dimanche, mai 23, 2010

Marée noire : la déroute de Barack Hussein Obama.

Le Président US vient de nommer une commission indépendante (1) pour enquêter sur les causes de la marée noire du Golfe du Mexique et « fournir des recommandations dans les six prochains mois ». Ce qu’il faut noter, c’est que cette commission dite indépendante sera dirigée par William Reilly qui se trouve être à l’origine de la catastrophe en tant qu’ancien directeur de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).

Autant dire tout de suite que cette commission d’enquête, comme celle sur le 11 septembre 2001, ne nous révèlera jamais la vérité sur les causes de cette catastrophe. Personne n’ignore que les commissions nommées par nos responsables politiques ont pour but d’enterrer les affaires dont elles doivent s’occuper. Peu importe. Nous approchons des élections à mi-mandat US et il est probable qu’une majorité d’Américains sauront exprimer dans les urnes leur sentiment de ras-le-bol vis-à-vis de l’Administration de Barack Hussein Obama, le soi-disant messie de notre monde moderne adulé à l’époque par tous nos médias boboïstes hexagonaux.

A la différence de la crise financière, il est difficile pour les autorités politiques, et en particulier pour Barack Hussein Obama, de masquer leurs responsabilités dans la marée noire du Golfe du Mexique ne serait-ce que par le fait d’avoir accepter de la part de BP l’usage de produits hautement toxiques pour disperser les nappes de pétrole sans parler du fait de laisser BP responsable de la lutte contre la pollution (3) qu’elle a elle-même provoquée. De plus, nommer l’ex responsable de l’EPA pour faire la lumière sur cette affaire revient à nommer un mafioso pour lutter contre la mafia et confirme mon jugement précédent.

Ce qui me semble le plus important à dire ici, c’est que cette catastrophe prend de plus en plus la tournure d’un attentat de l’Empire britannique via BP pour faire chuter Barack Hussein Obama qui n’a pas su tenir ses promesses vis-à-vis des milieux financiers de la City de Londres qui l’ont pourtant porté via Wall Street à la Maison blanche (4). Barack Hussein Obama doit donc politiquement disparaître. Que lui reproche la City de Londres ? Je l’ignore précisément parce que je ne suis pas dans les petits papiers des intérêts financiers de l’Empire britannique. Mais les enjeux de cette catastrophe volontaire ne peuvent se situer qu’à ce niveau-là : l’Empire britannique teste les capacités de réaction de Barack Hussein Obama jusqu’à présent incapable de juguler cette monstrueuse catastrophe (9) (10) (11).

Cette défaillance n’est pas une question de moyens techniques mais une défaillance psychologique du président US qui se révèle incapable de prendre les bonnes décisions pour stopper la pollution du Golfe du Mexique. Nous devons donc nous attendre dans les temps qui viennent à une nouvelle attaque des milieux financiers de la City pour renforcer leur domination sur l’ensemble des Etats du monde à commencer par les Etats européens qui devront se plier encore plus rapidement et plus fort que prévu actuellement.

Les plans d’austérités vont s’imposer avant la fin 2010 avec des mesures dépassant tout ce que l’on peut aujourd’hui imaginer (5) (6) (7) (8). Pour résumer, les retraites devront être supprimées (2) ; les gens devront travailler jusqu’à la mort puisque les hôpitaux seront fermés ; les chômeurs n’auront droit qu’à des bons de survie sauf ceux qui n’auront aucun patrimoine à gager et qui devront intégrer des camps d’extermination. Tout cela parce que les travailleurs occidentaux ne servent plus à rien, le même travail pouvant être obtenu dans les pays émergents pour dix ou vingt fois moins de salaire.

C’est ce que j’appelle le règlement de la question humaine.


Notes et références.

