dimanche, mai 30, 2010

Marée noire : des millions de réfugiés climatiques.

La fuite de pétrole qui pollue le Golfe du Mexique depuis plus de quarante jours ne sera pas colmatée avant plusieurs mois (4) (6) (8) (10). C’est ce qu’il faut comprendre des déclarations des responsables de BP. Les côtes du Golfe du Mexique (et probablement au-delà (11)) vont devenir progressivement inhabitables (5) (9), ces régions ayant perdu leurs principales sources de revenus issues de la pêche (2), du tourisme (3) et de l’exploitation pétrolière.

Puisque Barack Hussein Obama a déclaré vouloir prendre les choses en main mais qu’il n’a pas les moyens techniques de stopper la pollution, il n’a à priori pas d’autre alternative que de mettre en place un système national de sauvetage des populations victimes de cette marée noire en proposant un statut de réfugié climatique aux familles privées de ressources et obligées d’évacuer la région pour échapper à la pollution atmosphérique provoquée par les gaz et les produits toxiques déversés en masse sur les nappes de pétrole.

Pourtant, Barack Hussein Obama n’optera certainement pas pour cette solution et continuera à gesticuler le plus longtemps possible, c'est-à-dire jusqu’à ce qu’une nouvelle catastrophe détourne l’attention de l’opinion publique (7). Une fois abandonnées à leur triste sort par les médias, les populations côtières du Golfe du Mexique devront se débrouiller par elles-mêmes et iront grossir les statistiques du chômage et des sans abris. Et ensuite ?

Ensuite, rien. Pourquoi y aurait-il quelque chose sinon des tempêtes et des ouragans qui finiront le travail ? (1) Cette marée noire n’est qu’une crise supplémentaire qui s’ajoute aux autres, un craquement à peine spectaculaire de l’effondrement de plus en plus accéléré de notre civilisation. Pour ceux qui en ont les moyens, il est encore temps d’évacuer le Golfe du Mexique avant que le piège ne se referme définitivement sur eux.

Notes et références.

(1) "Les installations pétrolières sous la menace des cyclones", lemonde.fr, 30 mai 2010... La saison cyclonique, qui s'ouvre mardi 1er juin, pourrait compromettre les opérations d'endiguement de la marée noire dans le golfe du Mexique, en particulier le déploiement d'une barrière artificielle pour séparer la nappe de pétrole des côtes de la Louisiane...

(2) " Etats-Unis : suite à la marée noire, la Louisiane voit sa communauté de pêcheurs s’effondrer.", allboatsavenue.com, 30 mai 2010... Les conséquences sur l’industrie de la pêche dans cette région pourraient, à long terme, être lourdes. En effet, plus de 140 000 km² de l’espace maritime américain sont dorénavant interdits à la pêche. Les poissonneries de Louisiane ferment les unes après les autres...

(3) " USA: L’impact de la marée noire dans le Golfe du Mexique", cftchus.blogvie.com, 29 mai 2010... Le secteur touristique de Louisiane, du Mississippi et d’Alabama, allant des hôtels aux restaurateurs et aux organisateurs de sorties en mer, ont signalé des annulations, en partie compensées par l’afflux de journalistes, de responsables politiques et de nettoyeurs. L’industrie touristique de Floride, qui n’est a priori pour l’instant pas touchée, a toutefois perdu plusieurs millions de dollars, a indiqué un responsable du secteur. De tous les Etats concernés, c’est la Floride qui a le plus à perdre si on ne prend que le tourisme en compte. La venue de 80 millions de touristes par an génère 60 milliards de dollars de recettes et emploie un million d’habitants...

(4) "Le plus noir des scénarios pour BP", lci.tf1.fr, 30 mai 2010 ...Face à ces échecs répétés, l'amiral Mary Landry, chef des garde-côtes, a estimé samedi que la seule solution permettant offrant un succès certain était de creuser un puits de secours pour rejoindra la fuite et la colmater bien en-dessous du plancher océanique. Une opération en ce sens a commencé mais le puits de secours ne sera achevé que fin juillet ou début août, selon BP,...

(5) " Marée noire : le pire reste invisible", lci.tf1.fr, 15 mai 2010... ces nappes sont en train priver le golfe du Mexique d'oxygène avec pour risque de tuer la majorité de la faune marine dans la zone, indique le journal. Selon la chercheuse, la quantité d'oxygène aurait déjà baissé de 30% près de ces nappes. Si cela continue, a-t-elle poursuivi, "vous pourriez avoir de l'oxygène à un niveau très bas qui mettra en danger la vie des animaux dans les deux mois. C'est alarmant". ...

(6) "L'insupportable impuissance face à la marée noire", lemonde.fr, 31 mai 2010... "C'est criminel, ce qu'ils ont fait, dit-il. On ne peut pas attendre des mois." C'est pourtant bien ce qui risque de se produire : attendre, sachant qu'il s'écoule de 12 000 à 19 000 barils par jour. Samedi soir, quand le directeur technique de BP, Doug Suttles, a annoncé que les ingénieurs avaient été "incapables de maîtriser le flot qui s'écoule du puits", il a sonné le glas des espoirs de colmater la fuite....

(7) " L'assaut israélien contre la flottille en route vers Gaza fait au moins dix-neuf morts ", lemonde.fr, 31 mai 2010... (ndlr : coïncidence probablement, mais le fait est qu'en quelques heures, tous les médias se sont détournés de la marée noire pour se concentrer sur cette nouvelle crise reléguant au second plan les problèmes d'Obama).

(8) " Marée noire : la fuite jusqu'en août ? ", lefigaro.fr, 31 mai 2010... Les autorités américaines et BP ont averti que du pétrole pourrait continuer à se déverser dans le golfe du Mexique jusqu'en août, alors que la compagnie pétrolière travaillait aujourd'hui à une nouvelle opération censée contenir la fuite de brut....

(9) " La colère de l'opinion américaine grandit contre BP", lemonde.fr, 31 mai 2010... La colère de l'opinion américaine est encore montée d'un cran lundi contre BP en raison de la marée noire dans le golfe du Mexique, qui pourrait menacer cette semaine les côtes jusque-là épargnées du Mississippi et de l'Alabama...

(10) " Le pétrole de BP s'écoulera au moins jusqu'en août", lefigaro.fr, 1er juin 2010... L'opération de scellement du puits ayant échoué, le pétrole de BP devrait continuer de s'échapper jusqu'à la prochaine tentative de colmatage prévue cet été. Des opérations de contention sont de nouveau envisagées pour limiter la marée noire...

(11) " La marée noire se rapproche de la Floride", lemonde.fr, 2 juin 2010...
La marée noire qui se déplace depuis plus d'un mois dans le golfe du Mexique et a déjà souillé la Louisiane s'approche dangereusement des côtes de Floride, qu'elle pourrait atteindre mercredi 2 juin dans la journée. Selon les dernières informations données par les garde-côtes, des nappes isolées de pétrole se trouvaient à une dizaine de kilomètres des plages de Pensacola, un important lieu de villégiature du nord-ouest de la Floride...

samedi, mai 29, 2010

Marée noire : le bluff d’Obama et des médias.

Depuis deux jours, l’ensemble des médias aux ordres nous annoncent que BP a stoppé la fuite de pétrole qui pollue depuis plus d’un mois le Golfe du Mexique. Pourtant, les images transmises en directe par les caméras de BP et les déclarations des responsables de BP indiquent plutôt le contraire : le pétrole continue de fuir du puits situé à plus de 1 500 m sous l’eau.

Nous ne pouvons reprocher aux dirigeants de BP d’être incohérents. Les dirigeants de BP savent exactement ce qu’il en est et le disent clairement puisque même si les ingénieurs de BP parvenaient à stopper la fuite en bouchant le puits, cette solution resterait en tout état de cause fragile et n’écarterait pas définitivement tout risque d’aggravation dramatique de la situation.

En conséquence, nous devrions admettre que la pollution du Golfe du Mexique est un risque qui doit impérativement être considéré comme certain à plus ou moins brève échéance. A partir de là, les responsables politiques devraient agir en conséquence et envisager un statut de réfugié climatique pour l’ensemble des populations locales. Tout ce que peuvent faire les ingénieurs de BP est de retarder la grande catastrophe le temps nécessaire aux politiques pour qu’ils prennent leurs responsabilités.

