samedi, mai 22, 2010

Marée noire : la débâcle de Washington.

Barack Hussein Obama étale son impuissance à endiguer la marée noire du Golfe du Mexique (1). Comment se fait-il qu’un simple forage en mer ne puisse être colmaté en quelques heures, voire en quelques jours ? Les ingénieurs de BP sont-ils à ce point stupides ou incompétents ? Comment se fait-il qu’on ne puisse colmater un trou de 50 cm de diamètre ? Comment se fait-il que Washington compte sur ceux qui sont responsables de la catastrophe pour tenter de la stopper ? BP est manifestement incapable de résoudre le problème. Combien de temps les autorités US vont-elles attendre pour virer BP et faire le nécessaire pour stopper cette catastrophe ?

Malheureusement, je crains que nos élites politiques agissent vis-à-vis de cette catastrophe exactement comme elles le font vis-à-vis de la crise financière mondiale. Ces élites ne sont que des marionnettes manipulées par des intérêts supérieurs et opaques qui détiennent toutes les ficelles du pouvoir (2). Mon hypothèse est que BP spécule sur une crise du pétrole pour faire monter les prix de manière à rentabiliser des ressources qui se font de plus en plus rares et coûtent de plus en plus chers du fait, justement, des risques de pollution. Après tout, les spéculateurs financiers n’agissent-ils pas de même avec les dettes souveraines en agitant le risque de défaut des Etats pour faire monter les taux et les primes de risques ? Cette marée noire et la crise financière sont des craquements de l’effondrement en cours de notre civilisation.

Notes et références.

(1) « En Louisiane, la marée noire arrive et la colère monte », lemonde.fr, 22 mai 2010la colère a nettement monté à Washington contre l'attitude de la compagnie britannique et l'impuissance du gouvernement…

(2) " Barack Obama exige des garanties pour les futurs forages en mer", lemonde.fr avec Reuers, 22 mai 2010 ... A mesure qu'apparaissent les atteintes à l'environnement et à l'activité économique, des analystes jugent possible que la marée noire handicape le président Obama aux élections de mi-mandat prévues en novembre, où ses alliés démocrates risquent déjà d'essuyer des pertes liées au taux élevé du chômage...