20:30 - "Le parti de Merkel balayé par les Verts lors d'un scrutin animé par le nucléaire", la suite ICI
17:15 - François Leclerc, sur le blog de pauljorion.com, confirme mon analyse (8)
16:00 - Tepco revient sur ses déclarations concernant le taux très élevé de la radioactivité dans le réacteur n° 3 (5) (6). Cette rétractation illustre le Cover-up (7) qui est en train de se mettre en place. Il ne reste plus qu'à Tepco de faire comme BP l'a fait dans le Golfe du Mexique pour tromper l'opinion publique : filmer une fausse centrale nucléaire avec une série de caméras en ligne sur le net pour simuler un succès des opérations de secours et masquer ainsi la réalité.
13:30 - Au Japon, la situation ne s'améliore pas, au contraire (1) (2) (3) (4). Ayant suivi de très près la marée noire du Golfe du Mexique, je ne peux m'empêcher de constater que Tepco, une sorte de BP japonais, refait les mêmes erreurs que BP dans sa lutte contre la fuite du puits de pétrole. Or ce qu'il faut savoir, c'est que la marée noire n'a jamais été stoppée. Si l'on n'en parle plus, c'est uniquement à cause du Cover-up imposé par les autorités. Il va se passer la même chose au Japon sauf que là, il ne s'agit pas de pétrole mais de radioactivité qui va polluer les eaux, les sols, l'air, l'alimentation, etc. pour des générations. Il est encore trop tôt pour savoir l'ampleur de cette catastrophe et ses véritables conséquences humaines. Nous ne pouvons que constater, d'or et déjà, les mensonges des autorités japonaises depuis le début de cette affaire. Des autorités qui n'ignoraient pas les défaillances de ces centrales (et sans doute de beaucoup d'autres). Ces autorités sont donc obligées, aujourd'hui, de sacrifier des centaines de travailleurs pour tenter de reprendre le contrôle d'une situation devenue hors-contrôle et qui pourrait le rester pendant des mois, voire davantage. Combien de temps les centaines de milliers de Japonais exposés aux radiations vont-ils tenir le coup sans se révolter ? Que se passera-t-il le jour où l'on commencera d'apprendre que des gens sont victimes des radiations ? L'expérience de la marée noire du Golfe du Mexique me laisse penser que nous ne le saurons pas car les autorités imposeront un Cover-up total sur ces informations qui ne filtreront que par des médias alternatifs essentiellement via le net qui sera lui aussi soumis à une véritable censure. L'intérêt des autorités est de tout faire pour que les Japonais ne bougent pas et, s'il le faut, qu'ils meurent en silence sur place.
De toute façon, si la situation est réellement dramatique, il n'y a pas de solution puisque la seule réponse serait l'évacuation de toutes les populations du Japon mais pour aller où ? Cette décision précipiterait le Japon dans le chaos. Donc, la seule réponse jouable est de sacrifier des milliers de travailleurs pour qu'ils tentent l'impossible pour colmater les fuites radioactives et au moins stabiliser la situation ce que Tepco ne parvient toujours pas à faire. 15 jours après le tremblement de terre et le tsunami, Tepco ignore encore la nature précises des dégâts puisqu'il semble impossible de se rendre à l'intérieur des réacteurs et en particulier du réacteur n°3. Non seulement, mais chaque intervention sur ces réacteurs aggrave la situation comme par exemple le choix d'avoir utiliser de l'eau de mer pour refroidir les cuves, le sel ayant la mauvaise idée d'accélérer la corrosion des tuyaux et autres valves du système, d'après ce qu'on nous explique.
Pendant ce temps-là, chez nous en France, Nicolas Sarkozy nous promet que nos centrales "peu sures" seront fermées. D'une part, cette déclaration est un avoeux : ah bon ? Nous avons donc des centrales "peu sures" ? Cela ne correspond pourtant pas au discours officiel qu'on nous a tenu jusqu'à présent. Cette déclaration soulève alors une autre question : qu'est-ce qu'une centrale "peu sure" ? Qui va décider et en fonction de quels critères ? Il paraît que nous attendons les directives européennes dont on connaît, malheureusement, l'efficacité et l'orientation en faveur des intérêts financiers puisque l'Europe, finalement, ce n'est rien d'autre qu'un des bras armé de la finance mondiale dont on sait, au moins depuis 2008, dans quelle situation financière et économique catastrophique elle nous a fait plonger sans aucun espoir de nous en sortir à moins d'envisager chez nous notre Printemps européen ... sous la forme d'un 1789 postmoderne !!!
