dimanche, février 28, 2010

Sortie de crise en vue (75) : « la mort blanche ».

Les Etats sont en voie de privatisation forcée.

Ce matin, je tombe sur un article de François Leclerc sur le blog de Paul Jorion qui tire les conclusions des derniers évènements financiers de la semaine. Or, ces conclusions confirment le point de vue développé dans mon dernier article à savoir que les Etats sont en voie de privatisation forcée. Les positions du FMI exprimées par DSK confirment par ailleurs que nous sommes dans un camp universel de concentration, le FMI proposant d’émettre des DTS qui ne sont rien d’autre que des tickets de survie puisque ces DTS n’auront strictement plus rien à voir avec l’économie réelle.

La véritable variable d’ajustement.

Ces DTS seront accordés selon des règles parfaitement obscures et arbitraires et correspondront donc à un droit de vie ou de mort sur l’ensemble des populations dont les Etats auront fait faillite. Du coup, l’Euro pourrait apparaître comme ayant été, en réalité, un moyen tactique pour supprimer les monnaies nationales avec l’accord des populations bluffées par le projet européen. L’Euro a permis à la finance de décrocher de l’économie réelle tandis que les futurs DTS permettront de décrocher des marchés financiers, la véritable variable d’ajustement devenant la matière humaine elle-même via les plans d'austérités (c'est à dire d'extermination) imposés par le FMI.

Logique naturelle de survie de l’humanité.

C’est ce que j’appelle, dans le cadre de la théorie PointZéro, le règlement de la question humaine dont l’objectif est de réduire de 90 à 95% l’humanité pour ramener la population mondiale aux environs de 500 millions d’habitants, le nombre idéal pour mettre en œuvre une société réellement durable. C’est ça la révolution postmoderne. Cette révolution n’est pas à proprement parler un complot mais plutôt une sorte de logique naturelle de survie de l’humanité.

Le règlement de la question humaine.

C’est par rapport à cette logique naturelle de survie qu’il faut comprendre les tentatives pour l’instant infructueuses des luttes contre le changement climatique et en faveur du développement durable, des luttes qui mettent toutefois la charrue avant les bœufs dans la mesure ou ces luttes ne peuvent aboutir qu’après le règlement de la question humaine. Ce règlement est la seule façon de résoudre les innombrables contradictions de notre société, des contradictions entre le désir incontrôlable des masses d’accéder au progrès et les limites de notre environnement naturel qu’aucun miracle scientifique ne pourra jamais faire franchir à l’ensemble de l’humanité actuelle.

Le vaccin contre « la mort blanche ».

L’acceptation de ce principe de règlement n’est toutefois qu’un premier pas vers la maturité politique postmoderne, cette maturité étant à considérer comme le vaccin contre « la mort blanche », une expression populaire pour désigner la maladie d’Alzheimer dont les cas qui sont reconnus par la médecine ne représentent que la pointe émergée de l’iceberg de cette maladie qui affecte en réalité l’ensemble de notre civilisation.

La forme sociale de la maladie d’Alzheimer.

Du point de vue de la théorie PointZéro, « la mort blanche » est la forme sociale de la maladie d’Alzheimer, une maladie qui détruit la mémoire courte et bloque ainsi toute capacité d’adaptation aux changements plongeant ainsi les victimes (individus ou communautés) dans un état de dépendance totale à un environnement artificiellement figé et intégralement contrôlé. Au niveau individuel, la prise en charge de cette dépendance est la fonction des établissements spécialisés dans l’accueil et le traitement des malades Alzheimer. Au niveau des Etats, cette prise en charge pourrait être la fonction du FMI.

En bon ordre.

Ceux qui connaissent ce type d’établissement dits spécialisés dans la prise en charge des malades Alzheimer peuvent assez facilement en décrypter les principes d’organisation appliqués à l’échelle de notre société. Dans le cadre de la crise actuelle - qui n’est pas une crise comme une autre ou une crise de plus -, un Etat en défaut de paiement est un Etat victime de « la mort blanche » dont il est inutile d’espérer une quelconque rémission. Tout ce que peuvent faire nos responsables politiques, et que réussit fort bien Nicolas Sarkozy (c’est pourquoi j’ai voté pour lui), consiste à nous conduire à cette issue fatale en bon ordre et dans le respect formel de la démocratie pour nous éviter des crises démentielles de nature existencielle.

mercredi, février 24, 2010

Sortie de crise en vue (74) : pour une privatisation de la fiscalité.

Chacun peut constater le manque d’imagination de nos autorités politiques et financières pour nous sortir de la crise ce qui fait que, comme le remarque François Leclerc (1), « non seulement la dette n’est plus remboursable, mais elle ne peut que continuer à croître : elle est devenue perpétuelle… ». Cette situation n’est même pas scandaleuse ou révoltante, elle est absurde. Comment peut-on rester ainsi, les bras ballants, à continuer le business as usual ?

Comment peut-on tenter d’imposer aux populations des plans draconiens d’austérité qui ne permettront jamais de résoudre la question de la dette mais qui provoqueront assurément la misère (2) (3) et, à terme, la guerre alors qu’il est démontré que le problème de la dette n’est que le résultat d’un détournement des richesses produites par les populations vers les paradis fiscaux ?

En conséquence, pourquoi n’exige-t-on pas que ces richesses ainsi détournées servent tout simplement à financer massivement ce qui l’était, jusqu’à présent, par nos impôts ? Autrement dit, pourquoi ne remplace-t-on pas le produit des impôts par celui des intérêts de la dette ?

L’absurdité de cette crise vient du fait qu’il existe des quantités astronomiques d’argent qui ne trouvent pas d’autres emplois que celui de la spéculation pure et simple (4) parce que cet argent se retrouve entre des mains qui n’ont aucune responsabilité politique. On peut, naturellement, y voir une sorte de complot des riches contre les pauvres. Mais s’est-on suffisamment interrogés sur la possibilité légale de ces nouveaux riches d’investir intelligemment leur argent dans des projets d'intérêts publics plutôt que de le planquer dans les paradis fiscaux ?

Plutôt que d’accuser les riches, n’y aurait-il pas lieu d’accuser les politiques qui profitent de cette situation de crise pour légitimer leur fonction via leurs plans d’austérité ? En sommes, ce que j’essaye de dire c’est qu’il pourrait y avoir un conflit d’intérêts entre la classe politique et l’élite financière, celle-ci exigeant un pouvoir politique correspondant à sa capacité financière pour assumer en son nom des responsabilités politiques, ce que la classe politique en place ne peut naturellement accepter sous le faux prétexte de la démocratie, c'est-à-dire du fait qu’elle a été élue par le peuple.

Certes, le peuple a élu sa classe politique mais cette classe politique n’est pas capable de contrôler le système financier pour le maintenir au service du peuple. Grâce aux nouvelles technologies et à la trahison de certains politiques, l’élite financière est donc en train de saigner les finances publiques jusqu’au jour où le peuple n'en pouvant plus, il acceptera pour survivre une dictature de cette élite financière et jettera la démocratie et les politiques qui la violent dans les poubelles de l’Histoire.

A partir du moment où les Etats assument les dettes privées de l’élite financière au nom de la survie du système, ils devraient en contre partie exiger que cette élite financière assument financièrement ce que les Etats ne peuvent plus assumer. Concrètement, les intérêts de la dette devraient remplacer les impôts.

En conséquence, toute sortie de crise ne peut être envisagée que par l’abandon de notre régime démocratique qui ne fait que maintenir au pouvoir des politiques qui après avoir trahi leurs électeurs en se vendant à l'élite financière n’ont plus les moyens d'exercer le pouvoir que leur a délégué le peuple autrement que par un bluff perpétuel nourri par l’outil médiatique à leurs ordres que j’appelle, dans le cadre de la théorie PointZéro, l’arme postindustrielle de communication.

