La volonté de développer les forages en eaux très profondes est motivée par deux raisons :
1 – le pétrole abiotique est fabriqué naturellement dans les zones où l’eau de mer peut traverser le plancher océanique pour rejoindre la surface du magma terrestre. Ces zones se situent logiquement là où le plancher océanique est le plus mince et le plus perméable, c'est-à-dire au fond des océans.
2 – ce type de pétrole est un produit de synthèse fabriqué à partir de minéraux naturels existants en quantités quasiment illimitées et non pas à partir de matières fossiles existantes en quantités limitées.
Nous disposons donc de quantités potentiellement illimitées de pétrole, il suffit d’aller les chercher et c’est là que les problèmes commencent comme le montre la marée noire du Golfe du Mexique.
En effet, percer le plancher océanique pour atteindre la surface du magma terrestre présente des dangers considérables étant données les conditions extrêmes régnants dans cette zone. Il nous faut donc supposer que la principale erreur des dirigeants de BP aura été d’avoir mal évalué le rapport avantage/inconvénient de leur entreprise dans le Golfe du Mexique. Selon certaines sources, les Russes s’y seraient déjà cassés les dents mais à l’époque, dans les années 50/60, les intérêts financiers n’étant pas leur priorité, ils y auraient sagement renoncés.
Ce qu’il faut donc essayer de comprendre, c’est la raison pour laquelle BP a mal évalué les risques de cette opération dans le Golfe du Mexique parce que je ne crois toujours pas qu’il s’agisse seulement de petites économies de quelques centaines de milliers de dollars sur des systèmes de sécurité mais quelque chose de beaucoup plus fondamentale qui a à voir avec la crise de notre civilisation (une crise qui se manifeste dans d’autres domaines comme nous le verrons au prochain paragraphe).
Quand Barack Hussein Obama accuse BP d’imprudences et non pas de crimes, il donne la clé de cette crise de civilisation qui réside dans la priorité accordée aux rendements financiers de nos actions au détriment de leur utilité sociale. Barack Hussein Obama, un messie de la révolution postmoderne, ne voit dans cette catastrophe qu'une imprudence financière et non pas un crime contre l'humanité (7) (8).
Je m’explique : quand j’écris que BP a mal évalué les risques, je parle d’un point de vue qui n’est pas celui de BP parce que BP n’est plus une entreprise pétrolière (British Petroleum) qui produit le pétrole dont nous avons besoin pour vivre dans des conditions normales de sécurité et de liberté (c’est notre point de vue) mais est devenue une entreprise financière (9) (Beyond Petroleum) qui produit l’argent dont nous avons (de par notre défaillance psychologique) encore plus envie quels que soient les risques encourus et que l’appât des rendements financiers quasiment illimités rend invisibles (c’est le point de vue de BP et de ses actionnaires).
La marée noire du Golfe du Mexique est devenue l’une des trois crises majeures de notre civilisation (1) avec la crise financière et la guerre en Afghanistan. Ces trois crises majeures ont en commun qu’elles sont le résultat d’une logique financière qui aveugle nos responsables politiques sur les autres aspects de la réalité des choses et les détourne des obligations pour lesquelles ils sont pourtant élus :
1 – La marée noire est le résultat d’une erreur d’évaluation sur les risques encourus par un forage en eaux profondes dans le Golfe du Mexique. La rentabilité financière (4) d’un tel forage a prévalu sur les risques pourtant connus par les ingénieurs de BP et liés aux conditions du forage.
2 – La crise financière est le résultat d’une erreur d’évaluation sur les risques encourus par les crédits hypothécaires US. La rentabilité financière de ces crédits a prévalu sur les risques pourtant connus par certains économistes indépendants d’insolvabilités des emprunteurs.
3 – La déroute de l’OTAN en Afghanistan est le résultat d’une erreur d’évaluation sur nos capacités militaires. La rentabilité financière pour les mercenaires proches du pouvoir a prévalu sur les risques d’une déroute militaire pourtant dénoncée par le général McChrystal en charge de cette guerre perdue d'avance et viré pour l'avoir dénoncé publiquement.