C’est maintenant qu’il faut préparer et planifier le déplacement des populations du Golfe du Mexique qui ont perdu leurs moyens de subsistance que ce soit par la pêche, le tourisme et même l’exploitation du pétrole. Cette région est condamnée comme l’a été la région de Tchernobyl dont on sait, aujourd’hui, que la lenteur des décisions administratives est responsable de la mort et du traumatisme de centaines de milliers de gens. Pour le Golfe du Mexique, le nombre se comptera par dizaines de millions…

Naturellement, il est intellectuellement difficile d’admettre que le statut de réfugié climatique s’applique à des populations américaines de même qu’il a été difficile à l’Europe d’admettre l’intervention du FMI pour sauver un Etat européen, la Grèce pour ne pas la citer. C’est pourtant cela la révolution postmoderne. C’est la remise en question de nos préjugés les plus tenaces qui ne peuvent cependant pas résister au déchaînement de l’Histoire.

Nous sommes malheureusement dirigés par des responsables politiques qui n’ont pas la moitié du quart des qualités d’un homme d’Etat. Aujourd’hui, un véritable homme d’Etat serait celui qui serait capable de défier le groupuscule néo-fasciste constitué de quelques centaines de personnes au maximum à travers le monde, les personnes qui sont à la tête des principaux groupes financiers et industriels de la planète ainsi que la plupart des chefs d’Etats occidentaux à l'exception notoire de la Pologne mais il vient d'être dézingué...

Marée noire : volte-face d’Obama en Louisiane.

Alors que jusqu’à présent, Barack Hussein Obama tenait BP pour responsable de la catastrophe, donc de son coût financier, le président vient d’opérer un virage à 180° en endossant « la responsabilité finale » de la marée noire (1) qui pollue depuis plus d’un mois le Golfe du Mexique. Cela signifie « qu’en dernier ressort », c’est le contribuable qui payera la note. C’était la condition imposée par la City de Londres (le patron de BP) pour finaliser le colmatage du puits et sauver BP de la ruine. Encore une fois, ce sont donc les financiers qui ont gagné. Pour autant, les déclarations de Barack Hussein Obama suffiront-elle pour satisfaire la City ? Les traders ont tout le week-end pour réfléchir à la question et préparer leur réponse pour l’ouverture de la bourse lundi matin.

Cette catastrophe pourrait se révéler une excellente affaire pour les bons spéculateurs « initiés » qui utilisent la fuite comme un pistolet pointé sur la tempe de Barack Hussein Obama. Il y a deux jours, le président de BP, Carl-Henric Svanberg n'a-t-il pas déclaré que « Les Etats-Unis sont un grand et important marché pour BP, et BP est également une entreprise grande et importante pour les Etats-Unis, avec sa contribution au forage et à la production de gaz et de pétrole".(2) Comme quoi, certains ont les moyens de se faire comprendre.

Les USA sont dirigés par un type qui ne sait rien faire d’autre que de s’incliner et faire payer par les citoyens les crimes d'une certaine élite mafieuse. C’est pour cette raison que la City de Londres, via Wall Street, a placé Barack Hussein Obama (lui ou un autre, cela ne changerait pas grand chose...) à la Maison blanche. La gestion de cette marée noire par Barack Hussein Obama est en tout point semblable à celle de la crise financière. Elle consiste à socialiser les pertes tout en permettant aux spéculateurs de faire fortune car le moyen de gagner vite et beaucoup d’argent aujourd’hui est de parier sur des crises, crise financière, pandémie, marée noire, etc. Tout ce système n’est qu’un jeu de massacres aveugles au bénéfice de quelques uns grâce à la complicité de nos responsables politiques que leur élection démocratique rend intouchables.

Je n’en conclue pas pour autant que tout notre système est pourri mais plutôt qu’il est noyauté par un groupuscule de néo- fascistes opportunistes qui utilise la finance comme des voyous. Ces gens-là vont aujourd’hui de victoires en victoires grâce à leurs complices à la tête de nos Etats. Leur force réside dans la faiblesse de nos structures étatiques forcément incapables de résister à leurs attaques financières. L’Espagne est le dernier exemple en date. Alors que le gouvernement vient de voter sous la pression de Bruxelles et du FMI une politique d’austérité sans équivalent dans son Histoire, sa note vient d’être dégradée (3) justement à cause des risques que cette politique d’austérité fait peser sur le retour de la croissance. En sommes, quoi que fasse les Etats, ils sont cuits. C’est une victoire totale du marché, l’arme financière de destruction massive au service de cette ONG politico-financière de malfaiteurs qu’il faudrait rapidement interdire. En dernier ressort, comme dit l’autre, seul le peuple à le pouvoir de le faire mais anesthésié par les médias aux ordres, il l’ignore encore.

Notes et références.

(1) « En Louisiane, Obama endosse "la responsabilité finale" de la marée noire », lemonde.fr, 29 mai 2010Je prends en fin de compte la responsabilité finale de trouver une solution à cette crise. Je suis le président et je suis le responsable en dernier ressort", a-t-il résumé devant les gouverneurs des Etats de l'Alabama, de Louisiane et de Floride

(2) « " Marée noire : BP a réussi à colmater le puits", latribune.fr, 27 mai 2010... Le président de BP, Carl-Henric Svanberg, est monté au créneau pour défendre l'entreprise dans les colonnes du Financial Times ce mercredi. "Les Etats-Unis sont un grand et important marché pour BP, et BP est également une entreprise grande et importante pour les Etats-Unis, avec sa contribution au forage et à la production de gaz et de pétrole", a-t-il déclaré...

(3) « L'agence de notation Fitch dégrade la note de l'Espagne », lemonde.fr, 29 mai 2010La menace pesait depuis un moment, l'agence de notation Fitch l'a mise en application : la note de l'Espagne a été dégradée, vendredi 28 mai, de AAA, la meilleure note possible, à AA+ ouvrant à coup sûr une période d'incertitude pour une économie espagnole déjà mal en point…

(4) " Encore 48h pour savoir si le colmatage de BP a réussi", lemonde.fr avec Reuters, 29 mai 2010... Il (BHO) a annoncé qu'il assumait la responsabilité finale de la catastrophe, au-delà de la responsabilité financière qui incombe à BP... (ndlr : la loi limitant la responsabilité financière de BP à quelques dizaines de millions de dollars, cela signifie bien que ce sont les contribuables US qui vont payer la plus grosse partie de la facture. C'est ce qu'on appelle la socialisation des pertes).

vendredi, mai 28, 2010

Marée noire : ça continue !

Contrairement aux annonces faites par les médias, le pétrole continue de s’échapper du puits. La preuve : voir la webcam de BP. A l’heure où j’écris ces lignes (13 :09), il y a même une nouvelle fuite (en bas à gauche) dans le couvercle provisoire du puits qui ressemble de plus en plus à une véritable passoire. BP s’est donné entre 24 et 48 heures pour déclarer le succès, ou l’échec, de l’opération en présentant un plan B qui ressemble au sarcophage de la centrale nucléaire de Tchernobyl, autant dire qui ne ressemble à rien de sérieux. La réalité, c’est que BP refuse de colmater la fuite tant qu’il n’en recevra pas l’ordre de la City de Londres. Si l’injection de boues avait réussi, nous ne devrions plus observer de fuites car pour couler le béton, il faut que le puits soit vide. Ce n’est visiblement pas le cas et comme BP ne communique aucune information, comment ne pas en conclure que la réussite de cette opération de colmatage est liée à un marchandage entre l’Empire britannique et la Maison blanche.

Barack Hussein Obama doit se rendre, ce jour, sur place. Que va-t-il pouvoir annoncer ? Que la fuite est colmatée alors que les images transmises en direct par BP montrent le contraire ? Que BP devra payer la totalité de la facture ? Cela nous fera une belle jambe ! Barack Hussein Obama est incapable de stopper cette catastrophe parce que seul BP peut le faire mais à ses conditions, c'est-à-dire aux conditions de l’Empire britannique, c'est-à-dire de la City de Londres. Pourquoi BP diffuse-t-il en direct la fuite de son puits sinon pour faire pression, via l’opinion publique, pour obtenir ce que ses maîtres de la City de Londres exigent de la Maison blanche ? Barack Hussein Obama est en train de perdre la bataille. Il devra se plier aux exigences de la City de Londres s’il veut que BP colmate réellement la fuite. Le roi est nu.

jeudi, mai 27, 2010

Marée noire : Obama, messie malgré lui.

