mardi, mars 31, 2009

Sortie de crise en vue (38) : l’échec annoncé du G20.

Un mauvais prêt bancaire était, à la base, un bon prêt.

Dans sa revue de presse apocalyptique du 30 – 31 mars 09, Jovanovic rappelle « qu’un mauvais prêt bancaire était, à la base, un bon prêt, c’est-à-dire avant que celui qui l’a contracté ne perde son emploi… Mais comme tout le monde a délocalisé massivement en Chine entre 1999 et 2007, le nombre de bons prêts devenus mauvais, au départ insignifiant, a commencé à peser de plus en plus lourd. Et avec la cupidité bancaire de masse (subprimes, DCS, ALT-A, etc.), il arriva ce qui devait arriver… Et maintenant, plus rien ne peut arrêter le monstre qui va dévorer la planète… »

L'argent a été détourné par les maffieux chinois.

A mon tour, je m’autorise de rappeler ce que j’ai écrit le 15 mars 09 : « […]mon hypothèse est que la faillite des crédits hypothécaires n’est pas la cause première de la crise financière dans la mesure où l’argent qui a manqué aux Américains pour payer leurs maisons et rembourser leurs crédits à la consommation a été détourné par les maffieux chinois qui exploitent sauvagement leurs populations qu’ils maintiennent dans l'esclavage.” Ce détournement des emplois par les maffieux chinois s’appelle, chez nous, la délocalisation.

Un racket à l'échelle mondiale.

Cette délocalisation prônée par nos élites et leurs médias aux ordres ne résiste pourtant pas au bon sens comme le démontre avec une image sans doute simpliste mais efficace William Pfaff dans un article mis en ligne le 30 mars 09 via Contreinfo.info :” Différemment dit, peut-on raisonnablement espérer vendre longtemps des chaussures de sport à 200 euros en ne distribuant en contrepartie que 2 euros de salaire, qui plus est en Chine ? » Où est passée la différence ? Ce système de mondialisation était condamné d’avance et on ne me fera jamais croire que leurs auteurs et instigateurs ne savaient pas ce qu’ils faisaient, c'est-à-dire un méga racket à l’échelle mondiale que ces mêmes auteurs et instigateurs tentent, actuellement, de nous faire payer pour poursuivre leur sale besogne.

Nous serons obligés de travailler seulement pour avoir le droit de survivre.

Le pire, c’est qu’ils sont en train d’y réussir en concentrant au maximum les banques (les plans de relance sont réservés aux plus gros, aux soi disant trop gros pour sombrer sans risque systémique, comme ils disent, autrement dit pour le système qu’ils mettent en place) de manière à verrouiller complètement ce système entre leurs mains dont quelques unes vont se retrouver à Londres pour le prochain G20. L’objectif de cette crise qu’ils mettent sur le dos des mauvais payeurs que nous serions (ce que nous sommes parfois, il est vrai, mais c’est tout de même trop facile) est de nous soumettre à un système où nous serons obligés de travailler seulement pour avoir le droit de survivre le temps de rembourser sur plusieurs générations les dettes dont ils sont responsables par les délocalisations massives en Chine et ailleurs même si elles sont à nos noms. Qui sont ces gens-là sinon les responsables des délocalisations, les contempteurs de la mondialisation, les défenseurs de l’Euro et les propagandistes du nouveau traité de Lisbonne ?

Une perversion totalitaire du capitalisme.

Dans le fond et en substance, je ne vois pas la différence entre ce système qui est en train d’être mis en place et les camps de concentration nazis. William Pfaff parle d’un capitalisme suicidaire. Non, il ne s’agit pas d’un capitalisme suicidaire mais d’une perversion totalitaire du capitalisme bientôt coupable d’un crime contre l’humanité. Déjà, des têtes tombent. Déjà, des salariés de certaines grandes banques doivent se cacher et se taire sous peine d’être lynchés par ceux qui sont jetés par millions (plus de 600 000 par semaine aux USA) comme des déchets à la rue.

Il n'y a plus de chef.

Face à cette situation, le G20 de Londres s’annonce pour ceux qui ont encore un peu l’espoir de survivre dans un monde civilisé comme un échec. Aucune décision importante ne sera prise puisqu’il n’y a plus de chef susceptible d’en prendre, Barack Hussein Obama ayant montré une telle faiblesse politique que les Chinois (le président de la banque centrale de Chine) ont osés remettre en cause la suprématie du dollar pour le remplacer par « un panier de devises » dont le yan, naturellement, cette fausse monnaie artificiellement maintenue proche de zéro pour pouvoir fabriquer des chaussures de sports à 2 balles.

Ecarter le leadership d'un système qui est la cause de la catastrophe.

Si cette proposition était mise en œuvre, les conséquences seraient que nous serions, en Occident, quasiment tous ruinés avec, pour nous autres, un euro qui vaudrait à peine la valeur de son papier. Faut-il, comme le suggère Dedefensa.org ce 31 mars 09, faire « observer que l’évolution, naturelle, inéluctable, de la situation alimentant une « politique (économique) du pire » constitue une évolution politique positive si l’on veut écarter le leadership d’un système (celui décrit plus haut, ndlr) qui est la cause de la catastrophe de la crise » ?

Sortie de crise en vue (37) : modifier le ratio de capitaux propres des banques.

Je suis plus inquiet aujourd’hui que je ne l’étais il y a un mois.

Tandis que certains observateurs constatent des signaux de reprise de la croissance du PIB (en tout cas du PIB US), d’autres, comme Wolfang Münchau commenté ce 31 mars 09 par Contreinfo.info, s’inquiètent déjà d’une deuxième vague de défaillances des ménages et des entreprises : « Je suis plus inquiet aujourd’hui que je ne l’étais il y a un mois. Le principal problème, ce sont ces boucles de rétroaction entre l’économie réelle et le secteur bancaire, qui sont vraiment effrayantes, » s’alarme Wolfgang Münchau, éditorialiste au Financial Times, qui prévoit que la crise, en frappant de plein fouet l’économie réelle, va provoquer une recrudescence de défaillance de ménage et d’entreprises, fragilisant encore plus des banques qui n’ont pas encore fini de restaurer leurs fonds propres après la première saignée de dépréciation des actifs toxiques. Ni le plan Geithner, ni les mesures d’urgence prises en Europe ne prennent en compte cette deuxième vague, avertit-il, avant de conclure que les européens, qui ont déjà commis de « nombreuses erreurs d’appréciations » devront mettre en oeuvre un nouveau plan, tout comme les USA. »

Mettre ces actifs toxiques aux enchères !

Ce qui semble bloquer le système financier est l’appréciation à leur juste prix de ces funestes « actifs toxiques » que les multiples plans de relance ne parviennent pas à réévaluer correctement. Le dernier plan Geithner prévoit de mettre ces actifs toxiques aux enchères ! Du coup, les banques, prudentes, refusent de réintégrer ces actifs toxiques (évalués aux enchères) dans leurs bilans de peur d’être finalement lésées et, incapables d’établir la valeur de leur capitalisation, se trouvent dans l’impossibilité d’ouvrir les robinets des crédits tout en respectant leur ratio de capitaux propres qui est actuellement de 10%.

Pourquoi ne pas assouplir le ratio de capitaux propres ?

En effet, comment garantir ce ratio tant qu’une partie de leur capitalisation (celle constituée par les actifs toxiques) est soumise aux enchères ? C’est pourquoi Wolfang Münchau, dans son article dito, estime plausible « l’estimation d’Alan Greenspan, l’ancien président de la Réserve fédérale, qui préconise d’élever le ratio de capitaux propre des banques de 10 pour cent à 13 ou 14 pour cent ». La logique est la suivante : puisqu’il est impossible de réévaluer d’une manière ou d’une autre les actifs toxiques pour rétablir la capitalisation des banques, pourquoi ne pas assouplir leur ratio de capitaux propres ? L’objectif des plans de relance est, faut-il le rappeler, de débloquer le système financier, c'est-à-dire forcer les banques à libérer du crédit pour relancer l’économie actuellement étranglée. La relance du système par la modification du ratio de capitaux propres est donc une question politique. Si cette décision politique n’est pas prise, c’est que les politiques ont un autre but dans la tête où qu’ils sont soumis à des pressions occultes fort peu démocratiques. A chacun de se faire son opinion…

dimanche, mars 29, 2009

Sortie de crise en vue (36) : les indicateurs CPE – LFE indiquent un début de reprise.

D'autres indicateurs confirment cette reprise.

JP Chevallier estime ce 30 mars 09 que « le taux d’inflation sous-jacente mesuré par le CPE : LFE est remonté de 1,7% à 1,8% au mois de février, au-dessus du CPI – LFE, mettant fin à la tendance baissière provoquée par la baisse du PIB ». JP Chevallier en conclu que « c’est le premier indicateur majeur qui annonce le début de la reprise de la croissance aux Etats-Unis […] D’autres indicateurs confirment cette reprise comme l’augmentation des dépenses de consommation (en janvier et février) et l’augmentation du nombre de transactions immobilières ». Pour justifier ses conclusions optimistes, JP Chevallier s’appuie sur le postulat que « l’analyse de l’évolution des agrégats monétaires permet de connaître celle du comportement des consommateurs et donc de l’activité économique […] Le comportement des uns et des autres […] détermine toutes les variations de l’activité économique. La richesse des nations (et de leur population) en dépend ».

L'économie US produit plus avec moins de travailleurs.