Dans ces trois cas, l'erreur d’évaluation est provoquée par un décalage entre ce que devrait être le point de vue de nos responsables politiques, le point de vue de l’intérêt des populations et, par conséquent, une évaluation responsable et réaliste des risques, et le point de vue qu’ils défendent qui est celui des intérêts financiers. C’est ce qu’on appelle le fascisme, la soumission aveugle du pouvoir politique aux intérêts financiers.
Tout ceci étant dit, cette marée noire m’a au moins convaincu que nous ne manquions pas de ressources pétrolières pour notre avenir à long terme (5) (6) mais que nous devons investir tout notre savoir pour trouver les moyens technologiques de l’exploiter dans des conditions de sécurité suffisantes et de façon à respecter notre environnement.
Je ne crois donc plus dans la théorie du pic pétrolier et encore moins à la propagande écologiste du changement climatique (3). Je ne crois pas davantage dans la nécessité d’aller conquérir l’espace à la recherche de je ne sais quel miracle énergétique. Par contre, je crois plus que jamais en la générosité infinie de notre Terre qui sera toujours là pour compenser nos faiblesses humaines.
Notes et références.
(1) « La triple crise qui menace l’Amérique », dedefensa.org, 29 juin 2010… Trois occasions de sombrer menacent l'Amérique: l'Afghanistan, le geyser pétrolier du golfe du Mexique et une nouvelle crise des crédits hypothécaires...
(2) " Si rien n’est fait, le désastre pétrolier de BP peut ravager l’Europe ", diatala.org, 10 juin 2010... Selon Kutcherov, un spécialiste de premier plan de la théorie de l'origine inorganique (abiogenic, non issu de la décomposition d’organismes vivants) du pétrole dans les profondeurs, « BP a foré dans ce que nous appelons un "canal de migration", une profonde faille où les hydrocarbures sont générés dans les profondeurs de notre planète, migrent vers la croûte terrestre, et sont accumulés dans les roches. Quelque chose comme Ghawar en Arabie saoudite. » Ghawar, le champ pétrolifère le plus prolifique du monde, produit des millions de barils par jour depuis près de 70 ans, et la fin n’est toujours pas en vue. D’après la science abiotique, Ghawar comme tout gisement pétrolier et gazier géant partout dans le monde, est situé sur un canal de migration similaire à celui qui fait la richesse pétrolière du Golfe du Mexique.
(3) "Paul McCartney assimile le scepticisme face au réchauffement global, à la négation de la Shoah", actualite-israel.com, 29 juin 2010... Se référant à la marée noire dans le golfe du Mexique il a affirmé : ''Malheureusement, nous avons besoin de telles catastrophes pour montrer aux gens. Certains ne croient pas aux mises en gardes sur le climat comme d'autres ne croient pas qu'il y ait pu avoir l'Holocauste''. (ndlr : c'est un argument qui non seulement ne marche plus mais qui provoque, en tout cas en moi, un effet contre productif)
(4) " Les risques que BP fait encourir à la Grande Bretagne", knowckers.org, 29 juin 2010 ...17% du volume des retraites versées aux Britanniques dépendent de la survie de BP...
(5) " Hydrates de gaz : l'énergie des profondeurs", www2.cnrs.fr, juillet-août 2005... « En fait, cette mission internationale est très particulière », explique Benoît Ildefonse, du laboratoire de tectonophysique 2 à Montpellier et président du comité IODP-France. Son objectif est de recueillir les données nécessaires à la validation d'un modèle géologique d'accumulation dans le sédiment des hydrates de gaz : une étrange glace faite d'un mélange de molécules d'eau et de gaz, essentiellement du méthane, le fameux CH4 de nos manuels scolaires. Un gaz qui s'est formé au cours des âges à partir du carbone organique mélangé aux sédiments. Les molécules d'eau s'y organisent en petites cages, stabilisées par les forces de Van der Walls, qui emprisonnent les molécules de méthane, de propane, de chlore, d'hydrogène sulfuré, de gaz carbonique… Ces cages de glace et leurs prisonnières forment ce qu'on appelle un clathrate.
