samedi, mai 29, 2010

Marée noire : le bluff d’Obama et des médias.

Depuis deux jours, l’ensemble des médias aux ordres nous annoncent que BP a stoppé la fuite de pétrole qui pollue depuis plus d’un mois le Golfe du Mexique. Pourtant, les images transmises en directe par les caméras de BP et les déclarations des responsables de BP indiquent plutôt le contraire : le pétrole continue de fuir du puits situé à plus de 1 500 m sous l’eau.

Nous ne pouvons reprocher aux dirigeants de BP d’être incohérents. Les dirigeants de BP savent exactement ce qu’il en est et le disent clairement puisque même si les ingénieurs de BP parvenaient à stopper la fuite en bouchant le puits, cette solution resterait en tout état de cause fragile et n’écarterait pas définitivement tout risque d’aggravation dramatique de la situation.

En conséquence, nous devrions admettre que la pollution du Golfe du Mexique est un risque qui doit impérativement être considéré comme certain à plus ou moins brève échéance. A partir de là, les responsables politiques devraient agir en conséquence et envisager un statut de réfugié climatique pour l’ensemble des populations locales. Tout ce que peuvent faire les ingénieurs de BP est de retarder la grande catastrophe le temps nécessaire aux politiques pour qu’ils prennent leurs responsabilités.

C’est maintenant qu’il faut préparer et planifier le déplacement des populations du Golfe du Mexique qui ont perdu leurs moyens de subsistance que ce soit par la pêche, le tourisme et même l’exploitation du pétrole. Cette région est condamnée comme l’a été la région de Tchernobyl dont on sait, aujourd’hui, que la lenteur des décisions administratives est responsable de la mort et du traumatisme de centaines de milliers de gens. Pour le Golfe du Mexique, le nombre se comptera par dizaines de millions…

Naturellement, il est intellectuellement difficile d’admettre que le statut de réfugié climatique s’applique à des populations américaines de même qu’il a été difficile à l’Europe d’admettre l’intervention du FMI pour sauver un Etat européen, la Grèce pour ne pas la citer. C’est pourtant cela la révolution postmoderne. C’est la remise en question de nos préjugés les plus tenaces qui ne peuvent cependant pas résister au déchaînement de l’Histoire.

Nous sommes malheureusement dirigés par des responsables politiques qui n’ont pas la moitié du quart des qualités d’un homme d’Etat. Aujourd’hui, un véritable homme d’Etat serait celui qui serait capable de défier le groupuscule néo-fasciste constitué de quelques centaines de personnes au maximum à travers le monde, les personnes qui sont à la tête des principaux groupes financiers et industriels de la planète ainsi que la plupart des chefs d’Etats occidentaux à l'exception notoire de la Pologne mais il vient d'être dézingué...