Comment Barack Hussein Obama peut-il autoriser une opération de rebouchage du puits qui n’a, selon les propos du responsable de BP, que deux chances sur trois de réussir, c'est-à-dire, en réalité, très peu de chance de réussir (6) (11) mais fait courir le risque d’une catastrophe incontrôlable ? (9) Cela fait maintenant plus d’un mois que le pétrole s’échappe du puits, un puits qui ne fait que 50 cm de diamètre !!! (La fuite en direct sur la webcam de BP)

En comptant sur BP pour colmater le puits, Barack Hussein Obama ne fait qu’avouer qu’il n’a pas les moyens politiques (7) de stopper cette catastrophe : l’avenir de l’Amérique dépend d’une entreprise privée sous le contrôle de la City de Londres (8). Jusque là, on peut en déduire que Barack Hussein Obama s’est fait avoir sauf que depuis quelques jours, surgit un nouvel aspect de cette affaire qui concerne l’usage de produits toxiques pour disperser les nappes de pétrole qui se révèlent être un poison pour les pêcheurs (1) payés par BP (2). Barack Hussein Obama connaissait la toxicité de ces produits. Pourquoi en a-t-il autorisé l’emploi à très grande échelle ? (10)

Il est donc logique d’en conclure que Barack Hussein Obama ne s’est pas fait avoir mais qu’il est l'agent toxique de l’Empire britannique ce qui signifie que l’opération pour « tuer le puits » entreprise par BP (3) (4) débouchera très probablement sur une catastrophe incontrôlable. Une fois le puits explosé, il n’y aurait plus aucune solution pour le neutraliser et cela provoquerait l’effondrement des USA et, par ricochet, de l’ensemble de l’Occident. L’Empire britannique n’aurait plus d’obstacle à la mise en œuvre de son règlement de la question humaine (5) et nous pourrions commencer à respirer et à remercier Barack Hussein Obama d’avoir sauvé non pas l’humanité mais au moins la survie de l’espèce humaine sur la planète terre.

Notes et références.

(1) " Marée noire : premiers problèmes de santé pour des équipages", lemonde.fr, 27 mai 2010... Les 125 bateaux de pêche participant aux opérations de nettoyage de la marée noire au large de la Louisiane ont été rappelés, quatre membres d'équipages ayant signalé des problèmes de santé, indiquent les gardes-côtes...

(2) " Marée Noire aux USA : Les pêcheurs « loués » par BP victimes de curieux malaises", 911nwo.info, 25 mai 2010... Les pêcheurs de Louisiane loués à coups de millions de dollars par la multinationale du Pétrole sont victimes d’étranges symptômes : Certains ont les yeux qui piquent, d’autres ont des maux de têtes violents, d’autres encore sont victimes de nausées…

(3) "Le pétrole cesserait de s'écouler du puits de BP", lemonde.fr, 27 mai 2010... Le pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique a cessé de couler grâce à une opération de colmatage du puits lancée mercredi, a indiqué jeudi 27 mai le commandant des gardes-côtes américains, l'amiral Thad Allen....

(4) "Marée noire : BP a stoppé la fuite de pétrole", lefigaro.fr, 27 mai 2010... L'opération «top kill» se déroule comme prévu. Le pétrole a même d'ores et déjà arrêté de s'écouler du puits. C'est en tout cas ce qui est annoncé jeudi par l'amiral des gardes-côtes américains, Thad Allen. Celui-ci a constaté que la compagnie pétrolière BP avait réussi «à stabiliser la tête du puits» et «arrêté l'échappement d'hydrocarbures», confirmant ainsi que l'opération de colmatage du puits lancée mercredi à 20 heures (13 h, heure locale) était, pour le moment, couronnée de succès...

(5) « Marée noire : Barack Obama défend sa gestion de la crise », lepoint.fr, 27 mai 2010 "Il est temps d'accélérer la compétition avec des pays comme la Chine qui ont déjà compris que l'avenir dépend des énergies renouvelables, et il est temps de saisir cet avenir nous-mêmes", a-t-il lancé. Obama a appelé démocrates et républicains à travailler de concert avec son administration "pour répondre à ce défi une fois pour toutes". "La catastrophe doit au moins nous servir à nous réveiller, a lancé le Président. Il est temps d'adopter cette loi."

(6) " Marée noire : la fin de la fuite ?", lci.tf1.fr, 27 mai 2010 ...A en croire les gardes-côtes US, l'opération de BP consistant à cimenter le puits aurait porté ses fruits jeudi. Ce que BP ne confirme pas.

(7) " Marée noire : Obama tente de reprendre la main", lemonde.fr, 27 mai 2010... Il a aussi tenté de faire taire les critiques qui sous-entendaient que c'est la compagnie pétrolière BP qui avait la main sur les opérations, tant sur le plan opérationnel que décisionnel : "Le gouvernement des Etats-Unis a toujours été aux commandes, s'assurant que les réponses apportées étaient les bonnes. (...) Les Américains doivent savoir que depuis le début de cette catastrophe, c'est le gouvernement fédéral qui dirige les efforts de lutte", a-t-il assuré. (ndlr : paroles de politique...)

(8) " Marée noire : BP a réussi à colmater le puits", latribune.fr, 27 mai 2010... Le président de BP, Carl-Henric Svanberg, est monté au créneau pour défendre l'entreprise dans les colonnes du Financial Times ce mercredi. "Les Etats-Unis sont un grand et important marché pour BP, et BP est également une entreprise grande et importante pour les Etats-Unis, avec sa contribution au forage et à la production de gaz et de pétrole", a-t-il déclaré... (ndlr : une menace ?)

(9) " Pas d'annonce de BP sur l'état du colmatage avant 24 à 48h", lexpress.fr, 27 mai 2010... Selon le directeur des opérations de BP, Robert Dudley, BP a un "plan B" en cas d'échec de "top kill"... (ndlr : BP semble nous préparer à un nouveau Tchernobyl dont on connaît le rôle dans la chute de l'URSS. Ce délais correspond à des négociations avec Obama pour éventuellement terminer le colmatage).

(10) " L'administration demande à BP de considérer d'autres dispersants", tempsreel.nouvelobs.com, 27 mai 2010... "Il apparaît que BP semble s'intéresser davantage à sa décision initiale (ndlr, utiliser du Corexit) plutôt que d'analyser d'autres options peut-être meilleures", a dit Lisa Jackson, administratrice de l'EPA, lors d'une audition au Congrès. Selon elle, la compagnie a utilisé à ce jour 850.000 gallons de Corexit (environ 3,2 millions de litres)...

(11) "Golfe du Mexique: la marée noire dépasse en ampleur elle de l'Exxon Valdez, selon de nouvelles estimations", tempsreel.nouvelobs.com, 27 mai 2010... Le lieutenant-colonel Tony Russell des garde-côtes, a expliqué jeudi que la boue injectée sous pression ralentissait en partie la fuite. "Cela ne signifie pas que c'est un succès" pour le moment, a-t-il ajouté...

mercredi, mai 26, 2010

Marée noire : BP exploite l’effet anesthésiant des médias.

Depuis le début de la marée noire dans le Golfe du Mexique, les médias nous informent régulièrement des tentatives de BP pour colmater la fuite de pétrole à plus de 1 500 mètres sous l’eau. Paradoxalement, cette information en continue a pour effet d’anesthésier les opinions publiques ce qui incite les politiques à ne pas prendre les décisions qui s’imposent pour stopper cette catastrophe. Il a d’abord été question de placer un dôme, puis un nouveau tube et enfin de boucher le trou par de la boue et du ciment. Chaque nouvelle tentative est abondamment décrite par les médias à grand renfort d’experts en tout genre (1).

Naturellement, à chaque fois, les opinions publiques observent les opérations en espérant la réussite de l’intervention. Las, à chaque fois, c’est l’échec. Les médias s’efforcent alors, à travers de nouveaux experts, d’expliquer les difficultés de travailler à 1 500 mètres sous l’eau, l’originalité et l’innovation des moyens mis en œuvre, l’incertitude des ingénieurs confrontés à des risques considérables, etc. Chaque tentative devient une sorte de feuilleton médiatique (2) où se mélangent l’angoisse, les interrogations, les espoirs (3) et finalement la déception.

Nouvel épisode annoncé pour les jours qui viennent via Le Figaro avec AFP :

« Les garde-côtes américains, chargés de superviser les opérations de lutte contre la marée noire dans le Golfe du Mexique, ont annoncé aujourd'hui avoir donné leur feu vert à la compagnie pétrolière BP pour tenter de colmater le puits, à 1.500m de profondeurOn ignore dans l'immédiat quand cette manoeuvre doit débuter. Les techniciens de BP vont essayer de "tuer le puits" en injectant un mélange de boue et de ciment, afin d'endiguer la fuite de pétrole qui se répand sans discontinuer depuis l'explosion le 20 avril de la plate-forme Deepwater Horizon.L'opération n'a jamais été tentée à 1.500m de profondeur et quelques jours seront peut-être nécessaires avant de savoir si elle a réussi, selon des responsables de la compagnie pétrolière britannique. »

Analyse : cela fait déjà plusieurs jours que l’on nous parle de cette nouvelle opération. Aujourd’hui, nous apprenons donc que « le feu vert vient d’être donné », ce qui laisse à nouveau quelques jours pour démarrer la dite opération qui prendra encore quelques jours pour être effectuée. Enfin, il faudra attendre quelques jours supplémentaires pour en connaître les résultats. Si l’on additionne l’ensemble de « ces quelques jours », cela doit atteindre au minimum deux ou trois semaines, ce qui est autant de temps gagné par BP pour imaginer une énième opération pour gagner encore quelques semaines.