Notes.
(1) "Hausse de la radioactivité et évacuation à Fukushima" : La découverte d'eau extrêmement radioactive dans le réacteur n° 2 de la centrale nucléaire de Fukushima-1 a provoqué une nouvelle évacuation des techniciens s'employant à relancer le processus de refroidissement de la centrale, dimanche 27 mars. Tepco, l'exploitant de la centrale, a confirmé que le taux de radioactivité dans l'eau qui s'est accumulée dans la salle des turbines de ce réacteur est de 1 000 millisieverts par heure, soit "10 millions de fois plus élevé que le niveau de radioactivité de l'eau qui se trouve généralement dans un réacteur en bon état"... La suite ICI
(2) " Fukushima: très forte radioactivité au réacteur 2, le personnel a été évacué", Pour le Japon, le danger d'une catastrophe nucléaire est très loin d'être écarté. Le niveau de radioactivité de l'eau qui s'est échappée du réacteur 2 est 10 millions de fois plus élevé que le niveau normal... La suite ICI
(3) " La radioactivité s'envole dans un des réacteurs de Fukushima", Un taux 10 millions de fois plus élevé que la normale a été détecté dans le réacteur 2. Le Japon est «encore loin d'avoir surmonté l'accident», affirme le directeur de l'Agence internationale pour l'énergie atomique... La suite ICI
(4) "Fukushima : on a laissé jouer des enfants avec des allumettes", Plus rien ne semble aujourd’hui en capacité d’arrêter le scénario du pire à la centrale nucléaire de Fukushima. Le réacteur numéro 3 constitue une porte des Enfers que mêmes les cerveaux de l’un des pays les plus avancés technologiquement apparaissent incapables de maintenir fermée. L’enceinte de confinement fuit. Une fusion totale du cœur est vraisemblablement en cours. De quoi laisser craindre trés prochainement un rejet massif de radioactivité dans l’atmosphère... La suite ICI
(5) "Confusion autour du niveau de radioactivité à Fukushima", L'exploitant de la centrale a évoqué dimanche un taux «10 millions de fois supérieur à la normale» détecté dans une nappe d'eau, avant de se rétracter... La suite ICI
(6) " Japon: le taux de radioactivité n'est pas «10 millions de fois supérieur» à la normale", Après avoir dans un premier temps affirmé que le taux de radioactivité était de «10 millions de fois supérieur» à la normale dans une nappe d'eau près du réacteur 2 de la centrale de Fukushima, Tepco explique s'être finalement trompé... La suite ICI
(7) " Fukushima, silences coupables", Tokyo Correspondants - Sous-informés par les autorités, de plus en plus conscients du risque d'une catastrophe dont ils sont, pour la plupart, dans l'incapacité d'évaluer la gravité, les Japonais sont désormais d'autant plus inquiets que fait aujourd'hui surface, à la lecture de la presse et grâce aux témoignages d'experts nucléaires diffusés sur des chaînes privées de télévision ou sur des blogs, l'arrière-plan nauséabond de ce drame : la puissance de ce que, par pudeur, on nomme le "lobby nucléaire"... La suite ICI
(8) " Mise à jour n°111 (dimanche 17h02)", De jour en jour, de nouveaux événements alarmants se succèdent et s’enchaînent sans répit, dont les précédents – toujours non maîtrisés – sont à l’origine. Les zones d’ombre relatives à telle ou telle situation critique et potentiellement dévastatrice ne sont pas résorbées. La liste des questions s’allonge, pas celle des solutions.
La contamination radioactive s’amplifie fortement et irrésistiblement et ne peut que se répandre plus largement. Aucune perspective de la stopper n’est évoquée. L’accès aux installations est de plus en plus dangereux, voire pour certaines d’entre elles impossible. Le rythme des travaux en cours se ralentit.
Progressivement, ce qui restait de contrôle limité et précaire de la situation semble échapper des mains des techniciens et pompiers qui travaillent dans des conditions dantesques. Les problèmes sans solution s’accumulent tandis que se rallongent les délais prévisibles de remise en état des installations de refroidissement, qui témoignerait d’un début de reprise en main de la situation.
La question doit être posée : une dérive sur le mode actuel est-elle pratiquement tenable longtemps, si aucun nouvel incident irrémédiable ne venait l’interrompre ? Quelle alternative pourrait être sinon envisagée ?... La suite ICI
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