dimanche, mai 31, 2009

Pandémie A/H1N1 : une occasion de s’en sortir.

Une arme climatiste.

Plusieurs rumeurs font état d’une future vaccination obligatoire (sauf pour les enfants de moins de 3 mois et contre indication médicale) contre le virus A/H1N1. Ces rumeurs corroborent l’information selon laquelle la France aurait commandé suffisamment de doses pour vacciner la totalité de sa population. Du point de vue de la théorie PointZéro, ce vaccin est une arme climatiste de la révolution postmoderne car le véritable danger n’est pas le virus A/H1N1 mais les moyens de lutte contre ce virus.

Croyance au miracle scientifique.

Compte tenu de la nature du virus et en particulier de ses capacités de mutations rapides et imprévisibles, l’efficacité du vaccin tiendra plus du hasard que de la vérité scientifique. La décision de l’Etat français n’est que la preuve de sa croyance au miracle scientifique. En effet, de nombreux spécialistes en virologie estiment qu’il n’est pas possible de connaître à l’avance la combinaison génétique du virus attendu pour cet automne dans notre hémisphère nord. Lorsque cette combinaison sera connue, il faudra plusieurs mois pour produire en quantité suffisante le vaccin correspondant.

Un tri entre les individus "stratégiques" et les autres.

Cela signifie que contrairement aux déclarations des autorités qui laissent entendre que le vaccin sera disponible pour tout le monde au moment voulu, il y aura nécessairement une sélection parmi les populations, un tri entre les individus « stratégiques » méritant une vaccination et les autres qui devront attendre leur tour en croisant les doigts. Pour chacun d’entre nous, la question est donc de savoir si nous sommes « stratégiques » ou pas ? A défaut de connaître la réponse, ce qui est le cas pour 90 à 95% d’entre nous, il reste une seule solution : tenter la résistance.

Lorsque la mort va frapper autour de nous.

Une pandémie peut, de ce point de vue, être une chance pour certains d’entre nous car la peur du virus peut nous aider à faire un saut (échapper au système) que nous hésiterions à faire uniquement par la peur du chômage ou de la faillite. Lorsque la mort va frapper autour de nous et que nous constaterons que nous ne faisons pas partie des agents stratégiques ayant le privilège de pouvoir se faire vacciner à temps, comme à priori les chômeurs, les retraités et les malades, il ne nous faudra pas longtemps pour comprendre ce qu’il nous reste à faire tandis que ceux qui croiront se sauver en jouant la stratégie du système ( se vendre au système pour se faire vacciner) seront finalement emportés avec lui.

Lâcher prise avant qu'il ne soit trop tard.

Et si ce n’est pas encore sur ce coup-là, ce sera sur le prochain où celui d’après car l’effondrement du système – c’est l’une des leçons de la crise financière – se réalise de telle sorte qu’il est extrêmement difficile de lâcher prise avant qu’il ne soit trop tard pour nous car nous y croyons sans y croire vraiment, à la chute. Nous y croyons à certains moments de lucidité car nous savons bien, dans ces moments-là, que la situation n’est pas tenable et qu’il nous faudrait immédiatement fuir. En même temps, le système est toujours là, la société fonctionne presque normalement et lorsqu’il faut se lever le matin pour aller au travail ou en chercher, nous refoulons nos éclairs de lucidités et reportons l’éventuelle décision de faire le saut à plus tard.

Risque pour risque.

Lorsque la crise économique nous fauche, il est alors trop tard car nous sommes immédiatement happés par les complications rapidement inextricables du quotidien tout comme lorsque nous serons atteint par le virus, nous nous retrouverons instantanément pris dans les filets des plans d’urgence sanitaire, assignés à résidence ou placés dans des centres spécialisés. Il me semble qu’il arrive un moment ou risque pour risque, et au moins pour échapper au virus dans un premier temps, il ne faut souvent pas grand-chose pour oser faire le saut d’où ce post…

jeudi, mai 28, 2009

Sortie de crise en vue (67) : la ligne Maginot de la dissuasion nucléaire.

Un aveu d'impuissance.

Dans un post du

24 mai 09 sur le thème du « basculement des experts » - un basculement dans le sens de l’abandon de tout espoir sérieux de reprise à court terme, en tout cas pas avant plusieurs années - je me suis contenté, à titre d’exemple, de citer Nouriel Roubini pour relever sa proposition « d’inciter les créanciers à convertir leurs créances en actions » pour relever le défi de la dette. Cette proposition est en effet un aveu d’impuissance à résoudre la crise financière selon les règles habituelles puisque le remboursement de cette dette est dorénavant considéré par l’ensemble des experts comme humainement impossible, son montant estimé s’élevant à cinq fois le PIB mondial.

Si la récession devait se prolonger...

L’intérêt de la proposition de Nouriel Roubini est dans le fait que non seulement il est en accord avec l’ensemble de la communauté des experts, mais il est l’un des premiers à remettre en cause le postulat du remboursement de la dette qu'il propose ni plus ni moins de transformer en capital par une inversion assez mystérieuse, voire postmoderne, de nos valeurs. Une dette qui, comme s’en alarme Le Monde dans un article du 26 mai 09, « commençait à devenir insoutenable » pour les grandes entreprises qui sont le cœur de l’économie et « sont obligées de lever des capitaux dans l’urgence » en faisant le pari « que la récession prendra fin début 2010… ». Or, conclu Le Monde, « si la récession devait se prolonger, les mesures financières – et sociales – seraient alors d’une toute autre ampleur ».

Sauve-qui-peut généralisé.

Comment expliquer que d’un côté, l’ensemble de la communauté des experts ainsi que les autorités politiques reconnaissent que la reprise, donc la fin de la récession, n’est pas attendue (et que faisons-nous d’autre que d’attendre ?) avant plusieurs années et, de l’autre côté, que les grands groupes mettent en œuvre des stratégies financières pariant sur une reprise pour le début de 2010 ? La recapitalisation « dans l’urgence » des grands groupes n’est pas un signal de sérénité et de confiance en l’avenir mais plutôt l’indication d’un sauve-qui-peut généralisé.

La nouvelle ligne Maginot des temps présents.

La question du règlement de la crise financière et de ses conséquences économiques est une affaire enterrée. La vraie question à l’ordre du jour, postmodernité oblige, est celle de la guerre nucléaire via l’éclatement de la bulle de la dissuasion atomique, la nouvelle ligne Maginot des temps présents. Sinon, là-aussi, comment expliquer l’absence de réaction de Washington suite au premier essai nucléaire (*) de Pyong-Yang sans parler de l’acceptation tacite du programme nucléaire militaire de Téhéran qui n’a pas besoin de missiles stratégiques de moyenne ou longue portée pour irradier, sinon liquéfier, Israël depuis Gaza, la Syrie ou le Liban ?

Chacun pour soi.

- Qu’adviendra-t-il le jour où le Hamas ou/et le Hezbollah parviendront à lancer sur le territoire israélien ne serait-ce que des quantités infinitésimales de produits radioactifs même faiblement enrichis ?

- Compte tenu du rôle de la communication dans nos sociétés et sur nos esprits, un tel évènement ne serait-il pas suffisant pour provoquer une panique générale en Israël et dans l’ensemble des pays occidentaux ?

- Ne serions-nous pas alors poussés à réagir dans l’urgence tout en découvrant soudainement que la menace nucléaire est déjà diffuse un peu partout dans le monde via de multiples réseaux terroristes ?

- Quelle autre défense pourrions-nous alors mettre en œuvre sinon d’accepter le même genre de protection (en gros, chacun pour soi…) que pour une pandémie sanitaire ?