L’objectif de BP est de gagner du temps en espérant qu’une autre catastrophe détournera l’opinion publique de son problème qu’il pourra alors résoudre à sa manière et aux mieux de ses intérêts quitte à laisser la marée noire polluer toute la région (4). Et alors ? La loi limite la responsabilité de BP à quelques dizaines de millions de dollars. Le reste sera payé par les contribuables et si Barack Hussein Obama s’excite un peu trop, il perdra les prochaines élections. Tout est très simple. D’ailleurs, Barack Hussein Obama joue parfaitement sa partition en ne cessant de proclamer que BP est entièrement responsable de cette catastrophe ce qui n’a pas de sens puisqu’en réalité, la responsabilité de BP est limitée par la loi.

Barack Hussein Obama joue donc lui aussi la montre en espérant, comme BP, une autre catastrophe dont les médias s’empareront. Privés des médias, les victimes n’auront que leurs yeux pour pleurer. Cette stratégie du pire est permise grâce à ce que je nomme, dans le cadre de la théorie PointZero, l’arme postindustrielle de communication. Cette arme permet d’étouffer les actes criminels de nos élites en fabriquant systématiquement de nouvelles crises pour faire oublier aux opinions publiques les crises précédentes.

Notes et références.

(1) " Marée noire : BP tente le tout pour le tout ", lemonde.fr, 26 mai 2010... Le principal risque de la solution choisie par BP est qu'elle pourrait aggraver une situation déjà critique. Selon Eric Smith, du Tulane Energy Institute, la pression requise pour stopper la fuite est tellement forte que le gisement ou la valve anti-explosion pourraient être endommagés. Le procédé produirait alors l'effet inverse de celui escompté : une fuite encore plus importante... (ndlr : les médias via les experts augmentent le suspens et l'angoisse, succés médiatique assuré)... Tout en reconnaissant que "beaucoup de dégâts ont déjà été occasionnés, de vies détruites, de paysages endommagés, de faune affectée", il en a profité pour remettre au goût du jour les énergies "vertes", dont il s'est fait l'avocat, posant par le même occasion la question de la viabilité à long terme des carburants fossiles comme principale source d'énergie aux Etats-Unis... (ndlr : Barack Hussein Obama aggraverait-il volontairement cette catastrophe pour favoriser le lobby écologiste dont on connait les objectifs eugénistes à l'échelle planétaire ?)

(2) " BP poursuit le colmatage du puits ", lefigaro.fr, 27 mai 2010... Le groupe pétrolier britannique BP a indiqué aujourd'hui que la tentative de colmatage du puits de pétrole à l'origine d'une marée noire sans précédent dans le Golfe du Mexique, lancée hier, se poursuivait toujours....

(3) " Sous le feu des accusations, BP enregistre un premier succès", lemonde.fr, 27 mai 2010... C'est la première bonne nouvelle en 36 jours. Le puits de pétrole du golfe du Mexique semble ne plus dégager que des boues, six heures après le début de l'opération de colmatage dite de "top kill", a annoncé mercredi le directeur des opérations du groupe pétrolier BP...

(4) " Blue Bayou (4) : les américains, vraiment fâchés avec l’histoire", agoravox.fr, 14 mai 2010... Au siècle de l’information, vit-on dans l’ignorance ? Oui,d’une certaine manière, car la catastrophe d’avril dernier a eu un précédent, le 3 juin 1979, dans le Golfe du Mexique, mais tout le monde l’a oublié. Pourquoi donc ? Les images étaient les mêmes qu’aujourd’hui pourtant ...

mardi, mai 25, 2010

Crise financière : le déchaînement des marchés victorieux.

1 000 milliards de dollars pour sauver l’Euro n’y feront rien : les marchés sont convaincus qu’ils peuvent obtenir mille fois plus et l’actualité montre que plus rien ne peut s’opposer à leur volonté (4). En Europe, tous les Etats s’agenouillent les uns après les autres (1) (2) (3) en décidant, dans l’urgence et le désordre, des politiques d’austérité jamais suffisantes aux yeux des marchés. Aussitôt un plan d’austérité annoncé, les marchés exigent davantage. Pourquoi s’en priveraient-ils puisqu’aucun responsable politique n’a le courage de les défier ?

Nos élus sont dépassés tout comme les ingénieurs de BP luttant inefficacement contre la marée noire dans le Golfe du Mexique. Les populations n’ont que leurs yeux pour pleurer. Des larmes et du sang, voilà ce que veulent les marchés. Le monde occidental plonge dans la nuit et le brouillard. Les Européens n’en ont pas encore pris conscience et lorsque cela leur arrivera – mais cela leur arrivera-t-il ? - il sera trop tard pour eux. Ils sont victimes de ce que j’appelle « la mort blanche », une maladie collective qui transforme les vivants en déjà morts.

Pour l’heure, il est question de réformer nos régimes de retraite pour réduire les déficits. Les populations s’imaginent qu’en se sacrifiant un peu, elles vont s’en sortir. Mais la réalité est bien différente. Quels que soient les sacrifices acceptés par les populations – à l’exception de leur extermination pure et simple voulu par les marchés -, rien ne peut permettre de rembourser les montants quasi infinis de la dette parce que cette dette ne correspond à aucune réalité mais à un jeu virtuel de casino. La dette n’est pas plus réelle que le changement climatique. C’est seulement une opération climatiste (un prétexte) pour nous convaincre de payer toujours plus jusqu’à ce que mort s’en suive.

Notes et références.

(1) " Le Danemark à son tour frappé par la rigueur", lemonde.fr, 25 mai 2010... Le Danemark, tant vanté pour la solidité de son modèle social, est à son tour touché par la vague de rigueur qui parcourt l'Europe...

(2) "Un plan d'austérité de 24 millions d'euros au menu de l'Italie", lemonde.fr, 25 mai 2010... Au tour de l'administration italienne de faire l'objet d'un tour de vis... (ndlr : Le Monde ne fait même plus la différence entre les millions et le milliards...)

(3) " Europe, la course à la rigueur", lemonde.fr, 25 mai 2010... Un à un, les pays de l'Union européenne adoptent des plans d'austérité, cédant aux pressions de Bruxelles qui cherche à stabiliser l'ensemble de la région...

(4) " Banques qui rient, banques qui pleurent", pauljorion.com, 26 mai 2010... Avec l’appui de l’administration – en dépit de quelques batailles menées par des agences de régulation et d’escarmouches à portée limitée – et avec le soutien qui ne s’est pas démenti, sauf à l’occasion d’alertes qui n’ont pas duré, d’un Congrès miné par le lobbying et la corruption, les mégabanques viennent d’illustrer le fameux « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». La gloire n’était qu’accessoire, elles se contenteront de la victoire. ..

dimanche, mai 23, 2010

Marée noire : la déroute de Barack Hussein Obama.

Le Président US vient de nommer une commission indépendante (1) pour enquêter sur les causes de la marée noire du Golfe du Mexique et « fournir des recommandations dans les six prochains mois ». Ce qu’il faut noter, c’est que cette commission dite indépendante sera dirigée par William Reilly qui se trouve être à l’origine de la catastrophe en tant qu’ancien directeur de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).

Autant dire tout de suite que cette commission d’enquête, comme celle sur le 11 septembre 2001, ne nous révèlera jamais la vérité sur les causes de cette catastrophe. Personne n’ignore que les commissions nommées par nos responsables politiques ont pour but d’enterrer les affaires dont elles doivent s’occuper. Peu importe. Nous approchons des élections à mi-mandat US et il est probable qu’une majorité d’Américains sauront exprimer dans les urnes leur sentiment de ras-le-bol vis-à-vis de l’Administration de Barack Hussein Obama, le soi-disant messie de notre monde moderne adulé à l’époque par tous nos médias boboïstes hexagonaux.

