vendredi, juillet 31, 2009

Grippe A(H1N1) (29) : septembre 2009, niveau 6 et crack financier.

Vaccinations improbables.

Après leurs dérapages d’hier (voir ICI), les grands médias se reprennent. Tandis que Le Figaro constate que « La Belgique prépare ses cimetières », Libération reconnaît que « Lier ce premier décès à la grippe A est un raccourci ». Le Monde, toujours aussi droit dans ses bottes rapportent les réactions sur RTL de Mme Roselyne Bachelot « qui fixe des priorités de vaccination ». Des vaccinations d’ailleurs bien improbables puisqu’elle ne dispose pas de vaccins : « …si par exemple nous avions des vaccins assez tôt mais en faible quantité au mois de septembre ou fin août, et bien nous vaccinerions ces personnes en toute priorité". Est-il nécessaire d’être ministre pour sortir de telles sottises ?

Le risque d'injecter ces poisons aux malades les plus faibles.

Et si par exemple, puisqu’il faut tout prévoir y compris le pire, n’est-ce pas, nous ne disposions pas de vaccins, même en quantité limitée, d’ici fin août ou début septembre, que ferions-nous ? Or, si l’on prend en considération les informations fournies par les laboratoires pharmaceutiques, nous savons que ce vaccin ne sera pas disponible avant, au mieux, le mois d’octobre. Les vaccins que certains laboratoires pourraient fournir avant cette date sont des produits non testés, réalisés avec des adjuvants dangereux. Mme Roselyne Bachelot va-t-elle prendre le risque d’injecter ces poisons aux malades les plus faibles puis aux personnels de santé ?

Avons-nous le choix ?

C’est Le Figaro qui semble être le plus lucide en abordant directement la question des cimetières. Après tout, même dans le cas ou la Belgique serait contaminée à 30%, explique-t-il, cela provoquerait entre 1000 et 4000 décès selon les estimations. C’est regrettable, certes, mais tout d’abord nous n’en sommes pas encore là, et ensuite, avons-nous le choix ? Est-ce que le passage au niveau 6, à ne pas confondre avec la vaccination, réduirait la létalité de la pandémie ?

Abus de langage.

Le niveau 6 correspond à un objectif de « continuité de l’activité » et non pas de limitation de la pandémie que seule une vaccination efficace et fiable pourrait réussir. Parler de plan de lutte anti-pandémique est un abus de langage, un "raccourci" selon l'expression de Libération notée plus haut, puisque ce plan consiste à maintenir un minimum d’activité pour permettre au pays de survivre dans le cadre d’une pandémie. Il ne s’agit donc en aucun cas de lutter contre la pandémie mais de s’adapter au mieux à la pandémie, autrement dit, de faire avec.

Stratégie de communication.

Ce passage au niveau 6 que Mme Roselyne Bachelot nous annonce depuis des semaines est une stratégie de communication gouvernementale pour donner l’impression aux Français que le gouvernement « anticipe » la pandémie : « La stratégie du gouvernement français a été une stratégie d'anticipation et je dois dire que nous sommes dans les temps » à dit la ministre selon Le Monde qui termine en rappelant que « La France pourrait passer au niveau 6 d’alerte à la rentrée, le niveau maximum, contre 5A actuellement ».

Crack financier.

Cela signifie "probablement" que dès la rentrée, l’ensemble de l’administration sera mobilisée non pas contre la pandémie puisque ce n’est pas en son pouvoir mais pour plonger préventivement le pays dans le chaos économique et social, une sorte de démolition contrôlé : fermeture des établissements scolaires, arrêt des transports, rationnement généralisé et fermeture des banques car l’augmentation frauduleuse des cours de la Bourse pourrait annoncer un prochain crack financier. Ne serait-ce pas ce crack financier et la catastrophe économique et sociale qu’il va provoquer que le gouvernement anticipe avec son niveau 6 ?

Camp postmoderne de travail obligatoire.

Si la pandémie est inévitable, le crack financier est, lui, déjà dans les tuyaux. A moins d’être shooté, il n’est pas raisonnable de penser qu’une politique fondée sur une dette explosive n’explose pas elle-même le système qui s’en nourrit remettant du même coup les pendules, c'est-à-dire nos comptes bancaires, à zéro. Concrètement, l’application du niveau 6 revient à transformer notre pays en camp postmoderne de travail obligatoire en attendant l’ouverture des camps d’extermination du type de ceux de la FEMA aux USA pour se débarrasser de tout ceux qui ne tiendront pas le choc.

Association de malfaiteurs privés.

Quel est l’intérêt d’une telle opération ? Le même que celui qui présida au nazisme : concentrer le pouvoir mondial pour transformer la planète en paradis pour Goldman Sachs, une banque privée qui pourtant, et cela tout à fait légalement, gère les Bons du Trésor US (voir ICI) et dirige, à ce titre, la Maison Blanche qui autorise la FED à mettre sur le marché de la monnaie (ou l'équivalent) qui est distribuée aux banques pour qu’elles achètent des Bons du Trésor. Or, la FED n’est pas un établissement public mais une association de malfaiteurs privés, les mêmes que ceux qui sont aux commandes des principales banques US et en particulier de Goldman Sachs. Ce sont les mêmes qui, avec la bienveillance de la Maison Blanche, fabriquent la fausse monnaie (la FED) avec laquelle ils achètent la dette publique (Bons du Trésor) qu’il nous faudra, d’une manière ou d’une autre, nous les contribuables, payer (remboursement de la dette publique).

Tickets de rationnement.

Comme ce remboursement n’est pas possible par la voie d’une reprise économique étant donné que le montant des sommes à payer dépasse plusieurs fois le montant du PIB mondial, il n’y a pas d’autre solution que de spolier de force les biens des populations. D’où le recours (le hasard fait parfois bien les choses) à la pandémie grippale pour contraindre les gens par la peur à se soumettre à un état d’urgence dit sanitaire pour faire face à ce qui sera, en réalité, une révolte sociale contre la « réforme » du système monétaire, la substitution des monnaies actuelles par une nouvelle monnaie qui aura la forme de tickets de rationnements. Appelons cela hyper inflation ou dévaluation masquée, peu importe puisqu'il s'agit d'aligner notre pouvoir d'achat sur celui des pays en voie de développement (voir ICI). C’est ça la révolution postmoderne et il n’y a collectivement pas d’échappatoires et surtout pas du côté de l’islam et de son système financier qu’on nous présente cyniquement comme une voie alternative de sortie de crise.

Grippe A(H1N1) (28) : premier décès (faussement ?) attribué au virus et cafouillages médiatiques.

Le virus a été identifié chez la malade décédée.

Compte tenu du nombre de cas confirmés et de la létalité indirecte de la maladie, le premier décès en France lié à la grippe A(H1N1) a d'abord été rapporté par l’ensemble des médias (Le Monde, Le Figaro et Libération) à partir d’un communiqué de l’INVS du 30 juillet 09 qui n'indiquait pourtant pas le lien de causalité direct entre le virus de la grippe A H1N1 et le décès mais constatait que le virus « a été identifié » chez la malade décédée : « L’Institut de veille sanitaire (InVS) informe du décès d’une adolescente âgée de 14 ans, hospitalisée au CHU de Brest, chez qui le virus A(H1N1) a été identifié. Cette jeune fille souffrait d’une maladie grave, compliquée d’une infection pulmonaire sévère, autre que la grippe. Dans le cadre d’un bilan systématique lié au contexte de l’épidémie actuelle, une recherche du virus A (H1N1) 2009 a été effectuée, et s’est révélée positive. Il s’agit du premier décès en France d’une personne chez laquelle le virus A(H1N1) a été identifié. »

Décès directement lié ou non au virus ?

Puis, Le Monde (avec Reuters) s’est interrogé sur l’interprétation à donner au communiqué de l’INVS : « Une jeune fille porteuse du virus de la grippe A (H1N1) est morte en France mais l'Institut national de veille sanitaire (InVS) n'indique pas si ce décès est directement lié ou non au virus ». Cette interrogation était d’autant plus justifiée que, selon le journal, « dans un premier temps, l’INVS avait indiqué jeudi que l’évaluation clinique « n’était pas en faveur d’un décès directement lié au virus A(H1N1). Mais dans un second communiqué, transmis ultérieurement, l’institut a supprimé ce paragraphe sans en préciser la raison. »

Son décès n'est pas lié directement au virus.

Un peu plus tard dans l'après midi, dans un nouvel article, Le Monde précisait alors que « à ce stade, les autorités n’ont pas formellement attribué ce décès au virus grippal ». Dans la foulée, Le Figaro précisait à son tour que « son décès ne semble donc pas directement lié au virus » tandis que Libération faisait également marche arrière : « Sa mort ne semble pas liée directement lié au virus selon l'Institut de veille sanitaire. »

Cette grippe n'est pas une menace de santé publique.