Pour JP Chevallier, les Américains travaillent et l’économie réelle US est en bonne santé. Comment, dans ces conditions, comprendre l’augmentation vertigineuse du taux de chômage – plus de 600 000 nouveaux chômeurs chaque semaine – ou l’utilité des plans de relance de Barack Hussein Obama ? La réponse tient en deux mots : destruction créatrice. Nous observons concrètement un phénomène d’augmentation des gains de productivité de l’économie américaine. Autrement dit, l’économie US produit plus avec moins de travailleurs, c'est-à-dire que sous l’effet de la crise, elle accélère sa modernisation. C’est ce paradoxe qui alimente le débat classique entre les Républicains et les Démocrates, les premiers privilégiant les fondamentaux d’une économie dynamique, les second privilégiant l’idéologie de l’égalitarisme. C’est le rôle de la démocratie de trouver les formules qui permettent de concilier les deux positions. D’où les plans de relance de Barack Hussein Obama qui ne sont, en fait, pas des plans de relance de l’économie qui n’en a pas besoin, mais plutôt des plans pour traiter et amortir les dégâts collatéraux – l’augmentation du chômage – provoqués en partie (et normalement) par la modernisation de cette économie mais surtout par les dérives criminelles de certains agents spéculateurs du système politico-financier US concentrés à Wall Street et à la City de Londres.

Le choix s'annonce difficile.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas de soucis à se faire ni de crainte à nourrir sur notre avenir car la psychologie humaine est compliquée sinon perverse et l’ignorance généralisée voire le fanatisme n’arrange pas les choses comme l’illustre Desmond Lachman, dans un article mis en ligne le 27 mars 09 et commenté par Contreinfo.info comme suit : « Cette tribune est l’un des premiers signes avant coureur de ce qui va devenir à coup sûr une question brulante aux USA. En effet, près d’une moitié de l’endettement de l’Etat correspond à des reconnaissances de dette faites à lui même, au fur et à mesure qu’ont été dépensés au jour le jour les fonds collectés et censés être conservés pour financer les retraites et la sécurité sociale ». Des reconnaissances de dette faites à lui-même, ainsi que je le dénonce dans l’un de mes articles du jour intitulé « CDS, ça tourne pas rond dans la tête des banquiers ». Mais, selon le commentaire de Contreinfo.info, Desmond Lachman va encore plus loin dans le pire des scénarios : « Certains - comme Martin Wolf - estiment que les USA seront à même de lever les sommes requises pour les plans de relance et le renflouement du secteur financier. Dans le cas contraire, le gouvernement aurait alors à choisir entre le maintien de sa crédibilité internationale et le respect de la parole donnée aux citoyens. Le choix s’annonce difficile. »

Il y aura une guerre.

Le maintien de sa crédibilité internationale implique le sacrifice des retraites et de la sécurité sociale des Américains, donc la guerre civile. Maintenir les retraites et la sécurité sociale des Américains ne peut se réaliser qu’en faisant payer le reste du monde à commencer par la Chine, ce que cette dernière n’est pas prête à faire volontairement comme elle vient de le déclarer par la voix du président de sa banque centrale qui menace le dollar et celle de la Corée du Nord qui s’apprête, avec la bénédiction de Pékin, à lancer un missile en direction du Japon tout en prévenant que si les Américains détruisaient ce missile, ce serait un motif de casus belli. Les Américains ont aussitôt répondu qu’ils ne toucheraient pas à ce missile… Qu’en pensent les Japonais qui se trouvent, de fait, exposés aux missiles Nord Coréens ? Lorsque Jacques Attali déclare qu’à défaut de réformer le système monétaire international, c'est-à-dire abandonner le dollar, donc imposer aux Américains d’abandonner leurs retraites et leur sécurité sociale payées en dollar (scénario US à la Gorbatchev), il y aura une guerre qui fera au moins 300 millions de morts, j’estime que Jacques Attali se trompe… seulement sur le nombre de morts.

Sortie de crise en vue (35) : CDS, ça tourne pas rond dans la tête des banquiers.

CDS, les Crédit Default Swap.

Tout le monde a entendu parler de la faillite de Lehman Brothers, des dizaines de milliards injectés dans AIG avant sa liquidation et de la faillite de l’Etat islandais. Mais qui sait pourquoi ces établissements financiers et cet Etat ont coulé ? A cause des CDS, les « Credit Default Swap », un outil financier qui fait tourner la tête à nos banquiers. Un CDS, expliquent Yassine Boudghene, Associate Director au sein du département Debt Capital Markets d’une grande banque, et Etienne Chalmagne, Credit Trader, via le Blog à lupus,

27 mars 09, « n’est rien d’autre qu’un contrat, une forme d’assurance, entre un acheteur et un vendeur de protection, à travers lequel l’acheteur de protection verse une prime périodique au vendeur et le vendeur s’engage à indemniser l’acheteur en cas de « credit event » de l’actif de référence convenu mutuellement. » « Depuis leur création à la fin des années 1990, les CDS ont fait face à quatre chocs majeurs: les attentats du 11 septembre, la faillite du courtier en énergie Enron, le dépôt de bilan de la banque Lehman Brothers et, surtout, l’effondrement de l’assureur AIG, le plus grand émetteur de CDS au monde. »

Les CDS échappent à tout contrôle.

Un CDS est donc une assurance contre les risques de non remboursement de crédit ou d’obligation. En soi, cela n’a rien d’insensé sauf quand les montants assurés dépassent les capacités de couverture de l’assureur. En effet, selon Eve Szeftel, de Thomson Financial, « ces instruments sont de plus en plus employés à des fins spéculatives, notamment par les hedge funds, qui s’en servent pour tenter de maximiser leurs investissements. L’engouement est tel que le marché a quadruplé ces trois dernières années pour atteindre à la fin juin (2008) 57.325 milliards de dollars, selon la Banque des règlements internationaux. Ce marché s’est toutefois contracté avec la crise mais atteignait encore fin octobre (2008) 33.500 milliards de dollars […] Il y a donc, avant un problème de sophistication, un problème de volume”, a reconnu Danièle Nouy, secrétaire générale de la Commission bancaire, lors d’une table-ronde organisée par l’Autorité des marchés financiers. Car ces contrats ne s’échangent pas sur des marchés organisés, comme la Bourse de Paris pour les actions ou Eurex pour les dérivés actions, qui sont surveillés par les régulateurs nationaux. Ils se négocient sur un marché “de gré à gré”, échappant de fait à tout contrôle. »

S'assurer chez celui que l'on assure.

C’est pourquoi, aux Etats-Unis et en Europe, sont mis progressivement en place des « chambres de compensation » pour réguler ces marchés et couvrir, en théorie, les risques des CDS qui sont eux-mêmes des couvertures de risque de crédits et d’obligations. Tout cela pourrait être bel et bon sauf que dans la réalité, cela n’a aucun sens mais il faut surtout ne pas être économiste (sauf cas exceptionnel) pour s’en rendre compte. Ce non-sens peut se résumer comme suit : le système mis en place consiste à s’assurer chez celui que l’on assure. Liam Denning l’explique autrement, dans The Wall Street Journal,

2 fev 09 : « Imaginez que vous dénichiez une très bonne assurance incendie pour un immeuble. Le problème est que les bureaux de l’assureur, et la totalité de ses actifs, sont situés au dernier étage du même immeuble. Si un incendie se déclare, il y a de bonnes chances qu’il touche également le garant. »

Il y a une limite aux miracles des outils financiers.

Concrètement parlant, où est la rationalité dans le fait de s’assurer contre les risques d’obligation, donc les emprunts d’Etat, alors que ce sont ces mêmes Etats qui, pour lutter contre la crise, assurent le système financier qui vous assure vous-même ? Dans le contexte actuel, si un Etat est défaillant, tout le système est défaillant ! Ce que ne semble pas vouloir comprendre les experts financiers, c’est qu’il y a une limite aux miracles des outils du système financier qui ne peut pas indéfiniment s’assurer lui-même. Il y a un moment où il faut remettre les pieds sur terre, c'est-à-dire accepter le fait que l’ultime et la vraie garantie du système financier, ce n’est pas l’Etat mais les gens qui travaillent et gagnent de l’argent sain avec lequel ils financent l’Etat. Encore faut-il que l’Etat leur permette de travailler et de gagner de l’argent sain (selon la formule consacrée par JP Chevallier) ce qui n’est pas le cas chez nous. Karl Marx n’affirmait-il pas que les capitalistes lui vendraient la corde qui serviraient à les pendre ? C'est peut-être ce à quoi pensent les Chinois lorsqu'ils menacent le dollar...

samedi, mars 28, 2009

Sortie de crise en vue (34) : Obama entre la peste et le choléra.

Ne pas en avoir n'est pas drôle du tout.

Il n’y a pas que l’argent dans la vie mais ne pas en avoir n’est pas drôle du tout. C’est pourquoi, de tous les sujets d’actualité, depuis Durban II que certains hypocrites veulent boycotter après avoir nommé des islamistes à la tête du Conseil (et après, ils viennent pleurer…) jusqu’au lynchage de Benoît XVI par les obsédés du sexe en passant par les attaques secrètes israéliennes (mais dont tous les médias parlent) contre les convois d’armes de l’Iran pour le Hamas ou la défense armée d’un groupuscule d’homosexuels venu provoquer des Catholiques sur le parvis de Notre Dame par les forces de l’ordre obéissant à ceux qui nous trahissent quotidiennement, la crise financière et économique et ses possibles dénouements tragiques me semblent pourtant prioritaires à traiter.

Guerre civile US ou guerre mondiale ?

Certes, il n’y a pas que l’argent dans la vie mais ne pas en avoir n’est pas drôle du tout. Or, à l’approche du G20 de Londres, sur une initiative de la Chine largement soutenue par divers pays émergents mais pas sans importances, le dollar est menacé. Cela signifie que Barack Hussein Obama est aux pieds du mur : soit il déclenche une guerre civile US, soit il provoque une guerre mondiale.

