mardi, juillet 27, 2010

27 juillet 2010 – Marée noire : suivez l’argent…

13 :30 FR / 07/30 US – Démission du directeur général de BP, Tony Hayward : un jeu de chaises musicales. D’après les médias, le directeur actuel de BP, Tony Hayward, devrait prendre la direction générale de BP en Russie alors que l’ex-directeur général de cette même société de BP en Russie (1), Bob Dudley, remplacerait Tony Hayward. Ils (entre autre Le Monde pour ne pas le citer…) nous prennent toujours pour des andouilles… Ces types devraient être en prison.

14 :00 FR / 08 :00 US – La tragédie de la marée noire dans le golfe du Mexique est le résultat d’une chaîne de décisions dictées par l’argent. Mais, les décisions prises pour lutter contre la marée noire sont le résultat, elles, d’une volonté criminelle : sacrifier les populations pour limiter les coûts de la catastrophe pour ceux qui en sont les responsables. Au départ, il semble de plus en plus clair que l’Administration US s’est fait corrompre par BP ce qui a permis à celle-ci de creuser un puits dans une zone où cela aurait du être refusé par l’Administration US à cause de la proximité d’une poche de gaz méthane, le champ de Rigel. Ignorant probablement la nature du sol, les ingénieurs et sous traitants de BP ont creusé un puits conformément aux pratiques habituelles. Manque de chance, ils sont tombés sur une poche de gaz ce qui fait qu’aujourd’hui, nous ne sommes pas confrontés à une fuite de pétrole mais de méthane, ce qui n’est évidemment pas du tout la même chose. En réalité, personne ne sait comment colmater ce puits. C’est pourquoi les autorités tentent de gagner du temps en nous annonçant régulièrement de nouvelles tentatives de colmatage. C’est ainsi que Thad Allen vient de déclarer qu’une opération dite « Bottom kill » serait tentée dans les jours qui viennent en vue de réaliser l’opération dite « Static kill » si les résultats du « Bottom kill » s’avèrent concluants. C’est de la pure désinformation. Il s’agit seulement, pour les autorités, de faire croire au public que les autorités font tout ce qu’elles peuvent pour colmater les fuites de ce puits. Le plus révoltant dans cette affaire, c’est la complicité des médias aux ordres de BP et de l’Administration US pour tromper les gens. Et le plus désolant, c’est de constater la passivité du public comme si le public en question (les gens directement victimes de cette catastrophe) était mentalement débile. Ce constat ne s’applique pas qu’à propos de la marée noire du golfe du Mexique, malheureusement. Ce constat peut tout aussi bien s’appliquer à la crise financière, aux guerres insensées menées par les USA à l’étranger (Irak, Afghanistan, etc.), à la guerre de la drogue au Mexique qui menace l’unité de la nation américaine. Tout est fait pour détruire les structures politiques de la nation, et pas seulement aux USA mais également en Europe pour plonger de plus en plus de gens dans la misère et l’esclavage afin de mieux pouvoir les exterminer. Suivez l’argent, cela signifie qu’aujourd’hui, l’argent se nourrit essentiellement du malheur des gens. Chaque catastrophe est un prétexte pour certains de se faire des fortunes en vendant des vaccins, des dispersants, des reconstructions, des plans de relance, etc. c'est-à-dire en détournant l’argent du contribuable avec la complicité des autorités politiques. Cela s’appelle le fascisme.

