mardi, mai 10, 2011

Assassinat de Ben Laden : la guerre mostmoderne

Bien que ce ne soit plus d'actualité - l'actualité changeant chaque jour -, je reviens sur l'assassinat de Ben Laden par Barack Hussein Obama et ses 12 apôtres (ils étaient, semble-t-il, effectivement 12 autour de Barack Hussien Obama), réunis dans les caves de la Maison blanche pour assister en direct - d'après ce qu'ils nous disent depuis - à l'opération commando contre Ben Laden au Pakistan. Une opération commando dont le but déclaré était de tuer Ben Laden pour gagner, du point de vue de la Maison blanche, la guerre d'Afghanistan, une victoire symbolique devant permettre le retrait des troupes US d'Afghanistan. Le problème étant que cette victoire est tellement symbolique qu'elle en devient, aux yeux de plus en plus de commentateurs, contestable voire contestée.

Cette opération commando devrait en effet nous faire comprendre que Washington a décidé d'agir elle-même en terroriste pour mener ses guerres. Les opérations commando ne sont pas une nouveauté mais jusqu'à présent, c'étaient des opérations menées en secret et en parallèle à des guerres plus ou moins conventionnelles. Aujourd'hui, l'acte terroriste d'état est légitimé par Barack Hussein Obama qui ramène ainsi son pays au rang des pays dit terroristes qui étaient, hier encore, les ennemis de la civilisation.

Nos démocraties n'ayant plus les moyens ou la volonté d'envoyer des troupes combattre au sol, elles développent d'une part des corps d'élites pour des opérations commando ciblées et d'autre part, des nouvelles technologies furtives qui leur permettent de bombarder quasiment aveuglément les territoires supposés de l'ennemi en massacrant anonymement des civils qui servent de boucliers humains à l'ennemi. C'est peut-être là l'un des visages du postmodernisme.