mercredi, avril 29, 2009

Sortie de crise en vue (55) : le déni européen.

Ceux que la crise détruit durablement.

Au-delà des mauvaises nouvelles économiques (et sanitaires) qui s’accumulent au quotidien et qu’aucun signe sérieux ne semble actuellement pouvoir contre balancer, il devient de plus en plus clair que toutes les régions du monde ne sont pas également armées pour faire face à la crise financière y compris parmi les pays industrialisés que je suis tenter de classer en deux catégories : ceux que la crise détruit durablement et ceux que la crise secoue pour mieux rebondir.

Un réflexe pavlovien.

Nous assisterions donc à une forme de destruction créatrice au niveau des nations par élimination naturelle des pays les moins aptes à s’adapter aux changements imposés par les évènements. La réaction qui consiste à penser que l’éventuel et espéré rebond américain entrainera automatiquement celui de l’Europe n’est peut-être qu’un réflexe pavlovien qu’il serait sans doute prudent de remettre en question.

Les banques européennes sont plus malades que les banques américaines.

Depuis quelques semaines, de nombreuses informations contredisent l’idée généralement admise que la crise financière étant d’origine essentiellement américaine, il suffit d’attendre que les Etats-Unis débloquent leur système bancaire pour que l’Europe suive. Or, la publication des bilans des banques européennes montre que celles-ci sont aujourd’hui plus malades que les banques américaines. Le diagnostic est même si sévère qu’il n’est pas forcément déraisonnable d’envisager qu’une relance de l’économie US n’entraînerait pas automatiquement celle de l’économie européenne qui pourrait rester plombée par son système bancaire virtuellement en faillite.

Un mélange explosif.

La situation européenne est encore aggravée par son profil démographique vieillissant et le non approvisionnement des engagements de retraites publiques. La combinaison de ces trois facteurs – la faillite des banques (donc la banqueroute des Etats), le vieillissement de la population et le non approvisionnement des retraites – constitue un mélange explosif qui condamne l’Europe à sombrer dans une agonie plus ou moins violente selon les nations. Aucun de ces facteurs ne peut trouver de solution : il est impossible de renflouer le système bancaire, il est impossible de ne pas vieillir et il est donc impossible de provisionner les retraites.

Un déni de réalité.

Le refus de ce constat est un déni de réalité de la part des Européens, un déni qui fini par caractériser leur structure psychique à l’origine de ce que j’appelle, dans le cadre de la théorie PointZero, la défaillance psychologique. Comment agir sur et dans le réel lorsque celui-ci est refoulé ? Comment relever un quelconque défi d’avenir lorsqu’on a perdu toute assise dans le présent et que l’on n’assume même plus le passé ?

Un condominium sino-américain.

Dans un article du

26 avril 09 publié dans The Telegraph et traduit par Contreinfo.info, Ambrose Evans-Pritchard a une belle formule s’inspirant du passé pour résumer sa vision du monde de demain : « Les grandes faillites changent le monde. Le défaut de paiement de l’Espagne de Philippe II a ruiné les dynasties de banquiers catholiques de l’Italie et du sud de l’Allemagne et a déplacé le centre du pouvoir financier à Amsterdam. Les forces anglo-néerlandaises ont été en mesure de mettre fin à la Contre-Réforme, de libérer le nord de l’Europe de l’absolutisme et de pénétrer en Amérique du Nord. Qui sait quelles révolutions pourraient naître de cette crise si jamais elle provoque des banqueroutes. Mon intuition est qu’elle révèlerait la profonde fatigue de l’Europe – de manière brutale – réduisant l’Ancien Monde à une zone stagnante. Que l’hégémonie des Etats-Unis puisse rester intacte est une question ouverte. Je parierais sur un condominium sino-américain pour un quart de siècle. Le G2, en résumé ».

mardi, avril 28, 2009

Sortie de crise en vue (54) : la dictature des banques françaises.

La faillite de la France et des Français.

J’ignore les raisons qui poussent le journal Libération à attaquer la Société Générale sur une perte éventuelle de quelques milliards d’euros via la Sgam, l’une de ses filiales. Si Libération était honnête, il dénoncerait le vrai scandale de la Société Générale qui n’est ni Kerviel ni la Sgam mais son bilan. Ce que Libération n’expliquera jamais à ses lecteurs, c’est le risque systémique que font peser les cinq principales banques françaises, dont la Société Générale, sur le système financier français, autrement dit la faillite de la France et des Français.


Un petit groupe de banquiers.

La crise financière a au moins le mérite de mettre à jour ce qui était jusqu’à présent plus ou moins caché : le monde est réellement dirigé par un petit groupe de banquiers qui estime peut-être que l’heure est venue d’abattre les cartes et d’imposer ouvertement leur dictature. Dans le cadre de la théorie PointZero, c’est ce que j’appelle la révolution postmoderne en vue du règlement de la question humaine : nous transformer en bétail et nous conduire à l’abattoir.


Le sort des Français.

Concernant la France, cette dictature peut facilement se démontrer en consultant les bilans publiés par les cinq principales banques françaises et que JP Chevallier nous expose clairement dans un remarquable article du
27 avril 09. D’où il apparaît que le sort des Français dépend essentiellement de celui de leurs banques dans la mesure où il suffirait qu’une seule d’entre elles soit mise en faillite pour que l’ensemble des Français le soit aussi.


La source de la dictature bancaire.

Contrairement à ce qu’affirme notre gouvernement, ce n’est pas l’Etat français (donc nous) qui vole au secours de nos banques mais l’inverse : c’est l’Etat français qui est prisonnier de notre système bancaire virtuellement défaillant mais, et c’est la source de la dictature bancaire, « to big to fail ». Contrairement à ce qu’affirme encore notre gouvernement, ce n’est pas l’Etat qui peut garantir nos dépôts bancaires (dans la limite de 70 000 € par compte courant) car en cas de mise en faillite d’une seule de nos principales banques, l’Etat serait lui-même en faillite.


Les ratios prudentiels fondamentaux.

Il suffit de consulter le bilan affiché de nos banques (l’autre, celui de nos retraites, est probablement encore pire) et de l’analyser par rapport aux ratios prudentiels fondamentaux pour avoir l’explication. Par exemple, selon ce qu'indique JP Chevallier, le total des dettes d’une banque ne doit pas dépasser 12,5 fois le montant des capitaux propres or, pour nos banques, il varie entre 26,6 et 39,3 ! Autre exemple : le total des dettes d’une banque ne doit pas dépasser 10% du PIB du pays dans lequel elle est logée or les dettes de la BNP, pour ne citer que celle-ci, sont supérieures au PIB 2008 du pays et si l’on cumule le total des dettes des cinq plus grandes banques françaises (6 652 milliards de dollars), il représente 340% du PIB français (1 940 milliards de dollars) sans compter les engagements de retraites qui ne sont pas pris en compte alors qu’ils ne sont pas provisionnés !


Pour mieux jouir du présent.

Ce chapitre des retraites doit être une nouvelle fois ouvert et violemment dénoncé car c’est justement pour financer nos retraites futures non provisionnées (nos cotisations servant seulement à financer les retraites en cours et nos pas les nôtres) que nos gouvernements nous imposent leur politique d’immigration de masse rendu indispensable par la loi sur l'avortement, le nombre d'enfants que nous massacrons pour mieux jouir du présent étant sensiblement équivalent à celui de ceux que nous importons (une vraie déportation par rapport aux pays d'origine).


Le temps des turbulences.

J’adhère à la conclusion de JP Chevallier qui considère que l’Europe s’auto détruira soit par son système bancaire, soit par l’hypertrophie de la masse monétaire provenant des engagements de retraites qui n’ont pas été provisionnés. Est-ce à cela que fait allusion Alan Greenspan dans son livre « Le temps des turbulences » ? C’est en tout cas en partie à cela que je pense lorsque je fais allusion, dans le cadre de la théorie PointZéro, au règlement (européen) de la question humaine.

lundi, avril 27, 2009

Sortie de crise en vue (53) : la question politique des actifs toxiques.

816 milliards d'euros.

« Le Süddeutsche Zeitung et Der Spiegel ont publié un document de la Bafin, l’autorité de régulation des banques allemandes, faisant état d’une exposition aux actifs toxiques à hauteur de 816 milliards d’euros » rapporte Reuters le 26 avril 09 précisant que « la BaFin, l’autorité de tutelle du secteur financier en Allemagne, qui a constitué le récapitulatif, compte poursuivre les personnes à l’origine de fuites relatives à des documents « hautement confidentiels ». Elle ajoute que les chiffres publiés risquent d’induire en erreur ».

Une solution avant les élections.

« La coalition gouvernementale a promis cette semaine de trouver une solution avant les élections de fin septembre pour soulager les banques des actifs toxiques » précisait l’AFP via lematin.ch du 25 avril 09. Les cadavres commencent donc d’être extirpés des placards. Que vont-ils en faire ? Entre 500 et 1000 milliards d’euros (peut-être beaucoup plus selon certains) rien que pour les banques allemandes. Probablement autant pour les banques françaises.

Payer les actifs toxiques.