(1) « Marée noire: Obama crée une commission d'enquête », lefigaro.vr, 22 mai 2010… Cet organe indépendant, qui devra fournir des recommandations dans les six prochains mois, sera dirigé par l'ancien sénateur de Floride Bob Graham et l'ancien directeur de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), William Reilly…

(2) " Retraites : le gouvernement s'oriente vers l'augmentation de la durée du travail", lemonde.fr, 24 mai 2010... Eric Woerth indique par ailleurs que la réforme s'appliquera de manière progressive. "Evidemment, rien ne sera brutal : une réforme des retraites, ça ne peut pas reposer sur des à-coups ou des changements brusques des règles du jeu", affirme le ministre... (ndlr : parole de ministre !!!)

(3) " La Louisiane dénonce la trop lente réaction de BP et Washington", lemonde.fr, 24 mai 2010... "C'est à BP qu'il appartiendra de payer tout cela, mais ils ne doivent pas pouvoir opposer un veto aux solutions de dragage proposées par les localités ou par l'Etat de Louisiane."... (ndlr : en chargeant BP du coût de la lutte contre la pollution, l'administration US interdit de facto aux autorités locales de toute action de prévention qui seront systématiquement bloquées par le "veto" de BP pour qui "ne rien faire" reste la solution la plus favorable à ses intérêts).

(4) " BP America : la catastrophe met à nu la fragilité de l’industrie pétrolière", finance.blog.lemonde.fr, 24 mai 2010... Est-ce une coïncidence que l’ancien Chairman de BP (jusqu’en 2009), Peter Sutherland, soit le Chairman de Goldman Sachs International à Londres?Il y des choses qui ne s’inventent pas.

(5) " David Cameron met les Anglais au pain sec ", lefigaro.fr, 24 mai 2010... «Nous passons d'une ère d'abondance à une ère d'austérité pour les finances publiques», a prévenu ce week-end le nouveau secrétaire d'État du Trésor britannique, David Laws. Dans une interview publiée samedi par le Financial Times, ce libéral-démocrate reconnaît sans ambages que les choix seront «impopulaires» et qu'il sera contraint de faire des «coupes brutales» dans le budget de l'État...

(6) " Le FMI demande à l'Espagne des réformes "urgentes", lemonde.fr, 24 mai 2010... Alors que la menace d'une grève générale se précise contre le plan d'austérité du gouvernement espagnol, le Fonds monétaire international (FMI) a recommandé, lundi 24 mai, à Madrid des réformes "urgentes"....

(7) " Londres taille dans ses dépenses, d'autres mesures à venir", lemonde.fr, 24 mai 2010... Le secrétaire d'Etat au Trésor David Laws a souligné que la réduction des dépenses publiques était destinée à "provoquer une onde de choc dans l'administration", alors que les syndicats ont déploré son impact sur les services, l'économie et l'emploi...

(8) "L'Europe demande à la Grèce de serrer encore un peu la vis", lemonde.fr, 24 mai 2010... La Commission européenne a réclamé au gouvernement grec des mesures supplémentaires sur le projet de réforme des retraites qui doit être prochainement discuté au Parlement, a annoncé dimanche le ministre de l'emploi et de la protection sociale, Andreas Loverdos...

(9) " Barack Obama englué dans la marée noire ", lefigaro.fr, 25 mai 2010... L'Administration fédérale n'est pas en première ligne dans les opérations de sauvetage. Mais la catastrophe pourrait avoir un prix politique pour le président...

(10) " L’amiral de la marée noire", clesnes.blog.lemonde.fr, 25 mai 2010... Les sondages sont en baisse. L’administration Obama n’a pas l’air de comprendre que l’impuissance du gouvernement rejaillit sur elle, même si c’est BP, “la partie responsable”, qui n’arrive pas à combler le puits et arrêter la fuite...

(11) " La gestion de la marée noire fragilise Barack Obama", lemonde.fr, 26 mai 2010... C'était déjà un casse-tête technique. La marée noire du golfe du Mexique est en outre devenue un problème politique pour Barack Obama. Son administration offre un spectacle d'impuissance de plus en plus impopulaire. Au 36e jour de la catastrophe, les appels se sont multipliés pour demander au gouvernement de prendre totalement en charge l'organisation des opérations au lieu de la laisser à British Petroleum (BP), le pollueur...