dimanche, mai 02, 2010

Crise grecque (suite 2) : plan d’austérité, le grand bluff d’Athènes.

Voici les principales mesures du plan d’austérité d’Athènes dévoilées par M Papaconstantinou (1) :

- âge minimum de départ à la retraite fixé à 60 ans

- gel des salaires et retraites du secteur public

- suppression des 13e et 14e mois de salaire dans la fonction publique et suppression des 13e et 14e mois de pension pour les retraités, compensées par des primes pour les plus bas revenus

- hausse de un à deux points de la TVA, qui s'élève actuellement à 21 %

- hausse de 10 % des taxes sur certains produits de consommation, dont l'alcool

- réduction des investissements publics

Rien d'autre que du bluff.

Et c’est avec ça qu’Athènes espère ramener son déficit public sous le seuil des 3% ??? Ce plan d’austérité n’est rien d’autre que du bluff (3), une pure opération de communication alarmiste pour justifier le renflouement – voire simplement l’enrichissement - des banques européennes à nos frais. Hier, il s’agissait d’aider les banques pour sauver le système mais cet argument s’est retourné contre le secteur bancaire. Aujourd’hui, il s’agit donc d’aider des Etats pour sauver des pays. La menace contre les populations est directe (2).


La légèreté des mesures d'austérité.

Mais quand je découvre la légèreté des mesures d’austérité dont il est question, je me dis que le seul but de cette opération de propagande est de nous piquer notre argent au nom d’une soi-disant solidarité européenne. Cette situation me rappelle très exactement celle de la menace pandémique de grippe A H1N1 dont les dangers étaient pourtant quasiment inexistants mais qui nous a tout de même coûtée une petite fortune.

La Grèce n'est pas plus malade que moi.

Si ces mesures dévoilées par M Papaconstantinou (joli nom…) permettent réellement de ramener le déficit sous les 3%, cela signifie que la Grèce n’est pas plus malade que moi. Quoi, la retraite à 60 ans, c’est une mesure d’austérité ? Il y a de quoi faire bondir les Allemands, pour ne citer qu’eux. La seule réalité dans cette affaire, ce sont les dizaines de milliards d’euros que nous allons payer pour lutter contre une menace qui n’existe manifestement pas. Ce qui existe, c’est l’appétit – l’addiction – des spéculateurs pour jouer au casino grâce à la complicité de nos responsables politiques et de quelques agences de notation.

Notes et références.

(1) « Les principales mesures du plan d'austérité grec », lemonde.fr, 2 mai 2010…

(2) " La crise grecque va inciter Madrid, Lisbonne et Dublin à économiser, selon Merkel", lemonde.fr, 2 mai 2010... Les conditions sévères imposées à la Grèce en échange d'une aide financière vont inciter d'autres pays en difficulté au sein de la zone euro à faire un maximum pour éviter une situation semblable, estime la chancelière allemande, Angela Merkel, dans un entretien paru dimanche 2 mai...

(3) " Crise grecque: le grand concours de mensonges européen ", sociologias-com.blogspot.com, 2 mai 2010... Si nous n’aidons pas les Grecs, ils ne s’en porteront pas plus mal ; au contraire, ils feront plus vite défaillance et on sait que les seules dettes qui coûtent sont celles que l’on rembourse, pas celles que l’on ne rembourse pas. Comme on ne saisira pas leurs îles, ni le Parthénon, quoi qu’en dise la presse allemande, ce sera tout bénéfice pour eux. Et si nous les aidons, ce sera pour enrichir un peu plus les spéculateurs qui ont joué les usuriers auprès d’un pays en difficulté. ...

2 commentaires:

Paul-Emic a dit…

ils ont peut-être réalisé que les virus plus ou moins fictifs ne font pas recette car les gens sont encore capables de faire la différence entre une maladie et une bouffonnerie. Tandis que la menace monétaire et économique c'est beaucoup plus ésotérique, beaucoup plus du niveau des "experts", beaucoup moins compréhensible.
Si le but est bien de terrifier les masses et les individus, ils sont peut-être sur la bonne voie, jusqu'à ce que quelqu'un se rende compte que finalement les banques on pourrait parfaitement s'en passer dès lors que l'on sortirait de cette spirale consommatrice.
J'adhère à votre analyse.

David CABAS a dit…

Face au chantage de l'empire financier :

Crise des « subprimes », crise bancaire, accélération de la destruction de l'agriculture, de l’industrie et des emplois. Puis aujourd’hui crise de l’euro, crise de la dette publique des États, destruction du service public, chantage sur les retraites. Sans oublier les divers plans injustes pour sauver les banques !

Nous devons nous organiser et nous mobiliser massivement pour demander à faire la lumière sur la crise financière en convoquant immédiatement une commission d'enquête parlementaire !

Nous ne devons pas faire le choix de la défaite ! Alors rejoins moi sur mon groupe facebook : http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts

David CABAS
david.cabas.over-blog.fr