Les Américains seront en grande partie ruinés.

En effet, soit Barack Hussein Obama a le courage de réformer le système monétaire actuellement défaillant et renonce à sauver le dollar en tant que devise principale de réserve ce qui provoquera la guerre civile aux USA car les Américains seront en grande partie ruinés y compris les retraités qui seront privés de leurs retraites ; en compensation, cela permettra de créer un nouveau système financier international qui nous libèrera de la crise mondiale aux conséquences apocalyptiques.

Se libérer du dollar et de ses malédictions.

Soit Barack Hussein Obama n’a pas le courage de sacrifier le dollar et se soumet à Wall Street et à ses Vampires, et le reste du monde finira par se coaliser contre les USA et pourrait aller jusqu’à provoquer une guerre mondiale pour se libérer du dollar et de ses malédictions. Voilà, en clair, net et précis, ce que le G20 de Londres doit commencer à trancher. La décision ne sera pas prise le 2 avril mais la déclaration finale et les diverses fuites collatérales devraient nous permettre de nous faire une idée sur l’option la plus probable pour une sortie de crise entre la peste et le choléra. Si nos responsables politiques n’ont pas le courage d’imposer la réforme du système financier international, la guerre mondiale provoquera 300 millions de morts selon Jacques Attali (cf. Nouvelle Solidarité, 28 mars 09), une estimation que je considère très modérée mais au point où nous en sommes, cela vaut-il la peine d’être débattu ?

Sortie de crise en vue (33) : vers l'euthanasie du dollar.

Le rôle et la place du dollar.

A quelques jours du G20 du 2 avril à Londres, la Chine a lancé une attaque via le Net contre la suprématie absolue du dollar US en proposant une devise internationale de substitution pour préserver, à l’avenir, le reste du monde des aléas du système financier actuellement défaillant. C’est Dedefensa.org qui signale, ce

27 mars 09, cette initiative « du gouverneur de la Banque centrale chinoise via le site de l’établissement qu’il dirige » provoquant aussitôt un débat sur « le rôle du dollar, la place du dollar, etc. En un instant, la question a pris la première place de l’actualité ».

Tros gros pour sombrer.

Selon Dedefensa.org, Washington est prêt (contraint par la crise) à remettre en question sa suprématie militaire et économique (le complexe militaro-industriel) mais n’est psychologiquement pas mûr pour accepter de renoncer au rôle que tient sa devise depuis 1945. La puissance du dollar repose sur la puissance militaire US. Celle-ci s’effondrant, elle entraînera mécaniquement celle du dollar US. Or, du point de vue de Washington, l’accompagnement de sa contraction militaire (réduction du colossal budget du Pentagone et ses conséquences…) ne doit pas pour autant sacrifier le dollar. La politique de relance par l’émission massive de bons du Trésor US mise en oeuvre par Barack Hussein Obama revient donc à agir pour que le dollar soit « to big to fail », trop gros pour sombrer… sans entrainer avec lui le reste du monde à commencer, justement, par la Chine.

Une bulle financière étatique.

C’est ce qu’on pourrait appeler la politique du pire et même la pire politique du pire puisque la Fed s’engage à racheter elle-même les bons du Trésor US. C’est comme si vous vous prêtiez de l’argent à vous-même faute de trouver personne pour vous prêter de l’argent. Nous assistons là à l’émergence d’une bulle financière étatique gonflée à la limite de l'éclatement par le délire de Barack Hussein Obama qui agit en croyant que le destin de la planète dépend exclusivement du sort du dollar US.

La maladie du dollar.

Barack Hussein Obama est enchaîné à la crise puisque c’est au nom de la lutte contre cette crise qu’il a été élu à la Maison Blanche. Or, la crise financière et économique est essentiellement le symptôme de la maladie du dollar depuis que celui-ci ne peut plus s’appuyer sur une puissance militaire US déclinante, un déclin symboliquement marqué par le 11 septembre 2001 et que W. Bush n’a pas réussi à stopper.

Le dollar est condamné.

La crise de confiance qui paralyse actuellement le système financier mondial est d’abord la crise de confiance du monde dans les capacités militaires US autorisant Washington à demeurer (c'est-à-dire reconnu comme) le gendarme de ce même monde puisque Washington n’est plus capable depuis le 11/9 d’assurer sa sécurité sur son propre territoire comme le confirme chaque jour davantage la crise mexicaine qui menace les frontières géographiques US. D’où, également et en deux mots, la tentative désespérée de Washington pour trouver un accord avec le régime de Téhéran pour faire sauter le barrage des Talibans sur la route des réserves énergétiques situées en Asie Centrale de manière à reprendre le contrôle de la Chine sans la coopération d'icelle le dollar est condamné.


Refonder le système financier international.

Cette affaire afghane étant perdue d’avance – les Russes en savent quelque chose -, il faut donc s’intéresser aux propositions de réformes du système monétaire international, c'est-à-dire à la manière de substituer au dollar US une forme de devise à créer tout en accompagnant la fin du dollar au moins en tant que principale devise de réserve. C’est ce que propose la commission d’experts rassemblés sous l’égide des Nations Unis que présente Joseph Stiglitz dans un article publié par The Guardian, signalé et commenté par Contreinfo.info le

27 mars 09 : « L’ampleur dramatique de cette crise, qui sera durement ressentie par les nations les plus fragiles, montre qu’on ne peut se contenter de réformes cosmétiques, avertit Joseph Stiglitz. Il est urgent, dit-il, de refonder le système financier international et de l’ouvrir au pays émergents. Des institutions nouvelles devront être créées, de même qu’une devise de réserve internationale, ce qui aurait pour effet immédiat d’affranchir les pays émergents de l’obligation d’amasser des piles de dollars sous la forme de bons du Trésor US afin de se constituer des réserves de changes qui seraient plus utilement employées à financer leur développement » plutôt qu'à la survie artificielle et illimitée du dollar.

samedi, mars 21, 2009

Sortie de crise en vue (32) : Clio, un petit pas pour Renault, un grand pas pour le protectionnisme.

La première bonne nouvelle économique de l'année.

« Les déclarations du secrétaire d’Etat à l’industrie, Luc Chatel, vendredi 20 mars, annonçant que le constructeur Renault allait relocaliser partiellement en France certains modèles de Clio fabriqués en Slovénie… » (Le Monde,

20 mars 09) est la première bonne nouvelle économique de l’année. Tout en étant assez symbolique par son ampleur (400 emplois temporaires), cette décision brise un tabou dans la mesure où Luc Chatel relie cette décision directement au plan automobile français que la Commission européenne soupçonne de protectionnisme, le crime par excellence pour les tenants du mondialisme.

Il ne s'agit pas de supprimer des emplois en Slovénie.

La Commission aurait donc indiqué « qu’elle va demander des explications aux autorités françaises ». Nicolas Sarkozy semble assumer la situation en déclarant, à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles ce vendredi que « l’usine de Slovénie de Renault tourne à plein, donc il ne s’agit pas de supprimer des emplois en Slovénie ». Ses explications sont validées par Borut Pahor, le premier ministre slovène. Ouf !

Sinon, à quoi sert-il ?


N’empêche, le fait que Luc Chatel insiste pour relier cette relocalisation au plan automobile français n’est pas neutre. Rappelons que François Fillon renonce à tout nouveau plan financier de relance pour faire redémarrer l’économie et améliorer le pouvoir d’achat (le cas des Antilles est particulier) ce qui induit, logiquement, des mesures protectionnistes : si l’Etat ne distribue pas du cash, il doit favoriser la création d’emplois dans le privé donc relocaliser un maximum sinon, à quoi sert-il ?

Pourquoi attendre ?

Le cas de la Clio est, pour l’instant, marginal mais si d’autres mesures semblables venaient à être connues dans les jours qui viennent, cela pourrait traduire une tendance politique en faveur du protectionnisme, la seule sortie de crise sérieusement envisageable pour un pays comme la France. Si nos autorités politiques n’optent pas volontairement pour cette solution

, les évènements internationaux qui se préparent l’y obligeront mais cela se fera alors dans le désordre. En conséquence, pourquoi attendre ?

vendredi, mars 20, 2009

Sortie de crise en vue (31) : liquider les régimes esclavagistes.

Ruiner le régime chinois.

« Si la relance par les taux – c'est-à-dire le crédit – ne fonctionne pas, comment irriguer l’économie pour la faire redémarrer ? Tout simplement, si l’on ose dire, en distribuant de l’argent. Nous allons donc voir décoller les fameux « hélicoptère »…. » ce qui revient, écrit Paul Jorion (
19 mars 09), à dévaluer le dollar US donc à ruiner le régime chinois : « Cet apport de papier monnaie équivaut à une dévaluation de fait, qui ne peut dans l’immédiat être tolérée que parce que tous les Etats étant dans la même situation calamiteuse et devant recourir aux mêmes expédients, personne ne peut s’en offusquer. Personne vraiment ? Si, en l’occurrence tous les pays échaudés par l’exemple de la crise asiatique et qui ont accumulé des réserves de change en dollars, au premier rang desquels la Chine - quoique pour des raisons différentes - vont voir leur trésor de guerre s’évaporer ».

Sauver son trésor de guerre.