Notes et références

(1) « L’actualité de la crise: la dette ou comment s’en débarrasser, par François Leclerc », Pauljorion.com, 24 fév 2010la croissance est devenue trop faible et les revenus des Etats sont de plus affectés par le moins d’état auxquels ils sont soumis et la baisse des prélèvements fiscaux auxquels ils ont été astreints (ainsi que par le transfert des bénéfices des grandes entreprises dans les paradis fiscaux). Le mécanisme déclenché est alors irrésistible: la dette augmente d’année en année, ainsi que le coût de sa charge (les intérêts), non compte-tenu de l’augmentation des taux sur le marché obligataire, qui vient le surenchérir. En conséquence, non seulement la dette n’est plus remboursable, mais elle ne peut que continuer à croître: elle est devenue perpétuelle, sa mesure en fonction du PIB n’a donc plus aucun sens…

(2) " Les syndicats grecs répondent au plan d’austérité par une grève générale", lemonde.fr, 24 fév 2010... La Grèce était presque paralysée, mercredi matin 24 février, par une grève générale organisée par les grandes centrales syndicales contre le plan d’austérité décidé par le gouvernement de Georges Papandréou pour sortir le pays d’une crise financière et budgétaire sans précédent....

(3) «Retraités, oui, maltraités, non!», liberation.fr, 24 fév 2010... «On assiste à une remise en cause de tout ce qui a été conquis depuis 1945»...

(4) " Les grands hedge funds américains spéculent sur une baisse de l’euro ", lemonde.fr, 26 fév 2010... Jusqu'où l'euro peut-il baisser? Très loin, selon les paris que seraient en train de fomenter certains fonds spéculatifs anglo-saxons. Alors que la monnaie unique, fragilisée par la crise grecque est passée de 1,51 dollar en décembre2009 à moins 1,35 dollar en février, le Wall Street Journal indique, vendredi 26février, que les plus grands et plus célèbres hedge funds se seraient réunis, en début de mois lors d'un dîner-débat à Manhattan, pour évoquer leur challenge: faire glisser l'euro jusqu'à un niveau de parité avec le dollar...

dimanche, février 21, 2010

Sortie de crise en vue (73) : vers la création d’un mur de l’euro.

Soutenir la Grèce.



D’après Rebelles.info (1), l’Allemagne envisagerait finalement de soutenir la Grèce avec une aide de 20 à 25 milliards d’euros à cause de l’engagement des banques allemandes en Grèce, un engagement qui ne permet pas d’envisager la chute de la Grèce sans risque pour l’Allemagne (2), donc pour l’Europe. Les Etats européens sont tous piégés (10) car si la Grèce est aidée, alors d’autres pays de la zone euro vont être à leur tour attaqués et il arrivera un moment où l’Allemagne ne pourra plus aider personne. Que se passera-t-il à ce moment-là ? (7)


Une zone libre.


Si un membre de la zone euro fait défaut, c’est toute la zone euro qui s’effondre à moins de considérer une restructuration de la zone autour d’un noyau dur (6) qui exclurait les pays les plus défaillants livrés à eux-mêmes. Dans ce cas, c’est cette zone dure qui serait alors la cible des attaques, les pays défaillants ne présentant aucun intérêt pour les spéculateurs. Se poserait alors la question d’un mur divisant l’Europe en deux zones : une zone libre, c'est-à-dire les pays dits défaillants exclus, et la zone occupée par… l’Allemagne (8) via Bruxelles (4).


Comme en 40.


Là où cela devient intéressant pour nous, c’est que la France pourrait se retrouver coupée en deux, comme en 40, avec une zone sud (5) où l’on rétablirait le Franc et une zone nord, soumise à l’euro (3). A partir de là, la situation commencerait à devenir beaucoup plus lisible et nous pourrions alors sérieusement agir en vue d’une sortie de crise. Naturellement, ce nouveau contexte permettrait d’éclaircir par la même occasion d’autres sujets de crise comme l’islamisation, l’immigration, l’avortement, la retraite, l’emploi, l’environnement, etc., la zone sud se retrouvant, de facto, libre de développer une alternative à l’idéologie totalitaire de la mondialisation (9).

Notes et références.


(1) « Tic-Tac, Tic-Tac, Tic-Tac… (4) », rebelles.info, 21 fév 2010Les aides de la zone euro en faveur de la Grèce pourraient atteindre "entre 20 et 25 milliards d'euros", croit savoir l'hebdomadaire Der Spiegel, citant "des premières réflexions du ministère allemand des Finances"….


(2) " Grèce: un plan d'aide de 25 milliards d'euros serait prêt ", bruxelles.blogs.liberation.fr, 20 fév 2010... le Spiegel fait état d’un rapport interne de l’autorité allemande des marchés financiers, la BaFin, qui estime que les banques allemandes seraient sérieusement menacées si la Grèce ou d’autres pays comme l’Espagne, le Portugal ou l’Italie devenaient insolvables...


(3) " Balladur : une dictature de l’Eurogroupe sur l’Europe ", solidariteetprogres.org, 20 fév 2010... Face à une crise très grave d’un système à bout de souffle, plutôt que de mettre à plat ce système et d’en construire un nouveau dans l’intérêt collectif, les propositions de M. Balladur reviennent à mettre en place, une dictature financière exercée par un groupe d’experts non-élu – en ce cas-ci les ministres des Finances de la zone Euro – répondant aux exigences des marchés financiers et allant contre les peuples.
Vous avez dit Vichy ?


(4) " Un commissaire de l’UE est censé prendre le contrôle du budget de la Grèce ", mondialisation.ca, 21 fév 2010... Maintenant les commissaires de l’UE et leurs dirigeants – notamment ceux venant d’Allemagne – utilisent la crise financière et économique mondiale pour leurs propres intérêts et montrent de cette manière leur vrai visage...


(5) " Manifestation pour la Reconquête de Marseille ", rebelles.info, 23 fév 2010... Le samedi 6 mars, la Ligue du Sud appelle tous les habitants de Marseille à venir manifester leur attachement à l’identité provençale de la cité phocéenne....


(6) " Crise de la zone euro : Fascisme financier ou Europe des patries et des projets", solidariteetprogres.org, 22 fév 2010 ...Face à la menace d’explosion, reconstituer le noyau initial de 6. A condition de changer du tout au tout la politique économique, un premier pas serait, pour les 6 fondateurs de l’Europe – France, Allemagne, pays du Benelux et Italie – de reprendre leur liberté et de commencer à bâtir les fondations d’une autre Europe...


(7) " LaRouche : pour éviter qu’un enfer se rajoute à l’enfer, évacuons 1 million d’Haïtiens ! ", solidariteetprogres.org, 23 fév 2010 ... Haïti est l’image de ce qui nous attend partout ailleurs si nous ne réorganisons pas le système économique et financier en lambeaux : un nouvel âge des ténèbres....

(8) "Qui tire les ficelles de la crise grecque ?", mecanopolis.org, 23 fév 2010...

(9) " Richard Roudier : « La relocalisation comme réponse à la mondialisation »", novopress.info, 23 fév 2010... Richard Roudier mène la Ligue du Midi aux élections régionales en Languedoc-Roussillon. Une liste résolument identitaire, c’est-à-dire enracinée, antimondialiste et antijacobine. Et porteuse de propositions concrètes pour revitaliser sa région sans lui faire perdre son âme. Son slogan : « Maîtres chez nous ! »...

(10) " LA RUINE PAR L'EUROPE ", rebelles.info, 23 fév 2010... La promesse ruineuse ne peut se comprendre qu'à la lumière du projet d'installer sur la planète un pouvoir mondialiste totalitaire ; dans cette perspective, l'Europe et la monnaie unique ne sont qu'un échelon de ce pouvoir en cours de réalisation avancée....

mercredi, février 17, 2010

Sortie de crise en vue (72) : Grèce, les objectifs de l'Allemagne.