Un perpétuel déni de réalité.

Comme le démontre la psychose provoquée par le virus A/H1N1 - une psychose justifiée ou pas, peu importe, puisqu’elle est là et que c’est cette psychose qui détruit nos défenses et non pas (pour l'instant) le virus proprement dit - les terroristes de tous poils ont-ils besoin d’une vraie bombe atomique pour générer une panique globale dans nos sociétés qu’il faut bien qualifier de psychotiques ou, plus vulgairement parlant, qui font l’autruche et vivent dans un perpétuel déni de réalité comme l'atteste notre attidude vis à vis de la crise financière ?

(*) C'est en réalité le second essai nucléaire, le premier ayant eu lieu en 2006.

dimanche, mai 24, 2009

Sortie de crise en vue (66) : le basculement des experts.

Il faut s'attendre à d'autres turbulences.

Après le basculement de l’Europe et, naturellement, celui de la France, constatons maintenant celui des experts. Le processus s’est déroulé en trois phases. Tout d’abord une agitation provoquée par les huit semaines consécutives de la hausse des marchés boursiers, une hausse qui a fait croire à certains que le pire était derrière nous. Las, depuis une dizaine de jours, les marchés boursiers sont hésitants : prise de bénéfice, disent les experts sans trop de conviction. Enfin, depuis quelques jours, non seulement l’ensemble des experts s’accordent sur l’incertitude de la situation et son évolution future mais les autorités elles-mêmes ne cachent plus leur pessimisme : certes, le pire (une nouvelle grande dépression) a été provisoirement évité mais la reprise sera fragile et s’étalera sur plusieurs années. Il faut s’attendre à d’autres turbulences alors que tous les moyens classiques de nature monétaire et budgétaire de lutte contre la crise financière sont quasiment épuisés.

Inciter les créanciers à transformer leurs créances en actions.

Comme s’en est inquiété Nouriel Roubini à l’occasion d’un colloque organisé par New York Review of Books, rassemblant également Bill Bradley, Niall Fergusson, Paul Krugman, Georges Sorros et Robin Wells, et cité par Contreinfo.info le 22 mai 09, « la socialisation des pertes met les Etats en péril » ce qui ne l’empêche pas d’affirmer que « la seule chose qui peut augmenter et soutenir l’économie pour l’instant, c’est la politique de dépense budgétaire du gouvernement (us) » même si, précise-t-il aussitôt, « la politique budgétaire ne peut pas résoudre les problèmes de crédit et n’est pas sans coût ». C’est pourquoi Nouriel Roubini propose « d’inciter les créanciers à convertir leurs créances en actions ».

Une Constitution pour l'Economie.

Cette idée est séduisante car cela augmenterait le capital des banques et responsabiliserait les créanciers. Les banquiers seraient remis à leur place et contraints de faire leur travail de banquier par les créanciers/actionnaires alors largement majoritaires. Ces créanciers étant des agents économiques, il est logique de penser qu’en tant qu’actionnaires, ils agiraient en fonction de leurs intérêts économiques (contre les intérêts spéculatifs strictement financiers) et imposeraient le déblocage du système financier pour relancer l’économie. Ce serait, de fait, une démocratisation forcée du système financier, une véritable révolution, d’où l’intérêt d’une Constitution pour l’Economie proposée par Paul Jaurion.

La démocratie politique n'est qu'un leurre.

De ce point de vue révolutionnaire, nous pouvons constater que le système financier actuel fonctionne selon les règles d’un régime de type féodal. Les agents économiques - c'est-à-dire nous, ceux qui produisent la richesse par leur travail - sont traités comme des cerfs et n’avons que le droit de payer. La démocratie politique qui devrait nous permettre de sanctionner les responsables que nous avons élus pour défendre le bien commun n’est qu’un leurre puisque quelles que soient les personnalités politiques que nous élisons, ce système financier de type féodal demeure, un changement de majorité politique n’entraînant qu’un changement de quelques têtes au sommet du pouvoir.

Nous sommes traités comme des esclaves.

Quel est notre intérêt de vivre en démocratie si, du point de vue économique, nous sommes traités comme des esclaves ? Or, n’est-ce pas là notre situation ? Quel intérêt aurions-nous à travailler comme des bœufs pour sauver notre économie puisque nous serions de toutes les façons spoliés des profits éventuels au nom du remboursement de la dette publique, la fameuse « socialisation des pertes », c'est-à-dire le renflouement des banques qui n’ont pourtant fait que jouer au casino avec nos sous au plus grand mépris du bien commun ?

Notre culture économique est quasiment nulle.

Responsabiliser financièrement les agents économiques que nous sommes n’est pas une mince affaire car, comme le rappelle très justement JP Chevallier, notre culture économique est quasiment nulle. S’il en était autrement, nous ne serions jamais tombés dans le piège de l’endettement et du surendettement à l’origine de la crise des subprimes et des autres crises qui se profilent pour les semaines et mois à venir. De même, nous n’aurions jamais acceptés les mesures dites de relance qui reviennent à nous envoyer à l’abattoir comme on envoya notre jeunesse dans les tranchées en 14/18 ou dans les camps de travail obligatoire en 39/45.

La nature totalitaire de notre système.

Vont-ils nous remettre le couvert encore une fois sans que nous nous révoltions ? Je crains, malheureusement, que nous soyons condamnés à y passer parce que ce sera la seule manière d’accélérer la prise de conscience chez certains de la nature totalitaire de notre système qui met actuellement tout en œuvre pour renforcer son totalitarisme y compris, et puisque c’est d’actualité, via les élections européennes.

dimanche, mai 17, 2009

Sortie de crise en vue (65) : le basculement de la France.

Record historique de décroissance.

C’est fait : selon JP Chevallier qui rapporte dans un post du 17 mai 09 les chiffres publiés par l’Insee le vendredi 15 mai, la France vient de battre son record historique de décroissance à -3,2% d’une année sur l’autre au 1° trimestre 2009 et visiblement, nous ne sommes pas encore au bout de la chute qui est, par ailleurs, à peine plus rapide que celle des Etats-Unis à -2,6%.

Le doublement de notre déficit public.

A noter que le gouvernement à voté un budget annuel 2009 déjà déficitaire de 5 à 6% en tablant sur une décroissance annuelle de 1,5%. Si cette tendance à -3,2% se prolonge sur l’année, ce que rien ne permet d’exclure, cela représente un écart de prévision supérieure à 100% qui ne pourra être rééquilibré que par le doublement de notre déficit public qui devrait donc atteindre, voire dépasser, les 10% à la fin de 2009. Rappelons que les critères de convergence de Maastricht limitent ces déficits à 3%. Quid de l'Europe ?

Le monde est aujourd'hui gouverné par un G2.

Cette situation n’est acceptable et viable que si elle est provisoire et rapidement suivie d’une reprise très forte de la croissance du PIB, ce que JP Chevallier prévoit pour les USA mais pas pour l’Europe. Cette rupture envisagée entre les Etats-Unis et l’Europe est argumentée par les mesures de relance prises aux USA par les gens de la Fed, des mesures qui ne se limitent pas au renflouement net des banques mais concernent aussi toute une panoplie de réformes du système financier et en particulier la création d’une chambre de compensation des CDS (les défauts de crédits) grâce (en résumant à outrance) au soutien financier de la Chine ce qui fait dire à certains que le monde est aujourd’hui gouverné par un G2, une sorte de Chinamérica dont l’Europe serait exclue.

La pression sur les salaires et les prix.

