’Espagne à l’heure de la révolte :
Les grandes villes d’Espagne connaissent depuis dimanche un mouvement de grogne sans précédent, né de la révolte d’une jeunesse en mal d’avenir.

L’Espagne vit-elle un tournant historique ? À en croire le nombre de jeunes qui descendent dans la rue, tout porte à le croire. Depuis dimanche dernier, les grandes villes d’Espagne sont inondées de dizaines de milliers de citoyens qui dénoncent un contexte économique et politique désastreux.

En cause, un taux de chômage exorbitant (21 % au premier trimestre 2011) qui touche essentiellement les jeunes : en février, 45 % des moins de 25 ans ne travaillaient pas. Et pour ceux qui ont la chance d’avoir un emploi, les salaires restent très bas. « L’idée est de tenir », déclare à l’AFP Juan Cobo, auto-proclamé porte-parole du mouvement. Car les contestataires font face à une interdiction de manifester : selon les autorités espagnoles, le rassemblement pourrait nuire au bon déroulement des élections municipales de dimanche.

Mais les jeunes ne comptent pas en rester là. Ils ont de nouveau défié les pouvoirs publics en campant hier à la Puerta del Sol à Madrid et dans d’autres villes espagnoles. Résultat des sit-in fleurissant un peu partout depuis trois jours : arrestations et dispersions des rassemblements, à Madrid et à Grenade. « On nous dit que samedi, nous allons être délogés violemment, on nous dit que la police va charger », lance Berta Lopez, une chômeuse de 19 ans. En attendant, les contestataires attendent toujours la décision de la Junta electoral central espagnole (commission électorale) qui jugera de la légalité de ce mouvement de protestation.

Révolution ? Pourquoi pas. Évolution, à coup sûr. L’Espagne connaît habituellement des rassemblements de moindre ampleur. Cette fois-ci, le ras-le-bol général découle de l’ensemble des conséquences de la crise économique et, selon les manifestants, de leur mauvaise gestion par le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero. On entend ainsi dans les rangs des contestataires un rejet de la corruption, des banques et surtout des grands partis politiques.

À quelques jours des municipales, ces critiques visent essentiellement les socialistes au pouvoir depuis 2004 qui optent depuis quelques mois pour une politique d’austérité mal perçue par la population. D’après les sondages espagnols, cette stratégie anti-crise pourrait bien desservir la gauche au profit des conservateurs du Parti populaire. Sur les banderoles, les manifestants étalent leurs motivations : « Vous prenez l’argent, nous prenons la rue » ou « Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir ».

Du côté du pouvoir espagnol, l’heure est au malaise. Pour le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, il existe « des raisons » qui expliquent la colère des citoyens. Une réaction un peu courte, selon l’analyste politique Josep Ramoneda, cité par l’AFP, pour qui « l’effet de [son] annonce sera limité » puisque « son usure est très importante ». Il ajoute que les socialistes « ne parviendront pas à s’affranchir de ce vote sanction ». Dimanche, les citoyens espagnols devront élire leur Parlement dans 13 régions et les conseils municipaux de toutes les communes ibériques. Sans attendre le vote, la rébellion de la jeunesse espagnole s’étend d’ores et déjà au-delà des frontières : depuis mercredi, des rassemblements ont lieu devant les ambassades d’Espagne à Paris, à Londres, à Bruxelles, à Mexico ou encore à Rome. Rédigé du vendredi 20 mai 2011, par Audrey Loussouarn

Archi2a.fr ( Laetizia BAGGIONI ) a dit…

Zone franche
Publié le 20 mai 2011
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Quand votre seul outil idéologique est un marteau, tous les contextes politiques ressemblent à un clou : l'Égypte n'est pas la Grèce qui n'est pas l'Espagne qui n'est pas la France.
Madrid, Puerta del Sol : des chômeurs et des précaires se rassemblent à l'appel de collectifs et d'associations via les réseaux sociauxzon

Madrid, Puerta del Sol : des chômeurs et des précaires se rassemblent à l'appel de collectifs et d'associations via les réseaux sociauxzon Crédit Reuters

Pas évident, de tirer une théorie universelle de ce qui se passe en ce moment à la Puerta del Sol, l’une des principales places madrilènes… Depuis le début de la semaine, des milliers d’Espagnols s’y rassemblent pour protester contre la crise et le chômage, rendez-vous leur ayant été fixé sur le Web par une myriade d’associations et de collectifs.

Quoi, des gens en colère qui s’installent sur un lieu emblématique et conspuent le pouvoir en place après s’être énervés sur les réseaux sociaux ? Mais c’est le « printemps arabe » all over again, n’en doutons pas !