20 :00 FR / 14 :00 US – « Mais où est passé le pétrole ? » (2), s’interroge cyniquement l’AFP. La réponse, l’AFP ne la donne pas parce que le but de cette agence de presse n’est pas d’informer les gens mais de servir de relai à la propagande de BP et du gouvernement US. Une propagande reprise sans réfléchir par 98% des médias en ligne. Il suffit de faire une recherche sur google à partir des mots clés « marée noire » pour s’en rendre compte. Cette propagande a pour objectif de faire croire aux gens que la marée noire est terminée. Pourtant, cette marée noire ne fait que commencer parce que le véritable danger de cette catastrophe ne se voit pas. Il n’y a en effet pas d’images qui montrent les conséquences des produits chimiques utilisés par BP (les dispersants) sur la santé des habitants du golfe du Mexique. C’est pourquoi la question que se pose l’AFP est du pur cynisme : en effet, pourquoi le pétrole a-t-il disparu ? Le pétrole a disparu non seulement parce que le puits est temporairement bouché mais surtout à cause des produits chimiques que BP a déversé dans l’océan pour faire disparaître ce pétrole de la vue. L’intérêt de BP est que l’on ne puisse pas évaluer la quantité de pétrole qui s’est déversé dans le golfe du Mexique de manière à échapper aux pénalités. Mais en utilisant massivement le Corexit, BP n’a fait que déplacer et aggraver la situation parce que ce produit chimique est un poison pour la santé. Ce produit chimique va s’infiltrer dans les sols et atteindre les sources d’eau potable. Il va s’évaporer dans le ciel pour retomber sur les gens sous forme de « pluies noires ». Ce produit toxique provoque dans les organismes vivants des hémorragies internes qui sont souvent mortelles. Il provoque des cancers et des malformations congénitales. Tout cela, les journalistes officielles n’en parlent pas parce que BP a les moyens de censurer l’information. Le pouvoir de BP vient du fait que l’Administration US est coresponsable de cette catastrophe à cause de la corruption qui règne dans cette administration. L’attitude de l’amiral en retraite Thad Allen le prouve chaque jour : Thad Allen n’y connaît rien en matière de lutte contre les marées noires. Il y connait encore moins que rien en matière de forages offshore. Ce n’est pas son métier. Et pourtant, c’est lui qui sert de porte parole à BP pour expliquer, chaque semaine, ce que BP va faire pour tenter de colmater la fuite du puits. Thad Allen n’est rien d’autre qu’un haut parleur. Lorsque des journalistes l’interrogent sur des rapports officiels qui accusent BP, il prend le prétexte de ne pas avoir sur lui ses lunettes pour ne pas répondre aux questions. Que BP se comporte en criminel pour sauver sa peau, c’est de bonne guerre. Mais que Thad Allen, le représentant du gouvernement US, joue le jeu de BP est de la haute trahison. En tant qu’amiral à la retraite, il est payé par le contribuable américain et à ce titre, il devrait défendre les intérêts des contribuables américains. Ce n’est pas le cas. L’intérêt du contribuable américain, c’est que Thad Allen informe les gens victimes de la marée noire des risques qu’ils courent aujourd’hui encore plus qu’hier et moins que demain. L’intérêt du contribuable américain, à commencer par celui qui habite sur les côtes du golfe du Mexique, c’est de savoir ce qu’il se passe réellement aujourd’hui. Or, ce n’est pas en se faisant le relai de la propagande de l’AFP que Thad Allen sert les intérêts des Américains victimes de cette catastrophe. Ces Américains sont victimes parce qu’ils ne savent pas ce qu’il se passe et qu’ils ne peuvent donc pas prendre les décisions qui conviennent pour se sauver. Thad Allen fait-il cela seulement pour sauver sa retraite ou est-il manipulé par une idéologie criminelle ? Naturellement, Thad Allen fait le job qui lui ai commandé par ses supérieurs, c'est-à-dire ceux qui manipulent Barack Hussein Obama dont on sait, depuis qu’il est arrivé à la Maison Blanche, que c’est – au mieux - une girouette qui n’a aucune stratégie politique sinon celle d’aller dans le sens du vent dominant, c'est-à-dire celui des intérêts financiers des méga-banques qui sont derrière BP. Quand je parle des intérêts des méga-banques, je parle des intérêts de quelques initiés très haut placé qui savent, eux, ce qu’ils font. Ils ne sont pas très nombreux. Ils forment une sorte de groupuscule, quelques dizaines à l’échelle mondiale tout au plus. Je ne pense même pas que Tony Hayward, le futur ex-directeur général de BP fasse parti de ce clan. Tony Hayward n’est qu’un pion, un instrument entre leurs mains mais il en sait suffisamment pour être éventuellement dangereux, jusqu’au jour où il disparaitra dans un accident d’avion ou quelque chose de ce genre. Cela ne changera rien pour nous. Il sera remplacé par un autre, tout aussi manipulé et le système poursuivra son œuvre. Contester les médias officiels ne sert pas à grand-chose parce que le public n’est plus en état de se remettre en question et les médias officiels connaissent parfaitement la manière de faire passer les contestataires pour des complotistes. Quand l’AFP s’interroge sur ce qu’est devenu le pétrole, qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi l’AFP pose-t-elle cette question ? Pour y apporter la réponse qui convient à BP et au gouvernement US : cette réponse est toute simple, il n’y a plus de pétrole, il n’y a donc plus à s’inquiéter, le problème est terminé, circulez, il n’y a rien