mercredi, mars 24, 2010

Sortie de crise en vue (82) : les solutions existent (4)

Après avoir expliqué comment faire le tri dans ses relations, puis comment ne pas se tromper sur les bonnes actions à entreprendre, et enfin après avoir démontré pourquoi payer la dette peut redonner sens à notre vie, voici une quatrième clé pour se sortir d’affaire : créer sa propre monnaie locale (1). Il n’y a pas que les Britanniques qui ont des idées, la preuve :


Notes et références.
(1) " Contre la crise, des villes anglaises créent des monnaies locales", novopress.info, 24 mars 2010... Que faire au sein d’une économie en crise quand la population ne croit plus aux banques « classiques » qui l’ont spoliée? Créer sa propre monnaie locale ! C’est en tout cas ce qu’ont estimé divers commerçants de Londres qui commencent à accepter une nouvelle monnaie locale, une « monnaie solidaire et de proximité »...

mardi, mars 23, 2010

Sortie de crise en vue (81) : les prémices du nouveau monde

Le second tour des élections régionales montre que la France est divisée entre ceux qui croient encore au système tel qu’il est pratiqué par les partis politiques et ceux qui, s’en forcément s’y opposer, ni croient tout simplement plus (5) mais n’ont pas d’alternative politique et optent donc par défaut pour l’abstention (2) en attendant de s’exprimer, si une solution n’émerge pas avant qu’il ne soit trop tard, par des moyens moins pacifiques.

De ce point de vue, Nicolas Sarkozy a, jusqu’à présent, rempli sa mission qui consiste à maintenir le plus longtemps possible la paix sociale en jouant sur la communication. Le désastre grec montre cependant que notre pays, en tant que membre d’une Union européenne aux limites de l’explosion (3), n’est qu’en sursis. Si la France ne trouve pas en elle-même et par elle-même une issue à la crise, elle sombrera avec les autres. Concrètement, la France doit sortir du système mondialiste (6), renoncer à la dette, rétablir le Franc et se doter d’une « constitution pour l’économie » (1).

Cette démarche peut s’envisager en coordination avec d’autres pays européens mais c’est à la France de prendre l’initiative (4) en proposant « la tenue d’Etats généraux, témoignage que les temps difficiles sont ceux où s’entend la voix des sans grade, guidés seulement par leur foi en la lumière et leur bonne volonté ! » (Idem).

Notes et références.

(1) « Contre-appel du 22 mars », pauljorion.com, 23 mars 2010La démocratie se voit chaque jour un peu plus menacée par les manifestations d’un contrôle social envahissant. Les moyens qui s’offrent à nous pour la faire progresser, pour qu’elle s’approfondisse sur le plan politique et pour qu’elle s’instaure enfin au sein de l’économie, par le biais d’une constitution pour l’économie, définissent le monde nouveau qui pourrait être le nôtre…

(2) "S'abstenir n'est pas consentir.", lemonde.fr, 23 mars 2010... Alors, je sais, on va me dire que puisque je n'ai pas voté je n'ai pas le droit de m'exprimer sur le sujet. Pour autant je répondrais que : s'abstenir n'est pas consentir. Cà n'est pas parce que je n'ai pas voté que, je suis d'accord avec ce qui se fait, dans mon pays à commencer par la stérilisation du débat politique. Je n'aime pas, mais alors pas du tout cette espèce de « politiquement raisonnable », et tant qu'il sera en vogue, je continuerai mon chemin hors des urnes...

(3) " L'Europe se déchire sur une aide à la Grèce ", lefigaro.fr, 23 mars 2010... José Manuel Barroso a beau assurer que la stabilité de l'union monétaire «est dans l'intérêt de l'Allemagne», le message peine à passer outre-Rhin. Selon un sondage, 61 % des Allemands sont contre une aide à la Grèce. Et 40 % pensent que leur pays serait mieux en dehors de la zone euro....

(4) "L'illusion de l'alternance", lesalonbeige.blogs.com, 23 mars 2010... Bien sûr, cette problématique ne concerne pas seulement la France : partout en Europe, la vague populiste enfle. Reste à savoir quel sera le premier peuple qui tranchera le nœud gordien"...

(5) " Répondre à la révolte civique", blog.lefigaro.fr/rioufol, 22 mars 2010... C'est Georges Frêche, réélu en Languedoc-Roussillon, qui a fait hier soir le meilleur diagnostic en réclamant "une minute de silence pour le PS et l'UMP qui sont les vrais perdants de ces élections au vu de l'abstention (...) Les partis politiques sont devenus comme des étoiles, ce sont des étoiles mortes. Ils continuent de briller mais ils sont morts depuis longtemps"...