Voici une réflexion tirée des Mémoire d’Alan Greenspan, « le temps des turbulences », citée dans un commentaire du 14 mai 09 à 14 :20 de Bernard.Z publié sur le blog de Paul Jaurion qui démontre comment nous en sommes arrivés là, c'est-à-dire à cette crise débouchant sur cette nouvelle gouvernance mondiale, le G2 : « Alan Greenspan nous dit « c’est l’arrivée de nouveaux travailleurs à bas prix qui affecte la structure des prix de la main d’œuvre dans les pays développés. Plus on ajoute de travailleurs aux marchés concurrentiels, plus forte est dans les pays développés, la pression sur les salaires et les prix. »

Le fonctionnement de la mondialisation.

Et Bernard.Z d’en conclure que « Greenspan définit avec cynisme le fonctionnement de la mondialisation qui introduit des consommateurs instruits et bon marché provenant des pays issus du communisme ou de l’Asie du sud est, pour faire baisser les salaires dans les pays développés. Ainsi pour compenser la baisse de leur pouvoir d’achat les salariés des pays développés on eu recours à l’endettement, puis au sur-endettement. La FED a encouragé pendant plus de10 ans, une croissance factice portée par le crédit, jusqu’à l’explosion des subprimes. »

La Californie toujours à l'avant-garde.

Or, il est exacte que ce sont bien les autorités chinoises qui achètent aujourd’hui les bons du Trésor US pour permettre à la Fed de tenter de sauver le système financier mondial de la faillite. Sauf qu’à la crise des subprimes vont succéder d’autres crises de défauts de paiement non seulement dans l’immobilier résidentiel, mais aussi sur les cartes de crédits et l’immobilier d’entreprise qui pourraient mettre les Etats-Unis eux-mêmes en cessation de paiement à l’image de la Californie toujours à l’avant-garde.

La Chine permet temporairement aux Etats-Unis de suvivre.

Pour conclure, disons que la Chine permet temporairement (et en attendant les prochaines crises) aux Etats-Unis de survivre mais qu’une fois ce réservoir de liquidités épuisé, il faudra obligatoirement résoudre la question de la dette ce qui, du point de vue de la théorie PointZéro, ne pourra se faire que par le règlement de la question humaine ce qui nous ramène à la question du post-sionisme en tant que signal de la phase climatiste (les catastrophes dites naturelles) de la révolution postmoderne.

samedi, mai 16, 2009

Sortie de crise en vue (64) : le basculement de l’Europe.

Nous y sommes.

Les chiffres sont tombés et l’Europe, avec une baisse du PIB de 2,5% au premier trimestre, est partie pour une décroissance annuelle à deux chiffres : la chute libre. Les autorités (comment les désigner autrement que par un mot anonyme ?) sont paralysées. Les experts sont déboussolés. Les médias financiers produisent des analyses sans queue ni tête. Les marchés boursiers sont tétanisés. Les prévisions de reprise éventuelle sont repoussées par certains à 2013, une manière d’avouer qu’il ne faut plus y penser. Il est devenu inutile de citer des références et des noms. Chacun peut lire la presse, n’importe laquelle : le ton varie mais la tendance est unanime. Bref, nous y sommes.

Une accélération vertigineuse de la crise.

L’explosion finale ne viendra pas de la finance ou de l’économie mais sera un choc de civilisation, probablement au Proche-Orient avec de fortes répliques au Pakistan et en Iran dont les ondes balayeront l’ensemble de la planète. Dans un avenir plus ou moins proche, peut-être quelques mois, certainement pas quelques années, le monde sera méconnaissable. Guerres civiles, génocides, retour à l’âge de pierre ? Un peu de tout cela à la fois avec en prime, des maladies et des catastrophes plus ou moins naturelles aux conséquences ravageuses du fait du désordre des sociétés aggravé depuis des mois par une accélération vertigineuse de la crise. Ce genre de scénario est-il plus improbable que celui d’une reprise ?

Emigrer à la campagne.

Il est temps de réagir à la crise non pas en luttant contre mais en profitant de l’aubaine qu’elle représente pour changer de vie. C’est le moment ou jamais de prendre tous les risques et de tenter ce que l’on n’a jamais osé pour se libérer de ce système individuellement, en famille ou par petits groupes en commençant par s’installer à la campagne de manière à s’éloigner des futurs dangers des villes qui vont devenir des pièges. Emigrer à la campagne est sans aucun doute le premier pas à faire pour tenter d’échapper au choc de civilisation qui se prépare. C’est la décision la plus difficile à prendre. Après, c’est seulement une question d’organisation, de bon sens et aussi un peu de chance.

Quelles sont les perspectives ?

Ce séjour à la campagne ne sera pas définitif. Il ne s’agit pas de s’installer durablement mais seulement d’échapper aux évènements qui vont ravager nos villes et nos cités. Ceux qui comptent davantage sur nos autorités pour se sortir d’affaire devraient bien y réfléchir en analysant leur situation personnelle (et familiale) actuelle et prévisible à plus ou moins court terme. Quelles sont les perspectives ? Le travail à temps partiel ou le chômage, la baisse des salaires, la réduction ou le non paiement des retraites, la faillite des banques (donc la perte des dépôts bancaires malgré les engagements de l’Etat) et l’instauration des tickets de rationnement, l’écroulement des assurances, la suppression des allocations, l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire, les contrôles de sécurité permanent, les grèves et les manifestations violentes, les émeutes, le couvre-feu, les coupures d’électricité, la suppression des communications, la privation d’eau, etc.

Tout peut disparaître.

N’est-ce pas ce qui se réalisera aussitôt si notre système financier s’écroule et plus ou moins rapidement si l’aggravation de la crise économique perdure au rythme actuel ? Combien de temps l’Etat pourra-t-il encore faire face à ses engagements financiers, un Etat déjà en banqueroute et qui ne fonctionne que grâce à la planche à billet. La crise actuelle n’est pas de même nature que les crises modernes précédentes. La situation n’est même pas comparable à celle de la seconde guerre mondiale. Nous vivons dans un système hypercomplexe, presqu’entièrement virtualisé et tout peut disparaître en quelques heures. Sans système informatique en état de fonctionnement, notre société est instantanément morte. Tout ce que nous avons pris l’habitude d’utiliser sans y penser n’existe plus.

Prendre le maquis.

Il y a encore quelques mois, il était possible de croire que nous traversions une crise passagère, histoire de remettre quelques pendules à l’heure à la mode capitaliste. Depuis, ce sont des milliers de milliards de dollars qui sont sorties de nos poches sans notre avis et même sans que nous le sachions pour soutenir le système bancaire. Cela ne peut pas ne pas avoir des conséquences directes sur nos vies quotidiennes. Dans le meilleur des cas, en supposant que l’économie tente de repartir, les premiers sous produits seront immédiatement captés par l’Etat pour renflouer ses dettes. Dans tous les cas de figure, l’Etat fera tout ce qui est en son pouvoir pour sauver sa peau et transformera, s’il le faut, le pays en camp de travail… dans un premier temps et dans le meilleur des cas. Une fois pris dans ce nouveau système, il sera très difficile de s’en évader. Mieux vaut envisager dès maintenant de prendre le maquis, me semble-t-il, d’autant que nous entrons dans la bonne saison. Il reste six mois pour se préparer au prochain hivers à la campagne.

vendredi, mai 15, 2009

Sortie de crise en vue (63) : la France entre officiellement en récession.

L'ampleur de la chute.

Les adeptes de la décroissance peuvent se réjouir : selon une dépêche AFP via Le Monde du 14 mai 09, « Quelle que soit l'ampleur de la chute, l'entrée en récession - communément définie par deux trimestres consécutifs de baisse du PIB - de l'économie française semble désormais inéluctable ». Le gouvernement tablait sur une baisse de 1,5% du PIB. Il reconnaît aujourd’hui un recul probable de 2,5% tandis que le FMI annonce un retrait de 3%. L’erreur de prévision est donc de 50 à 100% ! Pas mal pour des experts et cela n’est qu’un début.