à voir. Pourtant, la vérité, c’est que de pétrole n’a pas disparu comme par enchantement ni grâce aux bienfaits de Dame nature. Ce pétrole n’a pas disparu, il a seulement été traité pour disparaître de la surface de l’océan mais il est toujours là. Non seulement il est toujours là, mais à cause des produits chimiques utilisés en masse par BP, il est encore plus dangereux qu’à l’état naturel. Les gens vont constater que leurs plages sont à nouveau propres et qu’il n’y a plus de nappes de pétrole visibles à la surface de l’eau. Que vont-ils faire ? Ils vont oublier la marée noire et essayer de vivre comme avant en niant une autre réalité qu’ils ignorent, autant parce qu’on leur ment que parce qu’ils ne veulent pas savoir. Ils en ont assez. Beaucoup vont baisser les bras et devenir fatalistes. Beaucoup vont abandonner leurs poursuites judiciaires qui promettent d’être très très longues donc quasiment inutiles pour les aider à se sortir d’affaire là, maintenant. Les gens n’ont pas les moyens d’attendre des années, 10 ans, peut-être 20 ans, pour toucher leurs indemnités parce que c’est maintenant qu’ils ont besoin de cet argent pour repartir dans la vie. Tout cela signifie que non seulement BP ne payera pas ses pénalités en rapport à la quantité de pétrole qui s’est déversée dans le golfe du Mexique, mais il ne payera pas davantage les indemnités promises aux victimes de la marée noire malgré l’engagement solennel pris par Barack Hussein Obama lors de son discours à la nation depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche. Et encore une fois, parce que c’est ce qui me semble le plus dramatique, les médias vont bientôt se détourner de cette affaire pour s’occuper d’une autre ce qui fait qu’il sera encore plus difficile à ceux qui tentent de faire émerger un peu de vérité de se faire entendre. Voyez ce que deviennent les Haïtiens, quelques mois après le séisme ? Ils attendent toujours qu’on vienne les aider à reconstruire leur pays. Ils peuvent attendre encore longtemps. Plus personne ne se préoccupe de leur sort. Il en sera de même avec les habitants du golfe du Mexique qui vont être victimes de nouvelles maladies sans qu’on leur dise jamais pourquoi. Et malgré cela, aux prochaines élections, la plupart iront voter quand même pour ceux qui sont pourtant responsables de leurs malheurs. Pire, nombreux seront les candidats qui vont exploiter cette catastrophe pour se faire élire en faisant de belles promesses comme quoi cela n’arrivera plus jamais. Naturellement, ils ne tiendront pas leurs promesses parce que les gens de la région eux-mêmes vont réclamer des emplois, donc la poursuite de l’exploitation pétrolière dans le golfe du Mexique qui est et restera pour longtemps encore la première activité économique du pays. Et après tout, comment résister à cette logique économique ? Combien de régions dans le monde n’ont même pas la chance d’avoir une activité économique quelconque pour se sortir d’affaire même au risque d’en mourir ? Il ne me semble pourtant pas inutile de comprendre que cette catastrophe est le résultat du rôle excessif que joue l’argent dans notre société moderne. Ceci me semble d’autant plus important que la puissance de nos technologies nous échappe. Nous avons tendance à croire de plus en plus que la technologie peut résoudre tous les problèmes et relever tous les défis dans tous les domaines mais ceci reste raisonnable et humain seulement à la condition que l’argent ne nous rende pas aveugles. J’ai un peu l’impression d’écrire des banalités mais ne pas l’écrire reviendrait à ne pas dénoncer l’origine de tous nos problèmes qui fait qu’aujourd’hui, des entreprises normalement faites pour nous fournir du pétrole dans les meilleures conditions deviennent des entreprises à faire du fric. Que des milliers de retraités dépendent des résultats financiers de BP n’est pas raisonnable. Que des méga-banques influencent dans leurs propres intérêts les politiques industrielles des géants pétroliers n’est pas raisonnable. Que des gouvernements utilisent la puissance des industriels pour affirmer leur politique n’est pas raisonnable. Le rôle d’un gouvernement n’est ni de faire du chantage pour accroitre son pouvoir, ni de se laisser manipuler par des intérêts privés pour orienter sa politique. Le pouvoir d’un gouvernement démocratique réside dans les urnes. La légitimité d’un tel gouvernement dépend de la liberté de la presse en faveur d’une véritable information des électeurs. Or, les élections sont truquées dans la mesure où tous les candidats éligibles sont choisis d’avance par le système. Or, les gens ne sont pas éduqués pour exiger une véritable information et ils confondent information et communication. Ce qui se passe actuellement avec la marée noire dans les médias n’est pas de l’information mais de la communication de masse pour défendre les intérêts privés de BP, donc des méga-banques qui sont derrière, et les intérêts de Barack Hussein Obama (c'est-à-dire des pouvoirs financiers de Wall Street et de la City de Londres) pour les prochaines élections de novembre 2010. Il y a convergence d’intérêts privés et politiques : c’est ce qu’on appelle le fascisme. Nous vivons dans un monde globalement et universellement fasciste. Ce qu’à fait Hitler n’est rien à côté de ce que se préparent à faire ces intérêts privés en collaboration étroite avec nos pouvoirs politiques. De ce point de vue, Hitler n’était qu’un amateur parce que les moyens technologiques dont il disposait ne sont rien à côté des moyens technologiques existants aujourd’hui. L’esprit du pouvoir mondial d’aujourd’hui est le même que celui d’Hitler mais avec des moyens incroyablement plus importants que ceux de l’époque. C’est ainsi que nous croyons avoir accès à une meilleure information parce que nous disposons d’une infinité de médias. C’est un leurre. 