samedi, juillet 17, 2010

17 juillet 2010 – Marée noire : tests, les ingénieurs s’interrogent.



13 :12 - Selon CNN (1), 16 juillet 2010, les premiers résultats des tests de pression ne permettent pas de savoir s’il existe des fuites ou pas (5) dans le puits défaillant de BP. En effet, 24 heures après la fermeture totale du bouchon, la pression était de 6 700 PSI. La pression normale aurait du être entre 8 et 9 000 PSI pour être certains de l’absence de fuites dans le puits. D’après les déclarations de l’amiral en retraite Thad Allen faites avant les tests, une pression inférieure à 8 000 PSI serait la preuve de l’existence de fuites. Et voilà qu’aujourd’hui, on nous annonce que les 6 700 PSI de pression (6) pourrait aussi s’expliquer par un délai d’attente nécessaire pour atteindre la bonne pression dans le puits (3) ou par une baisse de la pression de la poche suite au déversement continue de pétrole et de gaz pendant trois mois et responsables de la marée noire. Cette énigme pourrait expliquer la confusion qui règne dans les déclarations officielles de BP, de Thad Allen (4) et même de Barack Hussein Obama lui-même pour qui « il ne faut pas crier victoire trop tôt » (2).
14 :25 – Il n’aura pas été nécessaire d’attendre la fin du week-end pour que les médias reconnaissent que la situation du puits de BP au fond du golfe du Mexique est loin d’être réglée (9). En effet, les résultats des tests sont plus inquiétants que rassurants car ils indiquent qu’il existe bien une ou plusieurs fuites dans ce maudit puits. Le problème des ingénieurs étant qu’ils ne parviennent pas à détecter où sont ces fuites. L’hypothèse que la faible pression enregistrée actuellement dans le puits, environ 6 700 PSI, proviennent d’une baisse de la pression de la nappe souterraine de pétrole et de gaz ne semble pas pouvoir être confirmée avec certitude.

15 :00 – Barack Hussein Obama a déclaré que la seule solution pour résoudre ce problème réside dans les deux puits de secours creusés par BP. Or, ces deux puits de secours ne peuvent servir que pour placer deux mini-bombes nucléaires (suffisamment miniaturisées pour pouvoir être glissées dans les tubes). Pourquoi ? Parce qu’il est impossible d’ « orienter un train de forage avec précision pour aller taper dans un puits existant après un trajet de plus de cinq kilomètres...” (2). Autrement dit, ces deux puits de secours pourront au mieux approcher le puits existant de quelques mètres mais en aucun cas l’atteindre avec précision pour pouvoir établir une connexion fiable permettant de dévier le flus de pétrole et de gaz. Tout cela est facile à comprendre même sans être expert en matière de forage. Ce que nous raconte BP, Thad Allen et Barack Hussein Obama ne sont que des mensonges.
15 :20 – Contrairement à ce qu’avait annoncé BP (7), la firme prend un maximum de risque en ne rouvrant pas les vannes (8) de son nouveau bouchon alors qu’après 24 heures de test, la pression constatée indique la présence d’une ou de plusieurs fuites.


16 :00 – Pour rétablir le pouvoir qu’il n’a plus, Barack Hussein Obama compte sur l’aide de BP. Une explosion du puits du golfe du Mexique entrainant une catastrophe dans toute la région serait la bienvenue pour Barack Hussein Obama qui risque de perdre les prochaines élections de novembre 2010. Or, les décisions prises par BP concernant ce puits indiquent que BP fait tout son possible pour provoquer cette explosion. En effet, ne pas ré-ouvrir les vannes (11) du nouveau bouchon placé à la tête du puits défaillant alors que la pression de 6 700 PSI indique la présence d’une ou plusieurs fuites ne peuvent s’expliquer que par la volonté de BP de créer les conditions d’une nouvelle catastrophe qui serait l’équivalent d’un 11 septembre 2001 qui permis à W Bush de remporter un second mandat. Il ne s’agirait pas d’une attaque terroriste comme l’envisage le Dr Jack Wheeler (10), mais d’une attaque climatiste, conformément à la théorie PointZero.