A la différence de la crise financière, il est difficile pour les autorités politiques, et en particulier pour Barack Hussein Obama, de masquer leurs responsabilités dans la marée noire du Golfe du Mexique ne serait-ce que par le fait d’avoir accepter de la part de BP l’usage de produits hautement toxiques pour disperser les nappes de pétrole sans parler du fait de laisser BP responsable de la lutte contre la pollution (3) qu’elle a elle-même provoquée. De plus, nommer l’ex responsable de l’EPA pour faire la lumière sur cette affaire revient à nommer un mafioso pour lutter contre la mafia et confirme mon jugement précédent.

Ce qui me semble le plus important à dire ici, c’est que cette catastrophe prend de plus en plus la tournure d’un attentat de l’Empire britannique via BP pour faire chuter Barack Hussein Obama qui n’a pas su tenir ses promesses vis-à-vis des milieux financiers de la City de Londres qui l’ont pourtant porté via Wall Street à la Maison blanche (4). Barack Hussein Obama doit donc politiquement disparaître. Que lui reproche la City de Londres ? Je l’ignore précisément parce que je ne suis pas dans les petits papiers des intérêts financiers de l’Empire britannique. Mais les enjeux de cette catastrophe volontaire ne peuvent se situer qu’à ce niveau-là : l’Empire britannique teste les capacités de réaction de Barack Hussein Obama jusqu’à présent incapable de juguler cette monstrueuse catastrophe (9) (10) (11).

Cette défaillance n’est pas une question de moyens techniques mais une défaillance psychologique du président US qui se révèle incapable de prendre les bonnes décisions pour stopper la pollution du Golfe du Mexique. Nous devons donc nous attendre dans les temps qui viennent à une nouvelle attaque des milieux financiers de la City pour renforcer leur domination sur l’ensemble des Etats du monde à commencer par les Etats européens qui devront se plier encore plus rapidement et plus fort que prévu actuellement.

Les plans d’austérités vont s’imposer avant la fin 2010 avec des mesures dépassant tout ce que l’on peut aujourd’hui imaginer (5) (6) (7) (8). Pour résumer, les retraites devront être supprimées (2) ; les gens devront travailler jusqu’à la mort puisque les hôpitaux seront fermés ; les chômeurs n’auront droit qu’à des bons de survie sauf ceux qui n’auront aucun patrimoine à gager et qui devront intégrer des camps d’extermination. Tout cela parce que les travailleurs occidentaux ne servent plus à rien, le même travail pouvant être obtenu dans les pays émergents pour dix ou vingt fois moins de salaire.

C’est ce que j’appelle le règlement de la question humaine.


Notes et références.

(1) « Marée noire: Obama crée une commission d'enquête », lefigaro.vr, 22 mai 2010… Cet organe indépendant, qui devra fournir des recommandations dans les six prochains mois, sera dirigé par l'ancien sénateur de Floride Bob Graham et l'ancien directeur de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), William Reilly…

(2) " Retraites : le gouvernement s'oriente vers l'augmentation de la durée du travail", lemonde.fr, 24 mai 2010... Eric Woerth indique par ailleurs que la réforme s'appliquera de manière progressive. "Evidemment, rien ne sera brutal : une réforme des retraites, ça ne peut pas reposer sur des à-coups ou des changements brusques des règles du jeu", affirme le ministre... (ndlr : parole de ministre !!!)

(3) " La Louisiane dénonce la trop lente réaction de BP et Washington", lemonde.fr, 24 mai 2010... "C'est à BP qu'il appartiendra de payer tout cela, mais ils ne doivent pas pouvoir opposer un veto aux solutions de dragage proposées par les localités ou par l'Etat de Louisiane."... (ndlr : en chargeant BP du coût de la lutte contre la pollution, l'administration US interdit de facto aux autorités locales de toute action de prévention qui seront systématiquement bloquées par le "veto" de BP pour qui "ne rien faire" reste la solution la plus favorable à ses intérêts).

(4) " BP America : la catastrophe met à nu la fragilité de l’industrie pétrolière", finance.blog.lemonde.fr, 24 mai 2010... Est-ce une coïncidence que l’ancien Chairman de BP (jusqu’en 2009), Peter Sutherland, soit le Chairman de Goldman Sachs International à Londres?Il y des choses qui ne s’inventent pas.

(5) " David Cameron met les Anglais au pain sec ", lefigaro.fr, 24 mai 2010... «Nous passons d'une ère d'abondance à une ère d'austérité pour les finances publiques», a prévenu ce week-end le nouveau secrétaire d'État du Trésor britannique, David Laws. Dans une interview publiée samedi par le Financial Times, ce libéral-démocrate reconnaît sans ambages que les choix seront «impopulaires» et qu'il sera contraint de faire des «coupes brutales» dans le budget de l'État...

(6) " Le FMI demande à l'Espagne des réformes "urgentes", lemonde.fr, 24 mai 2010... Alors que la menace d'une grève générale se précise contre le plan d'austérité du gouvernement espagnol, le Fonds monétaire international (FMI) a recommandé, lundi 24 mai, à Madrid des réformes "urgentes"....

(7) " Londres taille dans ses dépenses, d'autres mesures à venir", lemonde.fr, 24 mai 2010... Le secrétaire d'Etat au Trésor David Laws a souligné que la réduction des dépenses publiques était destinée à "provoquer une onde de choc dans l'administration", alors que les syndicats ont déploré son impact sur les services, l'économie et l'emploi...

(8) "L'Europe demande à la Grèce de serrer encore un peu la vis", lemonde.fr, 24 mai 2010... La Commission européenne a réclamé au gouvernement grec des mesures supplémentaires sur le projet de réforme des retraites qui doit être prochainement discuté au Parlement, a annoncé dimanche le ministre de l'emploi et de la protection sociale, Andreas Loverdos...

(9) " Barack Obama englué dans la marée noire ", lefigaro.fr, 25 mai 2010... L'Administration fédérale n'est pas en première ligne dans les opérations de sauvetage. Mais la catastrophe pourrait avoir un prix politique pour le président...

(10) " L’amiral de la marée noire", clesnes.blog.lemonde.fr, 25 mai 2010... Les sondages sont en baisse. L’administration Obama n’a pas l’air de comprendre que l’impuissance du gouvernement rejaillit sur elle, même si c’est BP, “la partie responsable”, qui n’arrive pas à combler le puits et arrêter la fuite...

(11) " La gestion de la marée noire fragilise Barack Obama", lemonde.fr, 26 mai 2010... C'était déjà un casse-tête technique. La marée noire du golfe du Mexique est en outre devenue un problème politique pour Barack Obama. Son administration offre un spectacle d'impuissance de plus en plus impopulaire. Au 36e jour de la catastrophe, les appels se sont multipliés pour demander au gouvernement de prendre totalement en charge l'organisation des opérations au lieu de la laisser à British Petroleum (BP), le pollueur...

samedi, mai 22, 2010

Marée noire : la débâcle de Washington.

Barack Hussein Obama étale son impuissance à endiguer la marée noire du Golfe du Mexique (1). Comment se fait-il qu’un simple forage en mer ne puisse être colmaté en quelques heures, voire en quelques jours ? Les ingénieurs de BP sont-ils à ce point stupides ou incompétents ? Comment se fait-il qu’on ne puisse colmater un trou de 50 cm de diamètre ? Comment se fait-il que Washington compte sur ceux qui sont responsables de la catastrophe pour tenter de la stopper ? BP est manifestement incapable de résoudre le problème. Combien de temps les autorités US vont-elles attendre pour virer BP et faire le nécessaire pour stopper cette catastrophe ?

Malheureusement, je crains que nos élites politiques agissent vis-à-vis de cette catastrophe exactement comme elles le font vis-à-vis de la crise financière mondiale. Ces élites ne sont que des marionnettes manipulées par des intérêts supérieurs et opaques qui détiennent toutes les ficelles du pouvoir (2). Mon hypothèse est que BP spécule sur une crise du pétrole pour faire monter les prix de manière à rentabiliser des ressources qui se font de plus en plus rares et coûtent de plus en plus chers du fait, justement, des risques de pollution. Après tout, les spéculateurs financiers n’agissent-ils pas de même avec les dettes souveraines en agitant le risque de défaut des Etats pour faire monter les taux et les primes de risques ? Cette marée noire et la crise financière sont des craquements de l’effondrement en cours de notre civilisation.

Notes et références.