Pour payer les actifs toxiques, il n’y aura pas plusieurs solutions « ce qui veut dire qu’à terme, il existe un risque non négligeable de devoir constater des pertes sèches, qui, une fois de plus, seront à la charge des contribuables » conclu Contreinfo.info dans sa revue de presse du 26 avril 09. Pour donner une idée, cela correspondrait à la louche au doublement de notre dette publique, si l’on en restait là, ce qui n’est pas encore garantie.

Sauver notre système bancaire (*)

Si nous voulons sauver notre système bancaire, les autorités politiques n’ont pas le choix. La crise économique prend une telle ampleur que si les gouvernements ne prennent pas rapidement la décision de charger le contribuable pour libérer le système bancaire actuel, ils tomberont les uns après les autres et la situation pourrait devenir totalement ingérable. Il n’y aurait alors plus aucune sortie de crise en vue. Mais comment survivre avec une dette publique probablement supérieure à 150 % du PIB ?

Enterrer notre système bancaire.

Si nous acceptons d’enterrer notre système bancaire actuel avec ses cadavres et ses criminels, il faut alors remettre en question l’ensemble de notre système financier et créer une nouvelle monnaie ce qui ne peut se faire qu’à l’échelle mondiale et en accord avec l’ensemble des pays qui compte. Cette option bouleverserait les équilibres géostratégiques issus de la seconde guerre mondiale. Nous plongerions alors réellement dans le xxi ième siècle. Serions-nous assez forts et surtout assez courageux pour sauver notre place au soleil ? En tout état de cause, la décision politique doit être prise avant que la rue n’impose ses solutions qui sont, elles, garanties 100% toxiques.

(*) Addendum : il existe peut-être une alternative à la décharge des contribuables, tout au moins pour les banques allemandes : il s'agirait de faire payer les actifs toxiques par des fonds souverains, c'est à dire des fonds étrangers ce qui revient, de fait, me semble-t-il, à la seconde hypothèse car ces fonds souverains n'agiront pas sans contre-parties politiques, du moins dans certains cas. Il est donc probable que les politiques vont mettre au point de multiples combinaisons adaptées aux situations, s'appuyant ici sur les contribuables, s'appuyant là sur des fonds souverains, mélangeant ailleurs les deux, etc. ce qui rendra la situation totalement ingérable à la prochaine crise parce qu'on ne saura plus qui a quoi, qui fait quoi, qui est responsable de qui et de quoi.

Nota : S’il manque (au moins) 800 milliards de dollars de fonds propres aux banques allemandes, comme l’a évalué la Bafin, cela signifie que l'Allemagne est en déficit potentiel de 10.000 milliards de dollars de crédit (sur la base des ratios en vigueur à 12,5, ce qui est probablement encore inférieur à la réalité, certains ratios pouvant atteindre 20 voire 30 !!!). Diantre, le déficit de l'Allemagne pourrait donc être de 20 à 30 000 milliards de dollars ??? Nous nous rapprochons de plus en plus d'un règlement de la question humaine...

dimanche, avril 26, 2009

Grippe porcine : une crise sanitaire opportune pour sauver l’Union.

Une nouvelle psychose.

L’alerte de l’OMS contre cette pandémie a lieu quelques jours après les visites de Nicolas Sarkozy et surtout de Barack Hussein Obama au Mexique. Cette nouvelle crise surprise a pour but de fermer les frontières sud des USA dans le cadre de la guerre avec le Mexique qui menace l’unité des Etats-Unis. L’utilisation des maladies infectieuses dans le cadre des guerres n’est pas nouvelle. Avec les progrès des nouvelles technologies médiatiques (l’arme postindustrielle de communication), le recours à ce genre d’armes se banalise mais leurs effets sont toujours aussi surprenants. Le résultat immédiat de l’Etat d’urgence sanitaire aux Etats-Unis est de contrôler tous les mouvements suspects d’individus ou d’organisations en provenance du Mexique sur le sol US. Pour faire plus vrai et rendre crédible la crise sanitaire, l’ensemble des pays occidentaux participent à l’instauration de cette nouvelle psychose.

L'important est que la masse dégage le terrain.

Nous allons donc être quotidiennement bombardés d'informations sur l’évolution de la grippe porcine qu’aucun citoyen ne pourra se permettre de contester sans passer pour un fou dangereux tout juste bon à enfermer à l’asile. Et même s’ils s’en trouvent quelques uns pour ne pas y croire et continuer à vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était, l’important est que la masse dégage le terrain pour laisser les autorités agir impunément. Au nom de la lutte contre la grippe porcine, ces autorités peuvent violer votre domicile, vous hospitaliser pour de faux examens et interdire tout regroupement public y compris les messes dominicales (pour ceux que cela concerne).

Une exemple d'arme climatiste.

Autant de mesures qui n’ont rien à voir avec une véritable lutte anti pandémique qui consisterait à isoler immédiatement le Mexique puisque c’est de là que rayonnerait la maladie. C’est en tout cas l’analyse que je fais à chaud de la situation du point de vue de la Théorie PointZero. Cette pandémie est un exemple d’arme climatiste. Le climatisme est une technique anti-insurrectionnelle au service de la révolution postmoderne en vue du règlement non conventionnel d’une question humaine, autrement dit de la neutralisation, voire l’élimination, de populations civiles instrumentalisées par l’ennemi dans le cadre de la G4G qui oppose Washington au reste du monde.

Le Mexique apparaît comme une sorte de Gaza sud-américain.

Les Etats-Unis sont actuellement confrontés à un processus d’invasion de quatrième génération (immigration clandestine) par leur frontière sud avec le Mexique augmentant le risque de sécession dans plusieurs Etats US du sud. Barack Hussein Obama est donc allé demander (ou imposer à la façon US) à son homologue mexicain un coup de main pour faire le ménage dans les rangs ennemis qui ne sont pas seulement les narcotrafiquants mais aussi des groupes comme le Hezbollah et Al Qaïda qui profitent des filières de la drogue pour s’infiltrer au cœur du territoire US et renforcer ainsi les menaces des islamistes avec lesquels il cherche par ailleurs une entente pour se sortir des bourbiers irakien et Afghan. Dans ce contexte, le Mexique apparaît comme une sorte de Gaza sud-américain.

Cette grippe porcine tombe à point nommé.

Les mesures de lutte contre la grippe porcine obligent les populations à s’enfermer chez elles ce qui met à découvert les groupes ciblés ennemis. La grippe porcine mexicaine est en somme une variante postmoderne des bombardements ciblés d’une opération comme Plomb durci à Gaza. Pour les autorités, elle présente l’avantage d’apparaître aux yeux de l’opinion publique comme une sorte de catastrophe naturelle. Les populations sont psychologiquement paralysées par la peur et se soumettent sans résistance aux mesures dites sanitaires recommandées via les médias omniprésents. N’importe quelle Etat peut de la sorte paralyser un pays en quelques jours pour la bonne ou la mauvaise cause. C’est à chacun d’en juger mais dans le cas du Mexique, cette grippe porcine tombe tout de même à point nommé pour Barack Hussein Obama confronté à la sécession de l’Union.

Sortie de crise en vue (52) : la revanche des marchés boursiers contre les banques.

Des marchés boursiers orientés à la hausse.

Alors que la crise économique continue de faire ses ravages, nous pouvons observer une reprise des marchés boursiers orientés à la hausse depuis plusieurs semaines. Comment expliquer un tel paradoxe sinon qu’il existe, quelque part, un mensonge officiel (un de plus) sur la nature et surtout l’origine précise de la crise financière responsable de la crise économique ?

Il est surtout question d'une crise bancaire.

A y regarder de plus prêt, nous pouvons constater qu’en fait de crise financière, il est surtout question d’une crise bancaire : les banques ont profité de leur statut particulier dans le domaine financier et de la complicité des politiques pour faire du fric avec l'argent du contribuable en dehors du cadre réglementé de la bourse et sans respecter les règles de prudence qui s’imposent logiquement à tout spéculateur responsable. Cette imprudence a été rendu possible par ceux-là même qui conseillent aujourd’hui Barack Hussein Obama. Pouvons-nous croire un seul instant que ces gens-là vont nous sortir de la crise alors qu’ils ne cherchent qu’à sauver leur peau ?

Des malfrats ne respectant pas les règles de la concurrence.

Les banques (pas toutes…) ont profité de leurs privilèges institutionnels pour fausser les marchés d’où la création des bulles immobilières, hypothécaires et autres dérivés financiers. Elles se sont comportées comme des malfrats ne respectant pas les règles de la concurrence qui règlementent pourtant les marchés boursiers. Ce sont ces privilèges qui ont interdit aux organismes de contrôle des bourses de faire leur travail correctement quand ces organismes ne participaient pas eux-mêmes à cette gigantesque et monstrueuse escroquerie. Le risque majeur aujourd’hui consisterait à jeter le bébé avec l’eau du bain à savoir de condamner le capitalisme financier qui est pourtant à l’origine de l’augmentation considérable de la richesse du monde en seulement quelques décennies.

Le mythe politique de l'anticapitalisme.

Pour éviter ce risque, il est nécessaire de combattre et de dénoncer le mythe politique de l’anticapitalisme qui est l’un des cancers de notre époque. Ce combat spécifique ne peut cependant pas être mené sans la dénonciation d’un autre mythe politique encore plus dévastateur qui gangrène notre civilisation elle-même puisqu’il touche nos valeurs essentielles et qui est, lui aussi, personnifié et incarné par Barack Hussein Obama. C'est en rétablissant nos valeurs que nous trouverons les moyens psychologiques pour oser condamner les responsables aujourd'hui connus de la crise financière.

