jeudi, janvier 13, 2011

Mon pélerinage sur le continent (suite...)

Chers amis,

Les préparatifs de mon pélerinage sur le continent se poursuivent comme prévus. Toutes mes visites sont calées. Mon itinéraire est défini. Mes étapes chez les uns et les autres sont fixées. Je remercie par avance celles et ceux qui ont acceptés de m'accueillir.

J'attends encore mon nouveau téléphone portable (un HTC sous Androïd version Désire... à cause du système de détection des radars entre autre...). Je dois aussi commander la mise à jour de mon logiciel de navigation car mon dernier test de conduite assistée par ordinateur m'a envoyé dans le décor. Je dois enfin faire quelques travaux supplémentaires de finition sur ma voiture.

Certains, parmi vous, ont refusé de me rencontrer sous prétexte de conserver leur anonymat. Je respecte naturellement leur choix mais je pense que cette logique d'anonymat n'est pas la bonne si l'on veut réellement essayer de construire un projet de survie à la Révolution postmoderne.

Ce pélerinage sur le continent est, pour moi, une réaction de survie. Cela fait maintenant plus de dix ans que je suis installé en Corse sans avoir remis les pieds sur le continent à l'exception d'une étape en Normandie pour un séjour à Londres en 2003. J'appréhende ce que je vais découvrir sur mon trajet routier. En dix ans, la France s'est transformée certainement bien au-delà de ce que je peux imaginer.

Pour tout dire, je crains de ne pas reconnaître mon pays. Je crains de découvrir un pays en voie de sous-développement et de rencontrer des gens finalement assiégés. C'est pourquoi j'estime que se réfugier derrière l'anonymat est une forme de soumission et de lâcheté car tôt ou tard, il faudra bien affronter physiquement la situation.

Or, quelle est la situation ? Nous sommes à la veille d'un effondrement financier qui provoquera en quelques jours une guerre civile. Il sera alors trop tard pour nous organiser. C'est maintenant que nous devons établir des contacts de toute confiance. Cela ne peut se faire que par des rencontres réelles car le moment venu, il faudra que nous soyons capables de nous reconnaitre parce que la vie des uns et des autres dépendra à ce moment-là de cette reconnaissance.

2 commentaires:

Olivier ZOZOR a dit…

Ah, ces messieurs et dames anonymes, éternels guerriers de l'ombre...
Eh bien, votre pays comme vous le dîtes, il a bien changé depuis dix ans! Prenez votre passeport, on ne sait jamais, avec votre teint laiteux... Laissez vous pousser la barbe, des fois qu'un vendredi après-midi, vous traversiez la mauvaise rue... Ne demandez pas non plus votre chemin à des draps flottants avec deux trous au niveau des yeux, c'est très, très risqué... Finalement, restez chez vous, va, car les gens, ici, n'ont plus d'oreilles, et plus que les yeux pour pleurer...

Eric GAILLOT a dit…

Olivier,

Ce que vous décrivez résume assez bien mes craintes mais j'ai quelques armes secrètes pour y faire face et, j'ose le dire, la principale d'entre elle est ma foi en Jésus-Christ qui a su me conduire là où j'en suis aujourd'hui.

Je ne vois donc pas pourquoi je ne pourrai pas continuer mon chemin comme je l'entends.