Que fait le régime chinois pour sauver son trésor de guerre ? Il transfère discrètement ses dollars « à des fonds qui achètent des ressources minières et pétrolières » aux quatre coins du monde d’où la remontée des cours du pétrole. Et là, nous retombons dans la guerre dite contre le terrorisme et en réalité pour le pétrole de W. Bush (attentat du 11 septembre 2001) dont nous connaissons l’impasse militaire et que Barack Hussein Obama voudrait gagner par une guerre financière provoquée par l’attentat du 15 septembre 2008 (la destruction contrôlée de Lehman Brothers).



Couler l'ennemi.

Tout cela pour dire que la crise que nous subissons n’est pas une crise mais une guerre pour la survie de l’Occident et de son mode de vie – la liberté grâce au pétrole - et que l’objectif réel des mesures dites de relance n’est pas de faire redémarrer l’économie mais de couler l’ennemi, en l’occurrence le régime chinois et quelques autres pays émergents. C’est pourquoi le régime chinois ne se contente pas de se débarrasser de ses dollars ; il menace directement l’Occident d’une guerre atomique via la Corée du Nord (et, à terme, via l’Iran si la Russie se sent elle-même trop menacée). Cette guerre nucléaire est inévitable - à moins que nous soyons suicidaires, ce qui n'est pas à exclure si l'on est lucide sur la réalité de nos sociétés multiculturalistes, antiracistes, etc. - car la sortie de crise financière et économique exige au préalable l’élimination de l’ennemi.


Vaincre les ennemis de la liberté.

Toutes les mesures de relance de l’économie sans destruction préalable des « ateliers esclavagistes » des pays émergents n’auront pour effet que d’aggraver la crise chez nous en accélérant les délocalisations de nos industries et de nos services. Ce ne sont pas nos banquiers qu’il faut pendre, ce sont les esclavagistes tiers-mondistes ! Si Barack Hussein Obama s’inspirait vraiment d’ Abraham Lincoln, il déciderait de « transformer les buts de guerre » en désignant clairement l’ennemi et en lui déclarant une guerre totale, une guerre de sécession postmoderne à l’échelle de la planète. Ce n’est que dans ces conditions que la famille occidentale pourrait se rassembler et vaincre les ennemis de la liberté.


L'Etat français ne peut rien pour eux.

De ce point de vue, les grévistes et manifestants français en faveur du pouvoir d’achat mènent une lutte légitime mais ils ont, comme d’habitude, une guerre de retard. Comme le leur a répété François Fillon, l’Etat français ne peut rien pour eux : « le premier ministre François Fillon a réaffirmé, lors d’une intervention jeudi au journal de 20 heures de TF1, que son gouvernement n’envisageait « aucun nouveau plan de relance ». (Le Monde, 20 mars 09) Le gouvernement français ne peut rien pour eux car toute mesure de relance ne favoriserait que les esclavagistes du Tiers-monde tout en augmentant notre dette. « Supprimer le bouclier fiscal et mettre fin au système des bonus et des parachutes dorés pour les dirigeants des banques », comme le réclament les syndicats et les gauchistes, revient à cracher en l’air. Nous avons besoin de nos banquiers et ils ont besoin de savoir si nos responsables politiques continuent de soutenir la mondialisation et ses esclavagistes ou s’ils optent pour le protectionnisme et la défense de nos libertés, c'est à dire pour la guerre totale.

jeudi, mars 19, 2009

SIDA : ceux qui font la leçon au Pape devraient se méfier…

« Préservatif : gare à l’effet boomerang de la fausse propagande.

Lors des premières campagnes de prévention contre le Sida, l’un des slogans répétés assurait : « Le préservatif préserve de tout, de tout sauf de l’amour. »


En osant dire que le préservatif n’est pas une solution mais qu’il risque même d’aggraver la propagation de la maladie, le Pape a simplement dit la vérité.


Il est reconnu qu’en matière de contraception, le préservatif est loin d’être efficace à 100%. Comment le serait-il alors comme barrière au Sida ?


Il est criminel de faire croire que l’usage du condom protège vraiment de la contamination. Combien de nos jeunes ont basculé dans la maladie alors qu’ils croyaient être protégés « de tout, de tout sauf de l’amour » ? Auraient-ils adopté le même comportement s’ils avaient su que le préservatif ne faisait que diminuer les risques de contamination lors d’un rapport sexuel ? S’ils avaient compris que la répétition des expériences soi-disant protégées n’était autre qu’une forme de « roulette russe » ?


Les politiques français avant de hurler avec les loups contre Benoît XVI devraient se souvenir du scandale du sang contaminé : à l’époque, les pouvoirs publics avaient fermé les yeux en connaissance de cause sur un risque marginal d’infection. Mais au bout de ce risque marginal, il y eut bien des morts.


En face d’un risque d’être empoisonné à mort ou de véhiculer la mort, le seul discours responsable est celui qui dit la vérité, toute la vérité, qui ne cache pas les risques encourus et qui rappelle que seuls l’abstinence et la fidélité sont des moyens efficaces de lutte contre le SIDA. A une époque où l’on glose tant sur le « principe de précaution », dans le cadre de nuisances supposées pour la santé, ne devrait-on pas l’appliquer dans un cas aussi grave que celui du SIDA ?


On ne joue pas avec la vie des hommes. On ne crée pas le sentiment d’une fausse sécurité par une propagande mensongère qui entraîne les personnes à adopter des conduites finalement suicidaires car « à risques ». On ne joue pas avec la santé morale et physique de jeunes qui ignorent totalement les déficiences du préservatif. Au contraire, on doit éduquer leur sens des responsabilités.


Si demain des victimes du SIDA l’ayant contracté alors qu’ils utilisaient le préservatif se retournaient contre le ministère de la santé, ce ne serait que justice.


Ceux qui font la leçon au Pape devraient se méfier du possible effet « boomerang » de leur accusation assassine. »


Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, District de France,
19 mars 09 (signalé par le Salon Beige).

dimanche, mars 15, 2009

FSSP X : contre Vatican II.

Nous souhaitons considérer le Concile Vatican II.

Williamson ne serait-il que le Kerviel ou le Madoff de la FSSP X (Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X), autrement dit l’arbre qui cache la forêt ?
La réponse de Mgr Bernard Fellay, le Supérieur Général de la FSSP X, à la lettre de Benoît XVI aux évêques catholiques qui précise les raisons de la levée de l’excommunication des quatre évêques ordonnés par l’archevêque Lefebvre, montre que les positions de Mgr Williamson, au-delà de ses provocations négationnistes pour convoquer les médias et faire sa publicité, concordent dans le fond avec celles de Mgr Bernard Fellay qui écrit : « Loin de vouloir arrêter la Tradition en 1962, nous souhaitons considérer le Concile Vatican II et l’enseignement post-conciliaire à la lumière de cette Tradition […], sans rupture et dans un développement parfaitement homogène. C’est ainsi que nous pourrons contribuer efficacement à l’évangélisation demandée par le Sauveur (cf. Matthieu 28, 19-20) »


Le pape insiste sur l'aspect doctrinal de la question.

Benoît XVI n’avait sans doute pas imaginé (mais sait-on jamais ?) dans quel bourbier il allait se retrouver en facilitant le retour à la maison des évêques lefebvristes au nom de l’Unité de l’Eglise catholique. Convaincu dans un premier temps qu’il suffisait de lever l’excommunication pour régler la question et, d’une certaine manière, noyer le poisson dans l’eau, c’est exactement l’inverse qui se passe : les lefebvristes multiplient leurs attaques. Du coup, Benoît XVI a décidé d’employer les grands moyens pour faire plier les contestataires en recourant à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Dans sa lettre aux évêques, écrit le P. Lombardi, « le pape insiste sur l’aspect « doctrinal » de la question. C’est pourquoi il annonce une nouvelle mesure : les questions à éclaircir étant fondamentalement de caractère doctrinal, la Commission « Ecclesia Dei » passera sous l’autorité de la Congrégation pour la doctrine de la foi… » (Zénith).


Benoît XVI ne demandait peut-être pas mieux.

C’est une victoire majeure pour la FSSP X qui, en tant qu’institution, n’avait pas jusqu’alors de « statut canonique dans l’Eglise pour des raisons doctrinales ». Or, cette dernière décision de Benoît XVI montre que la FSSP X a réussi à remettre sur le tapis la validité « doctrinale » du Concile Vatican II puisque là est l’objet de la question qu’elle soulève au nom de la Tradition. Paradoxalement, Benoît XVI ne demandait peut-être pas mieux car personne ne l’a obligé à prendre cette décision et dans ce cas-là, je suis de ceux qui le soutiennent.

Sortie de crie en vue (31) : le G20 de l’avant dernière heure.

Un message inespéré.


En attendant la réunion du 2 avril à Londres, celle de la dernière heure pour le système actuellement défaillant, nos argentiers assurent leur plan média en s’affichant unis, heureux et confiants : « Le G20 prendra toutes les mesures nécessaires pour relancer l’économie, a annoncé samedi 14 mars le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, à l’issue d’une réunion des ministres des finances du groupement, à Horsham, dans le sud de Londres » (Le Monde, 14 mars 09). Le rebond des valeurs boursières de cette semaine (+ 6,75% pour le CAC 40) pourrait faire illusion. Or, ce sont essentiellement les valeurs financières qui ont tiré les indices vers le haut par la magie d’une « seule parole », écrit Le Monde, 14 mars 09, « celle de Vikram Pandit, le directeur général de Citigroup. Sa banque, a-t-il déclaré, mardi 10 mars, est « bénéficiaire sur les deux premiers mois de 2009 ». Un message inespéré après des trimestres et des trimestres de pertes inouïes ».

La destruction contrôlée de Lehman Brothers.