La liberté d'entreprendre et la dictature étatique.

Le règlement de la crise financière ne peut se faire sans celui de la crise de nos valeurs. C’est l’enjeu de la guerre non dite mais bien réelle qui se déroule actuellement entre les marchés boursiers et les banques, autrement dit entre la liberté d’entreprendre et la dictature étatique. La liberté d’entreprendre vaincra encore une fois parce qu’elle induit la responsabilité de chacun et génère cette sorte d’intelligence collective proche de l’intuition vitale qui caractérise notre civilisation judéo-chrétienne et fabrique, finalement et au-delà des aléas, l’Histoire de l’humanité.

samedi, avril 25, 2009

Sortie de crise en vue (51) : des « surprises climatiques » au secours du système financier.


Contrôler l'incendie.

La catastrophe de Tchernobyl, dont on ignore encore aujourd’hui les vraies causes, peut être considérée comme l’évènement surprise ayant précipité la chute de l’URSS dans la mesure où elle a révélé au public l’incapacité du régime à contrôler le système. Il n’est pas impossible que nous assistions dans les mois voire les semaines à venir à une catastrophe financière aux effets équivalents pour le régime US. En effet, que se passerait-il si, d’aventure, Washington ne parvenait pas à contrôler l’incendie qui couve dans ses principaux établissements financiers ?


Cinq banques étatsuniennes.

Cet incendie a pourtant été clairement identifié dans un récent Rapport trimestriel sur le commerce bancaire et les produits dérivés du Federal Office of Comptroller of the Currency. Selon ce rapport, « cinq banques étatsuniennes possèdent actuellement 96% des positions de dérivés de toutes les banques des Etats-Unis en terme de valeur symbolique, ainsi qu’un pourcentage ahurissant, soit 81%, d’exposition au risque de crédit net total en cas de défaillance ». Ces cinq banques sont JPMorgan Chase, Bank of América, Citibank, Goldman Sachs et Wells Fargo-Wachovia, selon l’inventaire publié par William Engdahl le
30 mars 09 via Globalresearch.ca (traduit par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca).

Un mauvais contrôle des nouvelles technologies financières.

Selon certains observateurs, la crise financière serait le résultat d’un mauvais contrôle des nouvelles technologies financières mise en œuvre par ce groupe limité de banques privées qui dirigeraient, de fait, les Etats-Unis depuis des décennies. En tout cas, ce sont bien les ex-dirigeants de ces banques privées qui se retrouvent aujourd’hui dans l’entourage immédiat de Barack Hussein Obama qui leur doit en grande partie son poste à la Maison Blanche suite à l’onde de choc dans l’opinion public provoquée par la mise en faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008.


Au minimum l'effondrement des USA.

La survie du système financier dépendrait donc, aujourd’hui, de l’évolution du marché immobilier US et, par voie de conséquence, de l’évolution de la crise des crédits hypothécaires et de leurs gigantesques dérivés développés précisément par les nouvelles technologies financières et en particulier les CDS (Crédit Default Swaps). Ces CDS, que l’on désigne communément « actifs toxiques », représentent de tels engagements financiers ( probablement plusieurs fois le PIB US selon certaines sources) qu’il semble impossible, malgré leur qualité totalement virtuelle, de s’en débarrasser sans provoquer une crise dite systémique, c'est-à-dire une crise financière qui entraînerait au minimum l’effondrement des USA avec les conséquences que l’on peut imaginer pour le reste du monde.


600 000 maisons disparues.

Dans un article du 23 avril 2009 via Mondialisation.ca, Mike Whitney cite un extrait du quotidien San Francisco Gate expliquant le mystère de la disparition de 600 000 maisons aux Etats-Unis : « Nous croyons qu’il y a environ dans tout le pays 600 000 propriétés que les banques ont reprises, mais qu’elles n’ont pas remis en vente sur le marché », a déclaré Rick Sharga, vice-président de RealtyTrac, qui compile les statistiques sur les saisies au niveau national. » Si les vérificateurs étaient déployés dans les banques qui gardent hors du marché des maisons saisies, explique Mike Whitney, ils découvriraient probablement que les banques sont en train de refinancer le service des hypothèques sur une base mensuelle afin de dissimuler l’ampleur de leurs pertes. Ils découvriraient également que les banques s’efforcent de maintenir les prix de l’immobilier artificiellement élevés afin d’éviter d’essuyer d’énormes pertes qui pourraient les ruiner. Une chose est certaine, 600 000 maisons « disparues » signifie que le prix de l’immobilier est loin d’avoir fini de chuter et qu’un pan plus large du système bancaire est en eaux troubles ».


Le marché immobilier est plongé à des profondeurs abyssales.

Des eaux d’autant plus troubles que le moratoire national sur les saisies devait cesser à partir du mois d’avril. « Le plan de sauvetage hypothécaire de 75 milliards de dollars d’Obama n’est qu’une maigre pitance ; il ne réduit pas le montant d’emprunt des prêts hypothécaires et il ne stoppera pas la saignée. Les dirigeants politiques ont décidé qu’ils en avaient fait assez et ils se refusent d’aider. Ils ne voient pas le tsunami qui surgit de manière évidente devant eux. Le marché immobilier est plongé à des profondeurs abyssales et il va draguer une partie de l’économie en général avec lui. Les actions (en bourse) aussi ».

Survivre aux actifs toxiques.

L’absence de statistiques globales ne permet pas d’évaluer la situation exacte du marché immobilier US dans son ensemble et les situations peuvent varier d’une région à l’autre. Cette situation indique cependant que le problème des banques US n’est pas d’augmenter le niveau de crédit hypothécaire pour relancer l’économie conformément aux objectifs du plan Paulson. Les banques tentent seulement de survivre à leurs actifs toxiques et tout l’argent du monde ne suffira jamais à les sauver.


Pensez à défricher vos propriétés de campagne.

Si l’on poussait la logique de la situation à l’extrême, la seule solution pour sauver le système financier US consisterait ni plus ni moins qu'à brûler et/ou détruire une grande partie du patrimoine immobilier US comme cela se pratique déjà dans certaines régions du sud comme en Californie. Une maison naturellement brûlée en plus est un CDS en moins. D’où l’intérêt d’observer les futures « surprises climatiques » de cet été aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Un conseil : pensez à défricher vos propriétés de campagne ! Un incendie est si vite arrivé…

mardi, avril 21, 2009

Durban II (2) : Ahmadinejad énonce ses conditions pour une entente avec Washington.


Le discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence de Genève (traduction française partielle de Menahem Macina pour upjf.org mis en ligne le

21 avril 09) s’adresse directement au président US Barack Hussein Obama. Il énonce les nouvelles bases pour une entente entre Washington et Téhéran : « … Des efforts doivent être faits pour mettre fin à l’utilisation abusive, par les Sionistes et leurs partisans, de moyens politiques et internationaux… Les gouvernements doivent être encouragés et soutenus dans la lutte visant à éradiquer ce racisme barbare et à s’orienter vers une réforme des mécanismes internationaux actuels […] Vous êtes tous conscients de la conspiration de certains pouvoirs et cercles sionistes contre les buts et les objectifs de cette Conférence… Il faudrait reconnaître que boycotter une telle session est un signe indéniable de soutien à cet exemple flagrant de racisme ».

Une réforme de l'ONU.

Affaibli par la crise, Washington a besoin de cette entente pour se sortir des bourbiers irakien et Afghan sans compromettre ses intérêts régionaux et afin de pouvoir faire face aux menaces intérieures de sécession et/ou d’invasion par sa frontière sud. En contre partie, Téhéran réclame « une réforme des mécanismes internationaux actuels », autrement dit une réforme de l’ONU afin de pouvoir imposer au Conseil de Sécurité la condamnation de l’Etat juif.

Embrigader la rue arabe.

Cette condamnation permettrait au régime de Téhéran d’embrigader la rue arabe pour accroitre ses capacités de nuisance à travers le monde contre Wall Street. Ce serait une manière de diversifier et d’internationaliser ses propres garanties de sécurité actuellement constituées essentiellement par le Hezbollah et le Hamas. En effet, suite à la guerre du Liban et à l’opération Plomb durci, Israël a prouvé au régime de Téhéran que ces garanties n’étaient pas suffisamment fiables.

Puissance de feu et puissance humaine.

Par ailleurs, les rumeurs d’une attaque israélienne contre l’Iran pousse ce dernier à modifier sa stratégie dans le sens d’une guerre de quatrième génération c'est-à-dire en opposant à la puissance de feu israélienne une puissance humaine potentiellement révolutionnaire diffuse à travers le monde via les populations musulmanes et/ou sous influences (voir tic-tac islamiste) implantées en occident.

Une solution alternative.

Je considère que c’est pour limiter ce risque que la France reste à la Conférence de Genève. Je crois que c’est pour protéger, si peu soit-il, les Chrétiens que le Vatican agit de même. Cette attitude est peut-être illusoire à moyen et long terme mais en l’absence de toute possibilité crédible d’une réaction fiable de la part des démocraties occidentales et en particulier l’incapacité de Washington à garder le contrôle unilatérale de la situation, il n’est pas intelligent de condamner cette attitude sans, dans le même temps, proposer une solution alternative jouable.