Une étrangeté qui est loin d'être anecdotique si l'on songe que, selon l'USGS, le service géologique américain, la quantité de carbone ainsi piégé pourrait être, « à la louche », de… dix mille milliards de tonnes. Or, dix mille milliards de tonnes, c'est deux fois la quantité du carbone prisonnier de l'ensemble des gisements mondiaux – exploités ou non – de pétrole, de gaz naturel et de charbon.
(ndlr : la fameuse glace qui fit échouer la première tentative de couvercle sur le puits de BP ???)
(6) "Un océan de secrets dans les fonds marins", ledevoir.com, 2 mai 2009... Les sédiments des fonds marins renferment aussi d'importantes sources potentielles d'énergie sous la forme d'hydrates de méthane, aussi appelées glaces de méthane. Ces molécules de méthane piégées dans des cages de molécules d'eau se forment sous certaines conditions de pression et de température dans les sédiments de tous les océans du monde. «Le potentiel en terme de réserves de carbone fossile liées à ces arbres de gaz est vraisemblablement gigantesque, voire supérieur à toutes les autres sources connues de carbone fossile (charbon, pétrole, etc.), précise M. Ildefonse. Mais, pour autant, on ne sait pas comment on pourrait les exploiter, car dès qu'on sort ces glaces de leur contexte, elles fondent et le gaz se libère.... (ndlr : encore ces fameuses glaces...)
(7) "Sont-ils en train de tuer le Golfe volontairement ? ", blogs.myspace.com, 22 juin 2010... Le cartel du secteur monétaire/bancaire international privé et étranger contrôle ses marionnettes à Washington comme il contrôle ses exécutifs des sociétés pétrolières. Et tout ce que le cartel fait est anti-vie, absolument sans aucune exception. Et leur prétendu nettoyage du pétrole du Golfe est un cas flagrant à ce sujet. Au lieu de nettoyer la catastrophe sans précédent créée par le cartel de méga-sociétés (Halliburton, Transocean, et British Petroleum), ces mêmes entreprises semblent être en train de tuer intentionnellement notre Golfe du Mexique, sous le prétexte de le nettoyer....
(8) "Gazés dans le Golfe : Le nouveau syndrome de la guerre du Golfe", infoguerilla.fr, 29 juin 2010... Le complexe pétro-chimique-militaro-industriel, est en train de gazer les résidents de la côte du Golfe avec des produits toxiques comme le benzène et le dispersant Corexit à des niveaux dangereusement élevés, dans la plus grande opération militaire américaine intérieure à ce jour. L’armée et la FEMA sont engagées dans des plans d’urgence pour 36 zones urbaines du Texas à la la Floride, à cause du volcan de pétrole du Golfe instoppable de la taille du mont Everest, ainsi que le rapporte WMR, laissant présager des évacuations. Certaines personnes sont avisées de déménager dès maintenant....
(9) " La très rentable activité de trading de BP victime collatérale de la marée noire", lemonde.fr, 30 juin 2010... C'est ici, à New York, Houston ou Londres, qu'est installée l'activité la plus secrète du groupe d'hydrocarbures britannique : le trading sur les produits pétroliers et gaziers. Pour les détracteurs, l'accent mis par le géant énergétique sur cette activité financière spéculative très rémunératrice illustre les dysfonctionnements ayant conduit à la tragédie de la plate-forme Deepwater Horizon....
2 commentaires:
EN FAIT JE CROIS COMPRENDRE QUE BP A SOUSTRAITÉ EVEC UNE COMPAGNIE
OCEAN QQ CHOSE QUI EST CELLE QUI A CREUSÉ.. JE N' AI PAS D' INFOS SUR CETTE COMPAGNIE A CETTE HEURE MAIS CE SERAIT UTILE PT ETRE DE SAVOIR QUI ILS SONT..
c' est eux....
ils osent dire donnez forme a votre futur
forme de squelettes????
http://www.deepwater.com/fw/main/Home-1.html
et ici leurs realisations en cours..
http://en.wikipedia.org/wiki/Transocean
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