Nota : cet article est un développement du premier paragraphe de ma note précédente.

Echec.

Il est bien aventureux de vouloir démêler l’imbroglio politico-médiatico-financier de cette affaire. Toutefois, il semble que la tentative de certains spéculateurs - avec la complicité de quelques banques servant d’intermédiaires (en Europe, on cite généralement Goldman Sachs mais c’est peut-être pour taire le nom d’autres banques européennes (2)) pour forcer l’UE à aider financièrement la Grèce - soit un échec pour ceux qui espéraient se faire des bonus supplémentaires grâce aux commissions sur la gestion de cette aide. Sarkozy et Merkel (5) ont dit non.

Assurance vie.

Pour les spéculateurs, rien n'est pourtant perdu puisqu’il leur reste l’option des CDS, des contrats d’assurances sur les obligations grecques qui sont en réalité des paris sur la faillite de la Grèce. Des spéculateurs achèteraient des assurances sur des titres, en l’occurrence des obligations d’Etat, qu’ils n’ont pas. Si l’Etat ne peut pas rembourser ses dettes, le pari est gagné et le souscripteur touche sa prime d’assurance qui est donc une sorte d’assurance vie sur la mort d’un Etat. La règle du jeu ne dit pas d’où vient l’argent qui servirait à payer la prime parce que cet argent est simplement celui qui est dans nos poches (c’est à dire dans la poche de nos enfants et petits enfants, comme l’a déjà montré la crise des subprimes) via de nouveaux impôts européens qui remplaceront ce qu'on appelle jusqu'à présent les plans de sauvetage.

Crise politique.

En somme, soit l’UE aide la Grèce et les spéculateurs touchent des commissions (6) sur l’ensemble des transactions financières (7) et s'attaqueront aussitôt à d'autres pays vulnérables, soit l’UE n’aide pas la Grèce et les spéculateurs feront le forcing pour mettre cet Etat en faillite afin de toucher les primes d’assurance via les CDS. Dans ce cas-là, l’UE est obligée d’intervenir pour éviter une crise systémique de l’Euro suite à la faillite d’un de ses membres. C’est pourquoi l’UE met dans un premier temps toute la pression sur le gouvernement grecque (1) pour qu’il impose une politique d’austérité visant à réduire de 4 à 5 points son déficit public d’ici la fin de l’année 2010 afin que l’Etat grec redevienne crédible et puisse ainsi refinancer sa dette sur les marchés obligataires à des taux normaux donc viables. La crise financière se transforme alors en crise politique car une telle réduction des déficits publics en si peu de temps ne peut que provoquer une crise sociale pouvant entraîner une déroute économique : c’est la guerre ouverte.


Gouvernement supra national.

Il existe cependant une troisième voie : il s’agit tout d'abord de faire face au risque imminent de cessation de paiement et d’obtenir d’Athènes des engagements immédiats en matière de politique d’austérité suffisamment crédibles pour permettre à la Grèce de refinancer sa dette. Il s'agit en même temps de garantir cette crédibilité à l'échelle européenne (8); c'est pourquoi Bruxelles se dote d’une nouvelle structure de surveillance, une sorte de gouvernement supra national européen qui se porterait garant de la bonne gestion financière et économique des Etats membres les plus vulnérables de manière à sauver l'Euro (3).

Idiot utile.

Or, ce nouveau gouvernement européen serait en réalité dirigé par l’Allemagne, la France ne servant dans cette affaire que d’idiot utile (10), comme en 40. Idiot utile puisqu’il n’y a de toute façon pas de sortie de crise possible dans le système actuel (4) mais seulement une fuite en avant vers une guerre qui ne doit pas dire son nom – on parle seulement de crise - mais permettrait au plus fort, c'est-à-dire à l’Allemagne, de survivre en se nourrissant des plus faibles avec la nécessaire et habituelle collaboration de la France.

Dommages de guerre.

Saigner les plus faibles pour nourrir le (s) plus fort(s), cela se fera par la création de nouveaux impôts européens qui ne seront rien d’autre que des dommages de guerre (9) en faveur de l’Allemagne. Reste à savoir ce que l’Allemagne (qui n’a pas soutenu l’Europe à bout de bras pendant plus d’un demi siècle pour rien (11)) a l’intention de faire avec ce futur trésor de guerre.

Notes et références.

(1) "Un mois de prolongations pour le drame grec", lemonde.fr, 17 fév 2010... Lundi, les ministres des finances ont fixé un délai d'un mois au gouvernement grec pour démontrer le sérieux de son plan de redressement budgétaire. Le spectacle s'installe donc pour la durée. Les membres de la zone euro vont tenter de convaincre les marchés que la Grèce n'est pas en faillite, tout en essayant d'expliquer à leurs électeurs qu'ils ne s'apprêtent pas à financer à fonds perdus ces Grecs férus du farniente et qui fraudent le fisc....

(2) " QUAND LE BROUILLARD SE DISSIPE", pauljorion.com, 17 fév 2010... Le nom d’une banque d’outre-Atlantique aux moeurs connues pour être dissolues a également été jeté en pâture à l’opinion, évitant l’épineuse question de savoir si des banques européennes – notamment allemandes - avaient bien pu tremper dans la combine. Amenant jusqu’aux services de renseignements du gouvernement espagnol (CNI), selon des sources très bien informées, à s’engager sur la piste des spéculateurs visant leur pays, comme si la guerre était déclarée et que seuls les hommes de l’ombre pouvaient naturellement intervenir afin de percer les mystères d’une économie qui y baigne également...

(3) " L’effondrement de l’Euro est inévitable selon un analyste de la SG ", alterinfo.org, 17 fév 2010... L’effondrement de l’Euro est inévitable (3), martèle l’expert ! Il faut dire que les coulisses de ce qui pourrait devenir l’Eurogate commencent à laisser apparaître derrière la Grèce des sous-marins si complémentaires qu’on pourrait presque y déceler une harmonie de destruction programmée : des ministres des finances européens, les agences de notation et Eurostat qui auraient tamponné l’imprimatur à des montages dont le but était de maquiller la dette grecque en y coulant une chape de crédits à long terme présentés en CDS par Goldman Sachs, selon Jorion (4) et comme l’indique le NYT (7), voilà qui présagerait d’une nouvelle stratégie de la prédation financière, après la destruction de la concurrence à Wall street, Goverment Sachs s’attaque aux états...

(4) " La voie pour sortir de la crise financière et économique est celle de l’Etat national renforcé ", horizons-et-debats.ch, 17 fév 2010 (signalé par mecanopolis.org)... Au lieu de soutenir l’économie locale et de venir à bout de la crise en remettant la souveraineté économique dans les mains de l’Etat national, on propage de nouveau la voie globale erronée. Ceci bien que le passé ait montré très clairement que les problèmes ne peuvent être résolus à l’échelle globale, tout au plus être différés dans le temps. Par contre on élabore des mécanismes de contrainte et des systèmes de contrôle pour assurer le libre flux des capitaux en faveur des riches. Plus vite les hommes comprendront qu’en fait la «crise globale» n’existe pas, mais que toute crise est issue d’un développement erroné dont l’origine peut être clairement définie, plus vite des voies effectives pour sortir de la crise pourront être développées...

(5) " Grèce : Merkel critique les banques", lefigaro.fr, 17 fév 2010... "C'est un scandale s'il s'avère que les banques, qui nous ont déjà amené au bord du précipice, ont également participé à la falsification des statistiques budgétaires de la Grèce", a affirmé Mme Merkel...

(6) " L’actualité de la crise: un pot à confiture ou beaucoup puisent ", pauljorion.com, 17 fév 2010... Les pratiques qui sont véhémentement reprochées à la Grèce se sont en fait très largement répandues dans toute l’Europe durant les deux dernières décennies, au point de devenir banales. Non sans profiter aux mégabanques, qui touchent d’importantes commission, élargissent leur domaine d’intervention et se créent une nouvelle clientèle, captive....