Avons-nous le choix ?

Pour l’instant, la crise n’arrange pas les choses à moins qu’elle ne débouche sur l’autodestruction du système permettant l’émergence « d’autre chose », selon l’expression de William S. Lind. Autre chose, parce que ce ne sera pas forcément et surtout pas immédiatement un autre monde dans le sens ou nous l’entendons. Pour le dire autrement, si un autre monde devait naître à l’issue de cette crise, le chemin nous y conduisant ne sera assurément pas une partie de plaisir. Avons-nous le choix ?

lundi, avril 20, 2009

Sortie de crise en vue (51) : la bombe islamiste contre les richesses d’Asie Centrale.

Bombarder l'Iran.

Dans un article du
16 avril 09 via l’UPJF, David Samuels argumente la thèse que la politique iranienne de Barack Hussein Obama pourrait rationnellement contraindre l’Etat israélien à bombarder l’Iran. Par ailleurs, Stéphane Juffa via la Ména, le 19 avril 09, affirme que la politique iranienne de Washington oblige les Hébreux à se préparer à la guerre. Les arguments sont formellement différents mais au fond, les deux auteurs se rejoignent puisque dans les deux cas, c’est bien la nouvelle politique de Barack Hussein Obama qui est en cause.

En lieu et place de l'Etat sioniste.

Cette nouvelle politique est imposée au président US par la crise qui l’oblige à contracter ses dernières ressources militaires à sa frontière mexicaine pour tenter de sauver l’Union d’une potentielle dislocation par le sud. Du coup, Washington a tactiquement besoin de l’Iran pour poursuivre ses objectifs géostratégiques via l’Afghanistan en direction des richesses énergétiques de l’Asie Centrale actuellement pillées par la Russie et la Chine qui soutiennent Téhéran. De leur côté, les mollahs ont tactiquement besoin de leur bombe islamiste pour sauver leur régime et dynamiser la phase finale de leur djihad mondial. Du point de vue de Washington, il serait donc très incorrect de la part d’Israël d’attaquer l’Iran qui est devenu, du fait de la crise, le principal allié objectif de l’Amérique au Moyen Orient en lieu et place de l’Etat sioniste.

Une entente avec Téhéran.

C’est ce que Mahmoud Ahmadinejad est venu expliquer aux Américains présents à Genève (le boycott n’empêche pas les rencontres…) en déclarant la veille de son arrivée dans la capitale helvète, « qu’Israël est le porte-drapeau du racisme ». « Pour une fois », commente Iran-résist le 20 avril 09, « ce n’est pas un slogan mais un vrai discours de fond » qui ne s’adresse pas aux Israéliens mais à Barack Hussein Obama décrypte Iran-résist. Autrement dit, une entente avec Téhéran (donc la possibilité de menacer la Russie et la Chine pour sortir de la crise) passe de plus en plus sérieusement par le lâchage d’Israël. Encore une forme possible de « Delenda est Cartago » ?

dimanche, avril 19, 2009

Durban II : victoire de la culture antiraciste de quatrième génération.

La base du projet européen.

Le président de la confédération suisse, Hans-Rudolf Merz pourrait recevoir, dimanche 19 avril 2009, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad en visite à Genève où il devrait participer, le 20 avril, à la Conférence internationale de l’ONU sur le racisme. Tandis que les USA, le Canada, Israël, l’Italie, la Hollande et l’Australie auraient décidé de boycotter la conférence, le ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner aurait, selon Le Figaro avec AP du
19 avril 09, « envoyé une lettre à ses homologues européens pour tenter d'unifier la position européenne. «Il me semble tard pour recentrer la discussion sur ce qui est à la base du projet européen, c'est-à-dire sur nos valeurs», souligne-t-il. Mais «nous ne sommes pas engagés dans un combat entre le Nord et le Sud. Ce qui est en jeu n'est pas une opposition entre civilisations, religions ou cultures», ajoute-t-il, appelant à «l'unité» de l'Union européenne (UE). »


Un évènement important contre le racisme.

Selon Claire Dana-Picard, via Actu.co.il (Arouts7) du 19 avril 2009, « le pape a lancé pour sa part un appel aux Etats du monde pour leur demander d’être présents aux débats qui doivent s’ouvrir demain à Genève. Benoit XVI a expliqué qu’il s’agissait d’un évènement important contre le racisme à travers le globe mais il a refusé par contre de réagir aux décisions des USA, du Canada, de l’Italie et d’autres pays qui ont préféré boycotter la conférence. La Grande Bretagne a annoncé un peu plus tôt qu’elle prendrait part à Durban II » mais n’enverra toutefois pas de hauts responsables.



Choquée et profondément déçue.

Enfin, selon Le Monde du 19 avril 09, qui signale en passant la participation du Vatican à la conférence, « l’absence de Washington a provoqué la colère de Navi Pillay, haut commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, qui s’est dite « choquée et profondément déçue ». « Nous aurions alors tous pu aller de l’avant et reléguer les problèmes de 2001 derrière nous », a-t-elle regretté ». Ces problèmes font références à « la première conférence à Durban, en Afrique du Sud, en 2001 (qui) avait débouché sur l’adoption d’un plan d’action contre le racisme, mais s’était achevée dans la confusion, des accusations d’antisémitisme et un départ fracassant des Etats-Unis et d’Israël » précise Le Figaro avec AP le 19 avril 09.


Un revers pour les Nations unis.

L’enjeu de cette conférence est énoncé par le chef de la diplomatie néerlandaise, Maxime Verhagen qui fait valoir, dans un communiqué de l’agence Reuters via Le Monde, que « Certains pays, qui ont encore un long chemin à faire dans le domaine des droits de l’homme, détournent le sommet pour placer la religion au-dessus des droits des personnes et pour restreindre sans raison la liberté d’expression » en tentant d’interdire l’incitation à la haine religieuse ou le dénigrement des religions. « Ces questions sensibles comme les appartenances ethniques et religieuses », souligne Navi Pillay, « peuvent tourner à la violence si on les laisse en l’état ». En tout état de cause, comme le rapporte le communiqué, « l’absence de plusieurs grands pays occidentaux à Genève est un revers pour les Nations unies ».

Crise culturelle antiraciste.

Le boycott de plusieurs grands pays occidentaux a pour objectif de délégitimer cette conférence après avoir pris acte de leur défaite. Ce faisant, ils contribuent à déstructurer leur propre système en vidant l’ONU de sa substance et en aggravant le désordre international car cette crise culturelle antiraciste de quatrième génération (le choc des civilisations), une crise de plus soit-dit en passant, « interdit désormais de raisonner en termes de conquête, de compétitions et d’affrontement identifiés » selon une formule de Dedefensa.org extraite d’un article sur la G4G du 16 avril 09.



La victoire des forces asymétriques.

Quelque soit le résultat de cette conférence, la seule présence de Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence sur le racisme à Genève est une victoire pour les islamistes. La photo accrochée sur le mur du bureau de Mahmoud Ahmadinejad doit être celle du président Barack Hussein Obama, et titrée : « Notre meilleur allié » tout comme « la photo accrochée sur le mur de la grotte d’Oussama doit être celle d’un Predator (missile US balancé sur le Pakistan) et titrée : notre meilleure arme », car chaque missile délégitime les forces US en Afghanistan comme l’écrit William S. Lind le 16 avril 09 sur Antiwar dans un article où il tire le bilan de la stratégie militaire américaine débouchant, selon son analyse, sur « la victoire des forces asymétriques ».


La légitimité se gagne à travers les médias.

Une victoire des islamistes, donc, tant du point de vue militaire que culturel puisque dans le cadre de la guerre de quatrième génération que nous mènent les forces asymétriques, les pays occidentaux qui boycottent la conférence réagissent de façon suicidaire, la victoire se jouant sur le terrain de la légitimité et cette légitimité se gagnant à travers les médias, ce que j’appelle dans le cadre de la théorie PointZero, l’arme postindustrielle de la communication.


Liquider l'ONU.

Demain, lundi 20 avril, qui fera très probablement la une des médias sinon Mahmoud Ahmadinejad s’il parvient jusqu’à la tribune de la conférence sur le racisme ? Or, qui pourra l’en empêcher puisque ceux qui lui sont soi-disant hostiles sont absents ? Les médias qui sont parvenus à un tel degré d’ignominie et de nihilisme par les voies les plus indignes qu’on puisse imaginer ne se priveront pas de capter l’évènement (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9), que ce soit pour l’apprécier ou le critiquer peu importe, puisque la légitimité postmoderne se gagne en apparaissant à la Une de la presse mondiale même si l’on est, du point de vue moderne, la pire des crapules et, en l’occurrence, un assassin notoire. Le boycott de la conférence par les pays occidentaux ouvre un boulevard pour la culture antiraciste de quatrième génération dont la seule façon d’arrêter la progression sera, un jour ou l’autre, de liquider l’ONU, une forme possible de « Delenda est Cartago ».

Sortie de crise en vue (50) : le pire est la seule issue souhaitable.

Civilisation prisonnière.