(6) " Contre la crise, des villes anglaises créent des monnaies locales", novopress.info, 24 mars 2010... Que faire au sein d’une économie en crise quand la population ne croit plus aux banques « classiques » qui l’ont spoliée? Créer sa propre monnaie locale ! C’est en tout cas ce qu’ont estimé divers commerçants de Londres qui commencent à accepter une nouvelle monnaie locale, une « monnaie solidaire et de proximité »...

samedi, mars 20, 2010

Régionales : les enjeux du second tour.

Comme son nom ne l’indique pas, le seul enjeu régional de ce second tour est… national (4), autrement dit nul puisque Nicolas Sarkozy a déjà indiqué, d’une part, qu’il ne tiendrait pas compte des résultats en annonçant par avance qu’il n’y aurait pas de remaniement significatif (2) et d’autre part, qu’il ralentirait le rythme des réformes à partir du printemps 2011. Les grandes orientations de notre politique nationale sont donc déjà esquissées et cette esquisse montre que l’avenir des Français ne dépend plus d’eux ce qu’une majorité de Français a déjà intégré en choisissant l’abstention (3) (6).

De ce point de vue, Nicolas Sarkozy est donc en phase avec la réalité politique de notre pays dont le destin dépend du désordre international provoqué par la crise. Cette abstention n’est pas le fait d’un dénigrement du politique par les électeurs mais d’une absence d’offre politique (8)correspondant à leur attente et surtout leur inquiétude (1). Les électeurs ont probablement assez bien compris que l’avenir des régions ne dépendait pas des programmes et des promesses des candidats mais de l’évolution mondiale de la crise, une évolution par rapport à laquelle le rôle de la France elle-même est fortement limité par sa situation financière et économique qui n’est guère différente de celle de la Grèce (5). Or, si la Grèce peut encore compter sur une aide extérieure, quelle qu’elle soit d’ailleurs et de toute façon provisoire, sur quoi pourra compter la France lorsque son tour viendra de passer à la caisse pour rétablir ses comptes ? Nos élus tablent encore sur un taux de croissance positif pour élaborer leurs plans d’austérité en vue de réduire nos déficits. D’un côté, réduire les déficits paralyse la croissance, de l’autre, doper la croissance augmente les déficits : c’est l’impasse.

Depuis l’effondrement bancaire du 15 septembre 2008, notre système ne survit que d’expédients pour éviter un effondrement soudain et global comme le fut celui de l’URSS. L’effondrement se fait donc par étapes, par fragments, pierre par pierre, pays par pays, en commençant par les plus fragiles, les maillons faibles, ceux qui ont la réputation d’être des cigales, des mauvais élèves, les fainéants du sud, etc. Cette manière de présenter l’évolution de la crise qui toucherait d’abord et seulement les plus coupables (manipulation des comptes, manque de compétitivité, etc) n’est qu’une arme tactique de communication pour rassurer les autres et ainsi éviter l’affolement général. Mais en réalité, c’est bien l’ensemble du système qui s’effondre et lorsque les peuples s’en rendront compte, il sera trop tard pour réagir et traiter le mal à la racine, c'est-à-dire traiter la question de la mondialisation. Les nations, y compris celles qui se croient invincibles, seront déjà mortes et les peuples livrés à eux-mêmes.

Notes et références.

(1) " Explications de non-vote ", lemonde.fr, 20 mars 2010... Mais se conforte au long cours une inquiétante désillusion du citoyen envers les élus et la politique telle qu'elle est aujourd'hui pratiquée. Les petites phrases, les règlements de comptes, les truismes, la vacuité des débats, l'absence d'idées si ce n'est d'idéologies, le tout-à-l'image et, surtout, surtout, les promesses non tenues provoquent ce qu'il faut bien qualifier de rejet. Le message est clair et peut-être n'est-il pas si pessimiste pour qui croit encore à la noblesse de la politique : quand vous reviendrez à un débat de fond, nous reviendrons dans les bureaux de vote....

