mardi, mars 23, 2010

Sortie de crise en vue (81) : les prémices du nouveau monde

Le second tour des élections régionales montre que la France est divisée entre ceux qui croient encore au système tel qu’il est pratiqué par les partis politiques et ceux qui, s’en forcément s’y opposer, ni croient tout simplement plus (5) mais n’ont pas d’alternative politique et optent donc par défaut pour l’abstention (2) en attendant de s’exprimer, si une solution n’émerge pas avant qu’il ne soit trop tard, par des moyens moins pacifiques.

De ce point de vue, Nicolas Sarkozy a, jusqu’à présent, rempli sa mission qui consiste à maintenir le plus longtemps possible la paix sociale en jouant sur la communication. Le désastre grec montre cependant que notre pays, en tant que membre d’une Union européenne aux limites de l’explosion (3), n’est qu’en sursis. Si la France ne trouve pas en elle-même et par elle-même une issue à la crise, elle sombrera avec les autres. Concrètement, la France doit sortir du système mondialiste (6), renoncer à la dette, rétablir le Franc et se doter d’une « constitution pour l’économie » (1).

Cette démarche peut s’envisager en coordination avec d’autres pays européens mais c’est à la France de prendre l’initiative (4) en proposant « la tenue d’Etats généraux, témoignage que les temps difficiles sont ceux où s’entend la voix des sans grade, guidés seulement par leur foi en la lumière et leur bonne volonté ! » (Idem).

Notes et références.

(1) « Contre-appel du 22 mars », pauljorion.com, 23 mars 2010La démocratie se voit chaque jour un peu plus menacée par les manifestations d’un contrôle social envahissant. Les moyens qui s’offrent à nous pour la faire progresser, pour qu’elle s’approfondisse sur le plan politique et pour qu’elle s’instaure enfin au sein de l’économie, par le biais d’une constitution pour l’économie, définissent le monde nouveau qui pourrait être le nôtre…

(2) "S'abstenir n'est pas consentir.", lemonde.fr, 23 mars 2010... Alors, je sais, on va me dire que puisque je n'ai pas voté je n'ai pas le droit de m'exprimer sur le sujet. Pour autant je répondrais que : s'abstenir n'est pas consentir. Cà n'est pas parce que je n'ai pas voté que, je suis d'accord avec ce qui se fait, dans mon pays à commencer par la stérilisation du débat politique. Je n'aime pas, mais alors pas du tout cette espèce de « politiquement raisonnable », et tant qu'il sera en vogue, je continuerai mon chemin hors des urnes...

(3) " L'Europe se déchire sur une aide à la Grèce ", lefigaro.fr, 23 mars 2010... José Manuel Barroso a beau assurer que la stabilité de l'union monétaire «est dans l'intérêt de l'Allemagne», le message peine à passer outre-Rhin. Selon un sondage, 61 % des Allemands sont contre une aide à la Grèce. Et 40 % pensent que leur pays serait mieux en dehors de la zone euro....

(4) "L'illusion de l'alternance", lesalonbeige.blogs.com, 23 mars 2010... Bien sûr, cette problématique ne concerne pas seulement la France : partout en Europe, la vague populiste enfle. Reste à savoir quel sera le premier peuple qui tranchera le nœud gordien"...

(5) " Répondre à la révolte civique", blog.lefigaro.fr/rioufol, 22 mars 2010... C'est Georges Frêche, réélu en Languedoc-Roussillon, qui a fait hier soir le meilleur diagnostic en réclamant "une minute de silence pour le PS et l'UMP qui sont les vrais perdants de ces élections au vu de l'abstention (...) Les partis politiques sont devenus comme des étoiles, ce sont des étoiles mortes. Ils continuent de briller mais ils sont morts depuis longtemps"...

(6) " Contre la crise, des villes anglaises créent des monnaies locales", novopress.info, 24 mars 2010... Que faire au sein d’une économie en crise quand la population ne croit plus aux banques « classiques » qui l’ont spoliée? Créer sa propre monnaie locale ! C’est en tout cas ce qu’ont estimé divers commerçants de Londres qui commencent à accepter une nouvelle monnaie locale, une « monnaie solidaire et de proximité »...