(7) " Un plan de sauvetage européen à 320 milliards ", lefigaro.fr, 18 fév 2010... Pas de demi-mesure, tel est le secret d'un plan de sauvetage réussi. Suivant cette règle, Paul Mortimer-Lee, économiste chez BNP Paribas, estime qu'il faudrait débourser 320 milliards d'euros pour venir en aide aux cruellement dénommés «PIGS» (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne)...

(8) " La Grèce n'est pas la seule à "maquiller" sa dette ", lemonde.fr, 19 fév 2010... Encore une fois, la Grèce est au coeur de cette affaire. Mais le pays est, semble-t-il, loin d'être le seul à avoir eu recours à des astuces financières conseillées par des banques de New York et de Londres. Le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie le Portugal ont, eux aussi, "optimisé" leurs comptes avec l'aide de Goldman Sachs, JP Morgan, Barclays ou encore "feu Lehman Brothers"....

(9) " GUERRE DE MOTS ENTRE L'ALLEMAGNE ET LA GRECE ", jovanovic.com, du 19 au 21 fév 2010... les Grecs ont répondu aujourd'hui 19, "l'Allemagne n'a jamais payé ses réparations de guerre, elle n'a pas à nous donner des leçons". !!!! ??? ...

(10) " Affaire de la faillite grecque : il faut virer les politiciens irresponsables ", ripostelaique.com, 19 fév 2010... Ces politiciens sont donc d’une lâcheté cupide totale, puisqu’ils ont préféré hypothéquer nos acquis sociaux, notre avenir et celui de nos enfants au lieu de gérer le bien public, la Res-Publica, dans l’intérêt de leur peuple. Et ce sont les mêmes, aujourd’hui, qui viennent prétendre vouloir réformer le système capitaliste dont ils furent les idéologues ou les idiots utiles. Quelle bande de faux-culs !...

(11) " Qui tire les ficelles de la crise grecque ?", mecanopolis.org, 23 fév 2010... Pendant des décennies, l’Allemagne a été le trésorier (coupable) de l’Europe sans y jouir d’un poids politique réel, mais maintenant, elle n’est plus un «observateur passif muni d’un carnet de chèques». Merkel est la première Chancelière qui gouverne «libérée du poids des péchés passés». Elle n’est plus disposée à payer pour l’Europe «au détriment des intérêts allemands»...

mardi, février 16, 2010

Sortie de crise en vue (71) : Grèce, un coup foireux mais significatif.

Les Grecs devront se serrer la ceinture.


Il est bien difficile de démêler l’imbroglio politico-médiatico-financier de cette affaire. Toutefois, il semble que la tentative de forcer l’UE d’aider financièrement la Grèce soit un échec pour ceux qui espéraient se faire des bonus supplémentaires sur le dos de cette crise. Les Grecs devront donc se serrer la ceinture pour améliorer par eux-mêmes leurs finances publiques (2). Reste à savoir ce que les Grecs seront prêts à accepter sans se révolter.

Une nouvelle culture occidentale.

Or, de ce côté-là, il n’y a pas trop d’illusion à nourrir puisque les Grecs, parfaits Européens, sont, selon l'expression de Paul Jorion (1), des « optimistes » : il n’y aura pas de révolution mais seulement de nouvelles magouilles et des systèmes D plus ou moins viables. C’est de ce magma d’innovations/reconstructions improvisées et bricolées que sortira inévitablement une nouvelle culture occidentale.

La démolition contrôlée de notre système.

Ce ne sont pas les alternatives qui manquent mais seulement leur capacité d’intégration dans un nouveau système complexe capable de prendre la relève du système actuel en voie d’effondrement. Si les Européens restent « optimistes » face à la crise, c’est parce qu’ils ne conçoivent pas encore l’alternative viable qui permettra la démolition contrôlée de notre système en déroute, en faillite, en banqueroute ou tout ce qu’on veut.

Exploser les barrières psychologiques.

Sortir de la crise passe par l’approfondissement de cette crise (3) (6) jusqu’à atteindre un point de fusion qui fasse exploser les barrières psychologiques qui nous emprisonnent dans des modes paralysants de penser et d’agir. Ces barrières psychologiques sont l’ensemble de nos droits modernes qui annihilent nos capacités de création (4) que les nouvelles technologies permettent pourtant, aujourd’hui et de plus en plus à l’avenir, de développer quasiment sans limites techniques d’où la nouvelle fonction qui est de fait attribuée au politique dans la réforme permanente du droit moderne, c'est-à-dire sa liquidation (5).

Notes et références.

(1) « Les optimistes. », pauljorion.com, 14 fev 2010Quand on a la chance de faire partie des nantis, on peut se permettre d’être réaliste. L’homme de la rue lui, est condamné à être un optimiste. Au grand soulagement certainement de ceux qui nous ont mis dans ce pétrin !...

(2) " La BCE et l'Allemagne exigent plus d'efforts de rigueur de la part de la Grèce", lemonde.fr, 16 fev 2010... Le ministre grec des finances, Georges Papaconstantinou, a certes tenté de résister. Mais les grands argentiers de la zone euro ont donné, lundi 15 février à Bruxelles, un mois à la Grèce pour qu'elle décide de nouvelles mesures d'assainissement de ses comptes publics...

(3) " L’actualité de la crise: la régulation, une marche à reculons, par François Leclerc ", pauljorion.com, 16 fév 2010... Au fur et à mesure que le temps passe, on ne se rapproche pas de l’adoption de mesures de régulation mais l’on s’en éloigne. Pour mettre l’accent sur d’hypothétiques mesures anti-systémiques et des taxations cosmétiques qui ne raccorderont pas des deux côtés de l’Atlantique. Les républicains ayant beau jeu de dire que ces mesures ne serviront à rien, faute de pouvoir à l’avance identifier l’origine du prochain dérapage majeur.
Cela devient une donnée majeure de la situation et de l’approfondissement de la crise.

(4) " Il suffit que nous nous levions et que nous marchions, par ybabel", pauljorion.com, 16 fév 2010... Il ne faut pas se poser et réfléchir, il faut se lancer dans la vie, et agir. Se réveiller de cette torpeur qui nous fait oublier de vivre pour de vrai au lieu de penser qu’on vit !...

(5) " FIN de DROITS, FAIM de MOIS", ac-chomage.org, 16 fév 2010... Il n’est pas admissible qu’il y ait toute une partie de la population sans moyens d’existence !...

(6) " La dette gouvernementale: un nouveau stade dans la crise financière mondiale ", alterinfo.net, 16 fév 2010... La crise des subprimes aux Etats-Unis avait déclenché la crise financière mondiale, à présent les défauts de remboursement en Europe menacent de l’approfondir...

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mardi, février 09, 2010

Sortie de crise en vue (70) : une simple question d’écriture.

Virer les banquiers.

De plus en plus d’Américains plantent leur banquier en abandonnant purement et simplement leur maison et leurs cartes de crédit avant de disparaître dans la nature pour se refaire une vie ailleurs. Pour sortir de la crise, certains proposent exactement le contraire : virer les banquiers (3) (6) et abandonner le système financier actuel fondé sur une croissance sans fin de la dette que seul un préjugé moral nous empêche de remettre en question.

Tirer le diable par la queue.

Or, ce préjugé moral semble être de plus en plus contesté et le temps n’est peut-être plus très éloigné où les opinions publiques n’hésiteront plus à rejeter les remèdes moyenâgeux imposés aux pays surendettés par les autorités mondiales de la finance pour réduire les déficits par des cures d’austérités (5) conduisant à la ruine des millions de gens (4) qui n’ont jamais rien faut d’autre pour survivre que de tirer le diable par la queue.

Un false flag monétariste.