(2) " Guéant: un remaniement "modeste" lefigaro.fr, 20 mars 2010... Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a confirmé aujourd'hui que le remaniement gouvernemental serait, "quel que soit le cas de figure" au second tour des régionales, "modeste" et "technique", dans des propos rapportés par le site du quotidien La Croix....S'agissant de l'ouverture, le secrétaire général de l'Elysée laisse entendre qu'aucune nouvelle personnalité de gauche ne devrait être nommée au gouvernement la semaine prochaine. "Continuer l'ouverture ne veut pas dire l'élargir", dit-il. (ndlr : Claude Guéant à finalement tout compris mais trop tard. Pour cette raison, Nicolas Sarkozy devrait le virer)

(3) "Les leçons d’une abstention massive, par Hervé Bizien", novopress.info, 20 mars 2010... Les socialistes ont obtenu les suffrages de 29 % de 47 % des électeurs inscrits : ça ne fait pas 12 % de l’ensemble du corps électoral. Quelle belle victoire ! L’UMP, parti présidentiel, n’atteint pas 11 % des inscrits. C’est une gifle sonore assénée à l’ensemble de notre gente politique, une manière de lui dire, à l’occasion d’élections qui passent – à tort – pour des élections mineures, qu’on l’a assez vue, qu’on n’en veut plus. Le plus étrange, dans ces conditions, n’est pas que nos politiciens s’abstiennent de triompher, mais qu’ils continuent de pérorer sur les plateaux de télévision. Rien ne leur apprendra l’humilité…

(4) " Élections régionales, information en continu", mecanopolis.org, 20 mars 2010... Le président français, même s’il s’en défend aujourd’hui, a voulu faire de ces élections un enjeu national. La réponse des urnes, ainsi que le taux record d’abstentionnisme, démontre le ras-le-bol des français envers la Sarkozye...

(5) " L’Europe est au bord de la banqueroute, selon le chef de l’armée suisse", mecanopolis.org, 20 mars 2010... «Pensez seulement à la situation économique en Grèce : un Etat membre de l’Union européenne se retrouve subitement au bord de la banqueroute», illustrait-il. Il laissait aussi entendre que des dangers pourraient venir de pays voisins tels que l’Italie, la France ou l’Espagne, qui ne tarderont pas à connaître le même sort que la Grèce....

(6) " Discrédit ", lemonde.fr, 20 mars 2010... Occultée le temps du scrutin présidentiel de 2007 (87 % de participation), cette désaffection électorale et politique est trop profonde pour être contrecarrée en l'espace d'une semaine. Depuis deux décennies, elle a été provoquée par le chômage, la pauvreté et l'exclusion, accentuée par l'érosion des attachements idéologiques et partisans, renforcée par l'impuissance des responsables politiques à entendre, ou à soigner, les anxiétés de la société française. Au point de dessiner, dans le pays, de véritables zones de "non-vote"....

(7) "L’actualité de la crise: une écrasante montagne et un gigantesque trou" . Pauljaurion.com, 20 mars 2010... François Leclerc dit 20 mars 2010 à 11:57 : Horst Koehler, ancien directeur général du FMI et actuel Président de l’Allemagne, vient de déclarer au magazine allemand Focus: « le moment est venu de penser à l’impensable. Nous avons besoin d’un mécanisme pour faire face de manière organisée à l’insolvabilité, non seulement des entreprises mais également des nations », précisant bien qu’il n’avait pas en tête la Grèce spécialement.

(8) " Reformuler les règles du jeu dans leur ensemble, par Corinne Lepage", pauljorion.com, 21 mars 2010... La vitesse à laquelle se dégrade la cohésion européenne d’une part, la situation économico-sociale en Europe, aux Etats-Unis, voire en Chine, contraste avec la pauvreté des propositions et l’incapacité ou plutôt l’absence de volonté réelle du système politique d’entamer une réforme fondamentale du système financier....

dimanche, mars 14, 2010

Elections régionales : les abstentionnistes ont envoyé un message clair.

53% d’abstentionnistes (2) (3) (4) (5) (8) (11) (12), c’est presque le score de Nicolas Sarkozy en 2007. Les Français ont envoyé un message clair aux politiques de tous bords : cassez-vous, pov'cons ! (1) (6) (7) (9) (10) (13)

Notes et références.

(1) " Elections régionales : Abstention record, les Français ne croient plus en une solution pacifique. Bons résultats pour les trois listes de la résistance", rebelles.info, 14 mars 2010... Avec 52 % d'abstention nous atteignons un record pour des élections régionales. Venant après une abstention record pour les élections européennes de juin 2009 cette abstention confirme que de plus en plus de Français commencent à comprendre. A comprendre quoi ? Que pour régler les problèmes de l'islamisation et de son corollaire l'immigration-invasion, que pour régler les problèmes économiques engendrés par la mondialisation il ne sert à rien de voter. Ils comprennent que les solutions ne viendront pas des urnes. Ils comprennent que la démocratie est impuissante devant les nouvelles menaces...

