En fait il n’y a pas 99% d’indignés, mais 98% de résignés et 1% d’indignés. « We are the other 1% ».
vendredi, avril 30, 2010
Crise grecque : « l’âge moyen de la retraite passerait de 53 ans à 67 ans » !
« L’âge moyen de la retraite passerait de 53 ans à 67 ans » (1). Diantre ! Ainsi donc, l’âge moyen actuel de la retraite en Grèce est de 53 ans !!! (4) Passer l’âge de la retraite à 67 ans revient à s’aligner sur l’Allemagne. Où est le scandale ? Comment se fait-il qu’en Europe, certains pays travaillent jusqu’à 53 ans, comme la Grèce, tandis que d’autres travaillent jusqu’à 67 ans, comme l’Allemagne (5) ? Comment s’étonner des déficits de la Grèce ?
Pourquoi accuser les marchés ?
Dans ces conditions, pourquoi accuser les marchés de spéculer sur un défaut de la Grèce ? Pourquoi reprocher à l’Allemagne de refuser d’aider la Grèce si ceux-ci ne s’alignent pas sur les critères allemands (et pas seulement en ce qui concerne les retraites) puisqu’apparemment l’Allemagne réussi à contourner la crise ? La logique voudrait que si la Grèce souhaite maintenir son « style de vie », elle sorte de la zone euro et se débrouille par elle-même à ses risques et périls (3).
Il nous faudra choisir.
Faut-il rappeler que les Français ont voté non au référendum sur le traité de Lisbonne, autrement dit que les Français ont rejeté l’Europe de Bruxelles. Nicolas Sarkozy n’en a pas tenu compte. Pourtant, il nous faudra choisir : soit rester dans la zone euro et s’aligner sur les critères de l’Allemagne, soit en sortir et prendre nos responsabilités. Dans les deux cas, nous devrons remettre les pieds sur terre et cesser de rêver parce que le monde n’est pas tel qu’on voudrait qu’il soit mais tel qu’il est.
La mort blanche.
Ne pas prendre en considération cette vérité correspond à une maladie que j’appelle « la mort blanche », plus connue sous le nom de la maladie d’Alzheimer que je connais bien puisque j’y suis confronté avec un membre très proche de ma famille et que plutôt que de placer cette personne dans une institution spécialisée (ce qui revient, à l’échelle collective, à jouer la carte de l’Europe), j’ai opté pour garder ce membre très proche chez moi. Autrement dit, j’ai pris mes responsabilités et je ne le regrette pas. Placer ce membre très proche dans une institution spécialisée revenait à en faire un légume (comme ce que va devenir la Grèce) qui plus est à un coût prohibitif. En somme, l’Europe de Bruxelles n’est qu’une sorte d’institution spécialisée pour pays déficients.
Confusion entre rêve et réalité.
Ce que j’appelle un pays déficient n’est qu’un concept. En soi, un pays déficient ne veut rien dire. Un pays est déficient parce que son peuple est déficient. En disant cela, je reste dans le concept. Un peuple déficient est une communauté d’individus déficients. En parlant d’individus déficients, je sors du concept pour mettre le doigt sur une réalité. Qu’est-ce qu’un individu déficient ? C’est un individu qui, sans le savoir, confond rêve et réalité. Ce type d’individu n’est pas conscient de sa confusion entre rêve et réalité parce que c’est l’ensemble des individus - ou plutôt une majorité d’individus puisque nous sommes dans des régimes démocratiques - constituant le peuple auquel il appartient qui baigne dans le rêve en se référant à la loi.
Des promesses électorales.
Concrètement, puisque la loi permet de prendre sa retraite à 53 ans, en tout cas en Grèce, l’individu déficient considère qu’il est en droit de le faire. Il ne cherche pas à savoir si la loi correspond à la réalité et, naturellement, logiquement, il arrive un jour ou la réalité lui retombe sur la gueule. Cet individu déficient ne veut pas savoir pourquoi cette loi existe alors qu’en réalité, si cette loi existe, c’est parce que des politiques l’ont voté pour être élus en faisant rêver les individus déficients en maquillant la réalité. C’est ce qu’on appelle des promesses électorales.
La défaillance psychologique.
La crise actuelle est le résultat d’une accumulation de promesses électorales totalement en décalage avec la réalité. Autrement dit, la crise actuelle est le résultat direct du fonctionnement de nos régimes démocratiques qui instrumentalisent nos rêves en jouant sur notre infantilisme. Les marchés, pour revenir à eux, ne font qu’exploiter cette infantilisation (3). C’est ce que j’appelle, dans le cadre de ma théorie PointZéro, la défaillance psychologique, une défaillance largement exploitée par des faux prophètes, souvent prix Nobel, nous faisant croire au miracle scientifique comme le démontre magistralement cet ouvrage (2).
Notes et références.