« Ce pire concerne un système qui est avéré comme prédateur, déstructurant et nihiliste, et dont la civilisation est entièrement prisonnière » selon un commentaire de Dedefensa.org du

16 avril 09 analysant un article de William S. Lind publié sur Antiwar ce même jour et par ailleurs traduit par Contreinfo.info le 17 avril 09.

Crise systémique.

La civilisation est prisonnière d’une crise systémique que William S. Lind défini comme « un évènement qui survient lorsque le monde extérieur exige de plus grandes transformations que le système politique ne le permet ». Mais tout bien considéré, cette définition ne permet pas de saisir la nature systémique de la crise, c'est-à-dire en quoi la crise est un système en soi dont la civilisation ne peut se défaire qu’en le détruisant radicalement. La faille de cette définition vient du fait que le monde extérieur n’exige pas de « plus grandes » transformations comme l’écrit William S. Lind mais, comme l’argumente Dedefensa.org dans son commentaire, des transformations « plus rapides » que le système politique ne le permet.

Destruction civilisée.

Cela signifie que quelles que soient les mesures décidées et appliquées par nos politiques pour lutter contre la crise, ils seront systématiquement pris de vitesse par les évènements. « Arrivé à ce point, le système politique s’effondre et est remplacé par autre chose » conclu William S. Lind pour qui « ce serait, dans l’ensemble, une issue heureuse » car, selon Dedefensa.org, « ce serait la destruction civilisée du mythe qui a conduit la civilisation à une impasse catastrophique ».

Delenda est Cartago.

Du point de vue de la théorie PointZero, ce concept de « destruction civilisée » correspond à la phase climatiste de la révolution postmoderne en vue du règlement de la question humaine qui ne sera effectivement pas, comme le craint William S. Lind « une partie de plaisir » mais, réplique Dedefensa.org, « une telle civilisation, parvenue à un tel degré d’ignominie et de nihilisme par les voies les plus indignes qu’on puisse imaginer, ne mérite rien d’autre qu’un « delenda est Cartago » adapté aux circonstances, que chacun déterminera pour son compte ». Lol !

mercredi, avril 15, 2009

Environnement : vers une fracture climatique.

Redonner vie à notre civilisation.

Imaginons-nous capables de contrôler localement le climat. C’est le défi que tente de relever la géo-ingénierie. Plus besoin de consulter la météo pour savoir comment s’habiller, des vacances à la neige ou au soleil sans surprise, des productions agricoles assurées et d’incroyables économies d’énergies réalisées. Contrôler le climat, c’est maîtriser notre destin et redonner vie à notre civilisation au détriment, probablement, des autres.

Une approche techniciste de la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour réussir ce projet, il faut convaincre les responsables politiques donc l’opinion public d’où une propagande qui se développe depuis quelques temps essentiellement dans les médias anglo-saxons pour des raisons que j’ai déjà développées dans un post du 13 avril 09. Le 14 avril 09, The Guardian publie un autre article sur le même thème, cette fois-ci de David Adam, traduit et mis en ligne par Contreinfo.info. Ce second article confirme cette nouvelle approche techniciste de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le fossé s'élargit entre le discours des politiques et l'avis des scientifiques.

Dans cet article, David Adam analyse une enquête menée par The Guardian auprès des 261 experts (dont des membres du GIEC) et des 1756 personnes ayant participés à une conférence scientifique sur le climat qui s’est déroulée en mars 2009 à Copenhague d’où il ressort, d’après David Adam, que « le fossé s’élargit sur le problème des changements climatiques entre le discours des politiques et l’avis des scientifiques. Alors que les responsables politiques et les militants écologiques mettent en avant l’objectif des 2°C (protocole de Kyoto), 86% des experts ont déclaré lors de cette enquête qu’ils ne pensaient pas qu’il serait atteint. »

Nous pourrions devenir suffisamment désespérés pour vouloir l'utiliser.

Et de conclure que « de nombreux experts ont souligné que l’incapacité à atteindre cette cible ne signifiait pas que les efforts visant à lutter contre le réchauffement de la planète devraient être abandonnés, mais que l’accent devrait désormais être mis sur la limitation des dommages induits » ce qui nous renvoie directement à la question de la géo-ingénierie. Je rappelle, comme je l’ai déjà signalé dans mon post du 13 avril, que l’option de la géo-ingénierie est étudiée par l’administration Obama et le Parlement britannique et que, selon une déclaration de John Holdren, le nouveau conseiller scientifique de la Maison Blanche, « nous pourrions devenir suffisamment désespérés pour vouloir l’utiliser ».

Limiter les dommages induits.

Autrement dit, face à notre incapacité à résoudre efficacement, globalement et rapidement la question du réchauffement climatique par des mesures écologiques, nous nous orientons inéluctablement vers une solution techniciste permettant seulement de « limiter les dommages induits ». Limiter les dommages induits, cela signifie une nouvelle fracture climatique entre ceux qui bénéficieront de la géo-ingénierie et les autres et il n’est pas très sorcier d’imaginer comment se fera la sélection des privilégiés… Du point de vue de la théorie PointZéro, ces informations nous éclairent sur les modalités techniques et politico-médiatiques de la phase climatiste de la révolution postmoderne en vue du règlement de la question humaine.

mardi, avril 14, 2009

Sortie de crise en vue (49) : nous sommes riches sans le savoir.

Est-il plus important de sauver des bilans ou de sauver des emplois ?

L’augmentation du chômage, donc la baisse des revenus des consommateurs de crédits, augmente les défauts de crédits donc les actifs toxiques (les prêts non-remboursés) ce qui pousse les banques à réduire les crédits à la consommation pour sauver leur bilan et contracte l’économie produisant ainsi davantage de chômage... Où l’on constate que le système est bloqué seulement pour une question de bilan, donc de comptabilité. Or, est-il plus important de sauver un bilan ou de sauver des emplois ?

Notre système financier fonctionne selon des règles périmées.

La faille vient du fait que notre système financier fonctionne selon des règles périmées datant d’une époque où prédominaient les nations et où la monnaie était basée sur l’or : la quantité de monnaie de chaque nation, ce qu’on appelle les liquidités, devaient correspondre à une quantité d’or stockée dans les banques nationales. Dans ce contexte, un bilan comptable équilibré était justifié : les banques devaient avoir autant d’or que d’actifs liquides parce qu'en cas de difficultés (crise sociale, guerres, etc.), les banques devaient pouvoir, à tous moment, racheter avec de l’or les papiers monnaies qu’elles avaient mis en circulation, ce papier monnaie ayant pour seule raison d’exister une sécurisation des transactions commerciales.

La dérégulation.

L’inconvénient majeur était que la masse des liquidités en circulation, donc le développement économique lui-même, dépendait non pas de l’augmentation des gains de productivité donc de la richesse créée par notre travail mais bêtement des quantités d’or extraites des mines ou pillées ici et là. Le boum économique d’après guerre rendait cette situation absurde et pénalisante. Il a donc été décidé de ne plus lier la monnaie à l’or et de la rendre totalement virtuelle en confiant à des Banques Centrales le soin d’ajuster la quantité de liquidité en fonction des nécessités économiques. Cela s’appelle la dérégulation et c’est cette dérégulation qui est aujourd’hui accusée d’être responsable de la crise alors qu’en réalité, ce système de dérégulation a été mis en place justement pour mieux accompagner la croissance économique via la mondialisation.

Nous sommes riches sans le savoir.

Ce système à d’ailleurs parfaitement bien fonctionné puisque globalement et grâce à lui, le monde s’est considérablement enrichi. Nous pouvons même supposer que la crise ne vient pas d’une défaillance du système dérégulé mais au contraire d’une trop grande capacité du système à créer de la richesse, une richesse toutefois inégalement répartie entre les nations ou blocs de nations. Finalement, nous sommes en crise parce que d'une certaine manière, c'est à dire globalement, nous sommes riches sans le savoir ! Concrètement, nous sommes en crise simplement à cause du règlement comptable des banques qui n’a pas su s’adapter à la mondialisation accélérée de l'économie.

La question du dollar.

En effet, si nous faisions un bilan mondial des banques, ce bilan serait parfaitement équilibré puisqu’en théorie du moins, il est impossible qu’il ne le soit pas. Le problème est que certaines banques sont dans le rouge tandis que d’autres sont dans le vert. Il faut donc imaginer un règlement comptable au niveau mondial qui permette de moduler régionalement voire localement les critères comptables des banques et ceci pose la question du dollar en tant que monnaie unique de réserve mondiale.

Une monnaie universelle.

C’est pourquoi le G20 de Londres s’est engagé à mettre au point un nouveau système monétaire international indépendant du seul dollar pour le remplacer par « un panier de devises ». Les DTS (Droits de Tirages Spéciaux) du FMI sont une ébauche de cette nouvelle monnaie, une monnaie universelle capable de s’adapter aux contextes régionaux tout en restant globalement en équilibre. Avec ce nouveau système, des banques qui sont aujourd’hui quasiment en faillite retrouveraient un bon bilan et pourraient à nouveau distribuer du crédit tandis que d’autres banques qui débordent de liquidités à ne plus savoir qu’en faire trouveraient un débouché utile et rentable pour placer légalement leurs surplus. Plus besoin de paradis fiscaux pour contourner le règlement comptable.

Remettre les Etats-Unis à leur place.