(2) " Une abstention record", lemonde.fr, 14 mars 2010... Le chiffre est terrible pour les partis en place : selon une estimation TNS Sofres-Logica, l'abstention devrait s'établir aux alentours de 52 % à 20 heures. C'est un record absolu pour des élections régionales ...

(3) " France : Régionales 1er tour ", pauljorion.com, 14 mars 2010... 23h13. Les résultats ne sont encore que provisoires mais la victoire des abstentionnistes avec 53 % du scrutin s’annonce d’ores et déjà écrasante ! Ne représentant respectivement que 14,10 % et 12,55 % de l’électorat, le PS et l’UMP arrivent loin derrière...

(4) " Pourquoi je ne voterai pas le 21 mars prochain en Ile-de-France ?", polemia.com, 14 mars 2010... Polémia n’a pas pour vocation à donner des consignes de vote. Il s’agit simplement pour nous d’éclairer les situations et de décrypter les faits. Aussi au moment où l’abstention atteint des records, il nous a paru intéressant de mettre en ligne cette correspondance francîlienne de Jean-Yves Le Gallou....

(5) " Et maintenant ? ", lemonde.fr, 15 mars 2010... les abstentionnistes sont de loin, avec 53,6 %, le premier "parti" de France, témoignant d'une profonde désaffection électorale et politique...

(6) " Régionales : des ministres dans le pétrin", lefigaro.fr, 15 mars 2010... Aucun des vingt ministres candidats ne devrait voir sa liste remporter une région au second tour. Numéro deux en Guadeloupe, la secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, a même été éliminée dès le premier tour...

(7) " L'échec des ministres candidats", lesalonbeige.blogs.com, 15 mars 2010... 8 ministres étaient dans la course aux élections régionales. 4 d'entre eux sont arrivés en tête des suffrages, mais aucun ne peut a priori emporter une présidence de région dimanche prochain ...

(8) "No comment – Abstention record aux élections régionales françaises", 911nwo.info, 14 mars 2010... L’abstention a atteint un niveau record aux élections régionales françaises, puisque moins d’1 électeur sur 2 est aller voter pour un représentant, un record historique pour ce genre scrutin. Un nouveau signe de l’éloignement de plus en plus marqué entre les Français et leurs représentants ?...

(9) " Malgré la défaite, Nicolas Sarkozy garde le cap ", lemonde.fr, 15 mars 2010... "Les Français ont peur. Ils nous savent en faillite. Ils ne voient pas d'issue pour le pays et pour leurs proches, et constatent avec consternation l'inefficacité du sarkozysme, analyse un proche du président...

(10) "J'irai voter lorsque les élus feront leur devoir", lemonde.fr, 15 mars 2010... A la suite de l'abstention record au premier tour des élections régionales, dimanche 14 mars, Le Monde.fr a proposé à des abstentionnistes d'expliquer leur choix. Déception du sarkozysme, rejet des politiques traditionnels, critiques du système électoral : nous publions une sélection des centaines de témoignages reçus lundi matin...

(11) "54% contre le TCE = 53,5% d'abstention ", lesalonbeige.blogs.com, 15 mars 2010... Pour Périco Légasse, le taux d'abstention record à l'occasion de ce premier tour des régionales est le pur effet du déni de démocratie qu'ont subi les Français lors de l'adoption du traité de Lisbonne malgré leur «non» au TCE...

(12) " Régionales: comment soigner une démocratie malade", blog.lefigaro.fr/rioufol, 15 mars 2010... l'envergure des abstentions (53,5%) oblige l'ensemble des partis à se poser des questions sur leur rôle et leur utilité. Le désarroi des gens, souvent rappelé ici aux fins de mise en garde, est en train de créer une crise démocratique qui, si elle devait se confirmer dimanche avec un taux semblable d'absentions, pourrait être assimilée à une rébellion contre une oligarchie...

(13) " Que pensent les 23 407 608 abstentionnistes ?", lesalonbeige.blogs.com, 16 mars 2010... Minute analyse l'abstention : "Le chiffre principal de cette élection régionale, c’est le taux de participation. 46,36 %. Dont il faut retrancher les 1,73 % d’électeurs, soit tout de même 756738 per sonnes, qui ont voté blanc ou nul. Dans les votes « nuls », il y a les bulletins raturés ou déchirés par mégarde. Il y a aussi ceux sur lesquels on lisait: « Casse toi pauv’con. »...

samedi, mars 13, 2010

Sortie de crise en vue (79) : les solutions existent (3)

Après avoir indiqué la façon de se sortir de la mouise ou de ne pas y tomber, aujourd’hui, il est question de la dette publique, ce produit toxique de l’Etat providence (1) et pathologique que nous subissons depuis le début des années 70. Accuser aujourd’hui notre système financier de tous les maux n’est qu’une façon de nier notre responsabilité collective en désignant un bouc émissaire alors que les dérives de ce système financier ne sont que la traduction comptable de nos propres dérives.