Cette nouvelle phase pandémique promet d’être complexe à suivre et il est plus que jamais nécessaire d’être très vigilent avec les réactions précipitées des grands médias qui font souvent preuve d’illettrisme comme le prouve cette séquence malheureuse concernant ce premier faux cas de décès lié à la grippe A(H1N1). Il ne serait pas tolérable que les autorités politiques profitent de ce cas et de la cacophonie médiatique ambiante pour avancer leur plan de lutte anti-pandémique alors que nous ne sommes pas dans un contexte de pandémie grippale selon la définition retenue par la circulaire officielle du 3 juillet 09 (voir ICI) qui est très claire : « une pandémie grippale se caractérise par l’apparition d’un nouveau virus grippal contre lequel l’immunité de la population est faible ou nulle”. Or, d’après les données connues fournies par l’INVS, l’immunité de la population contre la grippe A(H1N1) n’est ni faible ni nulle. Cette grippe n’est pas une menace de santé plublique et n’implique donc pas la passage au niveau 6 (avec les conséquences économiques et sociales que l'on sait) comme l’envisage cependant Mme Roselyne Bachelot qui devrait plutôt s'exprimer sur la question des unités de soins intensifs.

Les Britanniques délocalisent des patients en Suède.

En effet, il semble que le nombre limité de nos unités de soins intensifs est une vraie défaillance du plan de lutte anti-pandémique à l’échelle des groupes à risque. Un problème lié non pas à la dangerosité de la grippe A(H1N1), comme nous le rappelle santelog.com le 30 juillet 09 (1), mais au nombre très insuffisant d’unités de soins intensifs disponibles avec des conséquences graves et prévisibles comme le souligne solidariteetprogres.org le 30 juillet 09 en transposant la situation britannique à la nôtre :” Grippe A(H1N1) : débordés, les Britanniques délocalisent des patients en Suède!”. Et de s’interroger : “Si l’emploi d’ECMO (Extracorporeal Membrane Oxygenation),devenait urgent dans notre pays, il semble que la même stratégie consistant à envoyer les malades à l’étranger serait de mise. Cependant […]il est totalement irréaliste pour les pays étrangers de répondre à la demande supplémentaire […]quand ils sont déjà sollicités par leurs propres besoins ».

Les calculs sont simples.

Un des maillons faibles de la lutte anti-pandémique, outre l’absence de vaccins fiables dans les délais, semble donc être l’impossibilité technique de faire face à une brusque augmentation de quelques milliers de malades appartenant à des groupes à risque, ces quelques milliers correspondant au pourcentage d’environ 1 pour 1000 des patients touchés par la grippe A. Les calculs sont donc simples à faire : si 20 millions de Français sont touchés par la grippe A sur une période de 6 mois, cela pourrait provoquer 20 000 entrées en unités de soins intensifs sur ces six mois, soit un peu plus de 3 000 entrées par mois.

Un milliard d'euros pour 3 000 unités de soins intensifs.

Conclusion : si nous possédions ces 3 000 unités de soins intensifs (des calculs plus affinés pourraient sans doute réduire ce nombre) nous pourrions aborder cette pandémie en toute sérénité. Le milliard d’euros dépensé pour acheter des vaccins qui ne seront pas disponibles avant la pandémie et peut-être périmés avant usage si le virus mute entre-temps n’aurait-il pas permis d’acquérir ces quelques milliers d’unités de soins intensifs ?

Notes :

(1) Les groupes à risque prioritaires (Source : santelog.com) :

- diabètes de type 1 et 2 ;

- insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves (dont anciens opérés) ;

- insuffisance respiratoire chronique grave, asthmes, bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ;

- accident vasculaire cérébral invalidant ;

- forme grave des affections neurologiques et musculaires (dont myopathies), épilepsie grave ;

- déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection à VIH ;

- néphropathies chroniques graves et syndromes néphrotiques primitifs ;

- drépanocytose ;

- mucoviscidose

jeudi, juillet 30, 2009

Grippe A/H1N1 (27) : niveau 6, menace sur les plus faibles.

Pas de signe d'une circulation large du virus.

« Aucun décès n’a été signalé et la maladie reste à ce jour bénigne. L’activité grippale en médecine libérale ou a l’hôpital ne montre pas de signe en faveur d’une circulation large du virus dans la population » indique l’INVS (Institut National de Veille Sanitaire) dans son bulletin du
28 juillet 09. Les détails chiffrés sont consultables ICI et repris par Le Figaro ICI.

Outil d'aide à la décision.

Une circulaire (officielle) DGT 2009/16 du 3 juillet 09 relative à la pandémie grippale et complétant la circulaire DGT 2009/17 du 18 décembre 2007 rappelle que « le plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale » a été conçu, à l’origine, pour faire face à une pandémie grippale du virus A/H5N1, d’origine aviaire. Pour autant, il est opérationnel face à la grippe A/H1N1, en tant qu’outil d’aide à la décision. Une pandémie grippale se caractérise par l’apparition d’un nouveau virus grippal contre lequel l’immunité de la population est faible ou nulle ».

Aucune légitimité de santé publique.

Ce rappel fait apparaitre que le passage au niveau 6 du plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale » actuellement envisagé pour la rentrée ne correspond pas, aujourd'hui, au profil du risque pour lequel il a été prévu. En effet, si l’immunité de la population était effectivement faible ou nulle face à la grippe A/H5N1, cette immunité, comme l’indique encore ce 28 juillet 2009 le communiqué de l’INVS (voir ci-dessus), n’est ni faible ni nulle face à la grippe A/H1N1. C’est pourquoi, le passage au niveau 6 de ce plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale » n’a actuellement aucun fondement scientifique (sur la base des données connues) donc aucune légitimité de santé publique.

Incompatible avec le niveau 6.

Cette légitimité pourrait éventuellement se justifier à l’avenir dans le cas d’une mutation du virus faisant apparaître clairement une immunité de la population faible ou nulle. Nous n’en sommes actuellement pas là et si cette situation se présentait, il serait alors légitime d’activer le plan et d'envisager le passage au niveau 6. Le seul danger actuel et avéré de la grippe A/H1N1 concerne un certain nombre de groupes à risques tels qu’ils ont été reconnus par l’OMS. Or, la protection renforcée de ces groupes, limités en nombre mais à haut risque, serait sérieusement contrariée avec le niveau 6 du plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale ».

Un leurre.

Il y a donc lieu d'observer attentivement la politique sanitaire décidée par le gouvernement et d’attirer l’attention sur le danger réel et injustifié sur ces groupes à risque que ferait courir le passage au niveau 6 en l'absence d'une mutation confirmée et agressive du virus affaiblissant ou anihilant l'immunité des populations en générale. L’immunité juridique derrière laquelle les autorités penseraient se protéger en appliquant à la lettre un plan de lutte « Pandémie grippale » pour une pandémie qui, selon la lettre elle-même + une pandémie grippale se caractérise par l’apparition d’un nouveau virus grippal contre lequel l’immunité de la population est faible ou nulle + serait, dans ce cas, non seulement un leurre mais une faute politique car les prémisses seulement probables ne peuvent justifier une obligation juridico-légale selon les thèses du libertarien Robert Nozick (1938-2002) actuellement commentées sur le blog de Paul Jorion.

mercredi, juillet 29, 2009

Sortie de crise en vue (74) : le nouvel Eldorado en Inde pour 700 euros mensuels !

Telle est la logique financière de la mondialisation et encore, il y a de la marge : « Les salariés de Lemaître Sécurité, un fabricant de chaussures de sécurité alsacien, ont refusé en bloc une proposition de reclassement en Inde pour un salaire de 700 euros mensuels, a-t-on appris mercredi de sources patronale et syndicale […] La proposition de reclassement est faible, reconnaît le président de Lemaître Sécurité, mais c’est loin d’être indécent par rapport à ce que touche un ouvrier indien. Sept cent euros en Inde, c’est à peu près dix fois ce que gagne un Indien sur un poste équivalent… » Article complet sur Le Monde du 29 juillet 09.

Grippe A(H1N1) (26) : la crise éthique des médecins (UK).

Condamnés à mourir plus vite.

Rappelons tout d’abord que selon les déclarations du Dr. Keiji Fikuda, directeur général adjoint de l’OMS, analysées sur ce blog

ICI, nous devons comprendre que la pandémie, peu dangereuse en tant que telle, entrainera, du fait de sa forte contagiosité, un nombre proportionnellement élevé de décès parmi les malades à haut facteurs de risques confirmés pour les troubles cardiovasculaires, respiratoires, le diabète, le cancer, l’asthme et la grossesse. C’est ce qu’illustre, en termes beaucoup moins diplomatiques, un article du Mail on Sunday du 27 juillet 2009 signalé par solidariteetprogres.org ce 28 juillet 09 qui nous alerte sur le fait que certains grands malades qui sont aujourd’hui hospitalisés et traités pourraient être triés et sortis des unités de soins intensifs pour être condamnés à mourir plus vite (mais sans douleur !) dans des mouroirs (dédiés ?) afin que les médecins puissent sauver des cas urgents de grippe A(H1N1) ayant plus de chances de s’en sortir donc encore rentables pour le système. Et cela à cause du manque de quelques milliers de lit en unités de soins intensifs dans l’ensemble du Royaume. Telle serait, pour le Mail on Sunday, la future crise éthique des médecins UK. (1)

Triages inversés.

