Alors que jusqu’à présent, Barack Hussein Obama tenait BP pour responsable de la catastrophe, donc de son coût financier, le président vient d’opérer un virage à 180° en endossant « la responsabilité finale » de la marée noire (1) qui pollue depuis plus d’un mois le Golfe du Mexique. Cela signifie « qu’en dernier ressort », c’est le contribuable qui payera la note. C’était la condition imposée par la City de Londres (le patron de BP) pour finaliser le colmatage du puits et sauver BP de la ruine. Encore une fois, ce sont donc les financiers qui ont gagné. Pour autant, les déclarations de Barack Hussein Obama suffiront-elle pour satisfaire la City ? Les traders ont tout le week-end pour réfléchir à la question et préparer leur réponse pour l’ouverture de la bourse lundi matin.
Cette catastrophe pourrait se révéler une excellente affaire pour les bons spéculateurs « initiés » qui utilisent la fuite comme un pistolet pointé sur la tempe de Barack Hussein Obama. Il y a deux jours, le président de BP, Carl-Henric Svanberg n'a-t-il pas déclaré que « Les Etats-Unis sont un grand et important marché pour BP, et BP est également une entreprise grande et importante pour les Etats-Unis, avec sa contribution au forage et à la production de gaz et de pétrole".(2) Comme quoi, certains ont les moyens de se faire comprendre.
Les USA sont dirigés par un type qui ne sait rien faire d’autre que de s’incliner et faire payer par les citoyens les crimes d'une certaine élite mafieuse. C’est pour cette raison que la City de Londres, via Wall Street, a placé Barack Hussein Obama (lui ou un autre, cela ne changerait pas grand chose...) à la Maison blanche. La gestion de cette marée noire par Barack Hussein Obama est en tout point semblable à celle de la crise financière. Elle consiste à socialiser les pertes tout en permettant aux spéculateurs de faire fortune car le moyen de gagner vite et beaucoup d’argent aujourd’hui est de parier sur des crises, crise financière, pandémie, marée noire, etc. Tout ce système n’est qu’un jeu de massacres aveugles au bénéfice de quelques uns grâce à la complicité de nos responsables politiques que leur élection démocratique rend intouchables.
Je n’en conclue pas pour autant que tout notre système est pourri mais plutôt qu’il est noyauté par un groupuscule de néo- fascistes opportunistes qui utilise la finance comme des voyous. Ces gens-là vont aujourd’hui de victoires en victoires grâce à leurs complices à la tête de nos Etats. Leur force réside dans la faiblesse de nos structures étatiques forcément incapables de résister à leurs attaques financières. L’Espagne est le dernier exemple en date. Alors que le gouvernement vient de voter sous la pression de Bruxelles et du FMI une politique d’austérité sans équivalent dans son Histoire, sa note vient d’être dégradée (3) justement à cause des risques que cette politique d’austérité fait peser sur le retour de la croissance. En sommes, quoi que fasse les Etats, ils sont cuits. C’est une victoire totale du marché, l’arme financière de destruction massive au service de cette ONG politico-financière de malfaiteurs qu’il faudrait rapidement interdire. En dernier ressort, comme dit l’autre, seul le peuple à le pouvoir de le faire mais anesthésié par les médias aux ordres, il l’ignore encore.
Notes et références.
(1) « En Louisiane, Obama endosse "la responsabilité finale" de la marée noire », lemonde.fr, 29 mai 2010… Je prends en fin de compte la responsabilité finale de trouver une solution à cette crise. Je suis le président et je suis le responsable en dernier ressort", a-t-il résumé devant les gouverneurs des Etats de l'Alabama, de Louisiane et de Floride
(2) « " Marée noire : BP a réussi à colmater le puits", latribune.fr, 27 mai 2010... Le président de BP, Carl-Henric Svanberg, est monté au créneau pour défendre l'entreprise dans les colonnes du Financial Times ce mercredi. "Les Etats-Unis sont un grand et important marché pour BP, et BP est également une entreprise grande et importante pour les Etats-Unis, avec sa contribution au forage et à la production de gaz et de pétrole", a-t-il déclaré...
(3) « L'agence de notation Fitch dégrade la note de l'Espagne », lemonde.fr, 29 mai 2010…La menace pesait depuis un moment, l'agence de notation Fitch l'a mise en application : la note de l'Espagne a été dégradée, vendredi 28 mai, de AAA, la meilleure note possible, à AA+ ouvrant à coup sûr une période d'incertitude pour une économie espagnole déjà mal en point…
(4) " Encore 48h pour savoir si le colmatage de BP a réussi", lemonde.fr avec Reuters, 29 mai 2010... Il (BHO) a annoncé qu'il assumait la responsabilité finale de la catastrophe, au-delà de la responsabilité financière qui incombe à BP... (ndlr : la loi limitant la responsabilité financière de BP à quelques dizaines de millions de dollars, cela signifie bien que ce sont les contribuables US qui vont payer la plus grosse partie de la facture. C'est ce qu'on appelle la socialisation des pertes).
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