A partir de là, n’est-il pas illusoire de vouloir réformer le système financier si nous ne commençons pas par nous réformer nous-mêmes ? La dette publique sera, d’une manière ou d’une autre, payée car si nous ne payons pas cette dette, c’est la Terre elle-même qui nous la fera cracher, à sa manière.

Payer la dette, c’est finalement ce qui peut redonner sens à notre vie car pour payer cette dette, nous allons devoir réfléchir plus que sérieusement à ce qu’est la vie sur terre. Ceux qui ne le feront pas seront éliminés. Le monde de demain sera donc celui de ceux qui auront trouvé la manière de payer la dette en vivant autrement. Cela donne une idée du travail qu’il nous reste à faire.

Notes et références.

(1) « Iceberg droit devant ! », rebelles.info, 14 mars 2010ce que nous redoutions est arrivé. L’Allemagne, la France, et d’autres pays européens, vont offrir des garanties financières à leurs institutions financières pour qu’elles achètent des emprunts grecs, pour un montant de 20 milliards d’euros d'après les dernières informations disponibles. La dette grecque va ainsi devenir la dette de toute l’Europe… (ndlr : c’est la transposition de l’Etat providence à l’échelle européenne, autrement dit la fuite en avant au nom d'une illusion : l'euro).

vendredi, mars 12, 2010

Sortie de crise en vue (78) : les solutions existent (2)

Dans mon post précédent, j’ai abordé la question du bon choix dans ses relations pour se sortir de la mouise. Aujourd’hui, il est question d’une méthode pour ne pas y tomber grâce à un principe semblable au précédent : apprendre à sélectionner les bonnes actions à entreprendre en éliminant les mauvaises. Ce jugement entre les « bonnes » et les « mauvaises » actions n’est pas morale mais objectif dans la mesure où il s’agit réellement d’éviter de tomber dans la mouise qui n’est pas un concept subjectif. Chacun sait, sans se tromper, ce qu’est la mouise mais cette connaissance arrive généralement trop tard, c'est-à-dire quand on y est. Certes, comme nous l’avons vu précédemment, il est possible de s’en sortir mais n’est-il pas mieux de ne pas y tomber ? Pour rendre mon exposé plus attractif, disons que la mouise est le chômage. Donc, comment ne pas se retrouver au chômage ?

Pour ne pas se retrouver au chômage, éviter toutes les actions qui y conduisent. Or, parce que nous n’y pensons jamais, nous ignorons que dans une société en perpétuelle mutation, le chômage est le destin naturel du salarié y compris, dans le cas d’une mutation révolutionnaire comme celle que nous connaissons actuellement, du salarié fonctionnaire. Les salariés ignorent qu’ils ne vivent pas du produit des richesses qu’ils produisent parce qu’ils n’en produisent en réalité pas. Les revenus d’un salarié existent avant même que son poste ne soit créé. D'une certaine manière, les salariés vivent d'une sorte de charité capitaliste car si l’équivalent de leurs revenus (y compris leurs retraites) ne préexistait pas, le poste ne serait tout simplement pas créé. Une fois que le salarié a épuisé le capital préexistant de ses revenus, il est supprimé et se retrouve donc naturellement au chômage. S’il n’en était pas ainsi, c'est-à-dire que si le salarié produisait de la richesse, le chômage n’existerait pas. Puisque le salarié n’est rien d’autre que le rouage d’une machine conçue par les capitalistes pour fabriquer une certaine quantité de produits valables un certains temps, lorsque les objectifs sont atteints, la machine et ses rouages sont détruits. Le chômage est donc une période qui doit, en théorie, permettre au salarié de se recycler en tant que rouage d’une autre machine pour être à nouveau viré, etc.