L'affaire est donc entendue.

« Et Mme Lagarde de préparer les esprits: "les experts évaluent à quatre trimestres le décalage entre la reprise d'une économie et la reprise de l'emploi". Aucune embellie n'est donc à attendre sur ce front (de l’emploi) avant au moins fin 2010 » conclut l’AFP. Fin 2010 ? Peut-être, à condition qu’au prochain trimestre nous ne sombrions pas dans la dépression (trois trimestres consécutifs de baisse du PIB), ce que rien ne permet objectivement d’écarter car que fait le gouvernement ? Rien. Et que font les Français ? Rien. L’affaire est donc entendue.

Dictature rampante.

Combien de temps durera la dépression ? Combien de temps le corps social peut-il supporter une dépression sans exploser ? Autrement dit, à quand l’officialisation de la dictature rampante qui nous conduit inexorablement vers le règlement de la question humaine c'est-à-dire le tri (séparer les agents stratégiques des autres), puis la concentration et enfin la neutralisation de 90 à 95% de la population mondiale (non stratégique) ?


L'instauration de la paix au Proche-Orient.

Du point de vue de la théorie PointZéro, le signal de cette dictature sera donné par la destruction de l’Etat d’Israël, c'est-à-dire l’instauration de la paix au Proche-Orient, la paix voulue par l’ensemble des nations via le sacrifice d’Israël, la phase post-sioniste de la révolution postmoderne. Cette forme de sortie de crise est l'une, sinon la seule, sortie viable et durable pour l’humanité et c’est bien la raison pour laquelle les autorités mondiales ne font réellement rien pour tenter de résoudre la crise économique sous le prétexte fallacieux de sauver le système financier en faillite.


D'autres bulles se préparent.

Un prétexte fallacieux car pour relancer l’économie mondiale, c’est le système financier actuel qu’il faudrait détruire ce que les autorités ne se résoudront jamais à réaliser puisque leur survie en dépend et la tâche est quasiment impossible. Or, comment assainir les banques dont les pertes dépassent les capacités de l’économie réelle alors que cette économie pourrait probablement repartir si elle était déconnectée de la faillite du système financier virtuel ? Cette option ne serait certainement pas simple à mettre en œuvre et certaines autorités US semblent y travailler en créant une chambre de compensation pour les CDS mais la crise n'attend pas et d'autres bulles se préparent qui anéantiront tous les efforts entrepris.


Une crise cyclique du capitalisme.

Les mesures de lutte contre la crise financière qui ont déjà été mises en œuvre apportent-elles une quelconque réponse favorable ? Plus les mois passent et plus la réponse est clairement négative. Les tenants de la destruction créatrice ne peuvent plus argumenter que nous sommes dans une crise cyclique du capitalisme car nous avons largement dépassés les critères de ce type de crise et même si la réalité d’aujourd’hui n’est pas encore aussi grave que celle de la Grande Dépression, rien ne permet de dire que nous n’en prenons pas le chemin.


Impossible et suicidaire universalisme.

La crise n’est pas que financière et économique mais frappe notre civilisation elle-même et débouchera obligatoirement sur un choc des civilisations qui se concrétisera par le règlement de la question humaine. Ce n’est pas notre civilisation qui est condamnable mais son impossible et suicidaire universalisme. C’est pour masquer cette nature des choses que nous défendons de façon obsessionnelle les droits de l’homme car nous sentons bien, au fond de nous-mêmes, que ces droits ne peuvent être universels et qu’il faudra bien se résigner, un jour ou l’autre, à le reconnaître et à en tirer les conséquences.


La force de la crise universellement criminelle.

Inconsciemment parlant, nous nous réjouissons de cette crise et nous cautionnons l’attitude des nos autorités qui laissent cette crise s’aggraver au point de bientôt nous obliger, au nom de la lutte contre cette crise, à prendre des décisions de sortie de crise autrement impossible à décider car elles remettent en cause nos propres valeurs de respect universel des droits de l’homme. Cette attitude psychologique perverse est illustrée par la lutte officielle contre le négationnisme dans le sens où le négationnisme sera d’autant plus criminalisé que notre attitude deviendra par la force de la crise universellement criminelle.


Nous confions notre destin à l'Histoire.

Nous intériorisons les conditions nécessaires et suffisantes d’une future extermination planétaire. Le prochain fascisme et ses objectifs (les buts de guerre traduits en termes de lutte contre la crise) ne sera pas incarné par un régime politique dérivé du nazisme mais inscrit et démocratiquement programmé dans notre inconscient collectif et rien ne pourra s’y opposer car ce sera une question de survie de l’humanité « per se » sur une terre qui n’en peut plus… En somme, nous ne pouvons ni nous réjouir ni nous lamenter de la crise et nous confions notre destin à l’Histoire.

jeudi, mai 14, 2009

Sortie de crise en vue (62) : « Le CAC 40 rend les armes ».

Un feu de paille.

« Le CAC 40 rend les armes » titre le Journal des Finances ce 13 mai 09 tandis que Cerclefinance.com parle de « franche cassure » suite à trois jours consécutifs de baisse qui fragilisent la tendance lourde haussière de ces dernières semaines. La récente embellie boursière se confirme-t-elle comme n’ayant été qu’un feu de paille, y compris pour Wall-Street et l’ensemble des places mondiales ? Prises de bénéfice, expliquent les analystes professionnels confirmant en passant que le spectaculaire mouvement haussier de ces huit dernières semaines n’est qu’un simple effet de spéculations marginales n’ayant rien à voir avec d’éventuelles prémisses d’une véritable sortie de crise financière.

Tout est simple.

Nous ne sommes assurément pas à la veille d'une reprise et comment pourrions-nous y être alors que les mauvaises nouvelles économiques ne cessent de s’accumuler et que nos autorités ne savent plus quoi inventer pour nous faire croire le contraire. Tout est simple : ce n’est pas la finance qui fait tourner l’économie mais l’inverse et tant que l’économie ne redémarrera pas, nous ne nous en sortirons pas.

Ce qui est rédhibitoire.

Or, pourquoi l’économie redémarrerait-elle que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou en Chine alors que tous les efforts de relance portent non pas sur l’économie mais sur la finance et, ce qui est rédhibitoire, via l’accumulation de dettes pour tenter de sauver des établissements bancaires qui, dans le meilleurs des cas, mettront encore des mois pour se rétablir et sans doute des années pour soutenir, à leur tour, l’économie. Que sera cette économie dans un ou deux ans si la dégradation perdure au rythme actuel ?

Notre économie tourne à vide.

Il faut se rendre à l’évidence : la situation se dégrade si rapidement qu’il est impossible d’imaginer ce que sera notre monde dans un an. Comment, dans ces conditions, fixer des stratégies d’investissement à moyen et long terme ? Le titre de ce blog – PointMort - n’a jamais été aussi justifié qu’aujourd’hui : aucune vitesse n’est enclenchée. Autant éteindre le moteur car appuyer sur l’accélérateur ne fait qu’emballer le moteur dans le vide. Notre économie tourne à vide. Elle continue de fonctionner uniquement par son inertie et parce qu’il faut bien, chaque matin, faire comme si.

C'est lorsqu'il n'y a plus rien à perdre que tout devient possible.

