L'évènement du jour pourrait sembler être la demande des insurgés syriens pour une intervention des forces armées étrangères. Une demande à laquelle Nicolas Sarkozy semble très sensible. On se demande pourquoi alors qu'il n'a déjà pas les moyens de régler le problème en Libye, une affaire qui devait être réglée en quelques jours... Pour moi, ce soir, l'évènement à signaler est l'incapacité de Tepco à reprendre le contrôle des centrales de Fukushima.
Deux scénarios semblent se dessiner :
1 - Tepco continue ses bricolages pour retarder le plus longtemps possible l'explosion d'un ou de plusieurs réacteurs puisqu'il semble impossible d'intervenir humainement sur les sites pour remettre les circuits de refroidissement en route. C'est donc une pollution insidieuse qui va contaminer dans des proportions inconnues à la fois l'océan et les nappes phréatiques sans aucune solution en vue.
2 - Un jour ou l'autre, l'un ou l'autre ou plusieurs des réacteurs explosent soit parce que Tepco n'aura pas réussi à refroidir les réacteurs soit à cause d'un nouveau tremblement de terre ou autre tsunami qui finiront par démolir les structures restantes déjà fragilisées.
Conclusion : dans les deux hypothèses, c'est toute la mégalopole de Tokyo qui est menacée et il faudrait dès maintenant mettre en oeuvre un plan d'évacuation ce qui semble politiquement inconcevable. Nous sommes dans un monde où ceux qui devraient être capables de concevoir les dangers que nous courrons en sont incapables. Leurs cerveaux sont trop petits. Ils sont psychologiquement défaillants. En conséquence, ce sont les populations qui vont trinquer en masse. Fukushima illustre (comme la marée noire du Golfe du Mexique (1)) une forme du règlement de la question humaine de la révolution postmoderne.
Notes.
(1) "Une charge contre BP à la Tate Britain", Un homme nu couvert de liquide noir... Un an après la marée noire, des activistes dénoncent à leur manière la compagnie pétrolière.
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