Où l’on observe donc que quelques soient les efforts et les luttes des salariés, dans une société capitaliste en rapide mutation, ils sont condamnés à se retrouver au chômage. C’est la raison pour laquelle la seule solution pour ne pas se retrouver obligatoirement au chômage dans notre système est de refuser le salariat. Il se trouve qu’en France, si l’Etat providence ne pervertissait pas le système depuis le début des années 70 – période où le chômage a été inventé - il n’y aurait aujourd’hui quasiment plus un seul salarié ni fonctionnaire mais uniquement des entrepreneurs indépendants produisant de la richesse et des pauvres (les plus méritants élevés au rang de fonctionnaire) bénéficiant de leur charité comme dans la plupart des pays du monde où le chômage n’existe pas. C’est vers cette situation naturelle et durable que se dirige, ou plutôt replonge, l’Europe. Le véritable scandale n’est donc pas ce qui va nous arriver avec la crise mais l’Etat providentiel et pathologique que nous avons connu depuis presque deux générations.

vendredi, mars 05, 2010

Sortie de crise en vue (77) : les solutions existent.

La plupart des gens ne sont pas conscients de la crise que nous traversons. C’est une chose. Tout autant de gens n’imaginent surtout pas ce qu’ils peuvent faire pour s’en sortir lorsqu’ils tombent dans la mouise. Ils se retrouvent au chômage du jour au lendemain sans comprendre pourquoi et se désespèrent parce qu’ils n’ont jamais eu la curiosité de s’intéresser à autre chose qu’à leur train-train quotidien jusqu’au jour où ça leur tombe dessus. C’est regrettable mais je constate que c’est souvent ainsi. C’est une question de mentalité et de culture.

Pourtant, les solutions existent. La première et la plus importante de ces solutions, c’est de parler, communiquer, chercher la bonne personne qui saura trouver les mots pour rendre l’espoir et l’énergie de se bouger. Bien sûr, la vie est compliquée. Bien sûr, un malheur n’arrive jamais seul. Pourtant, je voudrais témoigner qu’un malheur n’arrive jamais totalement par hasard et que si malheur il y a, c’est qu’en général il y a une faiblesse quelque part.

Cette faiblesse a TOUJOURS pour origine les mauvaises relations avec son environnement. Les entrepreneurs, les patrons, les politiques, etc. savent que pour réussir, ce qui compte, c’est de savoir s’entourer des bonnes personnes. C’est pareil pour chacun d’entre nous, aussi bien au niveau familial (sa femme, son mec), qu’au niveau professionnel. Certains ont la chance de tomber sur LA bonne personne, LE bon partenaire. Cette chance se cultive. Elle se mérite. Elle se travaille.

Ce n’est pas compliqué. Le principe est très simple : pour découvrir la bonne relation, il suffit de savoir éliminer les mauvaises. Il est difficile de savoir qu’elle est la bonne relation mais il est facile de savoir qu’elles sont les mauvaises. C’est un travail de paysan. Que fait le paysan pour obtenir les meilleurs fruits, les meilleurs légumes, etc ? Il taille, il taille et il taille encore. Il sélectionne. Dans la vie, c’est exactement la même chose. Pour savoir dire oui, il faut d’abord apprendre à dire non. Ceux qui comprennent et appliquent cette loi sont sauvés.

jeudi, mars 04, 2010

Sortie de crise en vue (76) : « la mort blanche », un monde ahurissant de vivants déjà morts.


Depuis quelques semaines, la Grèce est à la Une (8) de l’actualité financière et économique. Il ne faut pourtant pas s’imaginer que la Grèce est une exception en Europe et dans le monde dit développé en général. La Grèce n’est probablement que l’arbre qui cache la forêt (6) et c’est la forêt qui nous intéresse car c’est sa survie, donc la nôtre, qui est en jeu : si la Grèce fait défaut, c’est toute la zone euro qui s’effondre, nous expliquent les autorités politiques (4), même si ce jugement ne fait pas l’unanimité dans le milieu des experts économiques. Peu importe.



Aujourd’hui, c’est la Grèce, demain se sera le Portugal (2), l’Espagne, l’Italie, voire le Royaume Uni et d’autres pays, y compris la France (3) (5), les paris sont ouverts et, finalement, tout le débat porte sur la question de savoir qui sera le suivant ? C’est d’autant plus ahurissant que les prochains sur la liste se contentent d’observer le comportement des Grecques confrontés à leur cure d’austérité pour se faire une idée du sort qui pourrait leur être réservé lorsque leur tour arrivera.



Je ne peux décidément pas m’empêcher de faire un parallèle avec ce qui se passe dans les maisons de retraite où le principal sujet des conversations aussi bien entre les patients qu’entre les membres du personnel porte sur qui sera le prochain à mourir ? Et encore, je pense que ma comparaison avec les maisons de retraite n’est pas juste car l’attitude des populations occidentales en générale et européennes en particulier face à la crise est plus proche de celle qui règne dans les établissements spécialisés pour les malades Alzheimer.