Alors, qu’on se le dise : le remboursement de la dette publique est une escroquerie, une sorte de false flag monétariste et tous les politiques qui n’ont pas le courage de s’y opposer ne sont que des traîtres.

Alternatives crédibles.

Pour autant, s’y opposer ne suffit pas. Encore faut-il proposer des alternatives crédibles. Or, si je considère par exemple celle que suggère l'économiste Evans-Pritchard (1) au sujet de la Grèce : « rétablir sa monnaie, la dévaluer, adopter une loi transformant les dettes en euros en monnaie locale… », cela me pose un problème : que signifie transformer les dettes en euros en monnaie locale ?

Crédits non remboursables.

Par quelle magie peut-on créer une monnaie locale à partir des dettes en euros ? Simplement, nous explique l’économiste britannique Michael Rowbotham (2), en modifiant les règles comptables des banques. N’est-ce pas magnifique ? La crise financière ne serait qu’une faiblesse comptable et il suffirait de créer une colonne « crédit non remboursable » dans la comptabilité des banques pour ne plus avoir l’obligation légale (sinon morale) de rembourser la dette en euros et du coup, selon une mécanique qui reste encore mystérieuse pour moi, nous nous retrouverions avec une somme d’argent en monnaie locale à dépenser presque équivalente (il faut tenir compte d’une dévaluation) au total des dettes en euros. Vraiment, la vie est belle !


Notes et références.

(1) « Et si la Grèce montrait la voie de la révolte contre l’UE et le FMI ? », mecanopolis.org, 09 fev 2010… Evans-Pritchard suggère un remède similaire pour la Grèce qui pourrait lui per­mettre de faire sauter le carcan mortel où elle se trouve en suivant l’exemple de l’Argentine. Elle pourrait «rétablir sa monnaie, la dévaluer, adopter une loi transformant les dettes en euro en monnaie locale et en « restructurant les contrats avec l’étranger ».

(2) ) « Et si la Grèce montrait la voie de la révolte contre l’UE et le FMI ? », mecanopolis.org, 09 fev 2010 Lorsque le pays débiteur refuse de payer, le fardeau pousse les créanciers à se guérir eux-mêmes. L’économiste britannique Michael Rowbotham suggère que dans le monde de la monnaie électronique, cela peut être effectué par des régulateurs bancaires créatifs simplement en modifiant les règles comptables. Aujourd’hui, on peut créer des dettes à l’aide d’écritures comptables et les annuler de la même manière. Rowbotham esquisse deux moyens permettant de changer les règles afin d’annuler des dettes impossibles à rembourser…

(3) " L’actualité de la crise: Adair Turner persiste et signe, par François Leclerc ", pauljorion.com, 09 fev 2010... Sous le titre « La colère du peuple contre les banquiers est légitime », qui reprend ses propos, Adair Turner, patron de la FSA qui régule l’activité financière au Royaume Uni, vient de persévérer et signer. A l’occasion d’une interview accordée hier lundi à La Tribune, le quotidien économique français, il appelle à la rescousse Stephen Green, le patron de la banque HSBC, pour réaffirmer qu’ « une partie de leurs activités (financières) n’avaient aucune utilité pour l’ humanité », ce que ce dernier aurait admis, avec « d’autres financiers éminents »...

(4) " SAINT VALENTIN: LES LECTEURS AMOUREUX DE BLYTHE MASTERS !!! ", jovanovic.com, du 9 au 12 fev 2010...

Ode à Blythe Masters

Vierge glacée venue de la froide Albion

Telle Elizabeth qui tenait l'Angleterre

En écumant les océans avec ses corsaires

Tes dévots récoltent nos moissons.


- C'est, dis-tu, que l'on paie pour notre maladresse

Mais tes capiteux poisons, moderne Lucrèce

Que tu concoctes en secret détruisent les nations

Et laissent sur le carreau des gens par millions...

(5) " Des milliers de fonctionnaires grecs manifestent contre les mesures d'austérité ", lemonde.fr, 10 fev 2010... Des milliers de fonctionnaires grecs ont répondu, mercredi 10 février, à l'appel à la grève de leur syndicat, l'Adedy, pour protester contre les mesures d'austérité salariale prévues par le gouvernement socialiste pour sortir le pays de la crise financière. L'Adedy a notamment appelé ses adhérents à se mobiliser contre les "sacrifices injustes et inefficaces" du plan de sortie de crise du gouvernement qui prévoit une baisse des salaires réels des fonctionnaires, un coup de frein aux embauches et une suppression des privilèges fiscaux....

(6) " LaRouche avertit l’Europe : ne faites pas comme les Etats-Unis, sanctionnez les spéculateurs", solidariteetprogres.org, 10 fev 2010... LaRouche, dont la compétence n’est plus à démontrer, a mis en garde : « Il faut reprendre le contrôle de la situation ; les choses échappent à tout contrôle. Le cas des Etats-Unis démontre que les renflouements ne marchent pas. Ce sont les spéculateurs de haut vol qui doivent mordre la poussière. Ne commettez pas la même erreur qu’on a faite aux Etats-Unis en renflouant Wall Street. L’Europe ne s’en remettrait pas. Ce sont les spéculateurs de haut vol qui doivent être sanctionnés. Cela ne résoudra pas le problème, mais c’est une façon de le gérer efficacement. »

dimanche, février 07, 2010

Grippe A H1N1 (120) : LETTRE OUVERTE A MADAME LA MINISTRE DE LA SANTÉ

Sans commentaire et sans autorisation de l’auteur.

Madame la Ministre

Soucieuse de préserver la santé de nos concitoyens (j'espère du moins que c'était bien là le but véritable de l'opération), vous avez entrepris une grande campagne de vaccination contre la grippe A dont la pandémie n'a heureusement pas atteint l'ampleur redoutée (2). J'aimerais attirer votre attention sur un autre virus autrement dangereux et virulent, connu sous le nom de "capitalisme ultralibéral". À l'origine de ce virus, des travaux menés par des organismes tels que G 8, OMC, OCDE et Banque Mondiale, portant sur diverses souches infectieuses, dont les principales avaient pour noms : lâcheté politique, corruption, manipulation des médias et désinformation, appauvrissement intellectuel et résignation populaire, avidité financière et économique, dérégulation des marchés, subventions agricoles, liberté totale pour les banques et autres organismes financiers de faire absolument n'importe quoi. C'est à la suite de croisements entre ces diverses souches qu'est né le virus "ultralibéral". Erreur de manipulation ou acte terroriste d'économistes au cerveau dérangé, aucune enquête n'ayant été diligentée, le mystère reste entier. Toujours est-il que ce virus s'est trouvé dispersé dans l'atmosphère, engendrant chaque année dans le monde 9.000.000 de décès consécutifs à la famine, (dont 1 enfant toutes les 5 secondes). Ce chiffre ne tient bien sûr pas compte des 1.020.000.000 d'êtres humains (oui Madame la Ministre, vous avez bien lu : 1 milliard, 20 millions) qui présentent les premiers symptômes de contamination, phase connue sous le nom de "malnutrition". Après mutations, ce virus est maintenant parvenu jusque dans nos pays occidentaux sous des formes certes atténuées, mais néanmoins gravissimes. Ces variantes, connues sous les noms de "chômage", "précarité", "pauvreté", "injustices sociales", "pollution, destruction de la biodiversité, réchauffement climatique" et autres, peuvent aller dans leurs formes aigues jusqu'à provoquer de graves carences en logement sociaux. Leurs effets dévastateurs se caractérisent également par une augmentation des actes de violences et suicides, des troubles psychologiques (pertes des repères et valeurs, résignation, individualisme, etc). Plus grave, ces variantes sont susceptibles d'entrainer de nombreux décès (dus au froid) parmi une population connue sous le nom de SDF dont je conçois que vous n'ayez jamais entendu parler. En effet, les médias n'en parlant qu'en période hivernale, on pourrait penser (à tort) que les sujets concernés, contrairement aux taupes, ne sortent de leur période de léthargie qu'en cette saison. Pour votre information, les SDF constituent une peuplade étrange, vivant en zones urbaines des pays dits "civilisés" et dont le mode de vie s'apparente à celui de certaines populations indigènes primitives, vivant à même le sol et faisant la joie des touristes. Moi-même et de nombreux autres retraités, chômeurs ou employés à temps partiel, sommes atteints par une forme plus bénigne de la maladie connue sous le nom de "revenu inférieur au seuil de pauvreté". Il semble malheureusement que le mal ne soit pas, loin de là, en voie d'être enrayé. Il touche, au contraire des couches de plus en plus larges des populations à travers le monde. Comme vous pouvez le constater cette pandémie n'a aucune commune mesure avec celle du virus de la grippe A, c'est pourquoi je m'étonne qu'aucune mesure préventive n'ait encore été prise. Je vous suggère donc d'intervenir avec la plus grande fermeté auprès de vos collègues, ainsi que de notre très vénéré, très omniprésent et très omnipotent Président, pour que la priorité budgétaire de cette année 2010 soit consacrée à des recherches poussées en vue de l'élaboration de toute urgence du vaccin "antilibéral" nécessaire pour enrayer ce véritable fléau. J'ai moi-même déjà entrepris quelques recherches dont vous pourrez découvrir les résultats, probablement courant mars, sur l'un des sites suivants : - Le site ACS : http://acs.eg2.fr - Mes pages publiques Netvibes : http://www.netvibes.com/action-populaire Permettez-moi, Madame la Ministre de profiter de l'occasion pour vous souhaiter une merveilleuse année 2010 (en tout cas, je l'espère meilleure que la nôtre) !!! Dans l'attente des mesures urgentes que vous aurez, j'en suis persuadé, à cœur de prendre, veuillez agréer, Madame la Ministre, l'expression de mon profond respect.