Il faut pourtant bien constater que le système financier est toujours bloqué et que la situation économique continue de se dégrader à très grande vitesse : 650 000 nouveaux chômeurs aux Etats-Unis pendant la première semaine du mois de mars. Même si cette première semaine du mois est toujours la plus mauvaise puisqu’elle correspond pour une part aux fins de contrats du mois précédent, ce chiffre est catastrophique car cette dégradation en chute libre de l’emploi correspond à la contraction brutale et accélérée des échanges internationaux eux-mêmes liés à la baisse des commandes résultant de celle de la consommation étranglée par la paralysie des banquiers suite au choc psychologique provoqué par l’attentat du 15 septembre 2008, la destruction contrôlée de Lehman Brothers qui a projeté Barack Hussein Obama à la Maison Blanche.

La guerre militaire contre le terrorisme est une impasse.


La victoire de Barack Hussein Obama est l’équivalent d’un putsch militaire dans le sens où la crise financière actuelle est une façon de poursuivre la guerre dite contre le terrorisme par d’autres moyens que ceux des armes, moyens qui ont montré leurs limites et finalement leurs inadéquations tactiques par rapport aux objectifs stratégiques (le contrôle mondial des ressources énergétiques) : la guerre militaire contre le terrorisme est une impasse. L’Irak est occupé, mais il est militairement impossible d’abattre le mur constitué par l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan pour atteindre l’Asie Centrale de manière à serrer la Chine. C’est pourquoi, du point de vue US, la condition pour sortir de la crise est d’y plonger tout le monde pour neutraliser, en gros, the Rest Of de World et précisément la Chine.

La faillite des crédits hypothécaire n'est pas la cause première de la crise.

C’est dans cette perspective qu’il faut aborder le prochain G20 de Londres, la réunion de la dernière heure, sinon de la dernière chance pour, en somme, imposer au régime chinois (équivalent à celui de Téhéran) des dommages de guerre économiques dans le cadre d’un armistice financier qui le contraindra à respecter les règles modernes et civilisées du commerce international. En effet, mon hypothèse est que la faillite des crédits hypothécaires n’est pas la cause première de la crise financière dans la mesure où l’argent qui a manqué aux Américains pour payer leurs maisons et rembourser leurs crédits à la consommation a été détourné par les maffieux chinois qui exploitent sauvagement leurs populations qu’ils maintiennent dans l'esclavage.

La complicité de nos responsables politiques.

La Chine (et pas seulement la Chine mais aussi beaucoup d’autres pays émergents) est l’atelier du monde ? Certes, mais dans quelles conditions et au bout du compte, au détriment de qui sinon de nos propres populations qui sont, aujourd’hui, jetées à la rue. Tout cela n’a pu se faire, bien évidemment, que grâce à la complicité de nos responsables politiques et de leurs médias qui n’ont cessé, depuis plus d’une génération, de nous vanter les avantages de cette répartition mondiale du travail naturellement facilitée par les nouvelles technologies à commencer par celles des cartes de crédit généreusement distribuées aux plus démunis de chez nous pour mieux les priver d'emploi au nom de la mondialisation, c'est-à-dire l’exploitation criminelle des populations les plus pauvres des pays émergents par leurs propres élites et la complicité des nôtres.

vendredi, mars 13, 2009

France / OTAN : ne pas avoir peur du pire.

L'OTAN est une coquille vide.

Parce que tous nos experts s’accordent sur un scénario de sortie de crise en L, il est logique que Nicolas Sarkozy anticipe une guerre de civilisation mais il est serait irresponsable de compter sur l’OTAN pour y faire face car l’OTAN est une coquille vide que la crise va faire imploser. A partir de là, il y a deux façons d’interpréter le geste de Nicolas Sarkozy : intégrer l’OTAN avec l’illusion d’améliorer nos capacités de défense ou intégrer l’OTAN pour être suffisamment informé afin d’éviter le pire (une erreur stratégiquement fatale) le moment venu. Ses déclarations peuvent laisser entendre que Nicolas Sarkozy n’est pas dupe mais le contraire n’est pas non plus à exclure.

Rien n'est jamais définitivement ni totalement joué.

En tout état de cause, l’OTAN, c’est le Pentagone et le Pentagone, c’est le 11 septembre 2001 pour échapper à son

arrêt de mort prononcé la veille par Donald H. Rumsfeld et commenté à chaud ICI et finalement dans ces termes, le 15 juillet 06, par Dedefensa : « Quel que soit l’homme, quels que soient ses fautes et ses vices, quelle que soit sa responsabilité dans les malheurs qui nous accablent depuis le 11 septembre 2001, il faut reconnaître que Rumsfeld avait identifié et dénoncé le grand, le véritable danger du XXIème siècle, — lequel, dans les conditions actuelles où ce danger est totalement laissé à lui-même, pourrait être un “court XXIème siècle” tant la prolifération bureaucratique précipite la crise générale. Il faut également admettre qu’il (Rumsfeld) avait partie perdue d’avance. » Pourtant rien n’est perdu car la crise est en train de changer la donne et rien n’est jamais définitivement ni totalement joué.

mercredi, mars 11, 2009

Sortie de crise en vue (30) : un plan mondial de concentration du secteur automobile.

Le système financier tétanisé.

Comme nous l’avons observé dans les articles précédents, de plus en plus d’experts s’accordent pour un scénario de sortie de crise en L en admettant implicitement l’impossibilité de relancer rapidement (d’ici 3 à 5 ans) le système financier tétanisé par les menaces de faillites en cascades. Dans ces conditions, il apparait indispensable et urgent pour nos élites de restructurer radicalement (détruire) certains secteurs économiques actuellement en chute libre dont celui de l’automobile.

Tout ce qui n'est pas systémique peut être éliminé.

Certains politiques, dont c’est le rôle assigné, en tirent les conclusions et prennent leurs responsabilités vis à vis de l'Histoire qui jugera. C’est ce que semblent vouloir faire Angela Merkel qui, selon un article du 10 mars 09 de Solidarité et Progrès, aurait dit, lors d’une réunion de sa formation politique mardi dernier, qu’Opel « n’était pas crucial d’un point de vue systémique ». Où l'on commence de comprendre que tout ce qui n'est pas systémique peut donc être éliminé comme nous allons tout de suite le vérifier.

Cinq ou six géants dans le monde.

D’une façon plus générale, « le scénario qui circule actuellement parle de l’élimination progressive de 30% de l’activité du secteur automobile […] Ce scénario ne serait que la première étape d’une restructuration plus vaste qui ne laisserait derrière elle que cinq ou six géants dans le monde, dans chacun des pays suivants : Etats-Unis, France, Allemagne, Corés du Sud, Chine et Japon. Cela se traduirait, faut-il le préciser, par la suppression de plusieurs millions d’emplois ».

Eliminer les surcapacités.

Ce scénario serait soutenu par la Commission européenne de concert avec la BCE qui « demandent que les banques réduisent leurs prêts à l’industrie automobile et que les « surcapacités » soient éliminées de l’industrie » rapporte Solidarité et Progrès qui précise enfin que « cette politique a été réaffirmée lors du sommet spécial de l’Union européenne sur la crise économique qui s’est déroulé les 1er et 2 mars 2009 ».

La France (mondialiste) aurait-elle bien tiré son épingle du jeu ?

Notons que, d’après cette information, l’industrie automobile française ferait partie du plan de concentration mondial du secteur ce qui pourrait expliquer à postériori que le plan de Nicolas Sarkozy en faveur de l'industrie dite française de l’automobile ait été approuvé par les autorités européennes à condition qu’il n’ait aucun caractère protectionniste (le protectionnisme étant incompatible avec la mondialisation). La France (mondialiste) aurait-elle bien tiré son épingle du jeu ? Peut-être et dans ce cas, cela confirmerait la rupture chez Nicolas Sarkozy entre sa parole et ses actes.

Rupture entre la parole et les actes.

Cette rupture entre la parole et les actes, nous pourrions également la constater sur la question du retour de la France dans l’Otan (une autre forme de concentration mondiale) après avoir détruit l’armée française au nom de la promotion d’une Europe de la défense qui n’existera jamais ; la question du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) pour favoriser un soi-disant Islam de France (sous prétexte de sortir l’islam des caves…) noyauté de fait par l’UOIF, la vitrine légale des Frères Musulmans (soutenus par les mollahs à Gaza) dont nous connaissons, ICI, le programme et les objectifs… mondialistes par l’exacerbation de la haine contre les Juifs en vue de l’élimination de l’Etat d’Israël en attendant notre tour ; sans parler de la restructuration du secteur bancaire français qui prend, directement sous le pilotage de Nicolas Sarkozy, des dimensions largement européennes pour ne pas dire, là aussi, mondialistes.

Peut-on traiter durablement la France comme un faux drapeau de complaisance mondialiste ?

En sommes, la France via Nicolas Sarkozy ne sert-elle pas de couverture à un certains nombre d’intérêts privés internationaux qui profitent de la crise pour accroitre leur emprise mondiale ? Il n’est pas du tout certains que les Français en tirent un quelconque avantage car ils n’auront (s’ils en ont encore un ?) aucun moyen de contrôle sur ses monstres qui, comme Total avec les mollahs, n’auront aucun scrupule à trahir nos valeurs et finalement à nous sacrifier pour sauver leurs intérêts et augmenter indéfiniment leurs gains dont nous ne verrons, naturellement, jamais la couleur une fois que nous seront réduits à rien. Mais peut-on traiter durablement la France comme un faux drapeau de complaisance mondialiste ? L'avenir le dira...

mardi, mars 10, 2009

Sortie de crise en vue (29) : FMI, vers un scénario en L.

Le niveau le plus faible depuis la Seconde Guerre mondiale.