Alors, pourquoi continuer à ramer si c’est seulement pour repousser une échéance de faillite individuelle tout autant que collective qui semble de plus en plus inévitable ? Les tests de résistance des principales banques US vont produire l’effet inverse à celui escompté par les autorités car la ficelle est trop grosse. Les plus optimistes vont finir par lâcher prise or, dans une démocratie, les citoyens sont longs à réagir car ils s’accrochent le plus longtemps possible à leur travail et tout ce qui va avec. Mais, lorsque la situation rend ce travail improbable sinon impossible, alors les citoyens commencent à réfléchir autrement et finissent par mettre leur intelligence et leur énergie au service d’autres types de projets de vie : ils rejettent brutalement tout ce qu’ils acceptaient plus ou moins sans broncher jusqu’alors pour reprendre sérieusement leur destin en main. C’est lorsqu’il n’y a plus rien à perdre que tout devient possible et si les autorités persistent dans leurs errements actuels, ce moment-là est peut-être plus proche qu’on ne l’imagine.

mardi, mai 12, 2009

Sortie de crise en vue (61) : (big) business as usual.

Les autorités ont poussé les banquiers au crime.

Nous avons le choix : soit nous détruisons notre système bancaire, soit nous y laissons notre peau. Pour l’instant, les autorités mondiales ont opté pour sauver le système bancaire parce qu’elles sont assises dessus. Ce faisant, elles se sont condamnées à échouer parce que d’une manière ou d’une autre, notre système financier dépend de notre économie et non pas l’inverse. Si les banquiers peuvent jouer au casino, c’est d’abord grâce aux richesses produites par l’économie lorsque le système financier joue honnêtement le jeu. En accordant aux banques le droit de prêter jusqu’à 50 fois le montant de leurs capitaux propres dans la plus total opacité, les autorités politiques ont poussé les banquiers au crime en pervertissant, en fait en supprimant, les règles tacites du jeu. La liquidation de Lehman Brothers a sifflé la fin de la partie.

Les autorités ne font rien pour remettre en question le système.

Ce que nous observons dans le domaine financier – l’aveuglément criminel de nos autorités - se réalise pareillement dans d’autres domaines comme, par exemple, celui de l’agro-industrie ce qui nous vaut aujourd’hui la grippe AH1N1. Et nous constatons, là aussi, que les autorités ne font rien pour remettre en question le système agro-industriel à l’origine de la pandémie mais se contentent de faire porter par les populations la charge de la lutte contre cette pandémie en nous imposant des mesures parfaitement inefficaces déjà responsables de plusieurs dizaines de morts et plus de 5000 cas avérés de contaminations d’après les chiffres officiels de l’OMS.

Une crise sanitaire systémique.

Certes, la grippe dite ordinaire est beaucoup plus mortelle puisqu’elle fait entre 500 000 et 1 000 000 de victimes par an mais elle tue des gens déjà affaiblis ou privés d’accès aux soins ce qui peut être réglé par des dispositions sanitaires et sociales conjoncturelles en faveur des plus défavorisés. Tandis que l’AH1N1 tue des adultes biens portants hospitalisés dans les hôpitaux les plus modernes et qui ne devraient donc pas en mourir. Dans ce cas, cela signifie que nous sommes confrontés à une crise sanitaire systémique provoquée par une défaillance structurelle de notre agro-industrie.

Remettre en question notre système agro-industriel.

En conséquence, plus que la quantité actuellement limitée des victimes de l’AH1N1 qui pourrait faire croire que tout est plus ou moins sous contrôle, c’est la nature même de cette maladie fatale qui devrait absolument convaincre nos autorités à remettre en question notre système agro-industriel. Si nous échappons à cette pandémie, ce sera plus le fait d’une défaillance du virus lui-même qu’une victoire de notre système sanitaire. La partie n’est donc que remise et elle ne peut pas ne pas l’être.

Des histoires pour enfants.

Ces deux exemples - la crise économique issue de la défaillance du système financier et la crise sanitaire issue de la défaillance de l’agro-industrie soumise aux intérêts de la finance - sont suffisamment éloquents pour en conclure que notre civilisation est en sursis et que nous sommes le dos au mur. Cette position n’étant pas confortable, il se trouvera toujours des experts pour nous raconter des histoires pour enfants, c'est-à-dire des histoires qui se terminent bien grâce à un coup de baguette magique, des histoires que nous ne demandons qu’à écouter pour dormir en paix tant ces problèmes semblent nous dépasser.

Comme des barbares.

Il se trouvera encore davantage de manipulateurs pour exploiter notre sentiment de peur et d’angoisse afin de nous enrôler dans des mouvements de contestation plus ou moins violentes au service de leur propre cause avant de nous laisser tomber une fois leur cause entendue. Il existe enfin une très grande majorité de gens qui n’ont rien à fiche de rien et ne s’embarrassent ni de sentiments responsables et encore moins de moral et vivent sans le savoir comme des barbares. Ceux qui le savent font de la politique c'est-à-dire, aujourd’hui encore bien plus qu’hier grâce aux nouvelles technologies de toutes sortes, du (big) business as usual.

Forcées par les évènements.

Comme il ne faut pas s’attendre à ce que nos autorités prennent l’initiative de remettre le système en question puisqu’elles en dépendent et que par ailleurs ce système n’est plus viable, l’effondrement se fera de lui-même dans le désordre et le chaos sans que nous sachions exactement comment tout cela va se dérouler à moins que, forcées par les évènements et en désespoir de cause, certaines autorités n’en prennent l’initiative.

Un seul Dieu pour tous.

Or, d’initiative dans ce sens, nous pouvons de mieux en mieux en pressentir une en provenance de la Maison Blanche et en direction d’Israël, Israël étant de plus en plus désigné comme étant la clé de la résolution de tous les problèmes de notre système. Une clé que le Saint Père semble en train d’enfiler religieusement dans la serrure pour tenter de faire sauter au moins partiellement ce verrou sioniste qui bloque l’épanouissement de la paix universelle – un seul Dieu pour tous et à chacun d’y reconnaitre le sien – nécessaire à une gouvernance mondiale pour la poursuite du (big) business as usual.

Aux Chrétiens de savoir faire la part des choses.

Benoît XVI n’échappe pas plus que l’ensemble des autorités politiques dont il fait partie en tant que chef d’Etat au déchaînement de l’Histoire qui s’impose aux petits hommes que nous sommes. Aux chrétiens de savoir faire la part des choses pour ne pas se laisser manipuler dans un sens ou dans l’autre par les intérêts (l’Eglise ne vit pas que du Saint Esprit) strictement géopolitiques et temporels du Vatican dont il faut bien que son chef se préoccupe en bon catholique pratiquant.

lundi, mai 11, 2009

Sortie de crise en vue (60) : embellie boursière, un feu de paille.

Un scénario de sortie de crise en V, W, U ou L ?

Les avis sur l’interprétation à donner concernant l’embellie boursière que nous observons depuis maintenant huit semaines sont très partagés. Certains considèrent qu’il s’agit là des prémisses d’une reprise, d’autres pensent qu’il ne s’agit que d’un feu de paille. Pour y voir plus clair, il est peut-être utile de se rappeler qu’il y a quelques mois, nous savions que la situation allait connaître des turbulences et que le débat porterait sur le fait de savoir si nous nous orienterions vers un scénario de sortie de crise en V, W, U ou L, ce dernier correspondant non pas à une sortie de crise mais à un effondrement du système.

L'embellie boursière ne concerne que le domaine financier.

Une chose est déjà acquise : nous ne sommes plus en récession mais dans une dépression c'est-à-dire une récession qui traine en longueur. En effet, si le pic de la crise peut-être daté au 15 septembre 2008, la faillite de Lehman Brothers, la crise a commencé de se manifester courant 2007 ce qui fait, grosso-modo, déjà deux années. Or, personne ne peut affirmer sérieusement que nous en sommes sortis et les quelques signaux de reprise telle que l’embellie boursière actuelle ne concerne que le domaine financier ce qui est tout de même assez paradoxal.