« Le Mail affirme que « si la moitié de la population est infectée, 6600 patients par semaine entreront en compétition pour à peine 4000 lits dans les unités de soins intensifs. A peu près 85% de ces lits sont déjà remplis par les accidentés provenant des urgences. Pour attribuer des respirateurs artificiels, des lits et des équipes compétentes pour les soins intensifs, il va falloir « noter » les patients en fonction de leur santé ainsi que la gravité de leur état. »
Le journal écrit sans broncher que « ceux qui ne mériteraient pas de traitement subiront un ‘triage inversé’, c’est-à-dire qu’on leur retirera les respirateurs artificiels et qu’on les laissera dans des ‘mouroirs’ avec des anti-douleurs pour soulager leur souffrance. Des malades frappés d’affections chroniques, ou des gens en phase finale avec le cancer, avec une défaillance du cœur, des poumons ou du foie –
[ce qui correspond exactement aux groupes à risque listés par l’OMS, ndlr] ainsi que tous ceux qui risquent de ne pas survivre même avec un traitement — ne recevront pas de place dans une unité de soins intensifs ».

L'éthique de la chose.

Le Dr Carl Waldmann, qui préside la Société des soins intensifs en Angleterre a commenté le rapport en disant que « même si on doublait le nombre de lits en soins intensifs, avec un niveau de pandémie qu’annonce ce rapport, on sera rapidement en manque. Personne n’y pense, et heureusement on est encore loin d’une telle situation. Cependant, l’éthique de la chose reste un gros problème pour les médecins ».

Le prix du sacrifice humain.

Ceci confirme que plutôt que de gaspiller des milliards pour des vaccins qui ne seront pas au rendez-vous et risquent d’être périmés avant usage en cas de mutation du virus, il aurait été préférable de prévoir hier quelques millions dans des unités de soins intensifs en réserve pour traiter demain les fameux groupes à risque déjà bien connus et listés par l’OMS sans être obligé d’exterminer les malades les plus faibles. Est-ce là le prix du sacrifice humain calculé par nos banquiers pour mettre en œuvre leur révolution financière de la rentrée ? (lire ICI).

Un groupe à risques génériques, l'obésité.

J’ai également noté, via un article du Figaro du 28 juillet 09, l’insistance que met Barack Hussein Obama, pour réduire les dépenses de santé US via sa réforme de l’assurance maladie, à cibler un groupe à risque qui pourrait être qualifié de générique, c'est-à-dire favorable aux risques spécifiques listés par l’OMS, à savoir l’obésité. Le Figaro termine son article par une citation de la secrétaire américaine à la santé, Mme Kathleen Sebelius qui aurait déclaré que « Le président Obama et moi-même sommes engagés à fournir un système d'assurance santé qui offre à tous les Américains des services de meilleure qualité et à moindre coût alors que combattre l'obésité est au coeur de ces objectifs ».

Une extermination de masse.

Il n’y a pas de secret : élargir la couverture maladie à tous les Américains tout en réduisant les coûts, cela signifie que tous les soins ne seront pas couverts et que là aussi, comme au Royaume Uni, une sélection sera faite parmi les malades les plus faibles et il semble bien que les obèses, c'est-à-dire deux-tiers des adultes et un enfant sur trois, soient exclus d’office de toute prise en charge ce qui, compte tenu de la dégradation accélérée de la situation économique aux Etats-Unis et du risque pandémique de la grippe A, correspond à une logique d'extermination de masse. Tel est (probablement ?) le sens de la réforme du système de santé US que Barack Hussein Obama, le président, nous dit-on, de tous les Américains, tente de faire passer de force et en urgence.

Notes.

(1) J'ai été témoin, dans le cadre d'une mission humanitaire au Mozambique dans les années 80, de ce genre de situation. Autant que je puisse m'en souvenir, le personnel chargé du tri sélectif n'était pas constitué de médecins (en l'occurrence de l'ONG Médecins Sans Frontière) mais de militaires qui agissaient certes dans la cour de l'hôpital mais n'intervenaient pas dans l'hôpital proprement dit. Ceci pour dire qu'en cas de pandémie grippale, cet aspect de la question ne sera pas traité directement et en tout cas exclusivement par les médecins des hôpitaux mais en collaborations avec des cellules spécialisées dans la cadre de centres dédiés comme le prévoit le plan de lutte anti-pandémique de niveau 6. Ceci devrait garantir un minimum d'éthique médicale dans l'intérêt des malades les plus faibles déjà en cours d'hôspitalisation. Naturellement, dans ces situations d'urgence, le rôle des proches et de la famille des malades peut être cruciale.

mardi, juillet 28, 2009

Grippe A(H1N1) (25) : un leurre pour masquer la démolition contrôlée du système financier mondial.

Droit dans ses bottes.

Nicolas Sarkozy attend-il le passage au niveau 6 pour se réveiller ? L’insistance que met la ministre de la Santé, Mme Roselyne Bachelot, à nous rappeler encore une fois ce matin sur France-Inter, selon Libération du
28 juillet 09, « qu’il est « probable » que la France passe au niveau 6 de son plan de lutte contre la pandémie grippale en septembre tout en précisant que rien n’est encore certain » n’apporte rien de nouveau à ce que nous savions déjà depuis plusieurs jours. « Il nous faut regarder avec beaucoup de soin comment la grippe évolue, où nous en serons », a-t-elle encore dit selon Le Monde du 28 juillet 09, tentant semble-t-il de répondre aux accusations portées publiquement contre sa politique par le Pr Debré qui a qualifié la grippe A de « grippette » et le gouvernement d’en faire trop. Le Monde, toujours droit dans ses bottes, précise que « le passage au niveau d’alerte 6 engendre la gratuité des médicaments antiviraux délivrés sur ordonnance », précision à laquelle les Français ne peuvent pas être insensibles histoire de les conditionner à accepter la lutte anti-pandémique.

Aucun nouveau cas.

D’après les informations disponibles sur les médias, aucun nouveau cas ne nous est signalé ces derniers jours alors que nous sommes en pleine saison touristique et que des millions d’étrangers en provenance d’une multitude de pays touchés par la grippe A fréquentent nos contrées. Que devons-nous en conclure ? Que les médias censurent la réalité de la situation ou que Mme Bachelot fait une fixette sur son passage au niveau 6 pour la rentrée ? En quoi la vie scolaire (puisqu’il est surtout question de ne pas ouvrir les établissements scolaires à la rentrée) serait-elle plus favorable à la propagation de la grippe que les actuels échanges touristiques ?

Substitution d'une crise par une autre.

Le vrai danger auquel se prépare le gouvernement pour la rentrée est une crise sociale liée à la crise économique elle-même provoquée par la crise financière dont le pire est encore devant nous (voir ICI) et c’est à cette crise-là que pense, "probablement", Roselyne Bachelot. Or, s’il y a une explosion sociale à la rentrée, elle se fera à partir des milieux scolaires et universitaires d’où l’obsession du ministre de la Santé et de son collègue de l’Intérieur pour fermer préventivement et dès septembre ces établissements sous prétexte de plan de lutte anti-pandémique. C’est cette tentative de substitution d’une crise par une autre qui est la cause de la cacophonie médiatico-politique.

Sortie de crise type 1929 contrôlée.

Concrètement, voici un scénario envisageable : à la rentrée, il est "probable" que les banques soient fermées plusieurs jours pour leur permettre de faire le ménage dans leurs comptes (et rétablir leurs bilans) afin de se débarrasser des actifs toxiques qui bloquent actuellement tout le système. A la sortie, de nombreux clients de ces banques vont avoir des surprises et se retrouver en faillite. Seuls ceux, préalablement sélectionnés en fonction de leur profil prioritaire pour être soutenus par les plans de relance résisteront au choc afin d’assurer « la continuité de l’activité » du pays. C’est à cela que serviront les milliards de liquidités alloués aux banques et que celles-ci ne réinjectent pas dans le système économique via les crédits aux entreprises mais placent auprès des banques centrales d’où l’inefficacité actuelle de ces fameux plans de relance. Selon ce scénario, nous serions donc à la veille d’une sorte de crise type 1929 contrôlée.

Ramasser la mise en nous mettant sur la paille.

Pour que cette "probable" opération puisse réussir, il est indispensable qu’elle soit coordonnée à l’échelle mondiale du système financier et en particulier sur l’ensemble des pays développés particulièrement touchés par la crise financière. D’où l’étrange superposition que nous pouvons observer entre la géographie de la pandémie grippale et celle de la crise financière qui touche surtout des pays comme les USA et le Mexique, le Canada, l’Australie, le Japon et naturellement le Royaume Uni. En ce qui concerne la France, les hésitations du gouvernement pour passer au niveau 6 de la lutte anti-pandémique pourraient s’expliquer par le fait que tout en étant moins touchée par la crise économique (grâce à ses amortisseurs automatiques) que la plupart des grands pays anglo-saxons, son système financier - mondialisation oblige - doit lui aussi être remis en ordre. La question n’est donc pas de savoir si la pandémie grippale est dangereuse ou pas mais de savoir quand les autorités mondiales (les banques) décideront de déclencher la démolition contrôlée du système financier mondial pour ramasser la mise en nous mettant sur la paille.