Comme je l’ai déjà suggéré dans mon post précédent en introduisant le concept de « la mort blanche », je vais maintenant développer en commençant par cette citation (1) : « … le risque, dans leur monde, n’était plus défini par une solide analyse des fondamentaux, mais par une obéissance aveugle aux règles telles qu’elles sont édictées par leurs autorités de contrôle. » Le monde dont il est question dans cette citation n’est pas celui des malades Alzheimer, bien que cette description puisse parfaitement s’y appliquer, mais le monde institutionnel de la finance type compagnie d’assurance, banques, grandes maisons de gestion, caisse de retraites, etc. Des institutions qui ont fonctionné, et fonctionnent encore aujourd’hui, comme des malades Alzheimer autrement dit comme des « vivants déjà morts », cette sorte de maladie très bizarre qui caractérise notre époque et que j'appelle plus communément « la mort blanche ».



« Un vivant déjà mort » n’est ni un mort ni un mort-vivant genre fantôme mais exactement l’inverse, c'est-à-dire un corps bien réel qui donne l’illusion d’être animé mais fonctionne en réalité comme un automate et, qui plus est, un automate dont il est impossible de modifier le programme car il est privé de mémoire vive. Cet automate fonctionne tant que son environnement reste stable, inchangé et surtout conforme à ce qu’il était avant la perte de sa mémoire vive car en cas de modification de l’environnement, l’automate va se cogner la tête contre les murs, ouvrir la fenêtre pensant ouvrir la porte et parfois pisser dans le placard…



Ce n’est pas à proprement parler de la folie mais plutôt un handicap physique, comme la perte d’un bras ou d’une jambe, sauf que cet handicap touche une partie précise du cerveau dont la paralysie entraine la perte de cette précieuse mémoire vive, ou mémoire courte si vous préférez, bref cette mémoire qui permet normalement de s’adapter aux changements de l’environnement en enregistrant au fur et à mesure dans la mémoire les nouvelles données qui s’imposent et qui permettent de s’adapter de façon responsable.


Dans les établissements spécialisés pour malades Alzheimer, les patients - qui étant placés là perdent en même temps tous leurs repères familiers - ont besoin, pour survivre, d’être totalement pris en charge par un système qui contrôle et pilote tous leurs gestes quotidiens. La moindre défaillance du système plonge immédiatement les malades dans la panique, l’affolement, la violence et, finalement, l’accident parfois mortel lorsque la situation n’est par rapidement reprise en main.


Il va sans dire que ce système de prise en charge coûte une fortune pour les familles car chaque malade doit être surveillé, contrôlé ET animé quasiment 24h/24h. Certes, les nouvelles technologies permettent d’optimiser le travail mais rendent en même temps ces établissements spécialisés de plus en plus inhumains, la technologie ne remplaçant pas le contact humain et son bon sens dont ces malades ont pourtant le plus besoin. Ces établissements illustrent, en pire, un véritable monde orwellien où chaque vie est un drame permanent, le drame d’une personnalité qui se retrouve dans un monde totalement étranger, inconnu et sans espoir puisqu’il est impossible à ces malades de recouvrir l’intégralité de leur mémoire jusqu’au jour où, peut-être (mais faut-il vraiment le souhaiter ?), les nanotechnologies permettront de remplacer la partie du cerveau défaillante pour produire un monde de chimères… comme l’est déjà, aujourd’hui, le monde de nos institutions financières dont nous constatons, tout aussi impuissants qu’avec les malades Alzheimer, les effets désastreux.



Je n’aurais pas rédigé cet article si je n’avais pas une alternative à défendre. En effet, il se trouve qu’il existe une alternative humaine et heureuse à ses établissements spécialisés pour les malades Alzheimer qui consiste à les maintenir dans leur environnement familier après quelques ajustements techniques naturellement indispensables mais peu coûteux et souvent simples à mettre en œuvre avec un peu d’imagination et de bonne volonté. Cela est possible à une condition : il faut que la famille reprenne ses responsabilités et se libère au moins partiellement du système collectif et inhumain de prise en charge proposé par les établissements spécialisés qui devraient être réservés qu’aux cas extrêmes qu’il devient impossible de gérer familialement comme pour n’importe quelle maladie ou handicap lourd.