98% de ces médias rapportent la même dépêche, la même propagande, les mêmes mensonges. C’est la raison pour laquelle je me concentre depuis le début à cette marée noire du golfe du Mexique. Cette marée noire n’est pas le plus grand danger qui nous menace aujourd’hui. La crise financière est assurément le problème central d’aujourd’hui. Mais, à la différence de la crise financière, les effets de la marée noire sont plus faciles à désigner, à décrire, à voir, etc. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle BP, avec l’aide de Thad Allen, a tout fait pour faire disparaître les preuves visibles de la pollution d’où l’interrogation de l’AFP, le chien de son maître : où est passé le pétrole ? Transposé dans le cadre de la crise financière, cette question devient : où sont passés les dettes colossales des banques ? Les gens ne comprennent pas que ce pétrole a été dispersé à la fois dans l’eau qu’ils boivent et à la fois dans l’air qu’ils respirent de même qu’ils ne comprennent pas que les dettes (casino) des méga-banques ont été dispersées dans les comptes publics des Etats. Ils ne comprennent pas qu’ils sont, dans un cas comme dans l’autre, les pigeons du système. Dans le cas de la marée noire, ils vont mourir des maladies provoquées par les produits chimiques qui ont permis à BP de faire disparaître de leur vue le pétrole. Dans le cas de la crise financière, ils ne comprennent pas que les plans de rigueur dont on les rend responsables – ils ont vécu au dessus de leurs moyens - n’ont pour but que de leur faire payer les paris insensés pris par les méga-banques que l’on désigne, pour ne pas les nommer, les marchés. Il faut rétablir la confiance des marchés, nous répètent les politiques. Cela signifie que nous devons prouver notre bonne volonté à rembourser les pertes des marchés. Si nous acceptons de payer sans nous révolter, alors les marchés accepteront notre argent. Cela parait débile, mais c’est ainsi. Si nous nous révoltons, alors les marchés agiront pour nous exterminer. En sommes, nous avons le choix entre accepter sans rien dire de payer et mourir à petit feu ou mourir tout de suite. Je ne vois pas la différence avec les camps d’extermination sauf que nous, nous ne savons pas que nous sommes comme dans des camps d’extermination et c’est ce qui fait la force irrésistible de ce système. Je l’ai déjà écris plusieurs fois sur ce blogue : les soviétiques étaient conscients de leur situation et c’est pourquoi quand l’URSS s’est effondrée, cela c’est relativement bien passé. Chez nous, en Occident, les populations n’ont absolument pas conscience de la situation c’est pourquoi cela va très mal se terminer. J’écris que nous n’avons pas conscience de la situation justement à partir de l’observation de la réaction des populations victimes de la marée noire. Ces populations ne réclament aujourd’hui qu’une seule chose : c’est de pouvoir continuer à travailler dans l’industrie pétrolière ! Cette même industrie qui les condamne à mort !!! Chacun peut en tirer les conclusions qu’il veut mais en ce qui me concerne, c’est vite fait : ces gens-là ne méritent pas de vivre. S’ils ne veulent pas ouvrir leurs yeux sur la réalité, si pour être élu il faut leur promettre encore plus d’emplois dans l’industrie pétrolière, qu’y a-t-il à rajouter ? Je ne suis pourtant ni écologique ni en faveur du développement durable qui n’est, de mon point de vue, qu’une manipulation. Je suis pour le pétrole parce que je considère qu’il n’y a que le pétrole qui peut résoudre tous nos problèmes en attendant l’éventuelle découverte d’une autre ressource énergétique encore plus profitable. Mais, ce que je dénonce, c’est la main mise des marchés sur nos économies et notre industrie dans l’unique but de faire de l’argent. Une entreprise pétrolière doit se concentrer sur la production de pétrole et non pas sur les rendements financiers de ses actions boursières. L’économie à pour raison d’être de créer des emplois pour tous et non pas de rembourser les dettes de jeu des méga-banques. Y aura-t-il dans les temps qui viennent un seul politique pour relever ce défi ? Je n’y crois malheureusement pas parce que comme le prouve l’autorisation récente des paris en ligne, les gens croient davantage s’en sortir en jouant au casino qu’en se révoltant contre ce système fasciste. Ceux qui se révoltent ne le font que dans un esprit mafieux qui n’a aucun avenir sinon celui de la violence généralisée et qui plus est une violence récupérée par les politiques pour ancrer et renforcer sans limite leur pouvoir. Nous revenons toujours à la logique des camps d’extermination.
Je m’excuse auprès de mes lecteurs pour se flot inhabituel de paroles mais c’est que j’ai vraiment l’impression que les populations du golfe du Mexique sont en train de se faire exterminer sans le savoir et que demain cela pourrait tout aussi bien être notre tour ! Plus précisément, c’est le titre de cette dépêche AFP qui m’a fait, sans doute, péter les plombs : « mais où est donc passé le pétrole ? » Cette question est comme un coup de poignard dans le cœur.