Un nouvel âge des ténèbres.

Selon Lyndon LaRouche via solidaritéetprogres.org de ce 28 juillet 09, « D’ici à la mi-septembre, les illusions qu’entretiennent les principales nations eurasiatiques à leur propre sujet seront balayées : si les Etats-Unis sombrent, le monde entier sombre. Cette explosion entraînera un nouvel âge des ténèbres auquel aucune nation ne survivrait sous une forme reconnaissable. Telle est la réalité du râle d’agonie montant des corps sans tête que sont les banques comme Goldman Sachs », Goldman Sachs dont nous savons « le secret » (voir ICI) pour manipuler les cours mondiaux de la Bourse et tenir à la gorge le candide Barack Hussein Obama incapable de tenir tête aux banksters de Wall Street et s’étonnant encore de leur voracité sans limites.

Déni de réalité.

Rejeter ce scénario n’est rien d’autre qu’un déni de réalité. Qui peut nier l’impasse actuelle de notre système financier ? Qui peut nier les montants pharaoniques de nos dettes publiques et la charge insoutenable du remboursement de ses intérêts qui fait plonger nos économies ? Qui peut nier que le gouvernement cherche tous les moyens possibles pour inventer de nouvelles taxes, en particulier écologiques comme la taxe carbone puisque la majorité des gens croient au réchauffement climatique lié aux activités humaines ? Qui peut nous expliquer comment nous pouvons nous sortir de ces océans de dettes autrement qu’avec un scénario catastrophe nous jetant quasiment tous à la rue comme ces millions d’Américains actuellement virés de chez eux et bientôt "probablement" envoyés dans les camps de la FEMA pour être vaccinés contre la grippe A(H1N1) comme les prisonniers d’une autre époque pas si lointaine furent gazés contre les poux avant d’être incinérés ?

La destruction du peuple américain.

Il faut être illettré pour ne pas faire le lien entre la crise financière et le règlement de la question humaine via la lutte anti-pandémique aux USA, cette fausse démocratie mais véritable dictature financière qui s’impose au monde depuis la Seconde guerre mondiale. Il faut être illettré pour ne pas saisir la logique révolutionnaire postmoderniste en faveur de la destruction du peuple américain qui n’a rien retenu d’autre que son droit constitutionnel au bonheur, quel qu’en soit le prix pour les autres (le financement de sa dette) et finalement bientôt pour lui-même (le prix du sang).

Notre soumission à l'islam.

Le seul espoir qu’il nous reste est celui que Barack Hussein Obama soit un Gorbatchev US réussissant la chute des USA comme le Gorbatchev original a réussi celle de l’URSS ce qui nous met tout de même, nous les nations européennes, dans une situation semblable à celle des ex-pays satellites de l’Union soviétique mais avec pour seul recours possible pour ne pas disparaître complètement celui des Etats arabo-musulmans au prix non négociable (et d’ailleurs non négocié depuis une bonne génération) de notre soumission à l’islam, ce que j’appelle, dans le cadre de la théorie PointZero, la phase postsioniste de la révolution postmoderniste. Est-ce là « le nouvel âge des ténèbres auquel aucune nation ne survivrait sous une forme reconnaissable » comme nous le prédit Lyndon LaRouche si les choses continuent de suivre leur cours actuel aux Etat-Unis présidés par l’étrange et surtout très ambigüe Messie nommé Barack Hussein Obama ?

lundi, juillet 27, 2009

Grippe A(H1N1) (24) : le gouvernement bout, le président s’évapore.

Du cinéma.

Face à la montée des critiques sur sa gestion de la crise sanitaire, le gouvernement a décidé de renvoyer la balle à ses détracteurs en les accusant de faire du cinéma : « Quand on gère des crises sanitaires ou écologiques, il y a toujours des gens qui trouvent que vous en faites trop, comme M. Debré, et d'autres qui, à l'inverse, vous accusent de ne pas en faire assez, comme M. Jean-Marie Le Guen. Le tout dans la même journée ! Cela fait partie du casting » a déclaré la ministre de la Santé, Mme Roselyne Bachelot, à Marc Mennessier pour Le Figaro le

27 juillet 09.

Appel à la vigilance.

Aussitôt, Le Monde (avec AFP) reprend la balle au bond et « appelle à la vigilance « dans un article du

27 juillet 09 et condamne les propos du Pr Debré qui affirme « que la mobilisation contre la pandémie ne servaient « qu’à nous faire peur » avant de rappeler, citant Mme Bachelot que « les experts envisagent jusqu’à vingt millions de malades et que cela nous mettrait face à un véritable problème de santé publique, même si le virus restait peu virulent ».

Sur le ring.

Pour

Libération, « les avis restent partagés sur la gravité de la grippe A » et estime que « le consensus autour de la grippe A n’est toujours pas trouvé ». Le journal joue la métaphore du « ring » (plutôt que celle du « casting ») : « Face à la grippe A (H1N1), l'éternel combat entre les alarmistes et les stoïques perdure. Sur le ring ce week-end, la précautionneuse Roselyne Bachelot, ministre de la santé, et le sceptique Bernard Debré, professeur de médecine et député UMP de Paris. »

Politiser la cacophonie médiatique.

La sortie de Mme Bachelot n’aura donc fait que politiser la cacophonie médiatique au moment où le président est contraint de se faire hospitaliser d’urgence ce qui – à toute chose malheur est bon – lui attire aussitôt les vœux de prompt rétablissement de la part de l’ensemble de la classe politique mettant ainsi en sourdine pour quelques heures la polémique autour de l’action gouvernementale dans sa gestion de la pandémie grippale.

Une gestion qui, quelle qu’elle soit, est massacrée par sa communication :


1 La cible – La communication grand public via les médias : cette communication est le fait de déclarations de quelques ministres qui s’appuient sur des paroles d’experts sorties de leur contexte et malmenées par les journalistes qui jouent sur la peur et provoquent un sentiment de méfiance pouvant déboucher sur la panique des populations.


2 Les troupes – La communication en direction des services sanitaires : cette communication est, sinon inexistante, pour le moins en décalage complet par rapport aux informations diffusées par les grands médias. Les services sanitaires et en particulier les médecins généralistes se retrouvent en premières lignes sans avoir été préparés en interne.


3 Les munitions – La communication sur la gestion proprement dite de l’action sanitaire : l’annonce bruyante de la commande de plusieurs dizaines de millions de doses de vaccin qui ne seront pas disponibles pour la rentrée, date prévue par le gouvernement d’un pic de la pandémie.

Mettre les points sur les "i".

Ces trois faisceaux de communication se connectent entre eux pour produire une pandémie virtuelle médiatico-politique interdisant toute approche sereine de la réalité de la maladie. Il est temps que le président de la République s’adresse directement aux Français pour mettre les points sur les "i". Alors que la grippe A est présentée par le gouvernement lui-même comme une menace possible sinon probable à notre Sécurité nationale, il est consternant de constater que le premier magistrat de notre pays ne se soit encore jamais exprimé sur le sujet.

dimanche, juillet 26, 2009

Grippe A/H1N1 (23) : « Alors maintenant, il faut siffler la fin de partie » (Pr Debré).

Les Français ne sont pas confiants dans les systèmes d'alerte.

Sur 2815 votants, 59% ne sont pas confiants dans les systèmes d’alerte. C’est le résultat provisoire à la date du
25 juillet 09 d’un sondage sur le site cite-science.fr. présenté à la fin d’un article (mis à jour le 20 juillet 2009) sur la grippe A(H1N1), « Ce que l’on sait » dans la rubrique Questions d’actualité. Preuve que les explications des trois experts intervenants - Antoine Flahault, directeur de l'Ecole des hautes études en santé publique, Jean-Paul Gonzalez, spécialiste des maladies virales émergentes à l'IRD et Xavier de Lamballerie, virologue et professeur à l'université Aix-Marseille II - soulèvent un problème de communication que le Pr Debré, chef du service urologie à l’hôpital Cochin, membre du Comité national d’éthique et député UMP de Paris, semble avoir compris en qualifiant la grippe A de « grippette », mot que Le Monde du 26 juillet 09 reprend aussitôt pour en faire un titre sur le sujet.

Les mêmes clés sémantiques.

Le problème de communication dans le traitement publique de la grippe A vient du fait que les experts qui s’expriment sur cette pandémie n’ont pas les mêmes clés sémantiques que les publics auxquels ils s’adressent à travers les grands médias. C’est cet écart du sens des mots entre les experts et le grand public qui crée la confusion et génère la panique dans l’opinion, une panique trop souvent exploitée par le pouvoir politique pour se refaire une santé mise à mal par la crise financière et économique.

Alerte maximale.