(1) « En Louisiane, la marée noire arrive et la colère monte », lemonde.fr, 22 mai 2010la colère a nettement monté à Washington contre l'attitude de la compagnie britannique et l'impuissance du gouvernement…

(2) " Barack Obama exige des garanties pour les futurs forages en mer", lemonde.fr avec Reuers, 22 mai 2010 ... A mesure qu'apparaissent les atteintes à l'environnement et à l'activité économique, des analystes jugent possible que la marée noire handicape le président Obama aux élections de mi-mandat prévues en novembre, où ses alliés démocrates risquent déjà d'essuyer des pertes liées au taux élevé du chômage...

lundi, mai 17, 2010

Révolution postmoderne : la marée noire au moulin de la théorie PointZero.

BP affirme avoir réussi à « siphonner » un peu du pétrole qui s’échappe de son forage dans le Golfe du Mexique. Barack Hussein Obama n’est pas content du tout de ce résultat. En effet, qu’est-ce qu’un tuyau de 15 cm de diamètre représente par rapport à une fuite issue d’un forage de 50 cm de diamètre ? Selon mes calculs, cela représente environ 12% de la fuite, autant dire rien du tout du point de vue de la pollution puisque ce sont encore des centaines de milliers de litres de pétrole qui s’échappent chaque jour du forage.

L’explication selon laquelle BP ne peut pas boucher ce forage ne tient techniquement pas la route. C’est pourquoi il faut chercher ailleurs les raisons des échecs de BP. Cette raison se situe dans un bras de fer entre les intérêts que représentent BP et les intentions politiques de la Maison blanche concernant la règlementation de l’exploitation du pétrole en mer. Autrement dit, la marée noire du Golfe du Mexique est un attentat du type du 11 septembre 2001 et non pas un accident lié à une défaillance technique.

Je rappelle que « PointZero » n’est que la traduction française de « Ground Zero ». La théorie PointZero s’appelle PointZero parce qu’elle se base sur l’idée selon laquelle l’attentat du 11 septembre 2001 est une opération sous faux drapeau pour légitimer les guerres US, avec la collaboration obligée de l’Europe via l’OTAN, pour le pétrole. Si ce n’était pas le cas, pourquoi la France aurait refusé la guerre d’Irak ? Malheureusement, la France ne fait plus le poids et Nicolas Sarkozy a été autorisé à gagner l’Elysée en échange de la soumission de la France à la politique guerrière de Washington pour le pétrole.

Cette politique guerrière a pourtant sa logique incontournable. Notre civilisation est ce qu’elle est parce qu’elle est fondée sur l’exploitation des énergies fossiles. Ce que nous appelons la liberté n’est rien d’autre que la liberté rendue possible grâce à l’exploitation de cette énergie fossile. Le Progrès n’est rien d’autre qu’une croissance de l’exploitation des énergies fossiles. Le problème est que ces énergies fossiles existent en quantité limitée et que la science est incapable d’inventer une énergie alternative capable de remplacer cette énergie-là. En conséquence, notre civilisation est condamnée à disparaître sauf si nous acceptons l’inconcevable, ce que j’appelle dans le cadre de la théorie PointZero le règlement de la question humaine.

Mais avant d’aller plus loin, revenons sur cette marée noire du Golfe du Mexique qui a pour origine non pas une défaillance technique, un accident malheureux, mais est l’effet d’une arme climatiste au service du règlement de la question humaine. Il s’agit ni plus ni moins de priver les populations riveraines de leurs moyens de subsistance. Cette catastrophe survient après celle de Katrina dont nous savons aujourd’hui qu’elle ne doit rien au hasard qu’il s’agisse de l’entretien des digues, du délai d’intervention des forces de sécurité ou des politiques de reconstruction dont les victimes attendent toujours les bienfaits. L’arme postindustrielle de communication présente cet attentat comme une catastrophe naturelle conformément à ce que j’appelle le climatisme qui consiste à faire passer des attentats (des formes soft de génocides postmodernes) pour des catastrophes naturelles.

La crise financière n’est qu’une forme monétaire de marée noire. L’objectif de cette crise est d’abaisser les défenses immunitaires des peuples développés de manière à ce qu’ils soient de plus en plus vulnérables aux catastrophes dites naturelles, l’objectif final étant toujours le même : le règlement de la question humaine c'est-à-dire l’élimination de 90 à 95% de l’humanité de manière à ce que les quelques 500 000 millions de rescapés puissent continuer à vivre selon les normes de notre civilisation postmoderne, disposant pour eux seuls de l’ensemble des ressources encore disponibles en énergies fossiles le temps de mettre au point de réelles énergies alternatives sur la base, peut-être et par exemple, de la fusion nucléaire. En supposant que la question de l’énergie puisse être réglée grâce à une sorte de miracle scientifique, cela ne règlera pas la question des ressources alimentaires au niveau mondial car là aussi, la terre à ses limites et ne pourra pas, à terme, nourrir 7, 8 ou 10 milliards d’individus selon les normes de notre civilisation.

Il est évident que tous ceux qui connaissent la liberté permise par notre civilisation feront tout pour la défendre y compris l’inconcevable, c'est-à-dire un holocauste à l’échelle planétaire. C’est ce que tente de démontrer ma théorie PointZero à travers ce que j’appelle le postsionisme, en référence à la fuite d’Egypte, donc de l’esclavage, du peuple élu. Ce que j’appelle l’esclavage est l’utilisation de la force humaine pour produire de quoi survivre. Notre civilisation a su remplacer cette force humaine par l’énergie fossile. Il est clair que la pénurie de cette énergie fossile nous condamne collectivement à revenir en arrière et à retomber dans cette forme d’esclavage. Pourquoi accepter un tel destin alors qu’il existe des armes climatistes qui permettent de réduire l’humanité « naturellement » de telle sorte que nous puissions continuer d’être libres ?

La crise financière doit permettre d’accélérer quasiment insensiblement la décroissance démographique planétaire. Vivre moins longtemps n’est pas un crime. Avorter en masse n’est pas un crime. Mourir plus vite des maladies graves n’est pas un crime. Ne pas avoir accès aux soins médicaux n’est pas un crime. Mourir d’une over-dose n’est pas un crime. Les mariages homosexuels stériles ne sont pas un crime. Une éducation défaillante n’est pas un crime. La réduction des retraites n’est pas un crime. L’augmentation massive du chômage n’est pas un crime. La réduction des taux de remboursement des médicaments n’est pas un crime. La suppression des tribunaux n’est pas un crime. Bref, toutes les réformes en cours ne sont pas des crimes et pourtant, le résultat, à terme, sera bien la réduction de 90 à 95% de l’humanité.

Ce génocide à l’échelle planétaire ne sera pas perçu comme un crime contre l’humanité, au nom de la lutte contre la crise financière sans parler de la lutte contre le changement climatique, contre le gaspillage de l’énergie et j’en passe. C’est tout le génie de la révolution postmoderne et c’est ce que j’essaye de démontrer avec ma théorie PointZero. Qui peut nier la fin de l’ère du pétrole ? Qui peut nier que notre liberté chérie n’est que le produit de l’exploitation sans limite du pétrole et des énergies fossiles en général dont nous connaissons maintenant la fin des réserves ? La théorie PointZero pose l’alternative suivante : soit nous retournons à l’esclavage, soit nous assumons le règlement de la question humaine.

samedi, mai 15, 2010

Marée noire : le pétrole coulera jusqu'à ce qu’Obama s’incline.

BP n’arrive pas à colmater la fuite de prétole (1). Pourtant, pour colmater la brèche, c’est très simple : il suffit que Barack Hussein Obama s’engage à faire payer les dégâts par les contribuables US comme il devrait le faire compte tenu du fait que c’est son administration qui est responsable de la marée noire.

Notes et références.

(1) « USA/marée noire: BP moins optimiste », lefigaro.fr, 15 mai 2010

Crise financière : pour exploser l’Euro, ils vont cibler la France

Ne trouvez-vous pas curieux cette information de Al Pais (tactiquement démentie depuis par l’Elysée et Zapatero) comme quoi Nicolas Sarkozy aurait menacé Angela Merkel de quitter l’Euro si elle ne soutenait pas le plan d’aide à la Grèce ? Plus précisément, la menace aurait directement portée sur l’axe franco-allemand, la cheville ouvrière de l’Union européenne. Pour comprendre, il faut revenir sur les raisons de cet axe franco-allemand. C’est très simple : l’Allemagne apporte le nerf de la guerre, l’argent, et la France (celle de nos traitres de politiques et de journalistes) cautionne politiquement le projet européen qui n’est rien d’autre qu’une renaissance de l’Empire germanique. L’Histoire se répète.