Après les déclarations glaçantes de Jean-Claude Juncker (j’y reviens plus loin), c’est au tour de Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, de dégrader ses prévisions économiques en faveur d’un scénario de sortie de crise en L, confirmant au passage qu’un tel scénario correspond au retour du protectionnisme, donc du nationalisme et des guerres qui vont avec. « Le FMI prévoit une récession mondiale en 2009 » titre Le Figaro avec AFP, 10 mars 09 et de préciser que « Le mois dernier, le directeur du FMI avait jugé que la croissance mondiale en 2009 serait voisine de zéro. Une révision à la baisse de ses précédentes estimations puisque, fin janvier, le FMI tablait encore sur une hausse de 0,5%, soit le niveau le plus faible depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Pas de réponse.

Un scénario en L puisque, selon la dépêche du Figaro avec AFP, Dominique Strauss-Kahn averti qu’ « il ne s’agit pas seulement de protéger la croissance économique ou le revenu des ménages, mais de contenir également la menace de violences civiles, peut-être même d’une guerre », en parlant spécifiquement de l’Afrique… pour commencer. A noter que tout ce qu’attend le directeur du FMI du G20 de Londres prévu le 2 avril 2009, c’est le doublement de ses fonds à 500 milliards de dollars. Pour en faire quoi ? Pas de réponse donc pour faire la guerre.

On fait quoi ?

Revenons à Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe et premier ministre du paradis fiscal du Luxembourg qui a rejeté, ce lundi 9 mars 09, selon une information du Monde, les appels venus des Etats-Unis et de Grande-Bretagne en faveur de nouvelles mesures concertées de relance au niveau mondial estimant que ce qui a déjà été fait en Europe est bien suffisant et qu’il ne faut pas ajouter de la dette à la dette. Très bien mais alors, on fait quoi ? On attend le G20 de Londres.

Que devenons-nous ?

Or, suite à la visite la semaine passée de Gordon Brown et Tony Blair à la Maison Blanche et la manière dont ils ont été traités, nous nous doutons que Barack Hussein Obama n’a pas l’intention de sauver l’empire britannique et son système financier de libre échange. C’est peut-être la raison pour laquelle les Européens, Jean-Claude Juncker en tête, ne veulent plus ajouter de la dette à la dette rejetant, ce faisant, non pas une demande des Américains, comme l’écrit Le Monde, mais seulement celle d’un conseiller économique de Barack Hussein Obama. Très bien. Mais se pause alors toujours la même question : si les autorités (européennes) n’injectent plus d’argent dans le système de la zone euro et que Barack Hussein Obama torpille le G20 de Londres, comme l’a fait Roosevelt en son temps, que devenons-nous et que pouvons-nous faire… sinon la guerre avec nos voisins puis entre nous ?

lundi, mars 09, 2009

Sortie de crise en vue (28) : passer de U en L.

Une sortie de crise en forme de L signifie le protectionnisme.

Le débat sur les scénarii de sortie de crise en V, U, W ou L prend de l’ampleur et se complique. Après le scénario en L de Wolfang Münchau et celui en V de Jean-Claude Trichet, voici une variante complexe en U > L de Nouriel Roubini, signalée par Contreinfo.info ce 09 mars 09 : « Avec une activité économique qui s’est contractée au premier trimestre 2009 au même rythme qu’au quatrième trimestre 2008, la récession en forme de U pourrait se transformer en quasi-dépression (ou stag déflation) bien plus grave, de la forme d’un L » écrit-il. Or, ici, nous savons qu’une sortie de crise en forme de L signifie, en réalité, le protectionnisme, même si Nouriel Roubini n’emploie jamais ce terme tabou.

La plupart des experts semblent s'accorder.

Lorsque Nouriel Roubini explique qu’ « une reprise de l’économie mondiale ne peut pas se produire sans un ajustement rapide et ordonné des déséquilibres des balances courantes au niveau mondial », il ne préconise rien d’autre que le protectionnisme. Ce qui est intéressant, c’est que quelle que soit la forme du scénario de sortie de crise, la plupart des experts semblent s’accorder sur le fait que l’impossibilité de relancer le système financier par des instruments strictement monétaires et budgétaires fait planer la menace "effrayante" pour nos experts d'un retour du protectionnisme.

Le chef de la Maison Blanche semble avoir tranché.

L’accueil réservé la semaine dernière à Gordon Brown et Tony Blair par Barack Hussein Obama montre qu’effectivement, le chef de la Maison Blanche semble avoir tranché. Pour Le Figaro, rapporte le site Solidarité et Progrès ce 09 mars 09, « Obama n’a pas déroulé le tapis rouge pour son hôte, n’organisant qu’un point de presse informel et non une conférence de presse conjointe. Il n’a pas eu non plus de réception particulière à Camp David. Et le mot ‘partenariat spécial’ a été utilisé par Robert Gibbs au lieu du terme ‘relation particulière’ auquel tiennent tant les Britanniques ». Pour Tim Shipman, le correspondant principal du Daily Telegraph à Washington, rapporte encore Solidarité et Progrès, « le traitement infligé à Gordon Brown équivaut, bonjour la honte, au traitement accordé à n’importe quel « petit chef d’Etat africain » !

Sortie de crise en vue (27) : pour un scénario en V.

Nous nous approchons du moment...

Après « l’effrayant » scénario de sortie de crise en L commenté
ICI, effrayant pour un défenseur du système, Le Monde du 09 mars 09 avec AFP et Reuters nous présente la position affichée de Jean-Claude Trichet, le porte-parole des dix grandes banques centrales mondiales, à l’issue de la réunion bimestrielle du G-10 au siège de la Banque des règlements internationaux (BRI) : « Il y a un certain nombre d’éléments qui suggèrent que nous nous rapprochons du moment où nous observerons un redressement », a-t-il déclaré en fondant sa position sur le fait que les marchés n’auraient pas encore pris en compte « un très fort engagement des autorités, des gouvernements à ne pas laisser sombrer des institutions financières d’importance systémique ».

Combattre le protectionnisme.

Pour Jean-Claude Trichet, la croissance mondiale devrait être proche de zéro en 2009, avec une reprise en 2010, ce qui correspond à un scénario de sortie de crise en V proche de la position officielle de la Maison Blanche dont on soupçonne, par ailleurs, qu’elle se prépare probablement à torpiller le G20 de Londres donc Jean-Claude Trichet lui-même. C’est sans doute la raison pour laquelle ce dernier se croit obligé « de rappeler l’importance de combattre le protectionnisme… », le seul scénario qu’aucun expert politiquement correct n’ose publiquement envisager sans sueurs froides en pensant aux-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire…

Sortie de crise en vue (26) : pour un scénario en L.

C'est l'horizontale qui est la plus effrayante.

J’ai présenté ICI, les différents scénarii (V, U, W ou L) de sortie de crise envisagés par les économistes. Comme prévu, au fur et à mesure de l’évolution de la crise, les probabilités de ces scénarii seront l’objet d’un débat de plus en plus vif entre experts. Le 07 mars 09, j’ai mis en ligne quelques informations optimistes allant dans le sens d’une sortie de crise en U. Aujourd’hui, 09 mars 09, et par soucis d’équilibre, voici le point du vue de Wolfang Münchau, un expert pessimiste, via le Financial Times, signalé par le site Contreinfo.info, un point de vue effrayé par une sortie de crise en L : «Münchau estime que « nous sommes à l’heure actuelle quelque part au milieu de la barre verticale du L. » Mais, avertit-il, « c’est l’horizontale qui est la plus effrayante. »

Le prochain sommet du G20 sera un désastre.

Inutile, ici, de développer les mécanismes financiers qui font craindre à Wolfang Münchau un scénario de sortie de crise en L. J’ai mis en ligne hier, le 08 mars 09, un article qui montre suffisamment une partie de la complexité de la chose et prouve, en passant, que nos politiques sont apparamment démunis face à cette crise ce que tendrait à confirmer les propos de Wolfang Münchau à travers son appréciation au sujet des préparatifs du prochain G20 à Londres prévu le 2 avril 2009, un G20 qui est, pour beaucoup d’experts et autres politiques, le sommet de la dernière chance pour sauver le système actuellement défaillant. Pour Wolfang Münchau «… à en juger par l’état des préparatifs, le prochain sommet du Groupe des 20 sera un désastre » car « sans restructuration financière, l’économie ne va pas redémarrer ».

Stopper tous les échanges internationaux.

Nous avons donc là un point de vue qui affirme que la complexité de la crise financière est telle que nos politiques sont totalement impuissants à trouver une quelconque solution pour sauver le système d’où l’option d’un scénario de sortie de crise en L dont « c’est l’horizontale qui est la plus effrayante » et nous n’en sommes qu’à la moitié de la verticale !!! Alors que faire ? « La bonne réponse serait de réduire la dépendance sur les exportations et à entreprendre des réformes structurelles qui facilitent la transition vers la production de biens non échangeables », autrement dit (mais l'auteur ne le dit pas) stopper tous les échanges internationaux, ce qui s’appelle le protectionnisme.

La mort de l'empire britannique.

L’appréciation désastreuse de Wolfang Münchau sur le prochain G20 est partagée, selon un commentaire du 09 mars 09 de Dedefensa, par Martin Wolf qui « craint qu’il (le G20) devienne : un coup pour rien, alors que la crise continue de se développer ». Un coup pour rien ? A moins de mettre ce sommet en perspective, une perspective avec pour ligne d’horizon la mort de l’empire britannique par le torpillage de son système monétaire international par Barack Hussein Obama favorable, lui, à la restauration d’un protectionnisme comme le fit Roosevelt en 1933. Une option semble-t-il assez proche de celle défendue par Nicolas Sarkozy à l’occasion de son plan d’aide pour le secteur automobile français. En sommes, à part les Britanniques qui souhaitent traiter la crise avec le venin qui provoqua la catastrophe, tout le monde rêve de protectionnisme sans encore oser l’affirmer haut et fort, au moins jusqu’au 2 avril à Londres.