(1) « Cure d'austérité pour la Grèce, soulagement des marchés », lemonde.fr, 30 avril 2010…Le ministre des affaires sociales, Andreas Loverdo, a évoqué une réforme des retraites dans un entretien au Financial Times. "Le calendrier pour les mesures concernant les retraites est en cours de débat. Mais il n'y a pas beaucoup de marge de manœuvre. Il s'agit de sauver le pays de l'effondrement", a déclaré le ministre au FT vendredi. L'âge moyen de la retraite passerait de 53 ans à 67 ans…
(2) « Crise financière: une vulgaire erreur mathématique ? », objectiflibere.fr, 30 avril 2010… Selon le dernier ouvrage de Philippe Herlin, reprenant les thèses de Benoît Mandelbrot et Nassim Nicholas Taleb, la science financière actuelle est fondamentalement déficiente, et les postulats mathématiques qui en forment le socle dominant sont faux…
(3) "Le coût social exigé des Grecs est énorme", lemonde.fr, 30 avril 2010... il me semble que la spéculation a bon dos. Bien sûr, les traders des grandes banques d'affaires ont sans doute joué un rôle dans la crise grecque, mais l'essentiel des ventes d'emprunts grecs a été le fait de gestionnaires tout à fait rationnels qui se sont dit que la zone euro traversait une grave dépression....
(4) " La Grèce veut reculer l'âge de départ à la retraite ", e24.fr, 9 février 2010... L'âge légal de départ en retraite, selon une réforme de 2008, est fixé à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes. De nombreuses exceptions existent cependant pour certaines catégories de métiers considérés comme difficiles. ..
(5) " Comparatif : l'âge de la retraite dans l'UE ", touteleurope.fr, mise à jour le 20 novembre 2006... L'âge normal de la retraite dans l'Union européenne varie d'un Etat membre à l'autre, entre 57 ans (Italie) et 67 ans (Danemark)...
samedi, avril 24, 2010
Crise : Europe = Ground Zéro (Suite 2)
Deux articles commentent la demande grecque pour l’activation du plan d’aide financier (3).
Tout d’abord, une brève de solidariteetprogres.org (1) qui nous rappelle que se sont les banques françaises qui sont les plus exposées, « en effet, les banques françaises ont environ 80 milliards d’euros d’exposition dans ce pays contre près de 40 milliards d’euros pour les banques allemandes » et d’en conclure « que les 3,9 milliards iront gonfler les statistiques du déficit français qui est déjà à 8% du PIB. »
Ensuite, un billet invité de François Leclerc (2) qui fait remarquer que l’ « On peut aussi douter que les banques européennes, Allemandes et Françaises en premier lieu, puissent affronter le risque d’un défaut grec, inévitable alors, qui aboutirait obligatoirement à la négociation d’un plan de restructuration de la dette grecque, c’est à dire à une décote atteignant les créanciers », donc les banques françaises.
En sommes, le gouvernement français a deux options : soit il n’aide pas la Grèce qui se retrouve en défaut de paiement et plante nos banques ; soit il aide la Grèce pour sauver nos banques en augmentant notre déficit déjà à 8% de notre PIB, ce qui revient à planter les contribuables français qui devront, un jour ou l’autre, rembourser cette aide que les Grecs sont bien incapables de rembourser par eux-mêmes.
Notre gouvernement a finalement choisi de gagner du temps en sauvant, provisoirement, nos banques via le plan d’aide à la Grèce. L’Allemagne suivra une fois ses élections passées. Cette fuite en avant que François Leclerc décrit comme du « sur place » illustre le déchainement de l’Histoire dont je parle dans mon article précédent, c'est-à-dire l’impuissance des hommes face à cette nouvelle crise dite des dettes souveraines et qui pousse des Etats déjà surendettés à se prêter mutuellement de l’argent sans aucun espoir sérieux de le récupérer autrement qu’en spoliant de force les populations.
Cette spoliation constituera la phase suivante de la crise, celle où les populations vont réellement souffrir, celle que nos responsables tentent par tous les moyens de repousser le plus longtemps possible, le temps en tout cas de mettre en place un système autoritaire qui leur permettra peut-être de tenir encore un peu de temps avant ce que j’appelle, dans le cadre la théorie PointZéro, le règlement de la question humaine, ce qu'on appelle en langage politiquement correct "un programme d'assainissement des comptes publics".
Notes.
(1) « Prendre au pauvres en France pour donner aux banques françaises exposées en Grèce ? », solidariteetprogres.com, 24 avril 2010…
(2) « Le sur place n’est pas une option », pauljorion.com, 24 avril 2010…
(3) " La Grèce appelle à l’aide, l’Allemagne renâcle ", lemonde.fr, 24 avril 2010... Quatre lignes succinctes, et une formule de politesse: la Grèce a officiellement demandé par écrit vendredi 23 avril "l'activation du mécanisme de soutien" conçu pour la sauver du naufrage financier...
vendredi, avril 23, 2010
Crise : Europe = Ground Zero.
Le 11 septembre 2001, je reçois un appel m’invitant à regarder d’urgence la télévision. Je n’ai pas la télévision. Mon correspondant insiste. Je me rends alors chez ma voisine et j’allume le téléviseur pour découvrir les images que tout le monde connaît aujourd’hui. Je suis resté scotché toute la journée devant le téléviseur n’en croyant pas mes yeux. Ne voulant pas en rester là, je me suis consacré pendant plusieurs années à la recherche de la Vérité. Aujourd’hui, je sais ce qu’il en est (4) et c’est la raison pour laquelle j’ai conçu la théorie PointZéro que je développe sur ce blog PointMort.
