vendredi, juin 25, 2010

Marée noire : la guerre d’Obama contre le pétrole n’est ni juste ni légale.

25 juin 2010 – Aussitôt après l’explosion de la plate-forme offshore de BP dans le golfe du Mexique le 20 avril 2010, Barack Hussein Obama décréta un moratoire de six mois gelant les nouveaux forages en eaux profondes dans la zone. Ce moratoire vient d’être levé par un tribunal de Nouvelle-Orléans. La Maison Blanche a déclaré qu’elle ferait appel de cette décision (1).

Le juge estime qu’en décrétant ce moratoire, Barack Hussein Obama a pris une décision générale alors « qu’une seule plate-forme était en cause ». Cette punition collective, argumente le juge, pénalise injustement l’économie de la région et devient, avec ce jugement, illégale d’autant que quelques semaines avant la catastrophe, Barack Hussein Obama venait de donner son accord pour le développement des plateformes en eaux profondes pour l’ensemble de la région.

Si la catastrophe est le résultat d’imprudences de BP, comme l’affirme Barack Hussein Obama, ce que seule une enquête pourra confirmer, ce moratoire qui pénalise l’ensemble de l’industrie pétrolière de la région ne peut se justifier que par l’application du principe de précaution, un principe qui n’existe pas aux Etats Unis.

Barack Hussein Obama montre qu’il navigue au gré des évènements ce qui n’est pas, à priori, ce qu’on attend du président de ce que beaucoup considèrent encore (mais pour combien de temps ?) comme la première puissance militaire mondiale, c'est-à-dire une puissance souveraine par excellence.

Une hyper-puissance pourtant incapable de colmater un tube de quelques centimètres de diamètre… comme les images du puits dégorgeant son pétrole transmises en direct par BP finissent par graver durablement dans la tête des gens du monde entier et dont la persistance sur nos écrans n’est pas sans rappeler les images en boucle des tours en flammes de New-York.

A noter que ces images viennent de nous montrer la capacité politique de BP d’enlever l’entonnoir qui couvre le puits libérant ainsi des milliers de barils supplémentaires de pétrole dans le golfe du Mexique. Politique parce qu'il se trouve que cette opération très médiatique survient au lendemain de la déclaration de la Maison blanche concernant son éventuel appel du jugement du tribunal de Nouvelle-Orléans (3)

Une coïncidence ou une menace… du nouveau « M. marée noire » de BP, Bob Dudley, chargé de régler cette crise, c'est-à-dire de mettre un terme rapide à la guerre contre le pétrole déclarée pompeusement mais précipitamment par Barack Hussein Obama ? (2).

Notes et références.

(1) « Golfe : le lobby pétrolier ne se contente pas de faire pression », dedefensa.org, 24 juin 2010

(2) « Bob Dudley, le nouveau « M. marée noire » de BP, un Américain rompu aux crises », romandie.com, 24 juin 2010Robert Dudley a été nommé mercredi par le groupe britannique pour prendre la relève du directeur général Tony Hayward à la tête de la gestion d'une des pires crises que le géant pétrolier ait connu

(3) "Marée noire : reprise du pompage et le moratoire sur les forages reste annulé", france-info.com, 25 juin 2010 ... l’administration Obama a demandé à un juge fédéral de suspendre sa décision d’annuler le moratoire sur les forages pétroliers en haute mer le temps qu’elle dépose un recours et que la cour d’appel se prononce. Mais le juge a estimé que la demande était “prématurée”. Il a néanmoins donné un délai supplémentaire à l’administration pour se conformer à l’interdiction du moratoire qu’il avait prononcée mardi. Le délai est donc passé de 21 jours à 30... (ndlr : Barack Hussein Obama ne contrôle plus rien... pas même ses juges !)