Voici un exemple type de confusion générée par une ambivalence du sens des mots. L’article mis en ligne sur cité-science.fr cité plus haut commence par un paragraphe intitulé « Pourquoi l’alerte maximale est-elle donnée ? ». Le choix des mots « alerte maximale » dans le titre ne peut qu’inquiéter le lecteur pressé qui croit comprendre que la situation est grave alors qu’en lisant les propos du virologue, on apprend que cette alerte maximale, soit le niveau 6 décidé par l’OMS le 11 juin 2009, correspond à un niveau maximale de coordination des actions nationales et internationales et non pas à une alerte maximale de gravité de la pandémie. « Elle (cette alerte de niveau 6 de l’OMS) n’est aucunement liée à un degré de dangerosité ou de virulence du virus » explique Xavier de Lamballerie.

Ne pas mélanger les rôles.

Cet expert rajoute malheureusement d’autres explications qui ne peuvent qu’embrouiller le message : « L’alerte à ce niveau 6 a été déclenchée tardivement pour préparer l’opinion publique et permettre une gestion de la crise dans la plus grande sérénité ». Ce virologue devrait s’abstenir de communiquer de cette façon dans les médias car son discours est totalement incompréhensible. Préparer l’opinion publique pour permettre une gestion de la crise dans la plus grande sérénité implique de ne pas mélanger les rôles : l'opinion public n'a rien à faire de savoir que l'OMS passe en niveau 6 puisque ce type de niveau correspond à une échelle interne à l'OMS et n'a rien à voir avec la dangerosité de la grippe A.

Gagner un minimum de sérénité.

Voici un second exemple de la confusion produite par l’ambivalence des mots employés par les experts, en l’occurrence le directeur général adjoint de l’OMS, le Dr. Keiji Fukuda qui a déclaré, le 24 juillet 09 que « deux milliards de personnes dans le monde pourraient être contaminées dans les deux ans à venir », une déclaration aussitôt reprise par certains grands médias comme Le Figaro qui titre le 24 juillet 09 : « Grippe A(H1N1) : l’OMS prévoit 2 milliards de malades ». Lorsque le grand public tombe sur ce titre, que peut-il faire sinon s’affoler ? Y compris si les lecteurs commencent à lire le début de l’article du Figaro : « Nous sommes encore au tout premier stade de la pandémie liée au virus A(H1N1) et le plus difficile est sans doute à venir ». Il faut lire jusqu’au troisième paragraphe pour apprendre enfin que « le virus, très contagieux, n’entraine dans une majorité des cas que des troubles bénins, pouvant passer inaperçus, avec cependant un petit pourcentage de forme graves… ». Arrivé là, ce qui est déjà un exploit, il faut alors s'intéresser à ce que fait l'OMS (voir ICI) vis-à-vis de ces "formes graves" pour comprendre les tenants et les aboutissants de la situation et gagner un minimum de sérénité.

Cette grippe n'est pas dangereuse.

Voyons maintenant comment s’y prend le professeur Bernard Debré pour communiquer un message sans ambivalence via lejdd.fr du 25 juillet 09 qui titre : « Debré : « Cette grippe n’est pas dangereuse ». Voilà qui est clair. « Cette grippe n’est pas dangereuse » est non seulement le titre mais aussi la première phrase de l’article. Coup double d’entrée de jeu.

Voici, le début de l’interview :

Lejdd - Vous faites partie de ceux qui considèrent que l'on en "fait trop" au sujet de la grippe (A) H1N1. Mais en fait-on jamais assez pour enrayer une pandémie?

Pr Debré - Cette grippe n'est pas dangereuse. On s'est rendu compte qu'elle était peut-être même un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière. Alors maintenant, il faut siffler la fin de la partie!

L'illettrisme est une pandémie de niveau 10.

Cette interview a certainement été minutieusement préparée car la première question est effectivement LA question que se pose le grand public qui - mal informé, matraqué par des déclarations contradictoires, embrouillées et souvent d’apparences alarmistes - envisage le pire et préfère en conséquence et par prudence que l’on en fasse trop que pas assez. Pour être précis, ce n’est pas tant que le grand public est mal informé puisque les analyses précédentes montrent que tout de même, si on lit attentivement les déclarations des experts, il n’est pas très difficile de se rendre rapidement compte que la grippe A n’est pas dangereuse. Mais le grand public ne prend pas le temps de lire ou ne sait tout simplement pas lire au sens de l’illettrisme (lire sans comprendre le sens des phrases et sans articuler les phrases entre elles). L'illettrisme est malheureusement une maladie de notre époque qui est réellement, celle-là, une pandémie confirmée de niveau 10.


Rêvons un peu.

Si, comme le souhaite le virologue Xavier de Lamballerie et, rêvons un peu, l’ensemble de nos responsables politiques, les autorités souhaitent réussir à gérer la crise dans la plus grande sérénité, ces autorités devraient prendre en considération le très haut niveau de l’illettrisme (y compris parmi nos journalistes) dans notre pays dit développé (je n’ose même pas imaginer la situation en Angleterre) comme l’a parfaitement mesuré le Pr. Debré. C’est une première leçon de cette crise sanitaire qu’il faudra retenir pour les suivantes, surtout si elles sont réellement dangereuses. Comment écrit-on « il faut siffler la fin de partie ! » en langage SMS ?

A chaque jour suffit sa peine.

La seconde leçon, à mon avis plus urgente, c’est la prise de conscience de la part des experts qu’en s’adressant au grand public, ils ne s’adressent pas… à des experts et que l’emploi de certains mots comme « alerte maximale » et de certains chiffres comme « deux milliards de malades » provoque obligatoirement la panique. Quel est l’intérêt pour le grand public de savoir que l’OMS est passée au niveau 6 alors que cela ne le concerne absolument pas ? Quel est le but de déclarer deux milliards de malades alors qu’il ne s’agit que d’une « grippette » ? Enfin, pour conclure, si le virus mute ? Eh bien, « A chaque jour suffit sa peine » (Mt 6, 34)... et aujourd'hui, c'est dimanche.

Sortie de crise en vue (73) : le secret de l’effet reprise des bonus.

La bonne question.

Le Monde du 25 juillet 09 pose peut-être la bonne question : « La sphère financière et l’économie réelle sont-elles à nouveau en train de se déconnecter ? ». Le quotidien constate fort justement : « Alors que les plans sociaux se multiplient et que le chômage poursuit son ascension partout dans le monde, les Bourses remontent à toute allure. »

Et d’avancer deux explications à ce paradoxe :

1 – « L’optimisme retrouvé des opérateurs boursiers […] n’est pas seulement alimenté par la perspective de recevoir en fin d’année de jolis bonus comme les banques qui les emploient viennent de le leur promettre ».

2 – Cet optimisme « se nourrit surtout des résultats meilleurs que prévu enregistré au deuxième trimestre par les entreprises (US). »

Et de conclure :

1 – « La remontée des indices (boursiers) ne peut être interprétée comme la garantie que le fond à bien été touché. »

2 – « … le rebond industriel actuel ne peut à lui seul garantir une sortie de crise définitive ».

3 – « En raison de la très forte pression qu’exercera sur les taux d’intérêt l’envolée des dettes publiques […] La croissance économique mondiale s’annonce plus faible que dans la première partie des années 2000. De quoi calmer, tôt ou tard, les ardeurs haussières des marchés boursiers».

La perversité de l'effet reprise des bonus.

En somme, Le Monde répond par la négative à sa question initiale en admettant qu’à terme, les marchés boursiers seront obligés de tenir compte de la réalité économique. Une conclusion politiquement correcte qui ne correspond pourtant pas au monde postmoderne qui s’impose à nous. Cette conclusion sous-estime la perversité de l’effet reprise des bonus qui peut se décrire ainsi : plus l’économie réelle plongera, plus les marchés boursiers grimperont et cela soit jusqu’à l’explosion du système financier, c'est-à-dire jusqu’à la désintégration de Goldman Sachs et des Etas Unis eux-mêmes, soit jusqu'à la désintégration de notre civilisation moderne.

Le secret de Goldmine Sachs.

Le mécanisme de cette perversité machiavélique pourrait nous être révélé dans sa Revue de Presse Internationale par Pierre Jovanovic sur jovanovic.com, « Le secret de Goldmine Sachs (1) », daté du 24 au 26 juillet 09. Le mécanisme (le secret) réside dans le fait que « c’est Goldman Sachs qui a la charge des Bons du Trésor du gouvernement américain ». Cela signifie que « Goldman Sachs prend son pourcentage sur tous les achats et ventes des Bons du Trésor américain, qu’ils soient du gouvernement, de la région et même municipal ! Et comme vous le savez, depuis le 1er janvier 2009, AVEC CETTE CRISE COLOSSALE, ce sont des trilliards et trilliards de dettes qui ont été vendues et on ne parle pas des Bons du trésor arrivés à échéance et sur lesquels la GS prend AUSSI sa commission ! C’est beau, c’est propre, du travail pro, une exécution faite devant le monde entier par Paulson, ancien président de GS ! ».

Nier l'aggravation de la crise économique.