J’appelle cas extrême des malades qui ont quasiment décroché de la vie et n’ont plus ni les moyens ni la volonté de se battre. Du coup, ce n’est même plus le rôle des établissements spécialisés de les accueillir mais celui de l’hôpital dont la mission est limitée dans le temps puisqu’il s’agit d’un accompagnement de fin de vie. Si j’applique cette méthode alternative aux institutions financières, cela signifie que les gens doivent reprendre leurs responsabilités en se libérant, au moins partiellement, de ces institutions qu’il faut envoyer à l’hôpital pour qu’elles meurent proprement.


Reprendre nos responsabilités, c’est guérir de la maladie d’Alzheimer en réactivant nos capacités d’analyses fondamentales pour pouvoir s’adapter de façon autonome et individualisée aux changements qui s’imposent sans se laisser piloter par des institutions qui fonctionnent comme des automates et nous conduisent donc mécaniquement vers le désastre. Ces changements sont les nouveaux paradigmes du monde de demain, un monde dont la croissance dépendra de moins en moins de nos capacités technologiques d'exploitation des richesses naturelles et limitées de la Terre et de plus en plus de la fertilité de notre esprit créatif (7).


Notes et références.

(1) « L'Etat et le risque grec : la lourde responsabilité de l'autorité réglementaire », blog.turgot.org, 1er mars 2010… Quand l’on songe qu’il y a deux ans, la Grèce (dont les problèmes étaient connus par quiconque se donnaient un peu de mal) empruntait quasiment aux mêmes taux que l’Allemagne, on se demande où étaient les procédures de contrôle des risques a l’intérieur de ces institutions? … La réponse est simple : le risque, dans leur monde, n’était plus défini par une solide analyse des fondamentaux, mais par une obéissance aveugle aux règles telles qu’elles sont édictées par leurs autorités de contrôle…

(2) " Les fonctionnaires portugais dans la rue pour protester contre la rigueur", lemonde.fr, 04 mars 2010... Les fonctionnaires portugais sont en grève, jeudi 4 mars, pour protester contre les mesures de rigueur budgétaire prises par le gouvernement socialiste du premier ministre, José Socrates...

(3) " L’Union européenne sur les pas de l’Union soviétique", les4verites.com, 04 mars 2010... La crise financière que vient de connaître la Grèce n’est vraisemblablement que le signe annonciateur d’une crise bien plus grave.D’autres pays d’Europe ont des déficits abyssaux qui pourraient les rendre insolvables et les placer au bord du dépôt de bilan : l’Espagne, le Portugal, l’Italie. Si ces pays se retrouvent dans la situation de la Grèce, la liste pourrait s’allonger et la France ne serait pas épargnée...

(4) "Gérer la crise grecque de manière exemplaire est une obligation pour l’Euro", lemonde.fr, 04 mars 2010... Nous sommes le dos au mur: lâcher la Grèce est impensable sur le plan politique, social, économique et financier...

(5) "La situation de la France n'est pas meilleure que celle de la Grèce", lemonde.fr, 04 mars 2010... Bruno Palier, chercheur au centre d'études européennes de Sciences Po, est spécialiste des systèmes sociaux européens. Selon lui, le principal problème de l'économie des pays d'Europe du Sud est que l'Etat n'y favorise pas assez l'emploi. Et la France fait face au même défi...

(6) "Avis de tempête sur l'Union monétaire européenne par Heiner Flassbeck", lemonde.fr, 05 mars 2010... La Grèce n'est que la partie visible de l'iceberg...

(7) " Vers les monnaies libres : une alternative décentralisée au système monétaire capitaliste, par zoupic", pauljorion.com, 05 mars 2010... Depuis août 2007, je suis la crise du subprime au jour le jour. J’ai cherché de blog en blog des possibilités, des solutions concrètes pour sortir de ce système. Après avoir longtemps cherché, être parti du plus bas : l’individu, et être monté jusque dans les sphères de la spéculation financière et du casino de haut vol, j’ai trouvé une possibilité d’évolution dans laquelle j’ai choisi d’investir mon énergie et mon temps : les monnaies libres....

(8) " Platon ! Au secours, reviens, ils sont devenus fous !", levillagedesnrv.20minutes-blogs.fr, 05 mars 2010... Pourquoi la Grèce ? Pour faire un exemple du berceau de la philosophie occidentale ? Pour montrer aux imprudents ce qui les attend si on sort du chemin balisé par l'idéologie ultra libérale qui prétend désormais tout régenter à travers tous les pantins politiques sans imagination ni volonté qu'elle a poussés à coups de milliards de propagande médiatique sur les marches des pouvoirs ?...