Une crise économique d'au moins cinq années.

Les moins pessimistes tablent sur un début de reprise économique pour 2010, la plupart des autres plutôt pour 2011. 2007-2011, cela signifie une crise économique d’au moins cinq années. Une crise de cinq ans est-elle encore une crise dans le sens des crises cycliques du capitalisme ? Cinq ans, c’est plus qu’il n’en faut pour mettre sur la paille des centaines de millions de familles à travers le monde.

Ce rebond n'entraînera pas de reprise économique.

Cinq années de crise économique, au minimum, cela signifie que nous ne sommes pas dans le contexte d’une crise cyclique caractéristique du capitalisme mais dans le cadre d’une crise systémique du capitalisme lui-même c’est-à-dire un scénario en L même si, comme le défendent certains, le système financier actuel peut réellement rebondir dans les mois à venir. Si ce rebond survient, il aura lieu dans de telles conditions absurdes qu’il n’entraînera pas de reprise économique.

Une dette de plus de 50 000 € par habitant terrestre.

Non seulement, mais ce sera la cause d’une aggravation de la situation économique car il faudra bien, un jour ou l’autre, rembourser les dettes frauduleuses finalement prises en charge par les Etats, c'est-à-dire les contribuables que nous sommes, ce qui est tout simplement impossible sans exploser le système, cette dette s’estimant actuellement à plus de 50 000 € par habitant terrestre.

La fin de la propriété privée.

Une crise systémique du capitalisme, cela signifie la chute de notre civilisation via la fin de la propriété privée (le remboursement forcé de la dette), donc de la liberté et, parce que la nature a horreur du vide, la victoire de l’islam. Cette victoire sera éphémère parce que l’islam est une civilisation qui ne se développe qu’en parasitant la civilisation judéo-chrétienne et qu’au bout du compte, il instaurera les conditions du règlement de la question humaine.

La destruction d'Israël.

Ceux qui en réchapperont pourront alors reprendre les choses où elles en seront restées pour écrire un nouvel épisode de l’Histoire de l’humanité. Symboliquement parlant, le signal de la chute de notre civilisation sera la destruction d’Israël, une destruction qui semble de plus en plus être l’option de sortie de crise envisagée par Barack Hussein Obama.

Qui sont les vrais éléphants ?

Toute cette affaire ne contredit pas le principe naturel de destruction créatrice sauf que cette destruction créatrice s’applique à notre civilisation et à une très grande partie de l’humanité. Nous verrons bien qui sont les vrais éléphants, ceux qui sentent venir les tsunamis et fuient dans la bonne direction le moment venu. Pour l’heure, cette direction n’est pas encore connue.

mardi, mai 05, 2009

Sortie de crise en vue (59) : l’euphorie des marchés boursiers.

Jouer les Cassandres.

« Le CAC40 n’est nullement affecté par un syndrome de bulle boursière ni par le spectre de la formation d’une bulle boursière après l’inscription de 8 semaines de hausse consécutive et un gain de +31% d’une seule envolée sans la moindre correction intermédiaire » annonce très sérieusement cerclefinance.com dans une analyse du 04 mai 09 ce qui constitue, comme le fait remarquer le Journal des Finances, un reccord. L’ensemble de la presse spécialisée est euphorique d’autant que la menace de la grippe AH1N1 semble s’éloigner. Faut-il prendre ces appréciations optimistes pour argent comptant et en conclure que le pire est derrière nous ou continuer de jouer les Cassandres ?

Le bouquet final.

La réponse de Paul Jorion ce 04 mai 09 est détonnante : « Sans transparence, sans confiance, sans régulation (qui en parle encore ?), les marchés financiers ayant perdu à jamais toute prétention à être qualifiés de « système », s’effondreront une fois pour toute. Les atermoiements qui visaient à leur permettre de se refaire une santé se révéleront pour ce qu’ils auront véritablement été : un moyen plus sûr de creuser leur bombe ». Paul Jorion n’est-il qu’un halluciné qui refuse de se laisser éblouir par le feu d’artifice des marchés boursiers dont nous n’observerions, actuellement, que le bouquet final ?

Pouvons-nous descendre encore plus bas ?

Je laisse la liberté à mes lecteurs de découvrir par eux-mêmes les arguments techniques de Paul Jorion dont je ne retiendrais ici que la conclusion radicale : un moyen plus sûr de creuser leur tombe. Une conclusion, me semble-t-il, d’autant plus pertinente qu’elle est confirmée par une sorte d’acte manqué de cerclefinance.com refusant la possibilité « d’un syndrome de bulle boursière » ou « le spectre de la formation d’une bulle boursière ». Le rejet quasi viscéral de cette possibilité n’est-il pas un cas typique de déni de réalité ? La tendance des marchés boursiers est à la hausse alors que la crise économique continue globalement de s’aggraver même si l’on peut observer, ici et là, des micro-signaux sinon de reprise nette tout au moins de quelques sensations de début de ralentissement de la dégradation. Effectivement, une fois arrivés au fond, pouvons-nous descendre encore plus bas ?


Sommes-nous prêts ?

Contrairement à ce qu’affirme cerclefinance.com et tous les observateurs financiers le nez collé sur leur guidon (leurs écrans), nous sommes bien en train d’observer en direct la création à très grande vitesse d’une bulle boursière mondiale. Combien de temps les autorités vont se donner pour réagir ? Que vont-elles faire ? Les banques centrales ont épuisé leurs réserves. Les Etats sont à plat. Les établissements financiers sont plombés par leurs actifs toxiques. Le prochain éclatement de cette bulle boursière ne peut déboucher que sur une méga-crise sociale. La question n’est pas de savoir si mais quand. Sommes-nous prêts ?



Nous n'avons pas le choix.

Du point de vue de la théorie PointZero, nous sommes proches de l’heure du post-sionisme. Observons donc attentivement ce qu’il se passe aussi bien en Iran qu’au Pakistan car le seul moyen de contrer un séisme social est d’en créer un autre plus terrorisant qui aura des répliques chez nous, dans nos rues, nos écoles et nos propres maisons. Rien n’est fait pour résoudre la crise mais nous allons nous en sortir de force et avec un maximum de dégâts. Comme l’a dit l’autre Bling-Bling, « nous n’avons pas le choix ».

Addendum : "Contrairement à ce que prétendent des journaleux et bonimenteurs des finances, ce marché haussier n’est pas un feu de paille mais un mouvement de fond de grande ampleur." affirme JP Chevallier ce 05 mai 09.


dimanche, mai 03, 2009

Sortie de crise en vue (58) : sortir ou résoudre la crise ?


Certains esprits malicieux considèrent que la crise financière mondiale actuelle a pour but de générer un chaos général pour justifier l’instauration d’un gouvernement mondial, seul capable de rétablir l’ordre qui s’appellerait le Nouvel Ordre Mondial. Un ordre qui ne pourrait pas ne pas être de nature totalitaire avec les conséquences que cela induit. D’autres esprits plus subtils considèrent qu’il n’y a pas de complot à proprement parler mais que nous sommes dans un processus historique qui nous conduit aux mêmes résultats mais qui s’impose de l’extérieur aux petits hommes que nous sommes. Enfin, il y a ceux qui gardent le nez sur le guidon et scrutent en spécialiste certains aspects de la crise. Sur ce blogue, je tente de naviguer entre ces trois catégories d’observateurs pour décrypter ce que je nomme dans le cadre de la théorie PointZero, la révolution postmoderne qui se développe selon trois dimensions : le terrorisme, le post-sionisme et le climatisme en vue du règlement de la question humaine.