23 :00 FR / 17/00 US – Tony Hayward aura-t-il le courage de défier le gouvernement US en dénonçant la corruption de l’Administration de Barack Hussein Obama qui est, en dernier ressort, la principale responsable de la marée noire dans le golfe du Mexique en n’ayant pas assuré son travail de contrôle ? Après tout, Tony Hayward est un chef d’entreprise qui défend les intérêts de son entreprise quels que soient ce qu’on pense des méthodes utilisées par BP pour sauver sa peau. Par contre, la responsabilité du gouvernement US via la corruption de son administration et même de ses élus politiques, n’est pas admissible. L’action de Thad Allen, spécialement nommé par Barack Hussein Obama pour défendre les intérêts des victimes de la marée noire, ne laisse aucun doute : Thad Allen est coupable de haute trahison non seulement parce qu’il défend les intérêts de BP au détriment des intérêts de victimes de la marée noires en n’informant pas les populations du golfe du Mexique des vrais dangers qu’elles courent mais surtout parce qu’il défend les intérêts politiques de Barack Hussein Obama lui-même aux ordres des intérêts des méga-banques de Wall Street et de la City de Londres qui auraient beaucoup à perdre dans la chute de BP même si ces méga-banques ont déjà retiré, juste avant la catastrophe, une partie de leurs actions. Nous assistons donc, actuellement, à une sorte de prise de bec entre le futur ex-directeur général de BP et le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs. D’un côté, Tony Hayward refuse d’être le bouc émissaire de cette catastrophe. De l’autre, la Maison Blanche tente de charger au maximum le futur ex DG de BP pour dégager l’Administration US et, au-delà et en vue des prochaines élections, Barack Hussein Obama. Dans un monde moderne normal, le résultat serait évident et en faveur de l’Administration US. Or, il faut sans doute admettre que la situation actuelle du gouvernement US est extrêmement fragile, d’une fragilité telle qu’une simple entreprise privée de la taille de BP pourrait abattre ce gouvernement US. La raison ne réside pas dans la force de BP mais dans la faiblesse et la déroute actuelle du gouvernement US que la mentalité de Barack Hussein Obama ne contribue pas à renforcer, tout au contraire. Barack Hussein Obama, c'est-à-dire les intérêts financiers qui le manipulent, n’ont pas d’autres choix que ce que dedefensa appelle « les montées des extrêmes », c'est-à-dire une fuite en avant vers l’explosion d’une puissance aveugle. Les USA perdent la main sur tous leurs dossiers, qu’il s’agisse de leurs guerres extérieurs ou qu’il s’agisse de leur sécurité intérieure. La diffusion de milliers de documents secrets sur la guerre en Afghanistan ne peut pas tromper : les responsables de cette fuite ont compris que Washington était suffisamment vulnérable pour tenter l’affaire en estimant que les risques étaient inférieurs aux avantages, des avantages qu’ils restent à comprendre, mais c’est une autre histoire. Tony Hayward est dans la même situation : il sait que Washington est à porté de main. Il sait qu’il a les moyens de faire chuter Barack Hussein Obama en fabricant une sorte de BPgate. Ceux qui veulent s’informer de la réalité et ne pas se contenter de la communication de BP relayée par 98 % des médias savent que cette affaire de marée noire est essentiellement une affaire de corruption de l’Administration US sans oublier que la situation réelle sur le terrain reste extrêmement dangereuse à cause du gaz méthane qui menace de tout faire exploser. C’est pourquoi, comme le titre Le Monde, « le ton monte entre la Maison Blanche et l’actuel directeur de BP » (3).

