mercredi, mai 12, 2010

Plan de sauvetage européen : l’euro est mort.


Comme son nom l’indique, un plan de sauvetage consiste à « sauver les meubles » d’un désastre considéré comme inévitable. Ce plan de sauvetage massif européen de 750 milliards nous informe que le désastre est là sinon ce plan n’existerait pas. Logique. Le désastre, puisqu’il s’agit d’un « plan euro », c’est la fin de l’euro (1).

Nous devons donc considérer que la monnaie que nous utilisons encore aujourd’hui pour nos achats quotidiens ne vaut plus rien. Nous continuons de l’utiliser par habitude, par ce que nous n’en avons pas d’autres à disposition mais nous devons comprendre qu’elle est morte : elle ne représente plus rien, à peine le papier sur laquelle elle est imprimée.

La prochaine étape de la crise financière européenne dévoilera aux européens cette réalité : ils n’ont plus un centime. Ils devront faire la queue pour obtenir des tickets de rationnement pour acheter leur pain. Pire : ces tickets de rationnement seront distribués en échange de reconnaissances de dettes garanties par leur patrimoine, pour ceux qui en ont un. Les autres devront se débrouiller.

A chacun d’imaginer qu’il se retrouve du jour au lendemain, probablement à l’issue d’un long week-end, sans argent disponible, ni dans la poche, ni en banque. Une situation qui pourrait se prolonger plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines pour certains, le temps qu’un nouveau système monétaire soit mis en place, dans l’urgence et le désordre. C’est exactement à cela que viennent d’échapper les Grecs, pour quelques temps. C’est à ce désastre, mais à l’échelle européenne, que nos zélites nous conduisent.

C’est ça la révolution postmoderne.

Notes et références.

(1) " L'euro écrasé par l'incertitude en Europe", lefigaro.fr, 12 mai 2010... Désillusion sur le marché des changes. Le cap des 1,3 dollar pour un euro

n'a pas tenu plus de quatre heures lundi, après l'annonce de l'accord européen pour un plan herculéen d'aide à l'Union européenne. ..