Naturellement, détrôner le dollar revient à remettre à leur place les Etats-Unis sans pour autant brusquer l’opération et prendre le risque d’un désordre mondial ingérable. Une grande partie des évènements politiques internationaux sont le produit de cette évolution nécessaire pour la relance de l’économie mondiale. Il est donc prudent d’observer et d’analyser les situations particulières sans ignorer la cible globale à atteindre dans l’intérêt de tous.

lundi, avril 13, 2009

Sortie de crise en vue (48) : le cas désespérant et dramatique de la France.

L'impasse budgétaire.

Fabuleuse démonstration (à lire sur son site) de JP Chevallier, le 13 avril 09, démontrant objectivement l’impasse budgétaire dans laquelle se trouve la France du fait du non approvisionnement de ses retraites, un non approvisionnement qui condamne sans aucun doute, d’ici 10 à 20 ans, notre pays à la faillite (à moins qu’entre-temps, une « surprise climatique » du genre de la canicule de 2006 ne règle autrement la question des personnes âgées).

7 760 milliards d'euros !

Deux chiffres suffisent pour comprendre la nature et surtout l’ampleur du problème posé par les engagements de retraites qui ne sont rien d’autre, du point de vue de l’Etat, qu’une dette : alors que notre dette publique actuelle est de 1 200 milliards d’euros, JP Chevallier estime que « les engagements de retraite qui ne sont pas provisionnés étaient de l’ordre de 4 fois le montant du PIB fin 2008 (d’après l’actualisation par Charles Gave de l’évaluation de Michel Pébereau) qui se montait à 1 940 d’euros, soit… 7 760 milliards d’euros ! »

Emprunter 7 à 8 fois plus d'argent juste pour faire survivre nos vieux.

Or, s’il est aujourd’hui relativement facile, même si cela est couteux, pour l’Etat français de vendre ses obligations sur le marché obligataire parce qu’il est mondialisé (2/3 de ces obligations sont détenus par des étrangers) pour couvrir ses déficits publics au nom de la relance économique, il n’en sera pas de même lorsqu’il faudra emprunter 7 à 8 fois plus d’argent juste pour faire survivre nos vieux qui, selon l’avis de Jacques Attali, ne sont d’aucune utilités pour la croissance de notre système. Quel investisseur serait assez fou pour spéculer sur nos vieillards d’autant que le montant de ces engagements de retraite « est largement supérieur aux trous de la crise des sub-prime et de l’effondrement financier après le 15 septembre 2008 » estime JP Chevallier.

Liquider une bonne partie de notre administration.

Cela donne tout de même une idée de la gravité de la situation et explique pourquoi la France est, à terme, condamnée à la faillite. A moins qu’un providentiel nouveau Saint Obama hexagonal, si possible du NPA voire pire, absolument noir (voire officiellement musulman) et issu du 9-3, ne puisse faire mieux que l’Obama original US qui, selon le New York Time cité par Libération du 13 avril 09 peut tout de même se permettre de menacer de liquider GM si le syndicat United Auto Workers (un Etat dans l’Etat US) n’accepte pas un minimum de concessions portant justement, et entre autres, sur les retraites qui sont pourtant, aux USA, approvisionnées. Pour comparer des choses comparables, cela reviendrait chez nous à menacer de liquider une bonne partie de notre administration, Education nationale et guichet sécu compris. Je ne pense pas que la France s’en sortirait et elle ne s’en sortira donc pas en dehors d’une « surprise climatique ».

Sortie de crise en vue (47) : un temps paradoxal (3)

Créer le problème pour y apporter sa solution.

Créer le problème pour y apporter sa solution. Une recette politique pour prendre ou conserver le pouvoir vieille comme le monde. Le 11 septembre 2001 (destruction des trois tours de New York) et le 15 septembre 2008 (destruction de Lehman Brothers) en sont les plus récentes illustrations. Dans les deux cas, les problèmes apportèrent leur solution : Bush et sa guerre contre le terrorisme puis Obama et sa lutte contre la crise financière. J’avance l’hypothèse que le prochain problème créé sera d’ordre climatique, j’y reviens.

La fin de la guerre contre le terrorisme.

L’un des premiers actes de Barack Hussein Obama arrivé à la Maison Blanche fut de décréter d’un trait de plume la fin de la guerre contre le terrorisme pour lui substituer la lutte contre la crise financière et obtenir dans la foulée et en jouant sur la peur les énormes moyens financiers correspondants. Il n’est pas difficile de constater la réussite financière de cette opération en comparant les budgets obtenus par W. Bush au nom de la guerre contre le terrorisme avec ceux obtenus par Barack Hussein Obama au nom de la lutte contre la crise financière.

Un nouveau problème plus terrifiant que celui du chômage.

L’inconvénient majeur de cette crise financière est le chômage qu’elle provoque et qui pourrait coûter son éventuel second mandat à Barack Hussein Obama. Pour surmonter cette question du chômage, il y a deux solutions : celle du bon sens qui consiste à relancer l’économie pour créer des emplois mais ne garantie pas la conservation du pouvoir ; celle d’une paradoxale fuite en avant qui consisterait à créer un nouveau problème plus terrifiant que celui du chômage mais financièrement quasi miraculeux : une crise climatique surprise qui créerait la panique à l’échelle planétaire, une sorte de 11/9 ou de 15/9 version climatique, et sa solution technologique sans prix au nom de la lutte contre cette nouvelle crise.

Intervenir sur le climat à l'échelle de la planète.

C’est peut-être dans ce sens qu’il faut interpréter la publicité et/ou la propagande faite autour de la lutte contre le réchauffement climatique comme celle de Alok Jha, le

10 avril 09, sur Contreinfo.info qui met en ligne un article de l’auteur publié par le Guardian du 9 avril 2009. Dans son chapeau titré « Le conseiller scientifique d’Obama n’exclut pas le recours à la géo-ingénierie », Contreinfo.info donne le ton et l’ampleur de la menace : « Nous sommes sur une trajectoire menant aux 650 ppm de CO2, qui se traduiraient par une augmentation de température de 4°C. Les milieux scientifiques commencent à prendre peur que l’inaction des politiques sur le front du réchauffement climatique ne laisse bientôt plus d’autre choix que d’appuyer sur le bouton « panique », celui de la solution de dernier recours : la tentative d’intervenir sur le climat à l’échelle de la planète à l’aide des technologies dites de géo-ingénierie. John Holdren, premier conseiller scientifique de Barack Obama, a publiquement évoqué cette possibilité en indiquant qu’aucune approche ne devait être écartée à priori. »

La mise au point de technologies destinées à rafraichir l'atmosphère terrestre.

Cette évocation par John Holdren est confirmée le 11 avril 09 par 911nwo.info qui cite une dépêche de The Canadian Press du 09 avril 09 qui rapporte un entretien de ce nouveau conseiller scientifique de la Maison Blanche avec l’Associated Press à Washington qui commence ainsi : « Le nouveau conseiller scientifique de la Maison Blanche, John Holdren, a indiqué mercredi que, du fait de l’intensité du réchauffement climatique, l’administration Obama réfléchissait à la mise au point de technologies destinées à rafraîchir l’atmosphère terrestre […] L’idée est également examinée par le Parlement britannique… ». Comme le précise également 911nwo.info qui fourni un lien vers le site cfr.org, le Council on Foreign Relation, un Think Tank particulièrement influent, « le CFR avait organisé des travaux préparatoires à cette annonce d’Obama que l’on peut sans crainte relier aux essais secrets d’épandages de particules actives dans le ciel dénommés Chemtrails ».

Obtenir la réaction appropriée des politiques et des populations.

Pour ne pas m’écarter du sujet de ce post – la logique politique de la lutte contre le réchauffement climatique prenant le relai de la lutte contre la crise financière se substituant elle-même à la guerre contre le terrorisme - je ne développerai pas ici ce qu’est la géo-ingénierie ni les Chemtrails. Ce qui importe, c’est d’observer comment Barack Hussein Obama prépare peut-être sa réélection via cette virtuelle crise climatique. Je relève donc cette analyse sur ces discrets travaux du CFR d’un intervenant du topic dédié sur le forum reopen911.info et

mis en ligne par 911nwo.info qui illustre et argumente mon sujet. Je cite partiellement cette analyse pour la clarté de ses propos : « […]La notion de systèmes de géo-ingénierie est donc en voie d’être introduite dans le monde politique comme réponse aux changements climatiques. La question qui se pose aux responsables de ces programmes est de justifier de manière raisonnable l’utilisation de techniques potentiellement dangereuses en créant des régulations, des normes ou des traités […]Le document attire l’attention sur la notion de “surprises climatiques” (”climate surprises”, page 10) qui pourraient déclencher une réaction du monde politique et de l’opinion publique en faveur d’un plan d’urgence de géo-ingénierie. Or le passé nous montre que de nombreuses crises “surprises” ont été orchestrées afin d’obtenir la réaction appropriée des politiques et des populations en faveur de plans de sauvetage élaborés à l’avance (voir les diverses crises énergétique, terroriste, économique et bientôt climatique). » Des plans de sauvetage qui produisent surtout énormément d'argent...

Géo-ingénierie unilatérale à l'échelle planétaire.