Rien n’est plus différent, pour autant, du contexte économico-politique espagnol que celui des Tunisiens ou des Égyptiens.

L'Espagne est une démocratie prospère d’Europe de l’Ouest, dont la croissance était encore supérieure à 3,5% en 2007, dont le taux de chômage a été divisé par deux en une décennie, mais que la crise financière mondiale et une bulle immobilière très spécifique ont précipité dans la récession. On y construisait ces dernières années autant de logements neufs qu’en France, Allemagne et Grande-Bretagne réunies…

Quant à l'Égypte et la Tunisie, elles étaient, au moins jusqu’aux insurrections de ce début d’année (on ne sait pas exactement ce qu’elles sont devenues depuis), des pays « en développement » dirigés par des dictateurs.

La tentation est grande, toutefois, de traduire « printemps arabe » en « printemps espagnol » à l’arrache via Google Translation et, partant, d’imaginer qu’un « printemps français » se profile à l’horizon... Après tout, on nous avait déjà prédit la même chose il y a quelques mois, lorsque des milliers de Grecs se sont mis à briser des vitrines dans les rues d’Athènes.
Oh, on avait beau, à l’époque, rabâcher qu’une petite nation de 10 millions d’âmes ne vivant que du tourisme et minée par la corruption n’était pas exactement comparable à une puissance mondiale redistribuant plus de 50% de son PIB, rien n’y faisait ! Les manifestants grecs nous montraient la voie et, s’ils avaient une dent après Papandréou, c’était forcément pour des raisons identiques à celles qui conduisent Marianne à détester Sarkozy.
« Il leur faudrait une bonne révolution » ?.. ( à suivre...)

Archi2a.fr ( Laetizia BAGGIONI ) a dit…

Zone franche
Publié le 20 mai 2011
<> suite 2...
« Il leur faudrait une bonne révolution » ?

Le problème, avec cette approche « uniciste » ― terme emprunté à l’homéopathie du même nom, qui postule qu’un médicament unique peut traiter tous les problèmes d’un sujet donné, de la sinusite au cor au pied ― c’est qu’elle est totalement absurde. Les Tunisiens et les Égyptiens ne se battaient pas contre Moubarak et Ben Ali pour lutter contre la hausse du nombre de CDD, mais bien pour le respect des libertés individuelles et l’instauration de la démocratie.
___« Il leur faudrait une bonne révolution » ? Le problème, avec cette approche « uniciste » ― terme emprunté à l’homéopathie du même nom, qui postule qu’un médicament unique peut traiter tous les problèmes d’un sujet donné, de la sinusite au cor au pied ― c’est qu’elle est totalement absurde. Les Tunisiens et les Égyptiens ne se battaient pas contre Moubarak et Ben Ali pour lutter contre la hausse du nombre de CDD, mais bien pour le respect des libertés individuelles et l’instauration de la démocratie.

Ils voulaient l’Espagne, quoi.
De leur côté, les Espagnols ne se rassemblent pas à la Puerta del Sol pour exiger la mise aux arrêts de José-Luis Zapatero, mais plutôt la relance de la croissance, la réorientation de l’économie vers d’autres secteurs que le BTP et le tourisme de masse ainsi qu’une meilleure protection de chômeurs brièvement et faiblement indemnisés ― chômeurs dont le nombre est d'ailleurs deux fois plus élevé que dans l’Hexagone.

Ils veulent la France, quoi…
Sans aucun doute, chômeurs et précaires français auraient légitimement du mal à gober que, puisque leur contexte est plus favorable que celui de leurs voisins d’outre-Pyrénées ou d’outre-Méditerranée, ils n’ont plus qu’à la fermer. Mais l'idée qu'une bonne grosse révolution cathartique serait LA solution de tous les problèmes de l’humanité finit par ressembler au fameux « il leur faudrait une bonne guerre » de la bourgeoisie gaulliste ― les apôtres du chaos romantique s'appropriant le discours de leurs beaufs de parents avec délectation.
La place Tahrir, c’est en Egypte. La Puerta del Sol, c'est en Espagne. En France, nous avons la place de la Bastille et, la beauté de la chose, c’est que sa prise date d'il y a deux siècles. En la prenant à nouveau, que demanderions-nous exactement qui ne puisse s'obtenir dans les urnes ?crise financière | place Tahrir | printemps arabe | Puerta del Sol
Economie | Europe | France | International | Politique | Société..bref,article tiré du blogueur Hugues Serraf.