Angela Merkel a fait semblant de plier mais, en réalité, elle a obtenu le contrôle de la BCE qui est d’or et déjà dirigée par un Allemand même si officiellement la succession de Trichet n’aura lieu qu’en 2011. C’est donc l’Allemagne qui contrôle dès maintenant les budgets des Etats européens. Vous voyez une différence avec le III Reich ? L’Histoire se répète, dis-je, car derrière l’Allemagne, il y a Washington, la marionnette de la City de Londres.

Pourquoi Londres a refusé de contribuer au plan de sauvetage de l’Euro ? Parce que c’est contraire à ses objectifs qui consistent à imposer au monde sa révolution postmoderniste au nom de laquelle nous devons, nous européens, nous serrer la ceinture jusqu’à ce que mort s’en suive. Une fois l’Europe écrasée, il n’y aura plus d’obstacle pour instaurer le nouvel ordre mondial constitué de 90 à 95 % d’esclaves, ce que j’appelle dans le cadre de la théorie PointZero, le règlement de la question humaine.

Que faire d’une telle masse d’esclaves inutiles et nuisibles ? C’est là qu’intervient le climatisme, le troisième volet de la révolution postmoderniste, c'est-à-dire l’extermination de ces masses d’esclaves par des catastrophes dites naturelles comme celle du Golfe du Mexique (sans parler de celle de Haïti entre autres...). Vous croyez, vous, à l’accident de BP alors que ces techniques de forages en mer sont parfaitement contrôlables ? Vous croyez, vous, que BP ne peut pas stopper la fuite de pétrole ? Si oui, cela signifie que votre fatalisme ne vous poussera pas à résister et vous êtes donc « un vivant déjà mort » victime de ce que j’appelle « la mort blanche ».

L’Europe, je veux parler des nations européennes et non pas de Bruxelles, est le dernier rempart contre le nouvel ordre mondial de l’Empire britannique via la City (à ne pas confondre avec le peuple britannique) car l’Europe est la dernière zone au monde ou s’applique un minimum de règles sociales, la France en tête. Ces règles sociales sont ce qu’on appelle les « amortisseurs sociaux », ces fameux droits acquis revendiqués par la gauche socialiste alors qu’ils sont le fruit des luttes populaires qui ne sont ni de droite, ni de gauche, mais payés du prix du sang par le peuple.

Au-delà de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne ou de l’Italie, c’est la France qui est visée par les attaques du marché en tant que leader de l’Europe du Sud voire méditerranéenne. Il faut noter que, selon Al Pais, la France était soutenue contre l’Allemagne par ces pays traités de PIGS par les anglo-saxons. En nous vendant son plan de sauvetage européen arraché à Bruxelles contre une contagion de la crise grecque en Europe, Nicolas Sarkozy a manifestement joué au Daladier. Nous connaissons donc la suite : l’empire britannique va exploiter, via son valet Barack Hussein Obama vendu à Wall Street, la succursale de la City de Londres, le caractère hégémonique de l’Allemagne pour provoquer l’effondrement de l’Europe en dégommant la France via les agences anglo-saxones de notations.

Crise financière : la partie n’est pas terminée.

Les résultats boursiers en fortes baisses de cette fin de semaine montrent que les marchés veulent des larmes et du sang. En réponse, nos responsables politiques tentent de les enfumer en leur proposant de fausses garanties de liquidité et en leur formulant de belles promesses en matière de mesures d’austérité.

Faisons une observation : en 2008, pour sortir de la crise des crédits hypothécaires US, les autorités mirent sur la table environ 800 milliards de dollars en promettant au peuple la reprise de la croissance. Nous savons ce qu’il en est. En 2010, pour prévenir une contagion de la crise grecque en Europe, les autorités ont mis environ 1000 milliards de dollars sur la table en promettant au peuple des politiques d’austérité.

Ce qu’il faut noter, ce n’est pas l’équivalence des montants mis sur la table mais le changement des promesses accompagnant ces deux plans de sauvetage. En 2008, on nous promet la reprise, deux ans plus tard on nous promet la rigueur.

De mon point de vue, il n’y aura ni l’un, ni l’autre, mais ce que veulent les marchés, c'est-à-dire des larmes et du sang, ce que j’appelle, dans le cadre de la théorie PointZero, le règlement de la question humaine par l’élimination de 90 à 95% de l’humanité parce que plus nous avançons dans la révolution postmoderne, plus il devient légitime et juste de saigner les masses et, par conséquent, plus il y aura de vampires assoiffés de sang.

Comme nous le voyons, le défi n’est pas de résoudre une crise insoluble mais de nous en sortir, nous en réchapper si vous préférez, ce qui induit une grille de lecture des évènements dont peu d’analystes et de commentateurs font usage. Concrètement, cette grille de lecture signifie que le système résistera jusqu’à ses extrêmes limites, jusqu’à ce que l’inconcevable s’impose comme la seule issue.

jeudi, mai 13, 2010

Marée noire (suite 2) : la contre-attaque de l’administration US.

L’administration US fait tout son possible pour reporter sur BP la responsabilité de la marée noire dans le Golfe du Mexique. C’est ainsi que Le Figaro (1) relaye l’information selon laquelle BP serait responsable de négligences dans le système de sécurité alors qu’au départ, c’est l’administration US qui n’a pas su imposer les règles de sécurité (2) (3) internationalement reconnues par les grands pays producteurs de pétrole.

Certains membres de l’administration US, dont des politiques, se sont laissés acheter par les intérêts pétroliers, y compris BP. Il est probable que pour des mauvaises raisons d’intérêts, BP est coupable de la catastrophe mais c’est en dernier ressort l’administration US qui est responsable parce qu’elle n’a pas su défendre les intérêts collectifs et le bien commun en n'imposant pas à BP les règles de sécurité communément admises.

Notes et références.

(1) « Marée noire : BP aurait négligé les conditions de sécurité », lefigaro.fr, 13 mai 2010…

(2) " Marée noire : Obama fustige les compagnies pétrolières", lemonde.fr, 14 mai 2010... Depuis trop longtemps, pendant une décennie ou plus, une relation de proximité a existé entre les compagnies pétrolières et l'agence fédérale qui leur permet de forer", a constaté le président, dont l'administration a annoncé cette semaine une remise à plat de cette agence....

(3) " M. Obama veut durcir le contrôle des forages pétroliers ", lemonde.fr, 15 mai 2010... le New York Times avait publié, le matin, une enquête accablante montrant l'insouciance avec laquelle le gouvernement distribue les permis de forage off-shore aux compagnies...

Crise grecque : le bluff de la solidarité européenne.

Le gouvernement grec déclare avoir reçu, le 12 mai 2010, 5,5 milliards d’euros, l’aide promise par le FMI (1) alors qu’il a besoin de 20 milliards d’euros pour faire face à ses prochaines échéances. Il manque donc 14,5 milliards d’euros, la somme promise par le plan de sauvetage européen. Les Grecs ne recevront jamais cette somme car l’objectif de l’UE est de couler la Grèce pour semer la terreur dans les autres Etats membres de l’UE.

La contribution du FMI effectivement versée ne servira qu’à légitimer la politique de rigueur imposée aux Grecs, une politique de rigueur exigée par l’UE, le valet des USA, pour débloquer son aide mais qui sait que cette politique est inapplicable. Les Grecs vont donc se retrouver dans l’impasse tout en étant obligés de se soumettre aux contraintes du FMI.

Nous assistons à l’assassinat pur et simple de la souveraineté du peuple grec. Un assassinat pour l’exemple à l’adresse des autres peuples européens.

Notes et références.

(1) « La Grèce encaisse ses premiers milliards du FMI », lemonde.fr, 12 mai 2010…

mercredi, mai 12, 2010

Politiques de rigueur : ils n’en sont même pas capables.

Pour imposer les politiques de rigueur qu’ils nous promettent, il faudrait que nos zélites aient le courage d’affronter la colère populaire. Soyons rassurés : elles ne l’ont pas. Leurs déclarations d’intention ne sont que des mots. Non seulement nos zélites ne sont pas courageuses, mais le peuple sait bien qu’aucune politique de rigueur ne peut résoudre, ni aujourd’hui, ni demain, le problème de la dette qui est un faux problème ou plutôt un problème virtuel.

Les montagnes de dettes que nos zélites prétendent nous faire payer ne sont que des dettes virtuelles qu’il est techniquement possible d’éliminer d’un geste. Toutes ces dettes ne sont que des jeux d’écriture qui ne correspondent à rien dans la réalité. Toute cette affaire n’est qu’une manipulation grâce à ce que j’appelle, dans le cadre de la théorie PointZéro, l’arme postmoderne de communication.