B. GONEL

Notes et références

(1) « LETTRE OUVERTE A MADAME LA MINISTRE DE LA SANTÉ », action-solidaire.spaces.live.com, 15 jan 2010 (signalé par alterinfo.net)… J'aimerais attirer votre attention sur un autre virus autrement dangereux et virulent, connu sous le nom de "capitalisme ultralibéral"….

(2) " H1N1 : l'Algérie renonce à 15 millions de doses de vaccins ", lemonde.fr, 07 fev 2010... Quinze millions de doses en moins : l'Algérie a annoncé dimanche avoir entamé des négociations avec le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) pour réduire de 20 à 5 millions sa commande de vaccins contre la grippe H1N1. "Nous avons transmis nos préoccupations au fournisseur qui les a comprises et nous sommes actuellement en discussion sur les clauses du contrat", a précisé un responsable du ministère de la santé...

jeudi, février 04, 2010

Sortie de crise en vue (69) : l’annulation de la dette publique ou la guerre civile.

Une escroquerie de la finance internationale.

Tel est le choix qui se présente aux Français. Or, rien n’empêche d’annuler purement et simplement la dette publique (1) qui n’est qu’une escroquerie de la finance internationale avec la collaboration de nos élus politiques. Qui souffriraient de cette annulation ? Ceux qui bénéficient des niches fiscales et sont responsables des déficits publics autrement dit, ni vous ni moi.

Ceux qui en ont à ne plus avoir qu'en faire.

Comment ça marche ? C’est très simple : les élus votent des niches fiscales pour leurs amis (3) (6). Ces niches fiscales réduisent les recettes de l’Etat tout en augmentant l'accumulation du capital. Les recettes de l’Etat diminuant, l’Etat est obligé de réduire ses dépenses au augmentant l’âge de la retraite, en diminuant les pensions, en fermant des services publics, etc. Comme ce n’est pas suffisant, l’Etat emprunte de l’argent à ceux qui en ont à ne plus savoir qu’en faire parce qu’ils bénéficient des niches fiscales ET des intérêts de la dette qu'ils achètent et qui augmentent d’autant les déficits publics tout en favorisant encore davantage l'accumulation de leur capital.

Sortir de l'euro.

Ils font ainsi d’une pierre deux coups : ils ne payent pas leurs impôts et l’argent ainsi économisé sur le dos des petits contribuables leur permet d’acheter de la dette grâce à laquelle ils doublent leur mise grâce aux intérêts. Pour sortir de cette logique infernale, il suffit que l’Etat efface la dette existante qui ne correspond qu’à des jeux d’écriture et fasse payer les impôts par ceux qui bénéficient des niches fiscales. Pour cela, il n’y a qu’une solution : sortir de l’euro (4) (5). Si nos élus ne le font pas, ce sera la guerre civile (2) parce que si je commence moi-même à comprendre, c’est que le Français moyen de base a déjà tout compris et qu’à la fin, nous en avons vraiment assez.

Notes et références.

(1) " La dette publique, c’est quoi après tout ? ", pauljorion.com, 04 fev 2010... Sur cette question de la dette publique, il faut prendre de la hauteur, s’interroger sur son cadre général et se demander, par exemple :
Pourquoi y a-t-il de la dette publique ? Autrefois, l’État n’était en déficit que quand il entreprenait une guerre coûteuse ; pourquoi les États sont-ils désormais en déficit permanent ?
Pourquoi un État doit-il verser des intérêts quand il a besoin d’argent ? Est-il vraiment une entreprise comme les autres ?...

(2) « La guerre civile en France ? Oui, bien sûr ! », les4verites.com, 04 fev 2010 « … Je deviendrai, quant à moi, un fervent du pouvoir en place lorsque quelques millions d’immigrés seront poliment renvoyés d’où ils viennent, les Kurdes au Kurdistan, les Algériens en Algérie, les Maliens au Mali, etc., lorsque les casseurs seront les payeurs et qu’ils ne sortiront de prison que lorsqu’ils auront remboursé les dégâts qu’ils ont provoqués, lorsque les prélèvements obligatoires auront baissé de 30 %, lorsque la dette nationale qui atteindra 100 % du PIB en 2012 aura été effacée, lorsque l’industrie repartira grâce à des prix de revient moins élevés et aussi grâce à la suppression des 35 heures, lorsque le chômage aura disparu, lorsque le pouvoir d’achat aura augmenté… »

(3) " Les retraites dorées des fonctionnaires Européens", agoravox.fr, 29 jan 2010 (signalé et commenté par fonzibrain.wordpress.com)... Mais le pire, dans cette affaire, c’est qu’ils ne cotisent même pas pour leur super retraite.Pas un centime d’euro, tout est à la charge du contribuable.
Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c’est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié, aucun passe-droit. Eux, ils (se) sont carrément exonérés. Même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés « contrôler si les dépenses de l’Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l’objectif auxquelles elles sont destinées… », profitent du système et ne paient pas de cotisations....

(4) " L’Union monétaire en danger, l’euro attaqué ", lemonde.fr, 05 fev 2010... Dix ans à peine après sa création, la zone euro est-elle menacée d'éclatement? Les marchés financiers le redoutent, s'inquiétant des déficits publics qu'ils jugent intenables de certains pays européens. Après avoir focalisé leurs craintes sur la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Italie sont, eux aussi, devenus des sujets de préoccupations....

(5) " L'euro attaqué ", Edito, lemonde.fr, 05 fev 2010... La conclusion s'impose. Faute d'une meilleure gouvernance de la zone euro, l'Europe s'expose à un inquiétant chacun-pour-soi aux conséquences redoutables. (ndlr : exacte, la guerre civile)

(6) " Retour sur H1N1 ", dazibaoueb.fr, 07 fev 2010... Foutre du fric en l'air pour qu'il retombe dans la poche des copains c'est le travail de la sarkozie...

Sortie de crise en vue (68) : France, vers la guerre civile.