17:30 – L’intérêt de faire croire à la réussite des tests sur le puits réside aussi dans le sauvetage de la première entreprise britannique en termes de capitalisation. Si le puits s’avère irrécupérable, les coûts occasionnés par la pollution seront quasiment illimités et BP disparaîtra (12) ce qui pourrait être un coup mortel pour l’Empire britannique déjà très mal en point.
22:30 – 48 heures après avoir stoppé la fuite, BP décide de prolonger les tests (13) sans fournir de détails sur la situation. Cela peut signifier que les ingénieurs ne parviennent pas à comprendre ce qu’il se passe dans ce puits ou que BP souhaite se donner un peu de temps pour consulter les plus hautes autorités (actuellement en week-end dans le Maine) avant de prendre une nouvelle décision.
23 :30 – Il existe visiblement des tensions entre les responsables de BP et Thad Allen. Ces tensions révèlent l’incroyable légèreté avec laquelle la pétrolière a l’habitude de gérer ses affaires. Si les décisions ne tenaient qu’à BP, il est certains que le puits serait déjà connecté aux navires de surface et qu’au premier ouragan, BP aurait déconnecté ses navires et lâché le pétrole et le gaz sortant du puits dans l’océan sans aucun scrupules. Il se trouve que cette fois-ci, les autorités politiques semblent vouloir faire leur travail en privilégiant la sécurité aux intérêts financiers. Cette expérience forcée et inédite aura certainement des conséquences importantes sur les pratiques de l’ensemble du secteur pétrolier qui devra apprendre à respecter de nouvelles règles professionnelles en vue de garantir la protection de l’environnement. Nous ne pouvons que nous en réjouir même si tout cela arrive un peu tard.
A suivre…

Notes et références.

(1) « Testing proceeds on BP's undersea well past 24-hour mark”, us.cnn.com,
16 juillet 2010...

(2) " La prudence est encore de mise", radio-canada.ca, 16 juillet 2010... Le président américain Barack Obama estime que l'arrêt de la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique est une bonne nouvelle. Il a toutefois ajouté, lors d'un point de presse vendredi, qu'il fallait rester prudent et que le problème ne sera résolu pour de bon que lorsque les deux puits de secours seront terminés... (ndlr : comme je l'explique depuis des jours, cette solution n'est que du bluff car "...tous les efforts de BP pour contenir cette fuite sont là pour amuser la galerie. Tous les experts vous diront que le seul moyen de tuer un puits est d'en percer un autre qui va l'intercepter. C'est une opération très difficile, orienter un train de forage avec précision pour aller taper dans un puits existant après un trajet de plus de cinq kilomètres... C'est pour cela que BP a mis deux plateformes sur le coup, afin de maximiser les chances de succès. Mais ce n'est pas gagné. Peut-être 15% de chances pour chacun des deux forages de déviation...". Source : http://www.slate.fr/story/22671/bp-forage-en-eaux-profondes-bricolage-post-catastrophe. C'est pourquoi je suis convaincu que lorsque Thad Allen parle de solution ultime, il parle de l'emploi d'une ou deux mini-bombe nucléaire.)



(3) "Marée noire-USA: Aucun signe de fuite de pétrole depuis le début d'un test crucial (BP) ", atlasinfo.fr, 17 juillet 2010... La possibilité que, emprisonné dans le puits bouché par l'entonnoir, le pétrole comprimé ne finisse par créer des brèches et par se répandre à nouveau dans l'océan constitue l'une des principales inquiétudes des équipes sur place....

(4) " Marée noirée: au lendemain de l’arrêt de la fuite de pétrole, l’Amérique reste prudente", cftchus.blogvie.com, 17 juillet 2010... L’amiral Allen a indiqué que la pression augmentait de 0.1 à 0.6 bar par heure, ce qui était bon signe. Mais 24 heures après le début du test, le niveau de la pression dans le puits laisse planer “un doute sur l’existence éventuelle d’une fuite”, a dit M. Allen. .. (ndlr : une fuite qui pourrait se produire par une fissure du sol au delà des zones surveillées par les ROV de BP)