Il n’y a que ceux qui n’ont rien compris à la révolution postmoderne qui tombent dans le panneau et ils sont, malheureusement pour eux et finalement pour nous tous, très nombreux. Mais que faire pour lutter contre cette arme postmoderne de communication qui ne cesse de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ?

Retraite : double peine pour les femmes.

Le samedi 1er mai, fête du travail paraît-il, je développais la thèse de la double peine pour les femmes concernant la réforme des retraites. Un Point de vue publié dans Le Monde (1) confirme mon hypothèse : « Les éléments statistiques disponibles aujourd'hui permettent justement d'établir que les mesures envisagées provoqueraient un désavantage disproportionné pour les femmes d'une part, les jeunes générations d'autre part. »

Le problème est le suivant : d’un côté, la Commission européenne considère que la situation actuelle est discriminatoire envers les hommes puisque les femmes ont droit, comme en Grèce et d’autres pays européens (mais pas en France où l’âge de la retraite est de 60 ans pour tous le monde ce qui ne change rien puisque les salaires des femmes sont 30% inférieurs à celui des hommes), de prendre leur retraite avant les hommes. D’un autre côté, des études montrent que les réformes de la retraites envisagées par les autorités seraient discriminatoires par rapport aux femmes. Nous voilà bien avancés.

Je profite de cette occasion pour exprimer mon point de vue sur le principe même de la retraite : je rappelle, tout d’abord, qu’une génération a bénéficié de la retraite sans jamais avoir cotisé. Il fallait bien un début. Ce que je critique, c’est le fait que rien n’a été fait depuis pour rétablir la justice, c'est-à-dire pour faire en telle sorte que chacun cotise pour sa propre retraite. Or, aujourd’hui, ce sont les travailleurs actifs qui payent pour les retraités. C’est ainsi que je paye pour la retraite de ma mère. Là où ça ne va plus, c’est que, du fait de la crise, je suis convaincu que PERSONNE ne payera pour moi (2).

En sommes, on me fait croire que je cotise pour MA retraite alors qu’en réalité, je cotise pour la retraite des retraités d’aujourd’hui. Avec la crise économique et les réformes en préparation, je comprends que lorsque je serai en âge de prendre ma retraite, si j'arrive jusqu'à cet âge, je n’aurai RIEN puisque le système est foutu. J’aurai payé et lorsque mon tour viendra, il n’y aura plus personne pour payer pour moi.

La discrimination envers les femmes que je dénonce ne doit donc pas cacher un problème beaucoup plus grave qui est celui de la discrimination pour ceux de ma génération. En deux mots, nous sommes sacrifiés et cela à cause de l’hypocrisie de nos responsables politiques et syndicaux qui n’ont jamais eu le courage de mettre les pendules à l’heure tant que c’était possible et en particulier pendant ce qu’on appelle les Trente Glorieuses.

C’est pourquoi je considère que le principe même de la retraite est injuste. Je considère que l’on devrait travailler aussi longtemps que nos forces nous le permettent. Tous les métiers ne sont pas identiques, j’en conviens, mais cela ne remet pas en cause mon principe.

Par ailleurs, repousser l’âge de la retraite revient tout simplement à augmenter le chômage. Cessons de fermer les yeux : la retraite n’est rien d’autre que du chômage qui ne dit pas son nom. C’est de la pure hypocrisie. Comment ? La vie de bureau ou de fonctionnaire serait-elle un martyre ? Etre prof, flic ou agent de l’administration fiscale serait insupportable au-delà de 60 ans ? Il ne faut tout de même pas exagérer.

Nous vivons dans un monde d’enfants gâtés/pourris et je comprends la révolte des jeunes, quand ils se révoltent, ce qui n’est pas la majorité. Les jeunes d’aujourd’hui n’imaginent pas la moitié du quart de l’injustice dont ils sont victimes. Ce ne sont certainement pas ceux qui ne rêvent qu’à leur retraite injuste qui vont leur ouvrir les yeux. Pauvre monde…

Notes et références.

(1) « Retraites : allonger la durée de cotisation serait discriminatoire envers les femmes et les jeunes, par Christiane Marty », lemonde.fr, 12 mai 2010…

(2) " Retraites : travailler plus longtemps ne suffira pas", lemonde.fr, 12 mai 2010...

Marée noire (suite 1) : conflit d’intérêts.


Comme je l’ai envisagé ICI, la catastrophe ayant provoqué la marée noire du Golfe du Mexique semble bien être la conséquence d’une économie « dérisoire », d’où ce que j’appelle un effet papillon, sur les systèmes de sécurité. C’est en tout cas ce qui ressort des témoignages des patrons de BP entendus au Sénat hier, mardi 11 mai (1).

Plus précisément, il semblerait que ce défaut du système de sécurité soit la conséquence d’un conflit d’intérêt de l’agence publique Minerals Management Service « qui est chargée de rentabiliser au maximum l’exploitation des ressources et de protéger l’environnement ». Il se trouve que c’est cette même agence qui fixe les normes de sécurité. Or, ces normes US ne correspondent pas aux normes habituellement appliquées par d’autres grands pays producteurs de pétrole.

Au final, c’est donc bien l’administration US qui est responsable, BP n’ayant probablement fait que respecter les règles après les avoir imposées à l’administration en jouant sur l’ambivalence du rôle de cette agence officielle qui va finalement être, mais un peu tard, réformée.

En attendant, le Golfe du Mexique est inondé par BP de produits encore plus toxiques que le pétrole… comme on tente de traiter le problème de la dette par encore plus de dettes.

Notes et références.

(1) « BP, Halliburton et Transocean : c’est pas moi, c’est l’autre », americana.blog.lemonde.fr,
12 mai 2010…

Plan de sauvetage européen : l’euro est mort.


Comme son nom l’indique, un plan de sauvetage consiste à « sauver les meubles » d’un désastre considéré comme inévitable. Ce plan de sauvetage massif européen de 750 milliards nous informe que le désastre est là sinon ce plan n’existerait pas. Logique. Le désastre, puisqu’il s’agit d’un « plan euro », c’est la fin de l’euro (1).

Nous devons donc considérer que la monnaie que nous utilisons encore aujourd’hui pour nos achats quotidiens ne vaut plus rien. Nous continuons de l’utiliser par habitude, par ce que nous n’en avons pas d’autres à disposition mais nous devons comprendre qu’elle est morte : elle ne représente plus rien, à peine le papier sur laquelle elle est imprimée.

La prochaine étape de la crise financière européenne dévoilera aux européens cette réalité : ils n’ont plus un centime. Ils devront faire la queue pour obtenir des tickets de rationnement pour acheter leur pain. Pire : ces tickets de rationnement seront distribués en échange de reconnaissances de dettes garanties par leur patrimoine, pour ceux qui en ont un. Les autres devront se débrouiller.

A chacun d’imaginer qu’il se retrouve du jour au lendemain, probablement à l’issue d’un long week-end, sans argent disponible, ni dans la poche, ni en banque. Une situation qui pourrait se prolonger plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines pour certains, le temps qu’un nouveau système monétaire soit mis en place, dans l’urgence et le désordre. C’est exactement à cela que viennent d’échapper les Grecs, pour quelques temps. C’est à ce désastre, mais à l’échelle européenne, que nos zélites nous conduisent.

C’est ça la révolution postmoderne.

Notes et références.

(1) " L'euro écrasé par l'incertitude en Europe", lefigaro.fr, 12 mai 2010... Désillusion sur le marché des changes. Le cap des 1,3 dollar pour un euro

n'a pas tenu plus de quatre heures lundi, après l'annonce de l'accord européen pour un plan herculéen d'aide à l'Union européenne. ..

lundi, mai 10, 2010

Crise grecque (suite 4) : 750 milliards de dommages de guerre.

Lundi 10 mai 2010 - Où ont-ils trouvé tout cet argent ? C’est la question qui, ce lundi matin, court sur toutes les lèvres et qui est immédiatement suivi d’un « pour eux, il y a toujours de l’argent, pour nous, il n’y en a jamais ». Le bon sens populaire ne manque pas de contradictions car cela fait plus de 40 ans qu’à travers des politiques de déficits publics l’argent coule à flot au bénéfice du bon peuple. N’est-ce pas ce qu’on appelle l’Etat providence ? D’où vient l’argent que cette « providence » nous prodigue généreusement sinon du système financier qui exige maintenant son du en terme politique ? Ce plan massif d’aide financière n’est rien d’autre qu’un dommage de guerre en faveur des méga-banques victorieuses qui ont maintenant le pouvoir politique d’appliquer comme elles l’entendent le régime néo-libéral de la révolution postmoderne via les politiques d’austérité que nos zélites sont chargées de nous imposer.