Depuis le début de la marée noire dans le Golfe du Mexique, les médias nous informent régulièrement des tentatives de BP pour colmater la fuite de pétrole à plus de 1 500 mètres sous l’eau. Paradoxalement, cette information en continue a pour effet d’anesthésier les opinions publiques ce qui incite les politiques à ne pas prendre les décisions qui s’imposent pour stopper cette catastrophe. Il a d’abord été question de placer un dôme, puis un nouveau tube et enfin de boucher le trou par de la boue et du ciment. Chaque nouvelle tentative est abondamment décrite par les médias à grand renfort d’experts en tout genre (1).
Naturellement, à chaque fois, les opinions publiques observent les opérations en espérant la réussite de l’intervention. Las, à chaque fois, c’est l’échec. Les médias s’efforcent alors, à travers de nouveaux experts, d’expliquer les difficultés de travailler à 1 500 mètres sous l’eau, l’originalité et l’innovation des moyens mis en œuvre, l’incertitude des ingénieurs confrontés à des risques considérables, etc. Chaque tentative devient une sorte de feuilleton médiatique (2) où se mélangent l’angoisse, les interrogations, les espoirs (3) et finalement la déception.
Nouvel épisode annoncé pour les jours qui viennent via Le Figaro avec AFP :
« Les garde-côtes américains, chargés de superviser les opérations de lutte contre la marée noire dans le Golfe du Mexique, ont annoncé aujourd'hui avoir donné leur feu vert à la compagnie pétrolière BP pour tenter de colmater le puits, à 1.500m de profondeurOn ignore dans l'immédiat quand cette manoeuvre doit débuter. Les techniciens de BP vont essayer de "tuer le puits" en injectant un mélange de boue et de ciment, afin d'endiguer la fuite de pétrole qui se répand sans discontinuer depuis l'explosion le 20 avril de la plate-forme Deepwater Horizon.L'opération n'a jamais été tentée à 1.500m de profondeur et quelques jours seront peut-être nécessaires avant de savoir si elle a réussi, selon des responsables de la compagnie pétrolière britannique. »
Analyse : cela fait déjà plusieurs jours que l’on nous parle de cette nouvelle opération. Aujourd’hui, nous apprenons donc que « le feu vert vient d’être donné », ce qui laisse à nouveau quelques jours pour démarrer la dite opération qui prendra encore quelques jours pour être effectuée. Enfin, il faudra attendre quelques jours supplémentaires pour en connaître les résultats. Si l’on additionne l’ensemble de « ces quelques jours », cela doit atteindre au minimum deux ou trois semaines, ce qui est autant de temps gagné par BP pour imaginer une énième opération pour gagner encore quelques semaines.
L’objectif de BP est de gagner du temps en espérant qu’une autre catastrophe détournera l’opinion publique de son problème qu’il pourra alors résoudre à sa manière et aux mieux de ses intérêts quitte à laisser la marée noire polluer toute la région (4). Et alors ? La loi limite la responsabilité de BP à quelques dizaines de millions de dollars. Le reste sera payé par les contribuables et si Barack Hussein Obama s’excite un peu trop, il perdra les prochaines élections. Tout est très simple. D’ailleurs, Barack Hussein Obama joue parfaitement sa partition en ne cessant de proclamer que BP est entièrement responsable de cette catastrophe ce qui n’a pas de sens puisqu’en réalité, la responsabilité de BP est limitée par la loi.
Barack Hussein Obama joue donc lui aussi la montre en espérant, comme BP, une autre catastrophe dont les médias s’empareront. Privés des médias, les victimes n’auront que leurs yeux pour pleurer. Cette stratégie du pire est permise grâce à ce que je nomme, dans le cadre de la théorie PointZero, l’arme postindustrielle de communication. Cette arme permet d’étouffer les actes criminels de nos élites en fabriquant systématiquement de nouvelles crises pour faire oublier aux opinions publiques les crises précédentes.
Notes et références.
(1) " Marée noire : BP tente le tout pour le tout ", lemonde.fr, 26 mai 2010... Le principal risque de la solution choisie par BP est qu'elle pourrait aggraver une situation déjà critique. Selon Eric Smith, du Tulane Energy Institute, la pression requise pour stopper la fuite est tellement forte que le gisement ou la valve anti-explosion pourraient être endommagés. Le procédé produirait alors l'effet inverse de celui escompté : une fuite encore plus importante... (ndlr : les médias via les experts augmentent le suspens et l'angoisse, succés médiatique assuré)... Tout en reconnaissant que "beaucoup de dégâts ont déjà été occasionnés, de vies détruites, de paysages endommagés, de faune affectée", il en a profité pour remettre au goût du jour les énergies "vertes", dont il s'est fait l'avocat, posant par le même occasion la question de la viabilité à long terme des carburants fossiles comme principale source d'énergie aux Etats-Unis... (ndlr : Barack Hussein Obama aggraverait-il volontairement cette catastrophe pour favoriser le lobby écologiste dont on connait les objectifs eugénistes à l'échelle planétaire ?)
(2) " BP poursuit le colmatage du puits ", lefigaro.fr, 27 mai 2010... Le groupe pétrolier britannique BP a indiqué aujourd'hui que la tentative de colmatage du puits de pétrole à l'origine d'une marée noire sans précédent dans le Golfe du Mexique, lancée hier, se poursuivait toujours....
(3) " Sous le feu des accusations, BP enregistre un premier succès", lemonde.fr, 27 mai 2010... C'est la première bonne nouvelle en 36 jours. Le puits de pétrole du golfe du Mexique semble ne plus dégager que des boues, six heures après le début de l'opération de colmatage dite de "top kill", a annoncé mercredi le directeur des opérations du groupe pétrolier BP...
(4) " Blue Bayou (4) : les américains, vraiment fâchés avec l’histoire", agoravox.fr, 14 mai 2010... Au siècle de l’information, vit-on dans l’ignorance ? Oui,d’une certaine manière, car la catastrophe d’avril dernier a eu un précédent, le 3 juin 1979, dans le Golfe du Mexique, mais tout le monde l’a oublié. Pourquoi donc ? Les images étaient les mêmes qu’aujourd’hui pourtant ...
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