No comment. (1)

Notes et références.

(1) « La guerre civile en France ? Oui, bien sûr ! », les4verites.com, 04 fev 2010… « … Je deviendrai, quant à moi, un fervent du pouvoir en place lorsque quelques millions d’immigrés seront poliment renvoyés d’où ils viennent, les Kurdes au Kurdistan, les Algériens en Algérie, les Maliens au Mali, etc., lorsque les casseurs seront les payeurs et qu’ils ne sortiront de prison que lorsqu’ils auront remboursé les dégâts qu’ils ont provoqués, lorsque les prélèvements obligatoires auront baissé de 30 %, lorsque la dette nationale qui atteindra 100 % du PIB en 2012 aura été effacée, lorsque l’industrie repartira grâce à des prix de revient moins élevés et aussi grâce à la suppression des 35 heures, lorsque le chômage aura disparu, lorsque le pouvoir d’achat aura augmenté… »

Séisme Haïti (8) : le piège esclavagiste de la reconstruction.

Contraints de quitter Port-au-Prince.

Trois semaines après le premier séisme du 12 janvier 2010 en Haïti, la communauté internationale ne parvient toujours pas à maîtriser la situation et les Haïtiens continuent de mourir en masse (1) tandis que les dons s’accumulent dans les entrepôts des ONG. Comment se fait-il que trois semaines après la catastrophe, des dizaines (ou des centaines selon les sources) de milliers de Haïtiens soient contraints de quitter Port-au-Prince (2) pour aller disparaître dans la campagne où la situation est sans doute encore pire ?

Aucune perspective.

Port-au-Prince comptait, semble-t-il, 2,5 millions d’habitants avant le séisme. Combien en restera-t-il d’ici quelques semaines ? Il semble que tout se passe comme si la capitale devait être durablement vidée d’une grande partie de ses habitants pour lesquels aucune alternative à court et moyen terme n’est proposée à part survivre dans des camps de fortune appelés à durer puisqu’il n’existe aucune perspective rapide de retour.

Deux options.

Il y a deux grandes options politiques pour la reconstruction (3) de la capitale :

1 – Un projet à long terme, entre 5 et 10 ans, financé par la communauté internationale pour lequel Barack Hussein Obama a nommé Bill Clinton (6).

2 – Un projet à très court terme mis en œuvre par les Haïtiens eux-mêmes après s’être librement choisi leur Président.

Elections libres et souveraines.

On peut rétorquer que la situation actuelle ne permet pas d’organiser des élections libres et souveraines. C'est un argument effectivement recevable mais c’est oublier ceci : l’option à long terme condamne à mort ceux qui ont perdu leur maison et qui ont besoin, pour survivre, de retrouver d’urgence un abri qui ne peut être durablement viable que s’il est là où ils habitaient (5) car, quelles que soient les difficultés d’organiser des élections libres et souveraines, c’est la seule option (7) qui puisse offrir une chance aux Haïtiens de s’en sortir durablement : s’ils ne réoccupent pas rapidement et massivement leur capitale, ils en seront définitivement exclus en tant que citoyens haïtiens et seulement admis en tant qu'esclaves de la mondialisation (4).



Notes et références

(1) « Haïti: le dernier bilan dépasse 200.000 morts », liberation.fr, 04 fev 2010Le nombre de morts des suites du séisme du 12 janvier en Haïti dépasse 200.000, selon les derniers chiffres du gouvernement, sur fond de colère de la population contre les autorités qui affirment maîtriser la situation…

(2) " Plus de 480 000 Haïtiens ont quitté Port-au-Prince ", lemonde.fr, 02 fev 2010... Au moins 482 000 personnes ont quitté la capitale haïtienne Port-au-Prince pour les régions rurales d'Haïti depuis le séisme qui a frappé le pays le 12 janvier, selon l'ONU. "Le nombre de gens qui ont quitté Port-au-Prince pour des départements aux alentours a augmenté à 482 349", dont 90 % séjournent chez des parents, selon le dernier rapport de situation du bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA)....

(3) " Comment faut-il reconstruire Haïti ? ", lemonde.fr, 31 jan 2010... Comment la communauté internationale doit-elle s'y prendre pour reconstruire Haïti ? L'ONU doit-elle prendre en main le destin de l'île à moyen terme, les Etats-Unis sont-ils légitimes pour assumer le contrôle des opérations en vertu des sommes qu'ils ont injectées au lendemain du séisme ou faut-il responsabiliser les acteurs politiques locaux en privilégiant les micro-projets pilotés sur place ?...

(4) " Reconstruction d'Haïti : le casse-tête de la corruption ", lemonde.fr, 02 fev 2010... le Forum économique mondial de Davos, qui s'est tenu du 27 au 31 janvier, a été l'occasion pour Bill Clinton, envoyé spécial de l'ONU en Haïti, d'appeler les chefs d'entreprise rassemblés en Suisse à un "partenariat global". L'investissement en Haïti doit être vu comme "une occasion de faire des affaires", et non comme une forme d'assistance, a plaidé l'ancien président américain...

(5) " Haïti cherche des solutions pour reloger ses sinistrés ", lemonde.fr, 04 fev 2010... "La reconstruction de Port-au-Prince et la relocalisation des réfugiés prendra du temps, mais les tentes ne créent pas d'emplois", rappelle Lewis Lucke, le coordinateur américain pour les secours et la reconstruction. Selon lui, il est préférable de payer les sans-abri pour nettoyer les quartiers détruits et reconstruire des abris provisoires avec les matériaux de récupération...

(6) " Bill Clinton demain en Haïti ", lefigaro.fr, 04 fev 2010... M Clinton copréside déjà avec l'ancien président George W. Bush la fondation Clinton-Bush, chargée de lever rapidement des fonds pour l'aide à Haïti, à la demande du président américain Barack Obama peu après le séisme...

(7) " Haïti : l'urgence de la reconstruction institutionnelle ", lemonde.fr, 04 fev 2010... Le seul moyen de sortir de ce dilemme est de ne pas négliger, aux côtés de la reconstruction physique du pays, sa reconstruction institutionnelle qui n'est pas une priorité moins urgente. Il est ainsi impératif d'aider les Haïtiens, dans une manière d'opération "coup de poing", à mettre sur pied une équipe de coordination gouvernementale de haut niveau...

mardi, février 02, 2010

Villepin (7) : L’appel du procureur était programmé.

D'une façon ou d'une autre.


Puisque les villepinistes semblent vouloir se battre pour défendre leur leader (1), je ne peux m’empêcher de rappeler ce qu’a effectivement imprudemment déclaré Jean-Claude Marin via Le Figaro (2) en date du 1er février 2010 : « Bien avant le prononcé du jugement, j'avais indiqué que cette affaire irait en appel, d'une façon ou d'une autre… ».

Scénario prévu d'avance.

Ceci pourrait donc signifier que l’Elysée avait donné ses consignes à Jean-Claude Marin avant même le procès (4) puisque le procureur déclare qu’il aurait fait appel "d’une façon ou d’une autre" d’où le choix de celui-ci de représenter personnellement le parquet, ce qu’il n’était pas obligé de faire, afin d’assurer la stricte application des consignes. Dans ce cas-là, il lui est facile de dire, après coup, qu’il a pris seul sa décision en réaction à la relaxe de De Villepin puisque de toute façon tel était le scénario prévu d’avance.

Un coup monté.

L’annonce du retrait de Nicolas Sarkozy entre le moment de la relaxe et celui de l’appel du procureur était alors un coup monté pour mettre toute la charge de la décision d’interjeter l’appel sur les épaules du procureur : Nicolas Sarkozy se retirant aussitôt après la relaxe, l’interjection ne pouvait être interprétée que comme une initiative du procureur qui reconnaît tout de même en avoir préalablement informé (par téléphone) la ministre de la Justice (3).