Voilà donc en quoi consiste l’effet reprise des bonus. Ces bonus, que Barack Hussein Obama fait semblant de critiquer parce qu’il ne peut ni ne veut de toute façon pas les interdire, servent à motiver les agents boursiers qui font grimper artificiellement et de force les marchés financiers pour nier jusqu’à un point de non retour l’aggravation de la crise économique. Autrement dit, les banques sont sauvées par le sacrifice de l’économie qui exige de plus en plus de Bons du trésor, donc de commissions, mais la référence sacrée aux cours vedettes de Wall Street, comme du CAC40, permet aux politiques, largement relayés par les médias, d’affirmer que la reprise est en vue. Comme Le Monde nous y incite, les gogos que nous sommes croient encore en la connexion entre la sphère financière et le monde réel. Les spéculateurs achètent des actions parce qu’ils anticipent la reprise économique, nous disent encore certains économistes. Et si, tout simplement, les spéculateurs achetaient des actions avec l’argent (des écritures virtuelles) dont ils ont le secret pour le voler à l’Etat… avec la complicité obligée de l’Etat ?

C'est ça la révolution postmoderne.

Le plus mauvais service que nous pouvons nous rendre à nous-mêmes serait de contribuer à relancer réellement l’économie dans le cadre du système financier actuel. Une telle relance permettrait aux spéculateurs professionnels, via l’Etat, de se faire rembourser à vie l’argent qu’ils nous ont déjà emprunté de force via nos futurs impôts (le paiement des intérêts de la dette) et ceux de nos enfants et petits enfants. En somme, travailler à relancer l’économie réelle reviendrait à nous rendre nous-mêmes des travailleurs forcés et des esclaves soumis pour plusieurs générations. Il n’y a malheureusement et très probablement pas d’alternative crédible, viable et connue. C’est ça la révolution postmoderne.

samedi, juillet 25, 2009

Grippe A/H1N1 (22) : plus de malades, moins de vaccins, les priorités de l’OMS.

La nouvelle stratégie de l'OMS.

Les dernières déclarations de l’OMS, par la voix de son directeur général adjoint, le Dr. Keiji Fukuda, reproduites sur santelog.com le 24 juillet 09, permettent de clarifier la situation : deux milliards de personnes contaminés dans le monde dans les deux ans à venir et pas de vaccins fiables disponibles dans les délais. D’où l’inéluctabilité de la pandémie. Une situation qui affole nos responsables et fait délirer nos médias. Sans raison puisque deux milliards de personnes contaminées par une grippe bénigne n’a rien d’affolant en soi (1) même en l’absence d’un vaccin fiable. Par contre, et c’est ce que précise bien le Dr. Keiji Fukuda, cela entrainera un nombre proportionnellement élevé de décès parmi les groupes à risque d’où la nouvelle stratégie de l’OMS qui a cessé le comptage strictement quantitatif pour progresser dans la connaissance de ces groupes à risque.

Cerner le profil des groupes à risque.

Une grippe bénigne d’une part, des groupes à risque d’autre part, deux raisons qui rendent le recours massif à la vaccination inutile, voire contre-indiqué. Inutile dans le cas d’une grippe bénigne étant données les mauvaises conditions de la fabrication du vaccin, tant du point de vue des délais de sécurité que des défis de son industrialisation à très grande échelle. Contre-indiqué vis-à-vis des groupes à risques à cause de ses possibles effets indésirables non maîtrisés parce que méconnus. En somme, la priorité actuelle des experts de l’OMS est de cerner le profil des principaux groupes à risque pour concentrer sur ces groupes les moyens de détections précoces afin de prévenir au mieux les complications prévisibles engendrées par la contamination du virus sur ces groupes.

L'évolution de la pandémie.


Le Dr. Keiji Fukuda fait le point sur l’évolution qualitative de la pandémie à partir des informations récentes collectées par l’OMS à travers le monde :

1 – Une augmentation de l’âge moyen des personnes contaminées et qui décèdent de la grippe A. Cette observation est à relativiser du fait que la grippe A circule en parallèle avec une grippe saisonnière dont la mortalité touche majoritairement les personnes âgées de plus de 65 ans.

2 – Des facteurs de risques confirmés pour les troubles cardiovasculaires, respiratoires, le diabète, le cancer, l’asthme et la grossesse.

3 – Certains groupes minoritaires qualifiés par des critères socioéconomiques et culturels selon certaines études.

Il nous faut souhaiter que le virus ne mute pas.

Le Dr. Keiji Fukuda nous informe enfin que les rendements de la production du nouveau vaccin se situeraient de 25 à 50% de celui du vaccin de la grippe saisonnière. Cela signifie que les délais pour une production significative des doses de vaccin pourraient être supérieurs à ceux prévus actuellement et s’établir plutôt pour début 2010 même si certains laboratoires annoncent des dates plus rapprochées. Ce faible rendement retarde également la mise au point du protocole de vaccination (nombre de piqûres) et le calcul du volume de « principe actif » nécessaire pour chaque dose. En conclusion, il nous faut souhaiter que le virus ne mute pas d’ici l’automne, ni naturellement, ni à la suite de précipitations insensées dans la préparation et la diffusion de vaccins non testés et donc non fiables.

Notes :

(1) " «La grippe A reste une grippette», assure le Pr Debré", Le Figaro, 25 juillet 09.

Grippe A/H1N1 (21) : « vaccins maquettes », « vaccins pré-pandémiques » et risques.

Dans le détail, c’est postmoderne.

Voici quelques informations techniques sur les processus de fabrication de différents types de vaccins fournies par l’Agence européenne des médicaments (EMEA, Londres) et relayées par santelog.com ce
24 juillet 09. Pour simplifier, lorsqu’un patient présente sérieusement les symptômes de la grippe A, un prélèvement est envoyé dans un laboratoire d’analyse officiel qui transmet, éventuellement, ses résultats à l’OMS. De là, un virus souche pandémique est sélectionné pour être distribué à des laboratoires pharmaceutiques chargés d’élaborer les vaccins. Lorsque ces « produits de santé » sont créés, ils sont examinés par un CHMP (Comité pour les produits médicaux à usage humain) eux-mêmes contrôlés par une Agence des médicaments comme, par exemple, l’EMEA. Dans le détail, et compte tenu de la menace de santé publique qu’est la pandémie de grippe A/H1N1, c’est plus complexe (ou postmoderne si vous préférez) puisque nous avons des « vaccins maquettes » (mock-up), des « vaccins pré-pandémiques » et des procédures à hauts risques dites « fast track » (procédures accélérés).

Vaccins maquettes.


Concrètement, « quatre maquettes de vaccins anti-A/H1N1 […] sont déjà approuvées pour l’Union européenne […] Il est prévu la possibilité d’insérer dans ces vaccins une souche supplémentaire qui constituerait une évolution de la souche virale de base… ». Autrement dit, « un vaccin maquette contient une souche du virus grippal que les laboratoires ont spécifiquement choisi parce que la population n’y a jamais été exposé. Durant une pandémie, l’OMS identifie formellement la souche virale responsable de la pandémie et la rend disponible pour que soient développés des vaccins. Les sociétés (les laboratoires) sont alors capables d’utiliser cette souche officielle pour préparer une souche adaptée à combattre la pandémie et qui peut remplacer la souche originelle dans la maquette du vaccin ».


Vaccins pré-pandémiques.

Un vaccin pré-pandémique « est conçu pour être utilisé avant la pandémie pour protéger contre une souche dont on s’attend qu’elle puisse provoquer une future pandémie. Les vaccins pré-pandémiques couramment disponibles contiennent le virus A/H5N1 (grippe aviaire) parce que les experts de la santé s’attendent à ce que cette souche soit responsable de la prochaine pandémie ».

Les risques.


Compte tenu du délai nécessaire à la réalisation des tests, nous pouvons supposer que les vaccins qui pourraient être disponibles dès le mois de septembre sont en réalité soit des vaccins pré-pandémiques, soit des vaccins réalisés à partir de vaccins maquettes déjà testés qui ont été par la suite modifiés avec la souche pandémique sélectionnée et distribuée par l’OMS fin mai 2009. Officiellement, le virus n'a pas muté mais son "imprévisibilité" inquiète l'OMS. Face à l'urgence, ces nouveaux vaccins ne sont pas testés et ne peuvent être autorisés qu'à l'issue d’une procédure accélérée (fast-track), c'est-à-dire avec l’accord de l’EMEA. "Cette procédure, qui doit également être soumise au CHMP, ne risque pas d’affecter substantiellement la sécurité du vaccin ou le niveau de protection conféré, souligne l’EMEA. Cependant, « les autorités sanitaires et les laboratoires pharmaceutiques se préparent à mettre en place des évaluations de la sécurité pour prendre des mesures rapides au cas où des problèmes apparaitraient sur ce point ».

Légèrement décalée et un peu plus rapide que notre époque.

Il nous est maintenant plus facile de comprendre quelques unes des difficultés des autorités politiques pour gérer cette crise sanitaire dont la principale caractéristique est, pour l’instant, sa vitesse de propagation qui dépasse les capacités techniques de production des laboratoires qui respecteraient les procédures scientifiques habituellement de mise. D’où le recours à ces « procédures accélérées » qui font glisser les responsabilités des autorités nationales vers des hauts fonctionnaires européens qui ne risquent de toute façon pas grand-chose. Il est certain que si nos plus hautes autorités politiques nationales étaient directement responsables, elles ne s’engageraient pas dans ce genre de procédures assurément risquées et cette pandémie serait traitée pour ce qu’elle est, c’est à dire comme une grippe saisonnière légèrement décalée et un peu plus rapide que notre époque.

vendredi, juillet 24, 2009

Grippe A/H1N1 (20) : la pandémie grippale dans le rôle d’Al Qaïda.