23 :30 FR / 17 :30 US – M. Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche, prend beaucoup de risques à provoquer Tony Hayward (4), le futur ex DG de BP. En déclarant que « malgré sa démission, [Tony Hayward] devrait répondre aux convocations dans le cadre des enquêtes menées sur la catastrophe », M. Gibbs expose la Maison Blanche à une sorte de BPgate puisque Tony Hayward n’aura aucun mal à prouver que cette catastrophe est le résultat de la corruption de l’Administration US ce qui est beaucoup plus grave, dans les circonstances actuelles de faiblesse de la Maison Blanche, que les "imprudences" de sécurité commises par BP. Il s'agit là d'une nouvelle erreur stratégique de Barack Hussein Obama qui n'évalue pas correctement le rapport de force qui, au-delà des illusions de la communication, lui est défavorable.


Notes et références.


(1) « Avec la nomination de Bob Dudley, BP s'offre un nouveau visage », lemonde.fr, 27 juillet 2010Pendant cinq ans, il fut directeur général d'une entreprise formée en 2003 par BP et des actionnaires russes pour exploiter des gisements en Sibérie (ndlr : si Bob Dudley emploie les mêmes méthodes pour régler la problème de la marée noire dans le golfe du Mexique que celles utilisées en Sibérie, je ne donne par cher des habitants de la région. Mais puisque les Américains sont convaincus qu'ils vivent dans une démocratie exemplaire - si ce n'était pas le cas, il y a longtemps qu'ils se seraient révoltés - tant pis pour eux...).

(2) " Marée noire dans le golfe du Mexique: mais où est passé le pétrole?", google.com avec AFP, 27 juillet 2010... Maintenant que la fuite a été enrayée au fond du golfe du Mexique, le nettoyage de la marée noire revient au coeur des préoccupations et une question lancinante se pose: où est passé tout le pétrole qui s'est déversé dans l'océan depuis trois mois ?...

(3) " Le ton monte entre la Maison Blanche et l'actuel directeur de BP", lemonde.fr, 27 juillet 2010... La Maison Blanche a répliqué aux propos du PDG sortant de BP, Tony Hayward, qui s'est plaint, mardi 27 juillet, d'avoir été "diabolisé" aux Etats-Unis lors de la marée noire dans le golfe du Mexique. "C'est un jour très triste pour moi. Que ce soit juste ou injuste n'est pas le problème. Je suis devenu le visage public [du groupe] et j'ai été diabolisé et vilipendé", a déclaré le directeur lors d'une conférence téléphonique suivant l'annonce de sa démission, qui prendra effet en octobre.

"Ce qui n'est pas juste, c'est ce qui s'est passé dans le golfe. Ce qui n'est pas juste, c'est que les actes de certains ont provoqué la pire catastrophe que notre pays ait jamais vue", a répliqué le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, lors de son point de presse quotidien... (ndlr : sauf que Robert Gibbs sait parfaitement que le principal responsable de cette catastrophe est son administration qui a donné une autorisation de forage offshore sans fournir à PB les informations nécessaires pour que les ingénieurs adaptent leur forage à la situation du terrrain qui est en fait une poche de gaz méthane et qui fait qu'il est impossible de résoudre le problème de la fuite du puits d'ou les multiples échecs des ingénieurs à régler ce problème).

(4) " La Maison Blanche répond à Hayward", lefigaro.fr, 27 juillet 2010... Le porte-parole a aussi dit penser que le dirigeant, malgré sa démission, devrait répondre aux convocations dans le cadre des enquêtes menées sur la catastrophe. "Notre opinion est que M. Hayward devrait se rendre disponible", a-t-il affirmé.