(5) "Marée noire: deux jours après l'arrêt de la fuite de pétrole, l'espoir renaît", francesoir.f, 17 juillet 2010... La possibilité que le pétrole comprimé, emprisonné dans le puits bouché par l'entonnoir, finisse par créer des brèches et par se répandre à nouveau dans l'océan constitue cependant la principale inquiétude des équipes sur place.. (ndlr : cette inquiétude est motivée par la faible pression enregistrée dans le puits après 24 heures de fermeture par le bouchon)
(6) "Marée noire : le puits ne fuit plus mais son niveau de pression inquiète", lemonde.fr, 17 juillet 2010... Une pression supérieure à 7 500 livres par pouce carré (3 400 kg pour 0,09 m2) montrerait que le puits est intact. Un résultat inférieur à 6 000 livres signifierait au contraire qu'il est endommagé, a expliqué Thad Allen. Or, vendredi après-midi, la pression était proche de 6 700 livres, un résultat équivalent à celui annoncé par BP huit heures plus tôt, et elle augmentait de deux à dix livres par pouce carré et par heure, a-t-il précisé....
(7) " Marée noire : les tests «encourageants» selon BP", lefigaro.fr, 16 juillet 2010... BP avait assuré que si les ingénieurs voyaient une augmentation trop faible de la pression par rapport à leurs prévisions, ils rouvriraient «immédiatement» les valves afin de ne prendre aucun risque... (ndlr : si BP prend tous les risques en laissant les vannes fermées alors que la pression est mauvaise, c'est qu'il est question d'intérêts financiers qui passent avant l'intérêt des populations du golfe du Mexique).
(8) "Marée noire: pour l'instant, aucun indice que le puits ne résiste pas", tv5.org, 17 juillet 2010... Il a souligné que la pression à l'intérieur du puits, qui a été totalement fermé jeudi à 20H25 GMT pour la première fois depuis le début de la marée noire en avril, avait continué à augmenter. Les données recueillies se trouvent "tout à fait" dans la fourchette prédite par les ingénieurs, a-t-il ajouté. M. Wells a toutefois souligné que les tests n'étaient pas terminés et qu'il fallait encore attendre pour être tout à fait certain que le puits puisse résister à l'augmentation de la pression et qu'on le maintienne fermé... (ndlr : attendre quoi ? Que le puits explose ?)
(9) "Marée noire : l’hémorragie stoppée… pour le moment", francesoir.fr, 17 juillet 2010... « Tout cela n’est qu’un pas provisoire du confinement », a précisé le contre-amiral Thad Allen, chef des gardes-côtes américains. Il faut attendre quelques heures : si la pression reste forte, cela signifie qu’aucune brèche n’est apparue, et l’entonnoir pourra entrer en fonction. A défaut, une autre solution pourrait intervenir, pas avant début août, lorsque les deux puits de dérivation seront opérationnels. Le puits principal pourra alors être définitivement obturé, avec de la boue et du ciment. En attendant, « une bonne partie du pétrole va se déposer au fond de la mer. Dès qu’un orage ou une tempête éclatera, il sera poussé sur la plage », regrette Paul Montagna, du Harte Research Institute for Gulf of Mexico Studies...
(10) " BHO et son 9/11 électoral", dedefensa.org, 17 juillet 2010... D’où la floraison des hypothèses. Il y a celle d’une attaque contre l’Iran pour assurer une victoire de démocrates. Il y a désormais celle, qui est un grand classique de toute élection US, d’une attaque terroriste provoquée, pour indirectement provoquer un mouvement de rassemblement autour du président. Le docteur Jack Wheeler, un dur de dur situé à l’extrême droite des neocons, expose cette hypothèse qui lui plaît manifestement, et il y trouve évidemment une confirmation dans un article du Financial Times du 13 juillet consacré à la difficile position d’Obama...
(11) "Marée noire : le nouvel entonnoir semble résister", lefigaro.fr, 17 juillet 2010... «Si nous prenons la décision de réouvrir le puits, du pétrole s'écoulera dans le golfe pendant un certain temps», a souligné M. Wells, le temps de raccorder les lignes de pompages à la tête de puits. Ce qui constituerait évidemment un échec de taille pour le groupe pétrolier qui tente depuis la fin du mois d'avril d'endiguer la plus importante marée noire de l'histoire des Etats-Unis... (ndlr : il est de plus en plus clair pour moi que les décisions de BP sont prises par rapport à des enjeux financiers. La façon dont est gérée cette affaire est conforme à l'esprit de la révolution postmoderne qui privilégie les intérêts financiers aux intérêts des populations. L'intérêt financier de BP est de faire croire le plus longtemps possible que le puits est réparé. Le plus longtemps possible, c'est à dire le temps de négocier dans les meilleures conditions possible la vente d'actifs et de faire remonter le cours de ses actions pour que Goldman Sachs et quelques autres fonds de pension puissent sauver leur mise quitte à faire courir un maximum de risques aux populations du golfe du Mexique exactement comme dans le cadre de la crise financière).
(12) " Marée noire : le puits résiste, assure BP", lemonde.fr, 17 juillet 2010... La compagnie britannique, dont la capitalisation boursière a fondu de moitié dans les deux premiers mois de la crise avant de rebondir fin juin, a perdu 5 %, vendredi à Wall Street. Le premier ministre David Cameron, qui se rend la semaine prochaine aux Etats-Unis, a annoncé vendredi qu'il évoquerait le sujet avec le président Obama. "Il est important qu'à la fin de ce processus, on ait une compagnie stable et forte qui soit en mesure de survivre, pas seulement pour verser les indemnités que réclament les Américains, mais aussi pour qu'elle continue à prospérer comme une grande compagnie britannique."
(13) " Marée noire: BP décide de prolonger les tests sur le puits", lepoint.fr avec AFP, 17 juillet 2010... "Nous continuons par phases de six heures à chaque fois. S'il y a un changement dans notre façon de faire, nous l'annoncerons", a déclaré samedi après-midi Mark Salt, un porte-parole de BP, à la fin de cette période de 48 heures.