Depuis plusieurs mois, j’alimente une rubrique « sortie de crise en vue ». Or, ce qu’il faut peut-être que je précise, c’est que (comme l’a très justement distingué Dedefensa.org dans un article récent) sortir de la crise, littéralement parlant, ne signifie pas résoudre la crise. Sortir de la crise voudrait plutôt suggérer une manière de vivre en dehors ou à côté voire malgré la crise, donc, d’une manière ou d’une autre, vivre avec la crise, vivre en état de crise et pourquoi pas, au bout du compte, incarner nous-mêmes la crise en l’intégrant au cœur de notre psychisme par une sorte d’opération alchimique nous forçant à une mutation anthropologique qui pourrait générer une sorte d’homme nouveau, pourquoi pas un surhomme, détaché des contingences de la condition humaine auxquelles nous sommes encore contraints. Résoudre la crise, au contraire, signifierait une action visant à sauvegarder notre condition humaine en modifiant grâce à notre créativité notre environnement sans trop rêver à bricoler et à manipuler notre nature anthropologique.

Autrement dit, nous sommes peut-être confrontés à la possibilité de revivre le même type d’aventure que celle qui vit disparaître l’homme de Neandertal dans les froideurs du nord à l’occasion d’un précédent changement climatique en faveur de l’homme de Cro-Magnon il y a tout juste 30 000 ans, ce dernier étant, selon les savants dont il faut quelque fois se méfier, plus agressif et plus volontaire, plus apte aussi au langage. Une sorte de sélection naturelle conforme à la théorie de l’évolution qui s’oppose, naturellement, au créationnisme. En somme, sortir de la crise, c'est-à-dire apprendre à vivre avec serait une démarche néo ou post darwinienne assumant l’élimination « naturelle » d’une grande partie de l’humanité actuelle (le règlement de la question humaine) tandis que résoudre la crise serait plutôt conforme au créationnisme qui prône la pérennité de l’être humain créé pour se développer et s’épanouir sur terre grâce au progrès pour tous. Où nous voyons que le débat initié à Ratisbonne par Benoît XVI, « foi, raison et violence », est de circonstance et l’on sait, que trop pour certains, ce qu’il en pense.

Ce mini exposé m’a été inspiré par un post à la fois pointu et synthétique de François Leclerc du

03 mai 09 via le blog de Paul Jorion. L’auteur fait une analyse de la situation du système bancaire européen par rapport au système bancaire US, l’ensemble de ces systèmes en crise n’étant qu’un des aspects de la crise comme je l’ai précisé en début de ce post, un aspect qui, du point de vue de la théorie PointZero, a trait à la dimension terroriste de la révolution postmoderne dans la mesure où la crise financière contribue à la généralisation du chaos par la destruction de nos systèmes bancaires. L’article de François Leclerc a retenu mon attention dans la mesure où il fournit des arguments techniques montrant l’état de délabrement avancés de nos banques européennes, un délabrement pourtant nié par nos autorités politiques qui nous refont le coup du nuage de Tchernobyl qui n’aurait pas franchi nos frontières, autrement dit que l’épicentre de la crise se situant aux Etats-Unis, la crise financière ne concernerait que marginalement l’Europe. En réalité, mais pour des raisons différentes, cette crise a définitivement mis à terre autant le système bancaire US que le nôtre et la récente petite embellie des marchés boursiers qui profitent des cadeaux des plans de relance ne doit pas masquer le fait que le pire est encore devant nous.

J’adhère à ce point de vue non pas tant pour les arguments techniques avancés par François Leclerc, des arguments qui exigent pour être jugés une compétence en matière financière que je n’ai pas, mais parce que ses arguments confirment que nos autorités politiques tentent de sortir de la crise et non pas de la résoudre. Sortir de la crise, tenter de lui échapper par une fuite en avant en masquant la réalité, en refusant de détruire le système bancaire défaillant, en optant pour la recapitalisation des banques avec tous leurs actifs toxiques, en mettant en péril nos Etats, c'est-à-dire nos conditions économiques de survie, déjà virtuellement en banqueroute.

En somme, nos autorités politiques luttent contre la crise financière comme elles luttent contre la crise islamiste : elles optent pour l’apaisement, le dialogue, le consensus, et finalement, la soumission. C’est ainsi que Durban II peut-être considérée comme une façon de diluer dans notre système moderne des droits de l’homme les droits toxiques islamistes de la charia ce qui a pour effet de générer une autre forme de chaos aux effets déstructurants pour nos sociétés. La démonstration peut tout aussi bien se faire avec la crise sanitaire de la grippe porcine où la aussi, nos autorités fuient leurs responsabilités et optent pour générer la peur (elle aussi destructurante) parmi les populations plutôt que de s’affronter aux intérêts industriels qui profitent, peut-être et au mieux par opportunisme, de cette crise.

Dans tous les cas, il ne s’agit jamais de résoudre la crise mais de tenter de s’en sortir, pour cette fois-ci, jusqu’à la prochaine et jusqu’à l’épuisement général qui fera qu’une nouvelle crise, plus forte et plus rapide que les autres, sera politiquement ingérable. Les révolutionnaires postmodernistes croiront alors pouvoir baisser leur masque et imposer officiellement leur dictature. Ce sera le moment, pour nous, de réagir comme il se doit pour résoudre durablement la crise.

Sortie de crise en vue (57) : la prochaine (crise) sera révolutionnaire.

Cela s'appelle une révolution.

Les marchés boursiers sont repartis à la hausse tandis que la crise économique continue de s’aggraver. Plus l’économie plongera, plus les marchés monteront (1). Cela s’appelle la spéculation. Il n’y a aucun mystère. Si les spéculateurs misent sur l’aggravation de la crise économique, c’est qu’ils espèrent en tirer plus d’argent qu’avec une économie saine. Mieux. Avec la prochaine étape de la crise (nous sommes dans une crise de civilisation dont chaque turbulence n’est qu’une phase), les spéculateurs vont gagner plus que de l’argent : ils vont prendre le pouvoir (2). Cela s’appelle une révolution : yes, we can !

Les Etats se sont mis la corde au cou.

Petit rappel. Les Etats avaient le choix entre deux solutions pour lutter contre la crise bancaire. Soit créer des « banques pourries » pour assainir le bilan des autres et permettre le retour de la confiance nécessaire à la reprise de l’économie, soit recapitaliser les banques non pas pour les ramener dans les clous (de Bâle II, ces accords internationaux déterminant les réserves en capital dont les banques doivent obligatoirement disposer) mais pour les enchaîner à leurs actifs toxiques. C’est cette dernière option qui a été imposée par les spéculateurs de Wall Street. Ce sont donc les Etats qui sont aujourd’hui garants des banques qui ont conservé la totalité de leurs actifs toxiques que l’on évalue (si cela est encore possible) entre 25 et 50 000 milliards de dollars selon les paramètres retenus. Ce faisant, les Etats se sont mis la corde au cou d’où l’euphorie des marchés boursiers : plus la crise économique s’aggrave, plus les PIB se contractent et plus les spéculateurs sont en position de force pour faire chanter les Etats et finalement les instrumentaliser pour imposer leur objectifs politiques postmodernistes.

A deux doigts du paradis sur terre.