Un rétablissement de la souveraineté des nations.

Le scénario que tous ces experts n’osent pas envisager, sinon avec frayeur, est celui du protectionnisme contraire à la doctrine dominante et politiquement correct du libre échange. Pour eux, la ligne horizontale du L n’est rien d’autre qu’un rétablissement de la souveraineté des nations et aux guerres qui vont avec comme si le libre-échangisme n’était pas déjà, en soi, un état permanent de guerre mondiale, mais une guerre où les nations et leurs peuples n’ont pas le droit de se défendre au nom de l’antiracisme, du multiculturalisme, de la diversité, de la mixité, de la paix et autre tolérance… En conséquence, vive la sortie de crise en L avec l’espoir que nous atteignions l’horizontale le plus vite possible et qu’elle dure le plus longtemps possible.

dimanche, mars 08, 2009

Sortie de crise en vue (25) : l’économie, c’est simple… surtout quand ça se complique !

Se faire une idée des enjeux de la crise financière.

Voici un article complet de la Revue de Presse du site Contreinfo.info du 08 mars 09, « Radar du 8 mars 2009 : les risques du secteur bancaire » que je mets en ligne sans commentaire sinon pour dire merci aux auteurs pour la clarté de leurs explications. Une clarté qui fait grandement défaut sur le net francophone (à l’exception notoire du site de JP Chevallier) pour se faire au moins une idée de certains aspects de la crise financière et de ses enjeux qui nous concernent pourtant tous au premier chef.


« Sauver les banques, ou sauver les actionnaires et les créanciers ?

Le bilan d’une banque générique met en balance des actifs c’est à dire les investissements, et le passif, c’est à dire les apports et les emprunts qui ont permis de les financer. Ce passif comprend trois composantes. Le capital, c’est à dire l’apport des actionnaires et les fonds propres, puis les dépôts des comptes courants et enfin les emprunts levés auprès d’investisseurs. Le bilan simplifié peut donc s’écrire ainsi.


Actifs = Capital (C)+ Dépôts (D) + Emprunts (E)


Lorsque la valeur des actifs descend en dessous de la somme C+D+E la banque devient incapable de rembourser ses créanciers. Elle est faillie. Reste alors à déterminer qui doit assumer les pertes.


Tout le monde s’accorde sur un point : la protection des déposants. Le pertes doivent donc être réparties entre C et E.


Par construction, c’est le capital qui doit assumer les premières pertes. Cela s’appelle le prix du risque. C’est lui qui justifiait les dividendes dont ont bénéficié les actionnaires durant les périodes fastes. Ils rémunéraient l’éventualité de perdre la mise.


Théoriquement, la faillite d’une banque devrait intervenir au moment où les pertes excèdent sa réserve de capital, la plaçant dans l’impossibilité de rembourser ses créanciers. Concrètement, les règles prudentielles obligent les banques à conserver des minimas de garantie. C’est donc lorsqu’elles ne parviennent plus à maintenir ces ratios que la situation devient critique.


A cette étape, il y a deux solutions : liquider ou refinancer. Dans une liquidation, les actionnaires perdent leur mise, et le produit de la vente des actifs sera réparti entre les créanciers qui collectivement vont subir des pertes à hauteur de : dépéciation des actifs - capital.


Puisqu’il est désormais admis que la taille des principales banques est telle que leur faillite déclencherait un vent de panique, comme cela a été le cas avec Lehman, les Etats ont donc choisi d’intervenir et d’apporter des fonds.


L’égalité initiale se transforme ainsi.


Actifs = Capital +Financement de l’Etat (F)+Dépôts +Emprunts


Que l’on peut lire (toujours en simplifiant) comme ceci : l’apport de F est venu compenser la diminution de C.


Premier problème. Quelle est la nature de F : un prêt ou une entrée au capital ? Quid d’une situation ou un prêt F est supérieur à C, ce qu’aucun investisseur normal n’accepterait ? C’est pour le moment le problème de l’administration Obama (mais aussi le nôtre). Le besoin de refinancement est souvent tel qu’il excède le capital propre de l’entreprise, ce qui devrait conduire à une prise de contrôle de fait. Mais l’idée de la nationalisation reste suffisamment dérangeante pour que cette conclusion pourtant logique ne soit pas retenue - pour l’instant. Et cette indécision laisse entière la question suivante : s’agit-il de sauver les banques ou de sauver les banquiers et les actionnaires ?


Le bilan bancaire, augmenté du refinancement de l’Etat, peut également être présenté différemment, afin de comprendre l’autre enjeu de l’intervention publique :


Actifs dépréciés + F = C+D+E


En écartant la solution de la liquidation - le fameux too big to fail - et en apportant sa garantie, l’Etat se met en situation de compenser entièrement les pertes sur les actifs, pour le plus grand bénéfice non seulement des actionnaires en l’absence de nationalisation, mais aussi des créanciers de l’établissement qui n’auront aucune perte à subir.


C’est le deuxième aspect du débat : celui de la restructuration ou non de la dette. Dans un fonctionnement normal, le risque ne serait pas uniquement assumé par les actionnaires mais aussi par les créanciers, pour lesquels il est également une composante justifiant la rémunération qu’ils ont reçue.


Le constat d’échec de la faillite se traduit pour eux par une perte immédiate qui solde les comptes. Alors que le choix effectué à l’heure actuelle de maintenir en vie coûte que coûte les établissements peut s’avérer ruineux pour les Etats, compte tenu de l’énormité des bilans et des risques garantis.


Les pouvoirs exceptionnels qui vont de pair avec une nationalisation permettent de traiter cet aspect du problème, en isolant les actifs douteux dans une structure ad hoc, puis en répartissant les pertes entres les créanciers.


Surgissent cependant deux difficultés. La première, c’est que parmi les créanciers des banques se trouvent également d’autres banques, et qu’en pratiquant le « mark-to-market » aux deux bouts de l’équation comptable, on risque de relancer l’effet domino propageant les pertes d’établissements en établissements, et au delà à l’ensemble de l’économie, avec des obligations du secteur bancaire représentant aux USA le quart du marché des obligations d’entreprises.


Le second, c’est que si la nationalisation/restructuration est mise en oeuvre au coup par coup, le syndrome du « à qui le tour » pourrait semer la panique sur les marchés. Ce qui ne laisse guère d’autre choix que d’intervenir en une seule fois en prenant le contrôle de l’ensemble des établissements à traiter.


Comme l’a écrit Martin Wolf, après avoir appris que les banques étaient « trop grosses pour faillir », puis s’être demandé si elles n’étaient pas « trop grosses pour être renflouées », sommes nous en train de découvrir qu’elles seraient également trop grosses pour être restructurées ?


Faute de trouver rapidement une réponse, l’hémorragie des comptes publics n’est pas prête de s’arrêter. »

samedi, mars 07, 2009

Islam : Taqiyya, cherchez la paix et vous trouverez la guerre.

La mystérieuse dichotomie entre sourates pacifiques et sourates guerrières.

Remarquable note de jcdurbant, ce 07 mars 09, commentant « une éclairante communication de l’islamologue Raymond Ibrahim devant le Sénat américain à la fin du mois dernier, sur l’une des doctrines de l’islam les moins connues, et pour cause, de ce côté-ci de la Méditerrannée, à savoir celle de la “taqiyya” ou dissimulation de protection. Où il apparait, dans la formation du Coran lui-même, que la fameuse (et, pour nombre d’esprits occidentaux, mystérieuse) dichotomie entre sourates pacifiques (mecquoises) et sourates guerrières (médinoises) comme la doctrine corollaire d’abrogation ne sont en fait pour l’essentiel que le produit d’une stratégie d’attente le temps que l’islam devienne, alors comme aujourd’hui, assez fort pour appliquer son véritable ordre du jour de guerre sainte … ».


Les vicissitudes de l'histoire islamique.

« […] Ou, comme traditionnellement compris et appliqués par les musulmans eux-mêmes, quand ces derniers sont faibles et dans une position de minorité, ils doivent prêcher et se comporter selon les versets de La Mecque (paix et tolérance) et quand ils sont forts, ils doivent reprendre l’offensive, selon les versets de Médine (guerre et conquête), les vicissitudes de l’histoire islamique témoignant eux-mêmes de cette dichotomie. » Il n’est pas interdit d’en lire davantage sur le site de jcdurbant.

Concrétiser la communication.

Je profite de cette occasion, et pour changer du thème actuellement prioritaire sur ce blogue, « Sortie de crise en vue », pour remettre en ligne in extenso, ce que j’appelle le « Tic-tac islamiste », histoire de concrétiser la communication de l’islamologue Raymond Ibrahim développée devant le Sénat américain (au cas où l’un de ces honorables sénateurs n’aurait pas tout compris).



LE TIC-TAC ISLAMISTE :


« Phase 1 – Implanter une population musulmane modérée de base doublée d'une population appelée à être musulmane.