Unique dans les annales.

A noter que la méthode retenue par le procureur pour annoncer son appel via une radio alors que De Villepin était à ce moment-là lui-même sur l’antenne, a très probablement été suggérée, pour ne pas dire plus, par l’Elysée (l'objet de la réunion ministérielle ?) car si un appel du parquet n’est pas chose exceptionnelle, cette manière d’en informer le relaxé est, elle, particulièrement rare sinon unique dans les annales de la juridiction pénale.

Notes et références.


(1) « J-P Grand veut la démission de Marin », lefigaro.fr avec AFP, 02 fév 2010Le député UMP villepiniste Jean-Pierre Grand a demandé la démission du procureur de Paris Jean-Claude Marin après ses propos dans Le Figaro, où il affirme qu'il envisageait de ne pas faire appel "si Dominique de Villepin avait été condamné". "Cela veut dire que la seule cible du procureur de la République, c'est Dominique de Villepin", s'est insurgé M. Grand, un fidèle de l'ex-premier ministre, dans les couloirs de l'Assemblée

(2) « Marin : «J'ai agi en magistrat, pas en stratège politique», lefigaro.fr, 01 fév 2010 LE FIGARO. - Avez-vous envisagé de ne pas faire appel du jugement Clearstream ?
Jean-Claude MARIN. - Oui, si Dominique de Villepin avait été condamné… Bien avant le prononcé du jugement, j'avais indiqué que cette affaire irait en appel, d'une façon ou d'une autre...

(3) " Clearstream: le parquet n'a eu «ni instruction, ni incitation» pour faire appel", liberation.fr, 31 jan 2010 ...«J’ai bien sûr prévenu la Chancellerie du fond et de la forme, l’appel du parquet n’est pas une décision secrète...

(4) " Sarkozy et le Marin Jean-Claude dans la Tempête.", pensezbibi.com, 04 fév 2010 (signalé par dazibaoueb.fr)... C’est vrai, il n’y a pas eu de réunion avec le Marin en eaux troubles. Et pour cause : l’Elysée savait – bien avant la décision - que le Procureur interjetterait appel en cas de relaxe de ....

Villepin (6) : pour un retrait d’Afghanistan.

L'appel de De Villepin.

Pour Jean François Kahn, le jugement dans l’affaire Clearstream crédibilise (1) la candidature de De Villepin pour la présidence de la République. C’est donc en tant que candidat à l’Elysée que j’entends l’appel de De Villepin pour le retrait des soldats français d’Afghanistan (2) s’opposant ainsi à la politique de Nicolas Sarkozy qui s’est engagé à augmenter le nombre de nos troupes (même si elles sont non-combattantes puisqu’il s’agirait seulement de formateurs de la police et de l’armée dite afghane) pour satisfaire à la demande de l’OTAN, c'est-à-dire à Washington.

La logique de la mondialisation.

A ma connaissance, c’est la première réaction politique publique de De Villepin depuis le jugement dans l’affaire Clearstream. C’est loin, très loin même, d’un nouvel appel du 18 juin gaullien qui délégitimerait le pouvoir actuel mais nous ne sommes plus au XX ième siècle et la résistance à l’Occupation sarkoziste doit se concevoir d’une façon plus postmoderne c'est-à-dire dans la logique de la mondialisation.

Le fascisme mondialiste US.

La présence française en Afghanistan n’est que la traduction concrète de la collaboration de la France avec le fascisme mondialiste US. En conséquence et en espérant d’autres prises de position politique de De Villepin confirmant son opposition à la politique de collaboration avec ce fascisme US menée par Nicolas Sarkozy, je maintiens mon soutien au candidat De Villepin pour 2012.

Notes et références.

(1) « Le cas Villepin », dedefensa.org,
1er fév 2010Jean-François Kahn de conclure sobrement: «Résultat des courses ? Il y a un nouveau candidat à la présidence de la République. Que ce verdict rend soudain totalement crédible. »L’instrumentalisation de l’affaire était destiné à l’exclure, elle le conforte. »Depuis ce jeudi 28 janvier quelque chose a changé dans la carte politique française.»

(2) « Il faut engager un processus de retrait en Afghanistan », clubvillepin.fr,
02 fev 2010Conférence sur le thème de l’Afghanistan de Dominique de Villepin à Sciences Po Paris à l’invitation de l’association Jeune république .

lundi, février 01, 2010

Villepin (5) : complicité par abstention.

Dans quel monde vivons-nous ?

Ainsi donc, pour le procureur Jean Claude Marin, De Villepin est coupable de « complicité par abstention » (1). Autrement dit, même si De Villepin n’est pas à l’origine de cette machination, le simple fait d’être au courant d’icelle et de n’avoir rien fait pour y mettre un terme suffit pour qu’il soit condamné. Mais dans quel monde de fous vivons-nous ?

Un agent de la CIA.

D’après le réseau Voltaire (2), notoirement crédité pour ces théories conspirationnistes en particulier sur le 11 septembre 2001, cette machination pourrait avoir pour origine un certain cabinet londonien « administré par le beau-père par alliance de Nicolas Sarkozy », Nicolas Sarkozy n’étant lui-même qu’un agent de la CIA placé à la présidence de la République ce qui colle en effet assez bien avec son suivisme atlantiste, ne serait-ce que par la réintégration de la France dans l’OTAN, l’adhésion forcée au traité de Lisbonne, l’envoi de soldats en Afghanistan, sa position belliciste vis-à-vis de l’Iran, son passage au déjeuner du CRIF et enfin « sa complicité par abstention » avec le procureur Jean Claude Marin.

Jouer la victime.

Car enfin, Jean Claude Marin déclare avoir prévenu la Chancellerie de son intention d’interjeter l’appel, ce dont la Chancellerie c’est sans aucun doute empressée d’informer l’Elysée qui n’a pas cru nécessaire de s’y opposer se rendant ainsi coupable à son tour de « complicité par abstention » avec le procureur. En somme et pour tout résumer, ce serait donc Nicolas Sarkozy qui se serait lui-même glissé dans les faux listings pour ensuite jouer la victime d’une machination logiquement attribuée à son rival politique de l’heure, à savoir De Villepin.

Un rôle de faire-valoir.

Ce qui est certain, c’est que grâce à cette affaire, c’est bien Nicolas Sarkozy qui est locataire de l’Elysée et non pas De Villepin, Ségolène Royal n’ayant joué par la suite qu’un rôle de faire-valoir pour simuler aux yeux de l’opinion publique une procédure conforme à notre soi-disant régime démocratique.

Notes et références.


(1) « Marin : «J'ai agi en magistrat, pas en stratège politique», lefigaro.fr,

01 fév 2010 Le tribunal a validé mon raisonnement sur la possibilité d'une complicité par abstention concernant l'ex-premier ministre, mais m'a donné tort dans le domaine factuel. Selon moi, en juillet 2004 (et non en octobre, comme l'a jugé le tribunal), M. de Villepin savait que les listings Clearstream étaient faux, et il savait nécessairement que le corbeau était Jean-Louis Gergorin. Or, il n'a rien fait pour mettre un terme à la machination. En conscience, je devais faire appel…

(2) « Qui était la cible de la manipulation Clearstream : Sarkozy ou Villepin ? », alterinfo.net, 01 fev 2010 (signalé par alterinfo.net)… Pour notre part, nous avons depuis longtemps indiqué que cette affaire a été montée de toutes pièces par le cabinet londonien Hakluyt & Co [1]. Il est désormais établi que l’un des condamnés, Jean-Louis Gergorin, tenait ses informations de ce cabinet [2], pourtant les juges d’instruction n’ont pas voulu envisager qu’Hakluyt & Co ait pu organiser la manipulation. Et pour cause : ce cabinet, notoirement lié à la CIA et au MI6, est notamment administré par le beau-père par alliance de Nicolas Sarkozy.