Aucun changement dans le comportement du virus.

Selon Le Monde avec AFP du 24 juillet 09, « Le virus se "répand très efficacement", mais les experts de l'OMS relèvent "le caractère bénin jusqu'à ce jour des symptômes pour l'écrasante majorité des patients, qui se rétablissent généralement, même sans traitement médical, en une semaine après l'apparition des premiers symptômes". "Nous ne savons pas comment le virus changera dans le futur. Pour le moment, nous n'avons observé aucun changement dans le comportement du virus", a indiqué vendredi M. Grégory Hartl, porte-parole de l’OMS.

Que se passerait-il si l'OMS constatait une mutation du virus ?

L’OMS ne publie plus ses statistiques sur la propagation du virus mais concentre ses observations sur la/les mutations potentielles du virus. De telles mutations pourraient théoriquement remettre en cause la validité déjà précaire des vaccins actuellement préparés et testés en urgence par les laboratoires. Ces vaccins ne seront pas disponibles en quantité avant la fin 2009 début 2010. Que se passerait-il si l’OMS constatait une mutation significative du virus ? Faudrait-il recommencer à zéro le processus industriel de production du vaccin ? Que ferait-on alors des doses déjà produites, distribuées et stockées ? Que ferait-on surtout des files de gens se présentant chez leur médecin traitant pour se faire vacciner ? C’est pourquoi l’OMS a pris le contrôle des statistiques sur la propagation du virus qu’il serait contre-productif de diffuser systématiquement, nous allons voir pourquoi.

Il ne faut pas que les conflits sociaux se transforment en guerre civile.

Les déclarations du porte-parole de l’OMS sur le caractère bénin « jusqu’à ce jour » des symptômes ne vont pas faciliter la tâche des autorités politiques qui ont besoin de ce niveau 6 (2) non pour traiter la pandémie grippale qui ne présente aucun risque réel mais pour contrer les futures révoltes sociales (voir "Mon camp") liées à la situation économique désastreuse prévue pour la rentrée et bien perçues par Xavier Darcos qui a prévenu, hier sur France 2, « qu’il ne fallait pas que les conflits sociaux se transforment en « guerre civile » après plusieurs séquestrations de dirigeants ou menaces de destructions d’usines par des salariés… ».

Les contraintes d'un état d'urgence.

La pandémie grippale joue le rôle d’ Al Qaïda dans la guerre contre le terrorisme : les pays qui seront menacés de chaos sociaux seront déclarés zones pandémiques confirmées et subiront les contraintes d’un état d’urgence sanitaire niveau 6 que les populations, affolées par les médias et sous le régime de la peur, accepteront sans se réveiller.

Le curseur médiatique de la propagation.

C’est ce que l’on peut commencer d’observer au Royaume Uni (1), particulièrement touché par la crise économique ou, selon santelog.com du 23 juillet 09, des dispositions sont déjà prises pour contraindre les gens à rester chez eux au moindre éternuement comme l’indiquent « Les messages clés lancés par le NHS : En cas de symptômes grippaux, rester chez soi et vérifier vos symptômes sur le site du NHS… ». Notons que le NSH (Le National Health Service) « demande à chaque citoyen britannique de suivre les chiffres de diffusion de l’épidémie… », ceux du NSH naturellement, des chiffres dont nous savons par ailleurs qu’ils ne correspondent pas à ceux produits par d’autres organismes comme par exemple l’ECDC (European Center for Disease Prevention and Control) qui comptabilisait 10 649 cas confirmés au 21 juillet 09 et non pas 100 000 cas confirmés par le NSH en une semaine. L’OMS ne diffusant plus ses chiffres et ne travaillant qu’à partir de modèles mathématiques, chaque pays peut dorénavant contrôler sa propre communication et varier le curseur médiatique de la propagation selon des critères liés à la Sécurité nationale donc aux risques de chaos sociaux provoqués par... la crise économique.

Les généralistes manquent d'informations.

En conséquence, pour prévoir l’évolution médiatique de la pandémie, il est préférable de s’intéresser à la situation économique du pays et non pas à l’évolution de la propagation de la grippe A. En France, sans le savoir, nos personnels de santé sont placés en première ligne d’une guerre économique avec laquelle ils n’ont pourtant rien à voir, c'est pourquoi ils sont désarmés. C’est ce que décrit Martine Perez sur Le Figaro du 24 juillet 09 : « Grippe A : les généralistes manquent d'informations », c'est-à-dire, dans notre monde postmoderne, de la principale arme de combat. Manque d’information alors que depuis le 23 juillet, le gouvernement à décidé que les médecins traitants, et non plus les services d’urgence, seraient les principaux interlocuteurs des malades, des malades qui, pour l'instant, n'existent pas.

Armes postindustrielles de communication.

Pour notre gouvernement, à tort ou à raison, il n’y a pas pour l'instant nécessité de manipulations médiatiques à grande échelle sur les chiffres de la propagation de la grippe A contrairement à ce qu’il se passe au Royaume Uni. Basculer le front de la lutte anti-pandémique sur les médecins traitants laisse entendre, selon ma grille de lecture, que la situation « économique » laisse encore une marge de sécurité et que les autorités françaises tablent sur une relative stabilité du champ social jusqu’à la rentrée. Nos autorités considèrent donc que les médecins traitants peuvent faire face, même désarmés, au moins jusqu’en septembre ce qui ne semble pas être le cas dans l’Empire britannique au cœur de la tourmente financière qui n'hésite pas à recourir à des armes adaptées (l'internet) à une guerre postmoderne, c'est à dire les armes postindustrielles de communication (1)

Addendum.

(1) Libération du 24 juillet 09 : " La grippe porcine affole la Grande-Bretagne : 100.000 personnes ont été contaminées par le virus la semaine dernière en Angleterre. Alors que le site spécial mis en place par les autorités a été submergé de connexions, d'innombrables polémiques agitent le royaume [...] Mais quelques heures après la mise en service du site, celui-ci a planté, après avoir reçu plus de 9 millions de connexions en une heure. En fin d'après-midi, les choses sont rentrées dans l'ordre, le nouveau service recevant tout de même environ 2.600 connexion par seconde....".

(2) " [...] le président (Sarkozy) devrait communiquer dès que le stade 6 sera déclenché." indique Christophe Barbier sur challenges.fr le 23 juillet 09.

Sortie de crise en vue (72) : une pandémie grippale pour contrer un chaos social.

Trancher dans le vif et choisir son camp.

Pour répondre aux interrogations soulevées depuis quelques jours sur ce blog au sujet de la grippe A/H1N1 (voir les posts précédents sur le sujet), il faut trancher dans le vif des incertitudes et choisir son camp. Pour ce faire, je vais m’appuyer sur un article du quotidien Le Monde en date du

23 juillet 2009 : « Le virus de la grippe A(H1N1) pourrait affecter 20 millions de Français d’ici à la fin de l’année » et montrer, dans un premier temps, que les informations de ce journal sont fausses puis, dans un second temps, en tirer les leçons.


Un tier de la population nationale.

Le Monde écrit : « Compte tenu de la vitesse à laquelle se propage le virus A(H1N1), les autorités françaises prévoient que 20 millions de personnes, soit près d'un tiers de la population nationale (65 millions), pourraient être infectées par la nouvelle pandémie grippale d'ici à la fin de l'année, au lieu des 2,5 millions habituellement touchées par la grippe saisonnière. Selon le dernier bulletin de l'Institut national de veille sanitaire (INVS), établi mardi 21 juillet, 793 cas confirmés ou probables de grippe A(H1N1) ont à ce jour été recensés en France, dont 103 dans les territoires d'outre-mer. »

Induire les lecteurs en erreur.

La construction syntaxique de cet article induit les lecteurs du journal en erreur. Dans sa première phrase, Le Monde écrit que « les autorités françaises prévoient que 20 millions de personnes […] pourraient être infectées […] d’ici la fin de l’année. » Dans sa seconde phrase, Le Monde cite l’Institut national de veille sanitaire (INVS) laissant entendre que cet Institut serait l’autorité française en question. Or, contrairement à ce que Le Monde laisse entendre, cet Institut ne prévoit absolument pas 20 millions de personnes infectées d’ici la fin de l’année. Cet Institut a déclaré, le

21 juillet que « Les systèmes de surveillance ne montrent pas d’augmentation du nombre de syndromes grippaux. Emergence limitée, faible nombre d’hospitalisation, pas d’augmentation du nombre de syndromes grippaux donc, pour l’InVS, « une circulation limitée du virus se poursuit sur le territoire » et « la maladie reste à ce jour bénigne dans la très grande majorité des cas”.

Un message alarmiste.

J’ignore qui, du Monde ou de l’INVS, a raison sur l’avenir de la pandémie. Ce qui est manifeste, c’est que le journal a fait un montage syntaxique pour faire endosser à l’INVS une information qui n’a rien à voir avec les propos de ce dernier. Le Monde a-t-il agi volontairement? En tout cas, la ficelle est grosse : cela signifie que Le Monde tente de légitimer un faux message alarmiste auprès de ses lecteurs. Il reste à savoir pourquoi ?