1.1 - Gestion de réseau et actions coordonnées entre les organisations islamistes de même courant ;

1.2 - Éviter les alliances ouvertes avec des organismes et des individus réputés terroristes pour protéger l’image des musulmans modérés ;

Phase 2 – Développer la population de base destinée à devenir islamiste

2.1 - Infiltrer les organismes de musulmans modérés existants et s’y substituer pour les réaligner vers les buts collectifs de la confrérie musulmane ;

2.2 - Tenir un double langage, la takya, pour masquer les buts réels des actions islamistes aussi longtemps qu'il n'est pas en conflit avec la loi de shari'a ;

2.3 - Éviter les conflits sociaux avec les Occidentaux localement, nationalement ou globalement, qui pourraient compromettre la capacité à long terme d'augmenter le l’influence islamiste dans l'ouest ou de provoquer des retours de manivelle contre des musulmans ;

2.4 - Établir les réseaux financiers pour assurer le travail de la conversion de l'occident, y compris le soutien des imams et des mosquées ;

2.5 - Surveiller les agissements pour accumuler des renseignements et établir des fichiers à grande échelle ;

2.6 - Installer un système de chien de garde pour surveiller les médias occidentaux pour avertir les musulmans "des parcelles de terrain internationales fomentées contre elles" ;

Phase 3 – Amadouer l'ennemi européen en l'habituant au fait musulman : mosquée, voile, nourriture, écoles musulmanes, scouts musulmans, etc.

3.1 - Développer une communauté intellectuelle islamiste par l'établissement de groupe de réflexion et des personnalités de référence et publier des études d'"universitaire", pour légitimer les positions islamistes et pour faire la chronique de l'histoire des mouvements islamistes ;

3.2 - Concevoir l’aboutissement du projet islamiste mondiale à l’échelle du siècle.

3.3 - Objectifs internationaux d'équilibrage avec la flexibilité locale ;

3.4 - Les réseaux sociaux étendus de construction des écoles, des hôpitaux et des organismes charitables doivent être au service des idéaux islamistes de sorte que le contact entre le mouvement et les musulmans modérés occidentaux soit constant ;

Phase 4 – Obtenir des élus musulmans par la voie démocratique avant de s’emparer du pouvoir rapidement pour instaurer un émirat islamique ayant vocation à se rattacher à un califat musulman.

4.1 - Faire élire des musulmans dans les établissements démocratiques à tous les niveaux en occident, y compris le gouvernement, des O.N.G.S, des organismes privés et des syndicats ;

4.2 - Travailler les établissements occidentaux existants jusqu'à ce qu’ils puissent être contrôlés et mis au service de l'Islam ;

4.3 - Préparer des constitutions, lois et politiques islamiques en vue de leur application rapide et radicale ;

4.4 - Éviter les conflits entre les mouvements islamistes à tous les niveaux, y compris dans la manière de résoudre les conflits ;

4.5 - Etablir des alliances avec les partis politiques "progressifs" occidentaux qui peuvent partager des objectifs communs avec des musulmans modérés.

Phase 5 – Instaurer par des moyens légaux des « points de sécurité » : faire reconnaître institutionnellement la charia dans les territoires, quartier, banlieue, cité, etc.

5.1 - Créer des « forces de sécurité autonomes » pour protéger les musulmans de l’occident;

5.2 - Valoriser le fanatisme et sensibiliser les musulmans modérés d’occident à l’esprit du jihad.

5.3 - Favoriser les actions de soutien au jihad à travers le monde musulman par la prédication, la propagande, le recrutement et l’accueil de volontaires et la mise en place des structures d'appui technique et opérationnel ;

5.4 - Faire de la cause palestinienne le ciment entres les musulmans ;

Phase 6 – Massifier la présence musulmane (substitution de population)

6.1 - Soutenir la libération de toute la Palestine en vue de substituer à l’Etat d’Israël un Etat islamique comme clef de voûte dans le plan pour la domination islamique globale ;

6.2 - Susciter une campagne constante pour inciter la haine des musulmans contre les juifs et rejeter toutes discussions de conciliation ou de coexistence avec eux ;

6.3 - Créer activement des cellules de terroristes jihadistes dans la Palestine ;

Phase 7 – Eliminer les non-musulmans et les musulmans non-pratiquants

7.1 - Harmoniser les activités de terrorisme en Palestine avec le mouvement global de terreur ;

7.2 - Rassembler sans cesse les fonds suffisants pour poursuivre sans arrêt le jihad dans le monde entier.”

La taqiyya correspond aux phases 3 et 4.

Ce « Projet » des Frères musulmans (les sous chapitres du texte ci-dessus) est considéré par certains comme un faux, une réplique du Protocole des Sages de Sion dont il serait une sorte d’image miroir. Il n’en illustre pas moins les propos de l’islamologue Raymond Ibrahim tels que les rapporte jcdurbant, une thèse développée tout de même devant le Sénat américain. La taqiyya, « une stratégie d’attente le temps que l’islam devienne, alors comme aujourd’hui, assez fort pour appliquer son véritable ordre du jour de guerre sainte (phase 7) », correspond particulièrement aux phases 3 et 4 de ce tic-tac islamiste.

Sortie de crise en vue (24) : le débat politique est ouvert.

Les gauchistes ne sont pas dupes de la situation.

Certes, nous ne sommes pas encore en vue d’une sortie de crise immédiate (nous allons voir pourquoi) mais les gauchistes ne sont pas entièrement dupes de la situation, il faut au moins leur reconnaître cela. C’est pourquoi leurs leaders ne veulent pas se faire avoir par une reprise soudaine de la croissance (le cas d’un scénario de sortie de crise en V) qu’ils n’auraient pas su prévoir. D’où la mise en mouvement de leurs troupes alors que nous sommes, officiellement, encore en pleine crise.

Pourquoi n'en profiteraient-ils pas ?

Notons que les gauchistes sont en train de gagner une première bataille en Guadeloupe et qu’ils s’apprêtent à renouveler leur coup en Martinique (Le Monde, 07 mars 09). Et puisque Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne voient rien venir ou, au contraire, savent déjà ce que nous, les contribuables de base, ne savons pas encore (la fin de la crise), pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour étendre leur mouvement à la métropole ?

Ni la droite, ni la gauche, n'ont intérêt à sortir de la crise.

Mon hypothèse pour les semaines et les mois qui viennent est qu’une sortie de crise est en vue mais que ni la droite, ni la gauche, n’ont réellement intérêt à en sortir trop rapidement. La droite, parce qu’elle peut profiter d’un prolongement artificiel de la crise pour restructurer dans de bonnes conditions ses affaires, comme le montre le rachat (sous réserve du vote des actionnaires) de Fortis par la BNP (Le Monde, 07 mars 09) et l’augmentation régulière de la fiscalité au nom de la lutte contre la crise. La gauche, parce que les conséquences de la crise financière sur l’économie sont du pain béni pour elle et qu’elle sait qu’elle peut obtenir des résultats palpables (200 €) pour renforcer et élargir sa base militante.

On vit des temps extraordinaires, version négative.

Cette sortie de crise est si bien en vue que nous assistons à des retournements remarquablement bizarres comme celui de Klaus Schmidt-Hebbel, économiste en chef de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), le club des trente pays les plus riches de la planète. Cet économiste jusqu’à présent optimiste change d’avis : « On vit des temps extraordinaires, version négative. Oui, cette crise d’une gravité sans précédent depuis plusieurs générations sera bien plus profonde et plus longue que ce que prévoyait le FMI en janvier, à tous les niveaux. La récession va s’aggraver. Et ce trimestre sera probablement le pire de tous… », des propos recueillis par Christian Losson pour Libération, le 04 mars 09, et signalés par Jovanovic sur son blog de l’Apocalypse financier.

Prolonger virtuellement la crise.

Ce type de retournement est d’autant plus bizarre que cet économiste doit savoir depuis longtemps de quoi il parle. Pourquoi change-t-il brusquement d’avis ? Parce qu’il respecte la consigne officielle qui consiste à prolonger virtuellement la crise pour les raisons développées plus haut. C’est le travail des médias qui sont, encore une fois, utilisés comme une arme postindustrielle de communication pour affoler les masses et augmenter la peur. « Toute l'année 2009 sera une année de crise", a prévenu François Fillon, mardi sur Europe 1. "Aucun plan de relance ne permettra de l'éviter." » rapporte Yvan Rioufol dans son bloc-notes du 06 mars 09. Nicolas Sarkozy ne peut vraiment pas se plaindre de son premier Ministre : plus obéissant dans l'application des consignes, tu meurs !

Un nouvel imaginaire politique.

Revenons à la contre-crise gauchiste telle que la préconisent Marc Dupuis et Sylvia Zappi dans Le Monde (dito) : « Le maître mot est désormais la "convergence des luttes". Prochain rendez-vous : le 19 mars, nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle. » Le Monde se fait le porte-parole officiel d’un mouvement qui affiche ouvertement son antisarkozysme : « "C'est l'expression d'un anti-sarkozysme par le bas, d'un nouvel imaginaire politique inscrit dans le mouvement social", assure encore Stéphane Rozès, directeur général de l'institut CSA. Un climat dont profite la gauche radicale, M. Besancenot en tête. La victoire du Collectif LKP en Guadeloupe s'est inscrite dans ce paysage. »

Nicolas Sarkozy pourrait jeter l'éponge.

La crise financière a propulsé Barack Hussein Obama à la Maison Blanche. Pourrait-elle propulser Olivier Besancenot à l’Elysée ? Si la droite profite trop longtemps de l’état de crise pour arranger ses affaires sans tenir compte de l’agenda politique (2012 n’est pas si loin et se prépare maintenant, ce qu’à bien compris Ségolène Royal), cette éventualité n’est pas à écarter dans la mesure où Nicolas Sarkozy pourrait jeter l’éponge dans le cas d’un éclatement de la zone euro qui serait son coup de grâce, une autre éventualité à ne pas négliger. Le débat politique est donc ouvert...