samedi, janvier 15, 2011

Les prémisses tunisiennes de la révolution postmoderne.

Ben Ali a fui son pays comme seront obligées de le faire toutes les directions politiques occidentales qui, depuis des décennies, trahissent aux profits des intérêts financiers les peuples qui les ont élues. Grâce à l’Internet que le système ne peut pas couper, le peuple tunisien a ouvert la voie : bravo ! Qu’attendent les peuples européens pour faire la même chose alors que leurs directions politiques les conduisent dans le mur ? Les peuples européens sont aveuglés par l’illusion de se croire sous des régimes démocratiques qui n’ont de démocratique que l’étiquette. Nous en avons tous les jours les preuves dans la manière dont nos directions politiques réagissent par rapport à la crise financière. Cette manière consiste à nous faire payer des dettes qui ne sont pas nos dettes et dont le montant est tel qu’il nous sera impossible de les rembourser. C’est pourtant au nom de cette logique que nos directions politiques nous imposent des mesures d’austérité qui ne règleront jamais le problème de la dette mais qui, à coup sûr, nous plongeront dans la misère comme le sont les peuples africains. La seule différence entre les peuples européens et les peuples africains, c’est que ces derniers n’ont rien à perdre, pas même des illusions.

Or, ce qu’il faut à mon avis bien comprendre, c’est que le jour où les peuples européens vont descendre dans la rue comme vient de le faire le peuple tunisien, ce ne sont pas quelques dizaines de morts qu’il faudra déplorer, mais des dizaines de millions parce que les Européens ont perdu toute notion de survie. Un Européen sans sa voiture et sans son distributeur de billets de banque est mort. Que fera-t-il le jour où le système bancaire s’effondrera suite à l’effondrement des USA puisque c’est très probablement ainsi que les choses vont se passer vu la tournure que prend la situation aux Etats-Unis qui s’apprête à connaître le sort de l’URSS ?

Pour l’instant, en Tunisie, un type qui se trouvait être le président du pays est parti. Et alors ? Si les autorités intérimaires imposent un processus démocratique de transition comme le souhaitent les directions politiques occidentales, ce sont les islamistes qui gagneront les élections. Ces directions politiques occidentales le savent et c’est précisément pour favoriser un futur régime islamiste en Tunisie qu’elles réclament des élections démocratiques. En d’autres termes, les directions politiques occidentales sacrifient le peuple tunisien pour sauver leurs propres intérêts, des intérêts qui dépendent des islamistes dans la mesure où ces islamistes peuvent déstabiliser avec quelques attentats terroristes bien ciblés n’importe qu’elle direction politique occidentale.

L’islamisme n’a rien à voir avec l’islam. L’islamisme est une arme de guerre conçue pour soumettre toutes les directions politiques occidentales aux intérêts financiers. L’islamisme est en réalité un gangstérisme international nommé islamisme pour provoquer dans les populations l’amalgame avec l’islam, c’est-à-dire la confusion dans les esprits qui empêche de réfléchir et d’agir. L’islamisme n’est rien d’autre que le bras armé des intérêts financiers dont on voit bien, aujourd’hui, les objectifs à travers la crise financière que nos directions politiques nous mettent sur le dos parce qu’elles sont sous la menace permanente du terrorisme dit islamiste contre lequel elles ne peuvent strictement rien faire à cause de la confusion des mots – islam/islamisme - sinon se soumettre.

J’ignore l’avenir politique de la Tunisie mais de mon point de vue, ce pays est à la veille d’une révolution islamiste (2) à l’iranienne. C’est ça la révolution postmoderne (1).

Notes et références.


(1) Source vidéo : lefigaro.fr, 16 jan 2011







(2) "Le militant Jendoubi rentre en Tunisie", lefigaro.fr, 16 jan 2011... Le chef du parti islamiste tunisien Ennahdha Rached Ghannouchi avait annoncé samedi à l'AFP qu'il préparait son retour dans son pays et qu'il était disposé à la formation d'un gouvernement d'union nationale.