Ce qui me semble tout aussi important dans cette affaire est l’unilatéralisme anglo-saxon sous-jacent de cette solution pour lutter contre le réchauffement climatique, un unilatéralisme qui prend pourtant le contre-pied du multilatéralisme proclamé par Barack Hussein Obama dans le cadre de sa lutte contre la crise financière. Cet unilatéralisme est clairement exprimé dans le titre de cette conférence du CFR : « Géo-ingénierie unilatérale à l’échelle planétaire » dont les thèmes des quatre tables rondes (les titres sont une traduction de 911nwo.info) étaient les suivants :

1. Science et technologie de la géo-ingénierie.

2. Élaboration d’une politique étrangère de régulation de la géo-ingénierie.

3. Planification des étapes à venir.

4. Géo-ingénierie et gouvernance mondiale.

De ce point de vue, la lutte contre le réchauffement climatique par le recours à ces nouvelles technologies serait, en réalité, un moyen de renforcer l'hégémonie mondiale des Etats-Unis (donc du dollar US !) puisqu'ils seraient, à priori, les seuls à maîtriser ces technologies.

Nous pourrions devenir suffisamment désespérés pour vouloir l'utiliser.

Alok Jha,

déjà cité en début de ce post, préviens que « Les déclarations de M. Holdren ne signifient pas que le gouvernement des États-Unis mette la priorité sur la géo-ingénierie. Un porte-parole de l’Office de Politique Scientifique et Technologique (OSTP) - que dirige Holdren - a indiqué que « l’objectif principal de l’administration est encore de rechercher la mise en place de législations en matière d’énergie qui peuvent nous rapprocher d’une économie basée sur une énergie propre, et peuvent créer des emplois verts tout en réduisant la dépendance au pétrole venant de l’étranger. » Toutefois, rajoute Alok Jha citant à nouveau M. Holdren, « Nous pourrions devenir suffisamment désespérés pour vouloir l’utiliser ».

Je juge ce risque suffisamment crédible.

Nous, c'est-à-dire Barack Hussein Obama et son équipe, suffisamment désespérés… de la situation du chômage qui pourrait lui coûter la Maison Blanche en 2012. Je juge ce risque suffisamment crédible (comment pourrait-il créer d’ici 2010/2011, le début de la prochaine campagne électorale, les millions d’emplois sacrifiés par la crise financière ?) pour imaginer qu’il soit capable, de lui-même ou contraint et forcé, de nous concocter une « surprise climatique » de type 9/11 ou 15/11 pour convaincre par la peur son électorat et de sauver ainsi sa peau et celle de sa famille (politique) grâce à l'énorme masse d'argent qu'il récoltera au nom de la lutte technologique contre le réchauffement climatique. Un réchauffement climatique qui, s'il n'a pas pour origine exclusive les activités humaines mais plutôt celles de notre soleil, comme le pense un certain nombre de scientifiques, ne pourra effectivement être combattu que grâce à ces technologies de refroidissement artificiel de la planète. Il se trouve, mais c'est sans doute un hasard autant qu'une opportunité, que la NASA (ouvrage commenté par examiner.com signalé par Jovanovic.com dans une brève du 6-7 avril 09) prévoie une suractivité solaire justement aux alentours de... 2012 !!!

samedi, avril 11, 2009

Sortie de crise en vue (45) : un temps paradoxal (2)

Un sommet en matière de culture et d'explication monétariste.

Dans une surprenante note du
10 avril 09, JP Chevallier propose une synthèse de la situation totalement paradoxale pour ceux qui fonctionnent avec une guerre de retard, c'est-à-dire en dehors de la mondialisation. J’ai hésité quelques jours avant d’envisager sérieusement ses derniers propos qui transforment radicalement la perception que nous avons - en tout cas la perception que j’ai - de la crise. Des propos qui sont « un sommet en matière de culture et d’explication monétariste » commente Lupus le jour même, 10 avril 09, avant de nous renvoyer aussitôt vers un autre « pur moment de bonheur intellectuel et d’intelligence économique, d’intelligence tout court devrai-je plutôt dire… », un billet de Charles Gave publié le 10 avril 09 par le Journal des Finances argumentant pourquoi « le dollar restera THE DOLLAR », pour citer Lupus. En deux mots, parmi tous les pays du monde et pour pas mal de temps encore, seuls les Etats-Unis possèdent les caractéristiques qui font que leur monnaie, le dollar, restera la monnaie mondiale de réserve et « c’est tant mieux », conclu Charles Gave. Et c’est tant pis pour ceux qui rêvent de brider la puissance des Etats-Unis, rajouterai-je.

L'instrument militaire US est en pleine mutation.

Dans mon billet précédent, j’ai pourtant exprimé des doutes (nourris, je dois le reconnaitre, par les analyses de Dedefensa) concernant la puissance militaire US, la caractéristique majeure sur laquelle s’appuyait le dollar US. Aujourd’hui, je crois pouvoir relativiser mes doutes (même si...) dans la mesure où l’instrument militaire US est en pleine mutation. On peut supposer que cette mutation donne l’impression d’un déclin militaire US (donc la chute à terme du dollar) car nous ne percevons que ce qui a tendance à se contracter et nous ignorons tout ce qui est au contraire en train de se développer.


Les USA vont se sortir de la crise.

Autrement dit, nous avons des difficultés à concevoir un monde postmoderne, c'est-à-dire un monde où il n’est plus à l’ordre du jour de se préparer à des guerres classiques modernes telles que celles que nous avons connues au XX ième siècle y compris la guerre contre la terreur de W Bush. La puissance absolue d’un pays doit s’évaluer dans le cadre d’une G4G, une Guerre de quatrième Génération. Dans le cadre d’une G4G, la puissance ne s’appuie plus essentiellement sur l’instrument militaire en tant que tel mais plutôt sur une panoplie extrêmement large et variée d’instruments agissant sur des domaines diversifiés qui vont de l’information (le renseignement, la guerre psychologique, etc.) à la maîtrise scientifique en passant par les systèmes juridiques aussi bien que les techniques agricoles ou démographiques et j’en passe. De ce point de vue postmoderne et jusqu’à preuve du contraire, les Etats-Unis – donc leur monnaie - restent globalement les maîtres du monde ce qui ne signifiera pas automatiquement un avenir radieux pour les Européens au moment où les USA vont se sortir de la crise.


Nous savons au moins que cette possibilité existe.

En effet, si les analyses de JP Chevallier sont pertinentes, cela signifie que dans le cadre actuel de la mondialisation, l’issue pour une sortie de crise passe obligatoirement par une augmentation de la dette publique (via les plans de relance) car c’est cette augmentation de la dette publique pour les uns qui permet l’augmentation des réserves publiques pour les autres. Or, du point de vue de JP Chevallier, plus la dette des uns augmente, plus la réserve des autres augmente et finalement, plus la richesse mondiale s’accroit et c’est finalement çà l’essentiel parce qu’à partir de là, il devient théoriquement possible de gérer localement et régionalement la situation à condition de modifier notre conception globale du monde ce qui est, certes, loin d’être gagné d’avance mais nous savons au moins que cette possibilité existe.


La dette publique peut donc doubler.

Du coup, JP Chevallier propose cette chose hier encore absolument impensable : « Les marchés financiers sont maintenant largement ouverts et mondialisés (c’est là un point très important toujours rappelé par Alan Greenspan) si bien qu’une masse considérable de capitaux peut financer sans problèmes (et presque sans limites) les déficits de la maison France (les dettes publiques françaises n’ont plus à être financées nécessairement par les seuls Français !) […]La dette publique peut donc doubler et se monter sans problèmes majeurs à 150 % du PIB (comme c’est le cas au Japon par exemple), ce qui laisse une marge importante d’augmentation. Les dettes publiques augmentent partout dans le monde (l’offre des bons des Trésors explose avec les plans dits de relance) mais la masse des capitaux en attente de placements publics (la demande) est élevée car les placements en actions sont considérés comme trop risqués par beaucoup d’investisseurs.

L’offre répond à la demande, les marchés mondiaux sont équilibrés.


Dans tout ce dispositif, les déséquilibres qui apparaissent dans certains pays s’équilibrent globalement finalement, sans création monétaire (les excédents des uns financent les déficits des autres).

Les capitaux disponibles sont importants car ils sont le résultat de l’augmentation de la richesse dans le monde.

Comme tout argent gagné et épargné a pour vocation à être prêté, l’argent est sain.

C’est le premier pilier des Reaganomics.

Un grand merci donc aux marchés financiers et au capitalisme libéral mondialisé qui nous permet de surnager dans un océan de dettes sans sombrer mais il est évident que les pays qui dépassent les normes ne peuvent plus bénéficier d’une croissance du PIB proche de son potentiel optimal.

Le plus gros problème est finalement que ces problèmes financiers et monétaires sont mal compris par beaucoup de gens…
»


mardi, avril 07, 2009

Sortie de crise en vue (44) : un temps paradoxal.

Les responsables politiques vont agir pour tenter de sauver leur peau.

« […] il faut se rappeler que nous avons à peine commencé à assister aux licenciements massifs et aux difficultés provoquées par cette crise. Les responsables politiques vont agir pour tenter de sauver leur peau » conclut Ambrose Evans-Pritchard dans un article du The Télégraph du 5 avril 2009 commenté par Contreinfo le 06 avril 09 : « Le sommet du G20 s’est achevé sur un constat d’optimisme et sur la promesse d’une coopération internationale pour surmonter cette crise. Pourtant, Evans-Pritchard pointe certains signes indiquant, selon lui, que la possibilité d’une fuite en avant vers une « cascade de dévaluations dans la panique » n’est pas écartée ».