Si l’objectif des spéculateurs n’était pas le pouvoir mais seulement l’argent, ils miseraient sur l’économie et le progrès. C’est pourquoi nous sommes bien dans un processus révolutionnaire, c'est-à-dire un processus (la crise) de destruction aveugle d’un monde moderne fondé sur le droit international permettant la croissance économique de masse organisée sur la base des échanges entre des nations libres et souveraines. Or, du point de vue des spéculateurs certainement les plus éclairés, ce monde moderne a atteint ses limites (la globalisation) et ses objectifs (le progrès technique et scientifique) et à leurs yeux cette révolution postmoderne est historiquement légitimée par l’urgence du règlement de la question humaine : l’élimination de 90 à 95% de l’humanité responsable du réchauffement climatique tout en sauvegardant les acquis du progrès qui leur permettront de survivre comme au paradis. En somme, ces gens-là pensent être à deux doigts d’instaurer pour eux le paradis sur terre à condition d’envoyer tous les autres en enfer avant que le ciel nous tombe à tous sur la tête. Il ne faudrait pas longtemps aux bienheureux survivants pour oublier le passé c'est-à-dire notre présent qui n’a franchement rien d’enthousiasmant.

Addendum.

(1) D'après une note de Lupus du 03 mai 09, l'idée que les licenciements font monter les cours du marché est une idée fausse contredite par de nombreuses études statistiques. Dont acte, mais d’une part et d’une façon générale, ne sont-ce pas les idées fausses qui mènent souvent le monde ? D’autre part, une entreprise doit s’adapter à son environnement parfois plus vite que ne le peuvent ses employés. Ces licenciements sont donc en général un moyen pour l’entreprise d’augmenter ses gains de productivité (parfois tout simplement pour survivre) donc sa richesse produite et, par voie de conséquence et conformément aux règles de la propriété privée, les dividendes dus aux propriétaires de l’entreprise, c'est-à-dire les actionnaires.

(2) A titre d’illustration, il peut être instructif de consulter cette petite note (en français) de Contreinfo.info du 03 mai 09 au sujet d’une analyse de Willem Buiter publié (VO) par le Financial Times le 01 mai 09. Pour Willem Buiter, « avec les CDS, la faillite d’un emprunteur peut devenir une affaire rentable […] Il donne un aperçu sur le poids – et les méfaits potentiels – de ce mécanisme qui confond et intrique fonction assurantielle et pari spéculatif, ouvrant la porte au chantage ». Dans son analyse, Willem Buiter prend le cas du chantage exercé par Morgan Stanley sur l’Etat du Kazakstan mais un tel chantage n’est pas inconcevable sur n’importe quel Etat du monde y compris celui des Etats-Unis. Naturellement, comme l’indique ici aussi Lupus ce 03 mai 09, nos autorités politiques affirment faire le nécessaire pour éviter ce genre de malfaisance… sauf que, selon Olga Chetverikova via mondialisation.ca du 02 mai 09, ces fameuses autorités politiques ne constituent qu’un niveau intermédiaire de la pyramide du pouvoir réel. Or, comme l’a déclaré Nicolas Sarkozy devant l’Assemblé des Nations unies en septembre 2007, nous n’avons pas le choix et un seul gouvernement mondial doit être instauré pour contrer le chaos qui s’installe. Un chaos installé par qui ? Un gouvernement mondial qui fera quoi ? Pour Olga Chetverikova, « Nous assistons à la création d’un camp de concentration électronique mondial et les crises, les conflits et les guerres sont utilisés pour le justifier. Tel qu’écrivait Douglas Reeds : « les gens ont tendance à trembler face à un danger imaginaire mais il sont trop paresseux pour déceler celui qui est réel ». « En refusant de dire au gens la vérité sur la crise [écrivait de son côté Bertrand Cuisson via solidaritéetprogrés le 14 avril 09], on tente de les déshumaniser pour qu’ils se résignent au moindre mal et se raccrochent au plus petit bonheur possible. C’est aussi ce que l’on voit à l’œuvre chez nous avec la propagande du « réchauffement climatique », selon laquelle on doit revenir à des modes de vie plus « simples », plus « doux » et abandonner le projet d’une économie de progrès pour tous. Eh bien, il est temps de se comporter mal et de désobéir à cette « pensée » induite qui n’est pas la vôtre ! ».

vendredi, mai 01, 2009

Sortie de crise en vue (56) : 7 bonnes (ou mauvaises) raisons pour y croire.

La fin de la crise.

Le 26 avril 2009, date officielle du déclenchement médiatique de la crise dite porcine, pourrait marquer la fin de la crise… financière déclenchée le 15 septembre 2008. Plusieurs raisons permettent d’avancer ce scénario :


1 – Chronologiquement parlant, la crise financière de 2008/2009 s’intègre au cycle normal des crises de croissance du capitalisme.


2 - La crise financière actuelle pour casser la bulle immobilière est à comparer avec celle de 1973/74 pour casser les prix du pétrole montés à 300$ le baril et celle de 1981/82 pour casser une inflation US qui atteignait 12%.


3 – La durée moyenne de ces crises modernes étant d’environ 10 mois et les USA venant de connaître leur troisième trimestre consécutif de dépression, nous arrivons donc au terme de cette crise financière.


4 – Les marchés boursiers connaissent une tendance haussière lente mais régulière depuis déjà plusieurs semaines. C’est l’effet des bons spéculateurs qui travaillent discrètement mais efficacement et prennent position pour la reprise.


5 – Aucun nouveau plan de relance n’a été décidé depuis l’arrivée à la Maison Blanche de Barack Hussein Obama à cause d'une hausse (pour l'instant) relativement modérée du chômage (moins 14 000 chômeurs US dans la semaine du 20/24 avril) qui reste globalement inférieure à 10% dans les grands pays industrialisés.


6 - Le G20 de Londres a décidé de ne rien faire.


7 – La crise sanitaire de la grippe dite porcine à l’arrivée du printemps (à la veille du long week-end du 1er mai) est le signal de la fin de la crise financière qui disparait de nos écrans et de la Une des médias. Dans une société de communication comme la nôtre, cette observation est significative.

Une phase de tension.

Si les autorités monétaires gèrent bien la situation, les marchés boursiers devraient poursuivre leur hausse régulière en privilégiant les secteurs d’avenir. Dès la semaine prochaine, nous devrions donc commencer d’avoir de bonnes nouvelles économiques très ciblées tout en observant, en parallèle, la poursuite de la destruction en masse des secteurs incapables de s’adapter. Nous entrons dans une phase de tension entre les uns, minoritaires, et les autres, majoritaires.

L'opportunité de profiter de cette crise.

Le retour de la croissance mondiale va laisser sur le carreau certains pays européens incapables de s’adapter suffisamment rapidement. Ce qui a protégé les Européens des effets les plus douloureux de cette crise (les amortisseurs automatiques) nous a aveuglés sur l’opportunité de profiter de cette crise pour réformer structurellement nos régimes sociaux en général et de retraites en particulier pour libérer les forces vives du pays.

Une survie compétitive.

Avec le retour de la croissance, il sera trop tard pour imposer les réformes indispensables à la survie compétitive de nos sociétés européennes qui vont se battre pour améliorer leur pouvoir d’achat sur la base d’une augmentation des revenus non productifs au détriment des investissements d’avenir avec en priorité l’éducation et la formation.

Zones insalubres et pestiférées.

De ce point de vue, l’annonce de Nicolas Sarkozy pour le développement du grand Pari(s) est socialement désastreuse dans le sens où ce projet accélèrera la tiers-mondisation du pays transformé en plateforme du mondialisme au détriment du développement équilibré et endogène de l’ensemble du territoire. Ce projet contribue à la révolution postmoderne au service de 5 à 10% de la population. Le reste grouillera dans des zones insalubres et pestiférées victimes du règlement de la question humaine.