Le déchaînement de l'Histoire.
La première chose que j’ai comprise, c’est que ceux qui croient à la théorie officielle sur le 11/9 sont incapables de comprendre le monde d’aujourd’hui car la nature des forces qui sont en jeux dépassent leur entendement. Ces forces n’ont qu’un seul objectif : éliminer 90 à 95% de l’humanité pour sauver notre civilisation. C’est uniquement par rapport à cet objectif que tous les évènements que nous connaissons depuis le 11/9 ont un sens. Il ne s’agit pas d’un complot mais plutôt d’une sorte de réflexe de survie collectif inconscient, ce que certains appellent le déchaînement de l’Histoire. Un déchaînement par rapport auquel les hommes sont impuissants.
Se sacrifier pour sauver la terre.
Cette solution finale universelle ne peut naturellement pas être mise en œuvre sans la participation volontaire et active des populations d’où le rôle attribué à l’arme postmoderne de communication, c'est-à-dire la manipulation médiatique des masses qu’il faut convaincre de se sacrifier pour sauver la terre avant qu’il ne soit trop tard. Ce sacrifice se prépare en trois étapes ou, si vous préférez, sur trois fronts : terrorisme, postsionisme et climatisme. La menace terroriste sert de prétexte à l’instauration d’une dictature mondiale. Le postsionisme signifie la destruction des nations modernes via la mondialisation pour désarmer les peuples. Enfin, le climatisme sera l’arme finale du règlement de la question humaine une fois que les peuples seront sans défense.
Course contre la montre.
Eliminer 90 à 95 % de l’humanité est la seule alternative viable pour survivre sur terre sans perdre les acquis de notre civilisation grâce aux progrès techniques qui nous libèrent de l’esclavage. Cette liberté est de plus en plus menacée par la démographie planétaire. Il y a donc une course contre la montre entre l’explosion démographique entrainant l’agonie du système et le règlement de la question humaine qui ne peut réussir qu’avec la participation active des populations au risque, sinon, de provoquer la disparition complète de l’humanité. C’est pourquoi l’effondrement du système se fait pas crises successives, chaque crise nous entrainant davantage vers l’issue fatale sans provoquer pour autant la révolte des populations, une révolte qui ne permettrait pas de garder le contrôle du processus d’élimination.
L'effondrement de la zone euro.
Du point de vue de la théorie PointZéro, c’est avec cette grille de lecture qu’il faut interpréter la passivité suicidaire des peuples européens face aux crises qui se succèdent sans interruption. Le cas de la Grèce illustrera peut-être le titre « Europe = Groud Zero » dans la mesure où la chute de la Grèce pourrait entrainer l’effondrement de la zone euro (3) et la destruction de la construction européenne comme ont été détruites les tours de New-York. Les pompiers européens (plan de sauvetage à la Grèce) n’y changeront rien. Ce plan de sauvetage (1) n’est pas plus viable que celui des pompiers de New-York grimpant dans les tours pour sauver des vies et, finalement, y laisser la leur. Ces tours n’auraient jamais du s’effondrer sinon les pompiers n’y auraient jamais mis les pieds et leur sacrifice fait partie de la manipulation médiatique des masses. Tout comme le plan d’aide européen à la Grèce dont le sort est pourtant scellé d’avance (2).
Notes.
(1) "La Grèce se résout à demander l'aide internationale", lemonde.fr, 23 avril 2010... Evoquant un "besoin national", le premier ministre grec, Georges Papandréous a demandé l'activation du mécanisme d'aide du Fonds monétaire international et de l'Union européenne, vendredi 23 avril. M. Papandréou s'exprimait lors d'une allocution télévisée, peu avant le départ prévu à Washington de Georges Papaconstantinou, le ministre des finances grec. Celui-ci doit s'entretenir avec le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. "Il est impératif que nous demandions l'activation du mécanisme", a justifié Georges Papandréou...
(2) "ATHENES, WASHINGTON : L’AXE DU MAL", François Leclerc via pauljorion.com, 23 avril 2010... Les marchés montrent qui sont les maîtres, avec toutes les chances de remporter une victoire à la Pyrrhus.
(3) "GRECE: BON DU TRESOR A 9% !!!! ", jovanovic.com, du 23 au 25 avril 2010 ... La zone Euro doit tomber afin que seul le dollar US apparaisse comme le dernier rempart d'une monnaie universelle...
(4) " Nouvelles révélations : l’administration Bush avait bien programmé l’invasion de l’Irak avant 2001", 911nwo.info, 24 avril 2010... Paul O’Neill et Ron Suskind se sont entretenus avec une journaliste de la chaîne CBS, à l’occasion de la publication de « The Price of Loyalty ». Paul O’Neill y affirme que l’invasion de l’Irak était le sujet prioritaire dès la première réunion du Conseil National de Sécurité en février 2001. « Trouvez moi un moyen de le faire » avait alors demandé Bush à ses conseillers....