Etat postmoderne à régime néo-libéral.
Privatiser l’Etat consiste à privatiser ce qu’il est convenu d’appeler le secteur public : en prêtant à 5% de l’argent emprunté à 3%, l’Etat français se comporte avec la Grèce comme une banque privée. Cette attitude n’est pas celle d’un Etat moderne soucieux du bien public, même s’il ne s’agit pas du nôtre, mais d’un Etat postmoderne à régime néo-libéral. C’est un peu de cette façon que l’on a provoqué chez les Allemands un désir d’Hitler réalisé à travers un acte manqué, les camps d'extermination, car l’application du plan d’austérité se fera certes par la loi, mais cette loi devra être appliquée par la force et avec la neutralité, c'est à dire la collaboration, du secteur privé qui est partiellement épargné par ce plan à l’exception de la légère augmentation de la TVA qui touche tout le monde. C’est ainsi que le néo-libéralisme divise et met en concurrence pour mieux régner.
Ceux qui s'y opposeront seront éliminés.
Complicité du secteur privé qui n’ira pas se mettre en grève ou prendre les armes pour sauver les fonctionnaires qui ne s’opposeront pas davantage au retour d’un régime militaire représenté par des technocrates bruxellois à Athènes puis dans l’ensemble des capitales européennes. Ceux qui s’y opposeront seront éliminés. De fils en aiguilles et de compromis en lâchetés, la crise grecque entraine l’Europe à la mémoire de plus en plus courte vers la guerre. Une guerre qui ne dit pas son nom, puisqu’on l’appelle « crise », mais qui produit bien les effets d’une vraie guerre, les bombes en moins : précarité, misère et désespérance pour le plus grand nombre.
Les jeux du cirque n'agiront qu'un temps.
Une guerre européenne donc mondiale, la troisième du nom, puisque, d’une manière ou d’une autre, tous les pays du monde sont touchés même si, en apparence, certaines régions comme par exemple la Chine, semblent épargnées. Simples apparences puisque cette croissance chinoise est probablement un effet dit de « bulle », qu’elle soit immobilière ou autre, et aggravent en fait des inégalités internes entre différentes catégories sociales et/ou régions qui favorisent les conditions d’une explosion du système chinois qui devra, comme tous les autres, durcir, si c’est encore possible, son autoritarisme. Les jeux du cirque (Coupe du Monde et autre exposition universelle) n’agiront qu’un temps.
Faire la guerre, pourquoi pas, mais...
Pourtant, cette troisième guerre mondiale se distingue des deux précédentes du fait que l’humanité toute entière est dans une impasse : faire la guerre, pourquoi pas, mais pour aller où, se battre contre qui et au nom de quoi puisqu’à la source de cette crise de civilisation, nous trouvons un problème insoluble qui est celui de la rareté (relativement à notre style de vie qui nous donne l'illusion de la liberté) des ressources naturelles. La crise financière n’est finalement rien d’autre qu’une crise des ressources traduite en valeurs monétaires.
La carte démographique.
Aucune réforme n’y changera rien et chaque plan d’austérité n’est finalement qu’une méthode pour nous plonger dans cette pénurie structurelle des matières premières non renouvelables. C’est pourquoi il faudra bien, un jour ou l’autre, prendre conscience et envisager que ces plans d’austérité jouent la carte démographique en amplifiant les politiques de restriction des naissances complétées par un allègement des charges que représentent les personnes âgées et autres individus nuisibles d'un point de vue néo-libéral.
De là à nous élever au ciel.
Certes, il y aura toujours des faux prophètes de l’alternative (se déplacer en vélo) tentant de nous faire croire aux miracles scientifiques (les bricolages éoliens et solaires) mais comme tous ceux qui n’ont pas vu le Christ marcher sur l’eau ou ressusciter et sortir de son tombeau, qui peut y croire sans y mettre, voire y remettre, le doigt ? Le doigt mouillé pointé en l’air permet effectivement de sentir le sens du vent mais de là à nous élever au ciel et privés de pétrole, il nous manquera toujours le miracle.
Les aléas climatiques les y aideront.
Notre civilisation est construite sur la consommation gratuite d’une énergie disponible à volonté. C’est grâce à cette énergie qu’une partie de l’humanité, une partie seulement, éprouve le sentiment de la liberté. Cette liberté, certains sont prêts à tout faire pour se la préserver et d'autres pour la conquérir. Les aléas climatiques trancheront. Une fois les prières récitées et les morts enterrés, la nature retrouvera sa générosité et les humains leurs rêves…
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