Il y a deux hypothèses :


1 – Soit Le Monde agit dans les intérêts des industries pharmaceutiques en convaincant par la peur les Français de se faire vacciner. La faiblesse de cette hypothèse est que le vaccin ne sera pas disponible en quantité avant fin 2009.


2 – Soit Le Monde mène une guerre psychologique pour forcer les Français a accepter dès la rentrée, peut-être même avant, le niveau 6 et ses conséquences alors que contrairement à ce qu'affirme Le Monde, il n'y a pour l'instant pas d'aggravation notoire de la maladie. Cette hypothèse à l’avantage de coller avec une autre hypothèse qui concerne une probable catastrophe financière européenne au moment de la rentrée.

Il existe une troisième hypothèse mais elle sort trop radicalement du contexte politiquement correct de ce post et a plutôt à voir avec les armes climatistes de la théorie PointZéro.

Sous prétexte de crise sanitaire.

En conséquence, pour comprendre la manipulation du quotidien cité, il faut peut-être en élargir sa vision et prendre en considération la situation financière, économique et politique de l’Europe qui menace à tout instant de s’effondrer. Cette approche a également l’avantage d’expliquer la situation anglaise. Si les autorités britanniques viennent de lancer une alerte à la population en annonçant plus de 100 000 nouveaux cas de grippes A confirmés en une semaine (on ignore laquelle?), c’est peut-être parce que la situation financière et économique du Royaume Uni est encore plus catastrophique que sur le continent et que la situation sociale est à deux doigts d’exploser. D’où une guerre psychologique intense en vue d’un état d’urgence sous prétexte de crise sanitaire imminente (2)


Accepter la perspective d'un état d'urgence.

Si cette hypothèse était insensée, pourquoi Le Monde se fatiguerait-il à faire ces petits montages syntaxiques pour guider ses lecteurs là où on lui (Le Monde) demande de le faire, c’est à dire à accepter la perspective d’un état d’urgence pour soit-disant éviter des dizaines de millions de malades ? Car tout de même, pour arriver à 20 millions de Français touchés par la grippe d’ici la fin de l’année, il faudrait constater en moyenne 130 000 cas par jour. Par quel miracle, autre que médiatique, cela serait-il possible compte tenu de la situation stable actuelle, comme la qualifie l’Institut National de Veille Sanitaire.

Mon camp.

Mon camps est celui de ceux qui considèrent que la menace pandémique est une fabrication de l’OMS à partir d’une grippe ordinaire dans le but d’instaurer l’état d’urgence dans les pays les plus touchés par la crise économique et financière (1). Cette grippe dite A est bénigne. Les cas mortels sont, en très grande majorité, liés à des complications de pathologies chroniques pré-existentes chez les malades. D’ou le nombre relativement élevé de décès au Royaume Uni par rapport aux autres pays européens.

Pourquoi ne voyons-nous toujours rien venir ?

Nous arrivons à la fin du mois de juillet. Les enfants sont en vacances depuis plus de trois semaines. Si, comme l’affirment les autorités, les flux engendrés par le tourisme devaient provoquer une explosion de la pandémie, pourquoi ne voyons-nous toujours rien venir ? Pour l’instant, à part les prédictions alarmistes pour l’avenir comme celles du quotidien de référence, les médias ont de la peine à trouver quelques dizaines de cas, de plus sans gravité, par-ci par-là.

Cherchez l'erreur.

Je termine en rappelant que les chiffres du NHS (National Health Service) qui servent de référence aux autorités britanniques qui déclarent plus de 100 000 cas confirmés en une semaine sont contredit par le ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control) qui affiche, pour la Royaume Uni à la date du

21 juillet 09, 10 649 cas confirmés (Pour la France, les statistiques de l'ECDC sont très proches de celles de l'INVS). Cherchez l’erreur ! La véritable menace n'est pas la pandémie grippale mais la dictature qui va s'abattre sur nous en son nom. Si la pandémie est évitée, ce sera grâce à elle. Si la pandémie se développe, cette dictature sera encore plus forte. Pile tu perds, face je gagne.

Addendum.

(1) "Le ministre du Travail Xavier Darcos a prévenu qu'il ne fallait pas que les conflits sociaux se transforment en "guerre civile", après plusieurs séquestrations de dirigeants ou menaces de destructions d'usines par des salariés. [...] Il n'y a aucune solution qui passe par des menaces, par des ultimatums, par des menaces de mort, par des séquestrations, ce n'est pas comme ça que les choses se passent", a déclaré M. Darcos, interrogé sur France 2 au sujet de la séquestration du PDG de Servisair Cargo à Roissy" Source : Le Figaro avec AFP, 24 juillet 09 à 10:09. "

(2) "ANGLETERRE : PAS DE TESTS COMPLETS DU VACCIN AVANT SON UTILISATION : Les chefs désespérés de la santé sont en train de commencer à distribuer le nouveau vaccin contre la grippe porcine humaine avant que les essais sont effectués...." Source : diablogtime.com, 24 juillet 09 à 7:49.

jeudi, juillet 23, 2009

Grippe A/H1N1 (19) : 100 000 nouveaux cas en UK, quelques dizaines en France !

Pas d'augmentation du nombre de syndromes grippaux en France.

Infirmant les informations qui circulent dans les médias français et prenant le contre-pied des prévisions de Roselyne Bachelot, l’Institut de Veille sanitaire (InVS) recense au 21 juillet 2009 seulement 483 cas confirmés (au lieu de 628 cas confirmés par l’ECDC voir

ICI). Selon santelog.com le 23 juillet 2009, l’InVS déclare, toujours le 21 juillet 09, que « Les systèmes de surveillance ne montrent pas d’augmentation du nombre de syndromes grippaux. Emergence limitée, faible nombre d’hospitalisation, pas d’augmentation du nombre de syndromes grippaux donc, pour l’InVS, « une circulation limitée du virus se poursuit sur le territoire » et « la maladie reste à ce jour bénigne dans la très grande majorité des cas.» D’où vient, alors, l’affolement de Roselyne Bachelot contredisant la prudence de Brice Hortefeux ?

Les points de vue respectif des deux ministres.

Pour Le Monde du 23 juillet 2009, cette divergence « peut s’expliquer par les points de vue respectifs des deux ministres. Mme Bachelot est confrontée aux inquiétudes des personnels de santé, qui craignent de voir les services hospitaliers rapidement engorgés par les malades atteints de la grippe A. Tandis que M. Hortefeux, lui, s’inquiète des conséquences concrètes d’un plan de niveau 6, pour la bonne marche du pays. » Peut-être, peut-être…

100.000 nouveaux cas identifiés au Royaume Uni.

En attendant, selon santelog.com ce 23 juillet 09, le NHS (National Health Service, le Service de santé publique britannique) lance ce 23 juillet une alerte à la population et déclare que « la grippe A/H1N1 se diffuse très rapidement ». « Selon les derniers chiffres officiels communiqués par le NHS » rapporte santélog.com, « il y aurait eu, en une seule semaine plus de 100.000 (cent mille) nouveaux cas identifiés et le nombre de décès serait de 31, au Royaume Uni, depuis le début de l’épidémie ».

Divergences entre ECDC et NHS.


Comment expliquer une telle divergence entre les chiffres de l’ECDC qui annonçait le 21 juillet (voir ICI) seulement 10.649 cas au Royaume Uni et ceux du NHS qui annoncerait (au conditionnel) plus de 100.000 nouveaux cas en une seule semaine » ? Tout cela ne tient pas la route. Il ne s’agit même plus de s'interroger sur l’écart entre la France et le Royaume Uni mais sur l’écart entre les chiffres avancés par différents organismes sanitaires, en l’occurrence l’ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control) et le NHS britannique pour le même pays, le Royaume Uni.

Comment expliquer...

Comment expliquer, par ailleurs, que l’InVS (Institut national de Veille Sanitaire) indique que « les systèmes de surveillances ne montrent pas d’augmentation du nombre de syndrome grippaux » (nous supposons qu’il s’agit de la France) alors que la NHS déclare, a deux jours d’intervalle, que « la grippe A/H1N1 se diffuse très rapidement » (nous supposons qu’il s’agit du Royaume Uni) ?

Les frontières européennes seraient-elles étanches à la pandémie ?

Qui de Roselyne Bachelot qui s’affole ou de Brice Hortefeux qui calme le jeu faut-il croire ? Les explications du quotidien Le Monde (voir ci-dessus) sont subtiles mais ne nous éclairent pas sur la réalité de la pandémie en France que tous les instituts spécialisés et tous les médias décrivent comme étant stable et sans gravité. Pourtant, Mme Bachelot tire la sonnette d'alarme et juste de l’autre côté de la Manche, une alerte à la population est lancée. Les frontières européennes seraient-elles étanches à la pandémie ? Nos autorités françaises nous réservent-elles une surprise pour la rentrée ? Les Anglais seraient-ils victimes d'une manipulation ? Comment savoir...