Au tout début de la seconde guerre mondiale, quelques Français décidèrent, de leur propre initiative, de prendre le maquis. A l’époque, cela consistait à se réfugier dans la montagne et à se débrouiller pour survivre. L’objectif était de disparaître de la circulation pour éviter d’être embarqués aussi bien par les nazis que les collaborateurs français. Ces Français agissaient ainsi à cause de leurs idées : ils refusaient la défaite française et surtout la soumission du gouvernement de Vichy à l’idéologie nazie. Dans le fond, la situation de la France d’aujourd’hui est la même du moins, certains Français dont je suis pensent qu’aujourd’hui, la situation est la même. Alors que faire ? Que signifie, aujourd’hui, prendre le maquis et pour se défendre contre qui ?
Le monde a changé, les forces en présences ne se présentent pas du tout sous la même forme. Les premiers résistants français n’avaient pas forcément une vision claire de la situation et pourtant, quelque chose les poussa à prendre le maquis. C’était un premier geste, une façon d’affirmer concrètement leur opposition à la situation. Ils agissaient par conviction et intuition. C’est seulement petit à petit qu’ils réussirent à s’organiser. Lorsque les Etats Unis entrèrent en guerre, la victoire était certaine et tout alla très vite même si sur le moment, les journées, les mois et les années furent longues.
Là s’arrêtera ma comparaison entre la seconde guerre mondiale et la révolution postmoderne d’aujourd’hui. Cette comparaison se limite au fait qu’hier comme aujourd’hui, certains individus prennent des décisions en fonction de leurs convictions et de leurs intuitions sans se poser plus de questions. Aujourd’hui, la menace prend de plus en plus la figure d’un effondrement financier. L’ennemi n’a pas de chars, pas d’avions, pas de bombes et pourtant, les effets d’un effondrement financier seront encore pires que ceux d’une guerre dite conventionnelle. Je ne rentrerai pas dans les détails des causes de cet effondrement financier. Après tout, cela ne sert à rien. Il suffit de savoir que cet effondrement est inévitable. C’est ce constat qui me pousse à chercher une manière postmoderne de prendre le maquis et qui consiste, concrètement, à m’équiper pour survivre hors de chez moi en étant informé des réalités des situations sur le terrain et en conservant une capacité intacte de mobilité à travers le territoire.
Etre informé et conserver ses capacités de mobilité indépendantes du système, c’est ce que le système qui s’effondre ne supporte pas car être informé et conserver ces capacités de mobilité lui apparaissent comme un affront, un geste de résistance, une provocation et une preuve de liberté surtout, et c’est là la difficulté de mon projet de survie, si je parviens à le faire savoir via l’Internet. C’est exactement ce que réussi à faire Julian Assange ce qui a pour conséquence de rendre fou le système et de le mettre à nu. Les fuites de Wikileaks dévoilent à la populace les manipulations du système (1). Elles dévoilent que nos directions politiques ont décidé de sacrifier les peuples pour sauver les intérêts financiers dont elles dépendent. Elles dévoilent donc les crimes de haute trahison de nos directions politiques qui ont pourtant été élues dans nos démocraties par leurs peuples pour qu’elles défendent les intérêts des peuples.
Notes et références.
(1) « BFM RADIO, LUNDI 3 JANVIER 2011 A 11h38 – « Depuis l’été dernier, la crise des marchés financiers a changé de nature », pauljorion.com, 3 jan 2011… Ecouter la vidéo ci-dessous :
03/01/2011 - Paul Jorion - BFM Business - Intégrale Bourse
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