Un effondrement en chaîne de tout ce qui reste de l'économie mondiale.

« La mise en place de cette nouvelle monnaie de référence (ndlr : les DTS, les Droits de Tirage Spéciaux accordés au FMI par le G20 de Londres) aurait pour conséquence de couler le dollar et les Etats Unis, dont la dette globale est probablement équivalente au PIB mondiale. Ce qui ne manquerait pas de déclencher un effondrement en chaîne de tout ce qui reste de l’économie mondiale » note Solidarité et Progrès ce 6 avril 09.

L'hégémonie du dollar.

« La crise, la plus grande crise depuis celle de 1929, la pire même, est vraiment finie » annonce JP Chevallier ce 6 avril 2009 tandis que lupus démontrait le 5 avril 09 « pourquoi le dollar restera longtemps THE DOLLAR » et là, de mon point de vue, il y a un os qui remet tout l’optimisme de ces économistes en question. En effet, si, comme l’écrit lupus, « l’hégémonie du dollar […] provient de plusieurs facteurs comme l’importance des marchés de capitaux ou la puissance militaire de l’émetteur de la devise », alors le dollar a du soucis à se faire car du côté de la puissance militaire US, il est temps de se mettre à la page.

La situation US au niveau de la sécurité nationale.

Se mettre à la page en consultant l’Analyse, Volume 23 N°13 du 25 mars 2009 mis en ligne le 3 avril 09 par Dedefensa : « En nous transportant vers la situation US sur ce point particulier, nous voulons surtout signaler ce qu’est devenue la situation US au niveau de la sécurité nationale; et que, par conséquence de la prépondérance absolue des USA dans l’OTAN, dans le domaine des structures stratégiques et autres, on ne fera que se rapprocher d’un pôle de désordre et d’impuissance qui risque de conduire le Pentagone à une situation d’effondrement semblable à celle de l’architecture financière en septembre 2008. L’ignorance européenne, et française en particulier, de cette situation bureaucratique et stratégique des USA est un phénomène absolument fascinant par son ampleur. » Cette dernière réflexion pouvant s’appliquer, me semble-t-il, aux économistes précédemment cités même si, par ailleurs, leurs analyses ne manquent pas d’intérêts et surtout d’originalités.

L'arrivée de Barack Hussein Obama à la Maison Blanche.

Le temps paradoxal de notre époque consiste à raisonner dans le champ financier et économique comme si les Etats-Unis étaient encore une hyper puissance militaire donc à croire que « le dollar est et restera THE DOLLAR » et qu’en conséquence la relance économique viendra des Etats-Unis. En réalité, tout ce qui peut nous arriver des Etats-Unis ne peut être autre chose qu’une catastrophe mondiale et cette catastrophe mondiale nous est complètement assurée avec l’arrivée de Barack Hussein Obama à la Maison Blanche.

C'est le conflit des Arabes avec Israël qui empoisonne la quiétude du monde.

Et là, j’aimerais attirer l’attention sur un article de Stéphane Juffa via Metula News Agency le 5 avril 09, un article qui n’a strictement rien à voir avec la finance ou l’économie mais avec la politique de Barack Hussein Obama : « Tout se passe, écrit Stéphane Juffa, comme si la nouvelle administration entendait naniser l’importance d’Israël, en taille et en influence, au profit d’une harmonisation entre l’Occident et le monde arabo-musulman. Cela coïncide avec la perception selon laquelle c’est le conflit des Arabes avec Israël qui empoisonne la quiétude du monde ».

Les Américains ont paradoxalement voté pour Barack Hussein Obama.

« Aucun élément objectif ne permet d’imaginer, poursuit Stéphane Juffa, que le rétrécissement d’Israël a de quoi rassasier les djihadistes. A l’instar de l’expérience d’Adolphe Hitler, on est plutôt appelé à déduire, qu’une telle rétraction ne pourra que les rassurer quant à la justesse de leur cause, la conquête du monde par l’islam. Les chefs de gouvernements qui ne comprennent pas cela mettent en danger de mort les populations qu’ils représentent ». Le problème étant peut-être que, sous la pression de la crise, les Américains ont paradoxalement voté pour Barack Hussein Obama.

La clé de sa personnalité.

Je signale donc l’étonnant article de Michel Gurfinkiel du 5 avril 09 qui note, en conclusion, que « Quand Obama s’incline comme un esclave devant un souverain esclavagiste (ndlr : le roi Abdallah II d’Arabie Saoudite pendant le G20), il ne fait donc que reprendre une vieille tradition nationale américaine. A moins qu’il ne soit pas celui qu’il prétend être. A moins que son middle name, son nom médian, Hussein, ne soit la clé de sa personnalité. Et qu’il ne faille voir en lui un musulman secret, contraint de feindre pour un temps une adhésion au christianisme. Un marrane, si vous voulez. Ou plus exactement, selon la terminologie hispanique qui fait foi en la matière, un melanchon ».

La fin de notre civilisation occidentale.

En somme, Barack Hussein Obama serait paradoxalement l’homme providentiel adulé par l’occident pour accompagner la chute des Etats-Unis tout en permettant à l’islam de conquérir le monde sans que cela ne provoque la fin du monde mais seulement la fin de notre civilisation occidentale.

samedi, avril 04, 2009

Sortie de crise en vue (42) : incertitude géopolitique et brouillard économique.

Les publications des comptes annuels 2008 étant terminées, comment les patrons du CAC 40 voient-ils l’avenir ? Voici ce qu’ils ont répondu au Journal des Finances (une filiale du Groupe Dassault) :


LVMH a refusé de répondre de manière chiffrée.

Martin Bouygues « nous verrons bien… »

Bruno Lafont, le président de Lafarge « il serait inconscient de se livrer au jeu des pronostics ».

Bernard Charlès « a concédé que 2009 s’annonçait très difficile… »

Pour Jean-Pierre Clamadieu « la visibilité reste quasi nulle pour 2009 ».

Commentaire du Journal des Finances : « Au moment où le G20 plaide pour une plus grande transparence des mécanismes financiers, il est intéressant de constater que ceux qui font l’économie au quotidien optent pour moins d’information, afin de se protéger et de protéger le marché […] en refusant de communiquer, pour cause d’incertitude géopolitique ou de brouillard économique (les patrons) obligent les investisseurs à les juger sur leurs comptes passés plutôt que sur des résultats futurs ». Lol !!!

Sortie de crise en vue (41) : keynésianisme et monétarisme, deux lectures de la crise.

L'augmentation des gains correspond à une baisse de l'emploi et vis versa.

En gros, le keynésianisme évalue la situation économique en termes d’emplois tandis que le monétarisme l’évalue en termes de gains. Il se trouve que ces deux valeurs sont apparemment inverses puisque l’augmentation des gains correspond généralement à une baisse de l’emploi et vis versa. Ceci est vrai sur le court terme mais par forcément sur le moyen et long terme. Du point de vue des populations, la priorité immédiate est naturellement celle de l’emploi. Du point de vue des responsables politiques, la priorité à moyen et long terme devrait être celle des gains puisque c’est grâce à ces gains qu’ils peuvent mettre en œuvre des politiques en faveur de l’emploi.

Dans un contexte de crise, tout se complique.

Dans un contexte de croissance positive, le travail des politiques est assez simple. Mais dans un contexte de crise, tout se complique car pour maintenir l’emploi, il devient nécessaire de compenser la baisse des gains, donc des impôts, par des manipulations monétaires, en particulier le recours à la dette, qui pervertissent le système car il n’est pas possible de maintenir indéfiniment l’emploi simplement par l’augmentation de la dette. Recourir à la dette n’est raisonnable que lorsqu’elle correspond à un investissement productif en termes de gains.

Un débat entre keynésiens et monétaristes.

L’évolution de la situation économique aux Etats-Unis alimente un débat entre keynésiens et monétaristes. La question est de savoir si les chiffres fournis par la Fed et commentés par JP Chevallier le 03 avril 09 signifient une aggravation ou une sortie de crise ? Quelques chiffres sont à considérer : d’une part, une baisse du nombre d’emploi de 3,5% en un an (soit environ 5 millions de chômeurs en plus), d’autre part une baisse du PIB de l’ordre de 1% pour la même période mais une augmentation des gains de productivité au cours du 1er trimestre 2009 de l’ordre de 5% !

Pour créer des emplois, il faut d'abord en supprimer.

Du point de vue de JP Chevallier, un farouche monétariste, la destruction des emplois aux Etats-Unis débouche enfin sur une augmentation des gains conformément au principe de la destruction créatrice de Schumpeter et promet donc une reprise, à terme, de la croissance donc une sortie de crise en vue avec une baisse progressive du chômage à plus ou moins long terme. En conclusion, écrit-il, « pour créer des emplois, il faut donc d’abord en supprimer ! » ce qui ne plaît évidemment pas aux adeptes du keynésianisme que sont nos politiciens et en particulier les Français, champions du monde de l'enfer fiscal. qui maintient artificiellement des millions d'emplois improductifs au détriment de l'augmentation des gains de productivités.